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    L’ICESCO et la Fondation Hamdan bin Rashid lancent une nouvelle édition du programme « Mishkat du leadership éducatif » pour former des responsables de l’enseignement de l’arabe dans 16 pays

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en collaboration avec la Fondation Hamdan bin Rashid Al Maktoum pour les sciences médicales et éducatives, a lancé l’édition 2026-2028 du programme « Mishkat du leadership éducatif », placée sous le thème « La pratique créative, notre voie vers les compétences de demain ». Ce programme vise à former des responsables éducatifs dans 16 pays d’Afrique et d’Asie, à travers 40 ateliers organisés sur deux années scolaires.

    La salle « Mishkat Al-Arabiya », au siège de l’ICESCO à Rabat, a accueilli, le jeudi 8 octobre 2026, une réunion préparatoire des experts et coordinateurs du programme, à laquelle ont participé 24 experts et responsables éducatifs. L’Organisation était représentée à cette réunion par M. Adel Bouraoui, conseiller du Directeur général et superviseur du programme « Mishkat Al-Arabiya ». Y a également pris part Dr Mohammed Ismaili Alaoui, coordinateur académique du programme et directeur du Centre universitaire pour l’enseignement de la langue arabe aux non-arabophones de l’Université Sultan Moulay Slimane, au Maroc.

    À cet occasion, M. Bouraoui a souligné que cette nouvelle édition s’inscrit dans la vision stratégique de l’ICESCO, qui privilégie le passage de la simple mise en œuvre d’activités à la production d’un impact durable, dans la perspective d’atteindre un rayonnement international de premier plan. Il a également mis en avant l’importance d’investir dans la formation des responsables éducatifs afin de développer l’enseignement de la langue arabe et de répondre aux évolutions rapides du secteur de l’éducation.

    De leur côté, les représentants des entités participantes ont exprimé leur reconnaissance à l’ICESCO et à la Fondation Hamdan bin Rashid pour le lancement de ce programme, soulignant qu’il répond à un besoin pressant de formations spécialisées permettant aux professionnels de l’enseignement de l’arabe d’acquérir des compétences modernes en matière de leadership éducatif et de pédagogie, tout en favorisant leur utilisation des technologies d’intelligence artificielle.

    Le premier atelier du programme, intitulé « Encadrement pédagogique et développement professionnel des enseignants de l’arabe aux arabophones », devrait débuter le mercredi 14 octobre 2026. La formation sera assurée par une équipe de 10 experts internationaux spécialisés, selon des approches pratiques faisant appel aux applications numériques et aux outils d’intelligence artificielle pour atteindre les objectifs du programme.

    Ce programme s’inscrit dans le cadre du dispositif ICESCO–Hamdan bin Rashid de soutien à la langue arabe dans les pays non arabophones. Il vise à renforcer les compétences pédagogiques et les aptitudes au leadership des professionnels de l’enseignement de l’arabe, et à leur permettre de tirer parti des applications numériques et des outils d’intelligence artificielle pour améliorer leurs pratiques pédagogiques.

    L’ICESCO et l’Académie Ibdaa lancent un programme de formation pour développer l’enseignement de l’arabe en Europe

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en partenariat avec l’Académie Ibdaa pour la recherche et l’enseignement de la langue arabe en Belgique, a lancé, le mercredi 7 octobre 2026, un programme de formation consacré à la recherche et à l’enseignement de la langue arabe. Destiné à plus de 50 professeurs, enseignants, chercheurs et autres personnes intéressées par l’enseignement de la langue arabe en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, ce programme vise à renforcer leurs compétences grâce à des ateliers de formation réguliers qui se poursuivront jusqu’en mai 2027.

    La cérémonie de lancement, organisée en présentiel à Bruxelles et à distance, a été marquée par une allocution de M. Ahmed Ouzzine, président de l’Académie Ibdaa pour la recherche et l’enseignement de la langue arabe. Celui-ci a souligné que la coopération avec l’ICESCO visait à renforcer durablement les liens scientifiques et pédagogiques entre les institutions, les experts et les professionnels arabes œuvrant en Europe dans le domaine de l’enseignement de la langue arabe.

    Pour sa part, Dr Majdi Haji Ibrahim, Directeur du Centre de la langue arabe pour les non-arabophones de l’ICESCO, a souligné, dans son allocution, l’importance de la formation continue des enseignants. Il a indiqué que le choix de thèmes tels que la didactique, la pédagogie et l’intelligence artificielle témoignait d’une conscience aiguë des transformations que connaît actuellement le secteur de l’éducation.

