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    L’ICESCO participe à deux réunions consacrées à l’intégration des organisations éducatives internationales et aux résultats du « PISA 2025 »

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a participé au « Dialogue régional de haut niveau sur l’amélioration des acquis des élèves dans la région du Golfe, Moyen-Orient et en Afrique du Nord », ainsi qu’à la réunion consultative des organisations éducatives régionales et internationales intitulée « De la coordination à la complémentarité », qui se sont tenues en présentiel à Riyad, capitale du Royaume d’Arabie Saoudite, et en visioconférence, les 4 et 5 octobre 2026, à l’initiative du Bureau arabe de l’éducation pour les États du Golfe, avec la participation de représentants des ministères de l’Éducation et des organisations régionales et internationales concernées par l’éducation.

    L’ICESCO a été représentée par Dr Ahmed Albanyan, Chef du Secteur de l’Éducation et Superviseur du Centre de Traduction et de Publication, qui a prononcé une intervention intitulée : « Des résultats de l’évaluation aux politiques à impact : une vision régionale pour améliorer les acquis d’apprentissage des élèves dans la région du Golfe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à la lumière des résultats du « PISA 2025 », lors du dialogue régional coorganisé, dimanche 4 octobre, par l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE).

    Dans son intervention, Dr Albanyan a d’abord souligné que les résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) ne devraient pas être considérés comme un classement entre les pays, mais plutôt comme un indicateur de la qualité de l’articulation entre le curriculum, l’enseignant, les laboratoires et l’environnement scolaire. Il a expliqué que ces résultats avaient révélé un profond paradoxe éducatif, présentant les principaux défis auxquels la région est confrontée, notamment les disparités dans la qualité de l’enseignement entre les établissements scolaires, la faible transformation des curricula en tâches cognitives et l’accroissement de la présence du numérique sans conception pédagogique suffisante.

    À l’issue de son intervention, Dr Albanyan a annoncé deux initiatives de l’ICESCO visant à relever ces défis : l’élaboration d’une « boîte à outils régionale pour la pensée scientifique » destinée aux concepteurs de curricula, ainsi qu’un programme de formation des enseignants consacré à la diplomatie scientifique et à la démarche d’investigation critique, en partenariat avec les États membres.

    Lors de son intervention à la réunion consultative, tenue lundi 5 octobre, le représentant de l’ICESCO a donné un exposé sur la complémentarité et la coordination entre les organisations éducatives régionales et internationales au service des ministères de l’Éducation.

    Il a notamment mis en évidence la faiblesse des liens entre les différentes institutions ou initiatives éducatives, qui se manifeste notamment par la multiplication des plateformes de dialogue et le chevauchement de certains programmes. Dr Albanyan a proposé un cadre pratique de coopération et d’organisation de ces relations, fondé sur la définition des priorités et des rôles, la coordination des programmes conjoints, ainsi que sur la mise en place d’un mécanisme de redevabilité, de financement et d’évaluation.

    À l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, l’ICESCO et le Baccalauréat International lancent un projet visant à élaborer des normes professionnelles pour les enseignants et les dirigeants d’établissement

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et le Baccalauréat International (IB) ont lancé, lundi 5 octobre 2026, un projet commun visant à élaborer les premières normes professionnelles de l’ICESCO ainsi qu’un outil de référence pour les pratiques professionnelles des enseignants et des dirigeants d’établissement. Ce projet a pour objectif de fournir un cadre de référence fondé sur des données probantes afin d’améliorer les performances éducatives, tout en tenant compte de la diversité des contextes éducatifs, culturels et institutionnels dans les pays du monde islamique.

    Cette initiative a été lancée lors d’une cérémonie organisée par l’ICESCO à son siège à Rabat à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, en présence de responsables, d’experts et de représentants d’institutions nationales et internationales, qui ont discuté du rôle des enseignants et des dirigeants d’établissement dans l’amélioration de la qualité de l’éducation et la mise en place de systèmes éducatifs capables de répondre aux exigences de l’avenir.