    Ont également pris part à la cérémonie Dr Youssef Ismaili, Chef du Département de qualification linguistique au Centre de l’ICESCO pour la langue arabe pour les non-arabophones et coordinateur du programme, ainsi que Dr Anas Hussam Saeed Al-Nuaimi, Chef du département du Soutien à l’Excellence internationale de la Langue arabe au même Centre.

    Le programme s’articule autour de trois grands axes : l’enseignement de la langue arabe, la didactique et la pédagogie, ainsi que l’intelligence artificielle. Il repose sur une approche qui fait de la formation continue des enseignants un levier essentiel pour améliorer la qualité de l’enseignement de l’arabe. Une attention particulière est également accordée à l’intelligence artificielle, considérée comme un outil prometteur pouvant être utilisé de manière responsable pour concevoir des activités, élaborer des ressources pédagogiques et analyser les erreurs des apprenants.

    Les ateliers se tiendront chaque semaine, les mercredis et jeudis, tout au long du programme. Ils seront animés conjointement par des experts du Centre de la langue arabe pour les non-arabophones de l’ICESCO et de l’Académie Ibdaa, qui mettront leur expertise scientifique au service de l’amélioration des pratiques pédagogiques, de la conception d’activités et de ressources, ainsi que de l’utilisation des technologies modernes dans l’enseignement de la langue arabe.

    La 9e rencontre de la série « Artistes du monde, invités de l’ICESCO » célèbre la place et le rôle de la musique dans le renforcement du dialogue culturel

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en collaboration avec l’Institut international des Musiques du Monde, a tenu la 9e rencontre de sa série « Artistes du monde, invités de l’ICESCO », sous le thème « La place de la musique dans le monde d’aujourd’hui et son rôle dans le monde de demain », avec la participation d’un panel d’artistes, d’experts et de chercheurs. Cette rencontre a pour objectif d’anticiper l’avenir de la musique et d’explorer son rôle dans le renforcement du dialogue interculturel.

    La rencontre, tenue mercredi 7 octobre 2026 en visioconférence, a été ouverte par Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture de l’ICESCO, qui a souligné l’importance de la musique en tant que langage humain universel et dénominateur commun entre les différentes formes de création et d’expression culturelles.

    Il a également mis en avant son rôle dans le rapprochement entre les peuples et le renforcement de l’entente et des échanges civilisationnels.

    Lors de son intervention, M. Fakher Hakima, Directeur de l’Institut supérieur de Musique de Sousse, a partagé son expérience en matière de détection des jeunes talents, mettant l’accent sur l’importance du développement des compétences musicales et de la transformation de la pratique artistique en parcours professionnels spécialisés, de manière à renforcer la présence des industries créatives et à ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes générations.

    De son côté, M. Manuel Delgado, musicien espagnol et figure du flamenco contemporain, a abordé les liens entre cet art, les traditions musicales et les arts de la danse dans le monde oriental. Il a évoqué l’apport de ses expériences artistiques internationales à l’enrichissement de son parcours créatif, soulignant la capacité de la musique à transcender les frontières géographiques et culturelles et à créer des passerelles entre les sociétés.

    Pour sa part, Mme Margaret Dechenaux, fondatrice et directrice de l’Institut international des Musiques du Monde (IIMM) en France, a mis en avant l’importance de valoriser le patrimoine musical en tant que patrimoine vivant et de promouvoir l’éducation musicale comme espace de dialogue. Elle a également évoqué le rôle de la musique dans le soutien à la coopération internationale, tout en passant en revue les défis que les technologies modernes posent à l’avenir de la création artistique.

    M. Lotfi Ben Salah, architecte tunisien, a abordé les liens historiques et esthétiques entre la musique et l’architecture, soulignant l’importance d’intégrer les dimensions acoustiques dans la conception des espaces urbains. Pour sa part, M. André Fertier, Président du Pôle européen de l’accessibilité culturelle (CEMAFORRE), a appelé à promouvoir la citoyenneté culturelle et à garantir le droit d’accès à la musique et à l’éducation artistique, tout en assurant un équilibre entre les différentes expressions culturelles dans un contexte marqué par le recours croissant à la musique comme outil de puissance douce.

    La rencontre s’est achevée par des échanges consacrés aux contributions de la musique à la préservation de la mémoire culturelle et à la transmission des connaissances et des arts entre les générations. À cette occasion, Dr Idham Hanash, Directeur du Centre de la Calligraphie et des Manuscrits de l’ICESCO, a mis en lumière le rôle historique de la musique dans la préservation des récits oraux et du patrimoine artistique et intellectuel, jusqu’à leur mise par écrit et leur documentation.

    En coopération avec la Fondation Khaled El Hassan et le Centre Atiq, l’ICESCO organise un séminaire scientifique sur l’architecture des mosquées à Al-Qods

    Un expert maqdissi dresse un état des lieux du patrimoine archéologique et architectural en Palestine

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, mercredi 7 octobre 2026, son premier colloqué séminaire intitulé « L’architecture des mosquées à Al-Qods et en Terre de Palestine », dans le cadre de sa nouvelle série consacrée à « L’architecture et la civilisation », en coopération avec la Fondation Khaled El Hassan pour les études et la recherche à Rabat et le Centre Atiq pour les Antiquités et le Patrimoine en Palestine.

    Le séminaire a été animé par Dr Abedrazeq Mataney, Directeur du Centre Atiq et chercheur en archéologie et en architecture islamiques, avec la participation d’un panel de haut niveau composé de responsables, de spécialistes, de chercheurs, d’experts et d’universitaires dans les domaines de l’architecture, du patrimoine, de l’archéologie, de l’histoire et des études civilisationnelles.

    Le séminaire, supervisé par le Centre de Dialogue civilisationnel de l’ICESCO et tenu en présentiel au siège de l’ICESCO ainsi qu’en visioconférence, a été consacré à la présentation de l’étude de recherche réalisée par Dr Abedrazeq Mataney, intitulée « L’architecture et l’urbanisme des mosquées en Terre de Palestine sur quinze siècles : pages d’histoire et de civilisation ».

    Cette étude retrace les transformations de l’architecture religieuse, propose une lecture de l’évolution de l’histoire urbaine et civilisationnelle de la région et présente la situation actuelle du patrimoine archéologique en Palestine, dans un contexte marqué par sa marginalisation et les destructions qui l’affectent.

    Le séminaire s’est ouvert par une présentation générale de l’Ambassadeur Khaled Fathalrahman, Directeur du Centre de Dialogue civilisationnel de l’ICESCO, qui a souligné l’importance de l’architecture en tant que production vivante reflétant l’évolution de la civilisation. Il a indiqué que le séminaire constitue un point de départ et un pont pour le dialogue civilisationnel, permettant d’unifier les cadres et les visions et de relier la mémoire architecturale à la mémoire civilisationnelle.

    Pour sa part, Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’ICESCO, a évoqué le lien étroit et dynamique entre civilisation et architecture, affirmant que l’architecture constitue un élément fondamental de la civilisation, ce qui se manifeste particulièrement dans l’architecture des mosquées et leur esthétique.

    Dans son intervention, Dr Said Khaled El Hassan, Président du Centre Khaled El Hassan pour les études et la recherche, a expliqué la relation particulière entre architecture et civilisation, mettant en avant l’importance de ce séminaire pour mettre en lumière les fondements de l’identité civilisationnelle et leur rôle central dans l’existence arabo-palestinienne.

    De son côté, Dr Mohamed Salem Echarkaoui, Directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Al-Sharif, a souligné que l’action institutionnelle visant à protéger le patrimoine palestinien constitue une entreprise complexe qui requiert une véritable volonté politique, affirmant que l’architecture en Palestine représente un témoignage constant de la présence arabe et islamique.

    Dr Mataney a ensuite présenté, lors du séminaire animé par Dr Hani Al Balawi, expert au Centre de Dialogue civilisationnel, la situation actuelle du patrimoine archéologique et de l’architecture en Palestine. Il a expliqué que les mosquées dépassent leur dimension religieuse pour constituer des centres civilisationnels à part entière. Il a également précisé que son étude, fondée sur des relevés de terrain et des recherches archivistiques, retrace l’évolution architecturale depuis les débuts de la conquête islamique jusqu’à la fin de l’époque ottomane.

    Il a en outre affirmé que les territoires palestiniens, notamment Al-Qods et la mosquée Al-Aqsa, abritent les formes les plus remarquables d’une architecture qui incarne l’histoire de la civilisation islamique.