    La cérémonie s’est ouverte par une récitation de versets du Saint Coran, suivie d’une allocution d’ouverture de Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, prononcée en son nom par Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’Organisation. Il y a souligné l’importance de rehausser le statut des enseignants et de soutenir les dirigeants d’établissement dans l’amélioration des environnements d’apprentissage afin d’obtenir des progrès durables en matière de résultats d’apprentissage.

    Il a précisé que l’Organisation aspire, à travers ce projet, à mettre en place un référentiel définissant les connaissances, les compétences et les pratiques sur lesquelles reposent un enseignement efficace et un leadership scolaire de qualité. Ce référentiel permettra aux États membres d’en tirer parti en fonction de leurs priorités et de leurs besoins, afin de soutenir le développement de la profession enseignante et de renforcer son impact sur le système éducatif.

    Dans une allocution enregistrée, Ziauddin Yousafzai, cofondateur du Fonds Malala et père de Malala Yousafzai, plus jeune lauréate du prix Nobel, a déclaré que les grands enseignants inspirent leurs élèves, changent leur vie et les encouragent à apprendre, à remettre en question leurs connaissances antérieures et à se libérer des idées reçues.

    Pour sa part, M. Karim Hamidouche, Secrétaire général de la Commission nationale marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture, a estimé que l’enseignant est le moteur essentiel de toute réforme éducative et que l’impact des technologies, des programmes et des infrastructures reste tributaire de ses compétences, de sa passion, de la reconnaissance dont il bénéficie et de son autonomie professionnelle. Il a également mis en avant l’étroite collaboration entre l’ICESCO et le ministère marocain de l’Éducation nationale à travers des projets de terrain et des approches concrètes qui placent l’enseignant au cœur de la transformation éducative.

    Par la suite, M. Waqas Afridi, expert au Secteur de l’éducation de l’ICESCO, Mme Pamela Bender, responsable mondiale des normes éducatives au Baccalauréat International, et M. Marc Neesam, responsable des solutions pour les systèmes éducatifs au sein de la même organisation, ont présenté conjointement le nouveau projet, en exposant ses objectifs, ses différentes étapes et son calendrier, ainsi que les résultats intermédiaires de l’analyse comparative des normes internationales et régionales, outre la méthodologie d’élaboration de l’outil et les étapes de mise en œuvre du projet.

    Dr Ahmed Albanyan, Chef du Secteur de l’Éducation et Superviseur du Centre de Traduction et de Publication de l’ICESCO, a animé une table ronde intitulée « Des normes à l’impact : bâtir une profession enseignante prête pour l’avenir », à laquelle ont participé des représentants d’institutions nationales, internationales et universitaires.

    Les discussions ont porté sur les moyens de mettre en œuvre ces normes au sein des établissements d’enseignement, de les intégrer dans la formation initiale, la qualification et le développement professionnel continu des enseignants, ainsi que de soutenir le leadership scolaire.

    La cérémonie s’est achevée par un atelier interactif de développement professionnel destiné à une trentaine d’enseignants des écoles publiques marocaines et animé par des experts de l’ICESCO et du Baccalauréat International. Cet atelier a porté sur l’articulation entre le corps enseignant, les politiques encadrant la profession et les pratiques pédagogiques quotidiennes, ainsi que sur l’exploration des compétences nécessaires pour faire face aux mutations rapides de l’éducation.

    L’ICESCO organise un séminaire sur le rôle de la créativité féminine dans les transformations sociétales du monde islamique

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, avec la participation de 24 femmes issues de 11 pays du monde islamique, la troisième session du séminaire du Groupe de recherche « La pensée et la créativité des femmes dans le monde islamique », intitulée « Résonnances arabes: voix des femmes, arts et savoir », afin de discuter des contributions des femmes à la production intellectuelle et artistique ainsi que de leur rôle dans les transformations sociétales.

    Ce séminaire, qui s’est tenu le mardi 29 septembre 2026 par visioconférence, s’inscrit dans le cadre du Forum international « La culture pour repenser le monde », et du partenariat « Cultures partagées » entre l’ICESCO et l’Institut du monde arabe (IMA). Ses travaux ont porté sur la chorégraphie, la philosophie et la poésie.

    Le séminaire a débuté par une allocution de Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture à l’ICESCO, dans laquelle il a souligné l’importance de créer des espaces de dialogue et de recherche pour contribuer à l’amélioration de la condition des femmes et au partage de leurs expériences dans le cadre d’une approche respectueuse de la diversité et des spécificités culturelles. Il a également mis en avant l’engagement de l’ICESCO à soutenir les échanges intellectuels sur les questions relatives aux femmes dans le monde islamique.

    La session a été modérée par Dr Zoubeida Boukhari, consultante internationale en culture, en éducation et en communication environnementale. Les interventions du premier axe ont abordé les arts du spectacle comme une expression de l’identité et une mémoire vivante transmise de génération en génération, soulignant leur rôle dans la préservation des pratiques culturelles et la lutte contre leur disparition. Elles ont également exploré la capacité de l’expression corporelle à dépasser les barrières sociales, à traduire les expériences de souffrance et à offrir un espace d’expression à ce que les mots peinent à dire.

    Dans l’axe philosophique, les débats se sont concentrés sur le rôle de la créativité féminine dans l’évolution de la condition des femmes et le renforcement du rapprochement culturel arabe, tout en remettant en question les stéréotypes erronés sur la femme orientale. Les interventions ont souligné que la créativité dépasse la dimension esthétique pour englober la production d’idées, l’instauration d’un dialogue entre les savoirs et la promotion d’échanges interculturels.

    Le séminaire s’est achevé par des lectures poétiques abordant les enjeux, les expériences et les aspirations des femmes, faisant du poème un espace d’expression personnelle et de partage des expériences.

    À l’occasion de la Journée internationale de la traductionL’ICESCO affirme que la traduction est un pont pour l’entente entre les peuples et un pilier de la diversité et de l’édification des sociétés du savoir

    À l’occasion de la Journée internationale de la traduction, célébrée le 30 septembre de chaque année, l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) affirme que la traduction va au-delà d’un simple transfert de mots d’une langue à l’autre : elle constitue l’un des principaux ponts de communication entre les peuples et les cultures, un moyen de transmettre les connaissances, de renforcer le dialogue entre les civilisations, de préserver la diversité culturelle et linguistique, et de bâtir des sociétés davantage capables de compréhension, de coopération et de créativité.

    Dans ce contexte, l’ICESCO souligne que la célébration de cette année, placée sous le thème : « Diversité et droits linguistiques : le pouvoir d’être compris », met en lumière le rôle de la traduction, de l’interprétation et du travail terminologique pour garantir une participation équitable à l’éducation, à la culture, aux sciences et à la vie publique.

    L’ICESCO souligne que la protection des langues est une responsabilité commune, qui nécessite de développer les activités de traduction et de soutenir la production de contenus multilingues, en accordant une attention particulière aux langues disposant de ressources numériques limitées, afin de permettre à leurs communautés de contribuer à la production de connaissances.

    Face aux transformations induites par l’intelligence artificielle, la traduction automatique et les modèles de langage, l’Organisation appelle à adopter une approche humaine et responsable faisant de la technologie un outil au service de l’expertise humaine, et non un substitut à celle-ci, de manière à garantir la précision ainsi que le respect des contextes culturels et des spécificités linguistiques.

    À cette occasion, l’ICESCO encourage également à investir dans la formation d’une nouvelle génération de traducteurs, de linguistes et de terminologues, alliant compétences linguistiques et culturelles, connaissances spécialisées et utilisation rationnelle de la technologie. Elle appelle également à élargir la coopération entre les universités, les centres de recherche, les institutions de traduction et d’édition et le secteur technologique, afin de développer des dictionnaires, des corpus linguistiques et des plateformes numériques.

    À cet égard, l’ICESCO accorde une importance particulière au renforcement de la présence de l’arabe et des langues du monde islamique dans le savoir mondial et l’espace numérique, ainsi qu’à la promotion de la traduction depuis et vers ces langues, en tant que vecteur d’interaction civilisationnelle, d’innovation et de développement. Elle souligne également le rôle de la traduction dans la diplomatie culturelle, et dans la diffusion des littératures et des idées des peuples au-delà des stéréotypes.

    L’ICESCO réitère sa reconnaissance envers les traducteurs, les linguistes, les terminologues, les chercheurs et les institutions œuvrant dans ce domaine, et appelle la communauté internationale à soutenir des technologies linguistiques plus équitables et plus inclusives, en reconnaissant la valeur de chaque langue, la contribution de chaque culture et le droit de chaque être humain à être entendu et compris.

    Le Forum de l’ICESCO « La culture pour repenser le monde » célèbre son cinquième anniversaire

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a organisé une rencontre culturelle internationale à l’occasion du cinquième anniversaire du lancement de son Forum international « La culture pour repenser le monde ». Cette rencontre a été consacrée à la présentation du bilan de cinq années de réflexion, de recherche et d’action culturelle, avec la participation de chercheurs, d’universitaires, d’experts et d’acteurs culturels membres du Forum, qui ont présenté leurs principales contributions et échangé sur les nouveaux défis auxquels fait face le secteur culturel ainsi que sur les perspectives d’action du Forum.

    La rencontre, tenue mercredi 23 septembre 2026 par visioconférence, a été ouverte par Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture de l’ICESCO, qui a rappelé la conviction qui a présidé à la création du Forum, selon laquelle la culture ne se limite plus à un patrimoine qu’il convient de préserver, mais constitue une force de réflexion, de création et d’innovation, capable d’accompagner les transformations que connaissent les sociétés. Il a également présenté la structure du Forum, qui repose sur le Centre des politiques holistiques pour la promotion de la réalité culturelle, le Réseau international des Chaires de l’ICESCO pour la pensée, le patrimoine, les lettres et les arts, les groupes de recherche et le programme « Élite des jeunes », ainsi que sur le Réseau international des « Sociétés civiles pour la culture et le développement ».

    Le Chef du Secteur de la Culture a présenté des chiffres illustrant l’ampleur des réalisations du Forum.
    Son réseau compte désormais plus de 200 membres issus de plus de 30 nationalités, 10 Chaires de l’ICESCO réparties dans 8 pays et 13 groupes de recherche, en plus d’un réseau international de la société civile réunissant plus de 60 organisations de plus de 28 pays, actives dans plus de 50 domaines.
    Sur le plan de la production intellectuelle, le Forum a mobilisé plus de 90 auteurs et chercheurs pour élaborer plus de 15 études stratégiques, dont des études consacrées au produit intérieur brut culturel et à l’employabilité dans le secteur culturel. Il a également organisé plus de 85 webinaires et plus de 8 expositions internationales, et publié 17 livres et ouvrages collectifs ainsi que plus de 200 articles sur la plateforme « ICESCO Creative ». En termes d’impact, plus de 9 programmes et 6 projets internationaux ont été mis en œuvre, bénéficiant directement à plus de 7 000 personnes.

    La rencontre a été animée, au nom du Secteur de la Culture, par Zineb Bougrine et Djawad Sidi Ahmed. Elle a été marquée par les interventions de représentants du Réseau des Chaires, notamment Dr Faouzi Mahfoudh, Superviseur de la Chaire de l’ICESCO « Ibn Khaldoun pour la culture et le patrimoine » en Tunisie, Dr Sanae Ghouati, superviseure de la Chaire de l’ICESCO « Littératures et arts comparés » au Maroc, ainsi que l’artiste et chercheuse brésilienne Dr Sandra Rey, superviseure de la Chaire de l’ICESCO « Art et Nature, Processus hybrides » au Brésil.

    Ont également pris part aux échanges Dr Rim Jallouli, experte en politiques culturelles et en développement durable, Dr Mohamed Amine Hammami, artiste et expert international en création et culture numériques, l’artiste et compositeur Rafik Gharbi, ainsi que Dr Bouazza Benachir. Tous ont souligné l’importance de développer de nouvelles approches des politiques culturelles fondées sur des indicateurs permettant de mesurer l’évolution de la culture, et ont abordé le lien entre technologie et innovation, ainsi que les enjeux contemporains de la culture.

    L’ICESCO participe en Russie à la première Conférence internationale sur le patrimoine africain manuscrit

    Saint-Pétersbourg : 25 septembre 2026

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a participé à la première Conférence internationale sur le patrimoine africain manuscrit, tenue les 23 et 24 septembre 2026 au siège de la Bibliothèque nationale de Russie, à Saint-Pétersbourg, sous le thème : « Étude approfondie du patrimoine africain manuscrit : codicologie, paléographie, textologie, histoire des collections, catalogage et conservation ». Cette Conférence a été organisée conjointement par le Centre Cheikh Al-Taher Al-Zawi d’études, de recherche et de vérification des manuscrits en Libye et la Faculté des études asiatiques et africaines de l’Université de Saint-Pétersbourg.

    Dans une allocution prononcée en son nom par Dr Idham Hanash, Directeur du Centre de la Calligraphie et des Manuscrits, lors de la séance d’ouverture, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a souligné l’importance historique et civilisationnelle majeure du manuscrit africain, qui constitue une preuve incontestable du progrès intellectuel des différentes ethnies et langues du continent africain, ainsi que de l’épanouissement, depuis des siècles, des traditions écrites et de la production de manuscrits. Il a également passé en revue les efforts continus de l’ICESCO dans ce domaine, notamment l’organisation d’activités scientifiques, d’ateliers de formation et d’initiatives visant à préserver ce patrimoine culturel.

    Il a également indiqué que l’ICESCO œuvre actuellement à l’élaboration d’un programme conjoint avec l’Institut culturel africain pour restaurer les manuscrits historiques de Tombouctou, dans le cadre de ses efforts internationaux continus visant à protéger le patrimoine culturel et humain en Afrique.

    Lors de la première séance scientifique, intitulée « Vers un catalogage codicologique du manuscrit arabo-africain », Dr Ahmed Abdelbaset, expert en manuscrits à l’ICESCO, a abordé le concept de « catalogage codicologique », les différences entre cette approche et le catalogage descriptif traditionnel dans ses trois niveaux connus, ainsi que les connaissances approfondies que requiert cette démarche de la part du catalogueur, notamment une parfaite maîtrise des dimensions matérielles du manuscrit africain.

    Il convient de rappeler que durant les deux journées, la Conférence a donné lieu à plusieurs interventions scientifiques de qualité, ainsi qu’à des visites des salles de la Bibliothèque nationale de Russie, permettant de découvrir les pièces rares et les collections qu’elle abrite.

    L’ICESCO présente ses efforts dans les domaines du savoir et de l’innovation lors de la 30e Conférence annuelle pour la gestion internationale en Ouganda

    Kampala : 24 septembre 2026

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a participé, jeudi 24 septembre 2026, à la 30e Conférence annuelle pour la gestion internationale, organisée par l’École de commerce de l’Université de Makerere, en présentiel en Ouganda et en visioconférence, sous le thème « La révolution du savoir : promouvoir l’innovation et le développement durable en Afrique ». La conférence s’est tenue en présence d’universitaires, de chercheurs, de responsables, d’entrepreneurs, d’experts et de spécialistes, afin d’examiner le rôle de la connaissance, de l’innovation et de la recherche scientifique dans la promotion du développement durable sur le continent.

    L’ICESCO a été représentée, lors d’une réunion participative consacrée à la « connaissance au service du développement », organisée dans le cadre de la Conférence, par Dr Sally Mabrouk, Directrice du Bureau du Directeur général de l’ICESCO et superviseure du Secteur de la Stratégie et de l’Excellence institutionnelle, aux côtés de représentants de plusieurs organisations et institutions internationales, notamment l’Union africaine, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la Banque asiatique de développement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque d’Ouganda, l’Université du Nord-Ouest en Afrique du Sud, la Fondation « RENUMESH Technologies» et le Forum pour la recherche agricole en Afrique.

    Dr Sally Mabrouk a présenté une intervention intitulée « Promouvoir les sociétés du savoir en Afrique : de la production des connaissances à l’impact du développement durable », dans laquelle elle a mis en évidence le rôle des sociétés du savoir dans la mise en place d’infrastructures favorisant le développement. Elle a également souligné l’importance de renforcer la capacité des pays africains à produire et à mobiliser les connaissances, tout en passant en revue les principaux défis auxquels sont confrontés les systèmes du savoir sur le continent, notamment le décalage entre la recherche scientifique et les politiques publiques, les inégalités des chances, les capacités institutionnelles faibles et le manque d’échanges d’expertise.

    Elle a aussi mis en lumière les efforts de l’ICESCO, en tant que plateforme favorisant la coopération en matière de connaissances entre ses 53 États membres, dont 17 pays africains, dans les domaines de l’éducation, des sciences, des technologies, de la prospective, de l’intelligence artificielle, de la culture et des partenariats internationaux, à travers plusieurs activités et initiatives, notamment le « Forum du Savoir pour les Jeunes» et le « Programme de formation de 10k leaders » dans le domaine de l’IA.

    L’ICESCO organise un dialogue international sur la prospective et l’équité intergénérationnelle

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), par l’intermédiaire de son Centre de Prospective et d’Intelligence artificielle, en partenariat avec l’EU Policy Lab du Centre commun de recherche de la Commission européenne, a organisé le lundi 21 septembre 2026 un dialogue international par visioconférence intitulé « Façonner l’avenir grâce à l’équité intergénérationnelle », consacré à l’examen des moyens de prendre en compte les intérêts des générations futures dans les politiques et les décisions actuelles. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités de la Chaire Prince Mohammed bin Fahd–ICESCO pour le leadership humain intergénérationnel et la construction des sociétés du futur.

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a ouvert la rencontre par une allocution enregistrée, dans laquelle il a souligné la nécessité d’ancrer l’équité intergénérationnelle dans l’action institutionnelle, indiquant que les décisions prises aujourd’hui en matière d’éducation, d’eau, d’énergie et d’intelligence artificielle détermineront les choix de générations qui n’ont pas encore pris part à leur élaboration.

    Dr AlMalik a passé en revue les efforts de l’Organisation dans ce domaine, notamment la formation de plus de 5 000 personnes dans le domaine de la prospective, le lancement de la Charte de Riyad sur l’intelligence artificielle et le soutien à des initiatives menées par des jeunes. Il a souligné, à cet égard, qu’il importe que les décisions prises aujourd’hui offrent aux générations futures un éventail de choix plus large.

    L’ouverture de la rencontre a également été marquée par les interventions de Mme Jolita Butkeviciene, Directrice de l’innovation dans les sciences et de l’élaboration des politiques au Centre commun de recherche, et de Dre Ghadeer Kayal, Vice-présidente associée chargée des Affaires académiques à l’Université Prince Mohammad Bin Fahd.

    Au cours de la première séance plénière, animée par Dre Rabaa Alabdulrahman, de l’Université Prince Mohammad Bin Fahd, Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de Prospective et d’Intelligence artificielle, a présenté la vision de l’ICESCO en matière de prospective, mettant en garde contre la planification fondée sur un seul scénario d’avenir, l’étude isolée des transformations, la confusion entre performance immédiate et succès durable, ainsi que l’élaboration d’analyses qui ne sont suivies d’aucune mesure concrète.

    Dr Hammami a proposé une démarche pratique de coopération avec le Centre commun de recherche, consistant à tester une décision concrète à la lumière de multiples scénarios d’avenir et d’évaluer la répartition de ses avantages et de ses risques entre les générations, à court et à long terme, tout en déterminant les responsables de sa mise en œuvre et la date de son réexamen, afin de garantir la prise en compte de l’équité intergénérationnelle dans le processus décisionnel.

    L’ICESCO reçoit le Prix Al-Babtain pour la créativité au service de la langue arabe lors d’une cérémonie au Caire

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a reçu le Prix Abdulaziz Saud Al-Babtain pour la créativité au service de la langue arabe (catégorie Institutions), pour son projet « Mishkat » lors d’une cérémonie organisée jeudi 17 septembre 2026 au siège de la Ligue des États arabes, au Caire, capitale de la République arabe d’Égypte.

    Dr Anas Hussam Saeed Al-Nuaimi, Chef de la Division de Soutien au leadership international pour la langue arabe au sein du Centre de la langue arabe pour les non-arabophones de l’ICESCO, a reçu le trophée du Prix. Celui-ci a été décerné conjointement à l’ICESCO et au Centre de développement de l’enseignement des étudiants étrangers d’Al-Azhar Al-Sharif, chacune des deux institutions recevant l’intégralité du montant du prix, soit 60 000 dollars américains, en reconnaissance de leurs efforts en faveur de l’enseignement de la langue arabe aux non-arabophones.

    La cérémonie a réuni plusieurs personnalités de haut niveau, notamment M. Nabil Fahmy, Secrétaire général de la Ligue des États arabes, M. Mohammed Ahmed Al-Yamahi, Président du Parlement arabe et Président du Conseil d’administration du Prix, M. Saud Abdulaziz Al-Babtain, Président du Conseil d’administration de la Fondation culturelle Al-Babtain, et Dr Nahla Al- Saeidi, Conseillère du Grand Imam d’Al-Azhar pour les affaires des étudiants étrangers, ainsi qu’un groupe d’intellectuels, d’universitaires et de professionnels des médias issus de pays du monde islamique

    Le Pôle européen pour l’accessibilité culturelle annonce son soutien au projet de Charte de l’ICESCO pour la promotion des droits culturels dans le monde islamique

    Dans le cadre d’une initiative importante en faveur du dialogue et de la promotion des droits culturels menée par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), le Pôle européen de l’accessibilité culturelle « Cemaforre » a annoncé son soutien au projet de Charte de l’ICESCO pour la promotion des droits culturels, lors de la 50e édition du programme « Penseurs du monde, invités de l’ICESCO », intitulée « Les droits culturels dans le monde islamique », en présence de M. André Fertier, écrivain et président fondateur de « Cemaforre », et de Mme Myrha Govindjee, directrice du pôle et spécialiste de l’accessibilité culturelle.

    La rencontre, tenue le mercredi 16 septembre 2026 par visioconférence, a été ouverte par Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture à l’ICESCO, qui a présenté l’initiative de l’Organisation en faveur de la promotion des droits culturels, et déclaré que la priorité actuelle de l’ICESCO consistait à garantir la reconnaissance de la diversité de chacun.

    Il a aussi appelé à adopter une approche des droits culturels qui tienne compte de la diversité culturelle des États membres de l’Organisation et leur permette de progresser dans la mise en œuvre de ces droits, étant donné que leur reconnaissance n’est qu’une première étape.

    Dans son discours, André Fertier est revenu sur les motivations qui l’ont conduit à rédiger l’ouvrage « La citoyenneté culturelle : réalités juridiques, enjeux et perspectives », qui constitue le premier ouvrage théorique consacré à ce concept. Dans ce livre, il appelle à la création d’un environnement permettant à chaque individu d’exercer effectivement ses droits culturels, ainsi qu’à l’instauration d’une citoyenneté culturelle dépassant les frontières des appartenances nationales.

    De son côté, Myrha Govindjee a présenté l’ouvrage « Culture et handicap : 50 ans d’histoire… L’historique d’un demi-siècle d’évolutions dans les concepts, les politiques et les pratiques », qu’elle a coécrit avec André Fertier. Elle y a souligné la nécessité de développer le concept d’accessibilité culturelle afin de garantir la pleine participation de tous à la vie culturelle.

    Au cours de cette rencontre, Sidi Ahmed Jawad, du Programme des jeunes professionnels de l’ICESCO, a présenté un exposé sur l’initiative de l’ICESCO relative aux droits culturels et sur le Projet de charte comprenant 20 articles couvrant trois catégories : les législations régissant la culture, le droit à la culture et les droits culturels au sens large.