    L’expert a mis en garde contre les attaques dont font l’objet le patrimoine et les lieux saints en Palestine, ainsi que contre les tentatives visant à en effacer les traces et à les judaïser. Il a notamment évoqué les politiques de destruction du patrimoine archéologique à travers des projets de nivellement des terres et ce qui est désigné sous le terme de « colonisation verte », visant à dissimuler les caractéristiques arabes des sites derrière des plantations. Il a également mis en lumière la catastrophe patrimoniale dans la bande de Gaza, où quelque 50 sites archéologiques ont été détruits.

    Au cours du séminaire, les intervenants ont salué la qualité académique et le travail de terrain de cette étude dans la documentation de l’évolution chronologique de l’architecture des mosquées en Palestine. Ils ont également souligné la portée politique de cette documentation et l’importance de recourir à la documentation numérique et aux technologies pour préserver ce patrimoine, outre la nécessité d’établir un cadre théorique mettant en évidence la dimension civilisationnelle des mosquées en tant qu’espaces de mémoire et de savoir.

    L’ICESCO et l’UNESCO conviennent de renforcer leur coopération institutionnelle dans les domaines de l’éducation, de la culture, des sciences, de la communication et de l’intelligence artificielle

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ont signé un mémorandum d’entente visant à renforcer la coopération institutionnelle aux niveaux international et régional à travers la mise en œuvre d’initiatives phares dans les domaines de l’éducation, des sciences, de l’intelligence artificielle, de la communication et de la diffusion du savoir, ainsi qu’à accompagner les États membres dans l’élaboration de politiques durables en faveur de la diversité culturelle, de la sauvegarde du patrimoine et de l’édification de sociétés inclusives.

    Le mémorandum a été signé, mercredi 7 octobre 2026 dans la capitale française, Paris, par Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, et Dr Khaled El-Enany, Directeur général de l’UNESCO. À cette occasion, les deux parties ont affirmé la volonté des deux Organisations de coopérer pour contribuer à l’instauration de la paix, au développement et à l’édification de sociétés justes et inclusives, à travers la promotion des connaissances, le renforcement des capacités des femmes, l’encouragement du dialogue interculturel et la mise en place d’une éducation de qualité pour tous.

    Dr AlMalik a souligné que le mémorandum de coopération s’inscrit dans la conviction de l’ICESCO quant à la nécessité d’une complémentarité entre les organisations internationales œuvrant dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture. Il a indiqué que la coordination des efforts et la coopération bilatérale offrent des possibilités considérables pour relever les défis futurs auxquels ces organisations sont confrontées dans l’accomplissement de leur noble mission.

    Avant la cérémonie de signature, Dr AlMalik et Dr El-Enany ont tenu une rencontre bilatérale au cours de laquelle ils ont examiné les possibilités de coopération en vue d’organiser une conférence et une exposition internationales consacrées à l’art islamique afin d’en faire connaître ses composantes et de mettre en valeur sa diversité et sa richesse.

    Ils ont également souligné l’importance de mettre en œuvre des programmes conjoints et de lancer des initiatives dans les domaines de l’intelligence artificielle et du renforcement des capacités des jeunes des pays du monde islamique. Les deux parties ont par ailleurs exprimé leur volonté de renforcer leur coopération et de partager leurs expertises afin de soutenir les pays les plus démunis.

    Les dispositions du mémorandum prévoient une coopération dans le domaine de l’éducation à travers la mise en œuvre d’initiatives visant à renforcer les systèmes éducatifs et l’enseignement supérieur, à soutenir l’éducation verte et numérique et les efforts de transformation de l’éducation, ainsi qu’à renforcer les capacités des membres du corps enseignant, à élaborer des stratégies de prévention du décrochage scolaire et à assurer l’accès à l’éducation de la petite enfance.

    En ce qui concerne les sciences et les technologies, le mémorandum prévoit une coopération visant à promouvoir l’éthique de l’IA et la transformation numérique, à encourager l’innovation, à soutenir l’entrepreneuriat et le transfert de technologies, et à développer des initiatives de renforcement des capacités. Il prévoit également la mise en œuvre de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable (2024-2033) et le renforcement de la coopération dans la gestion de l’eau, notamment en Afrique et dans les pays les plus démunis.

    Dans le domaine de la culture, ledit mémorandum couvre le suivi des priorités énoncées dans le document « Mondiacult 2025 », la protection des droits culturels, la promotion de la diversité culturelle, la protection du patrimoine menacé d’extinction et du patrimoine subaquatique, ainsi que la recherche de solutions aux défis liés aux changements climatiques et au trafic illicite de biens culturels, en plus du renforcement des politiques culturelles et des industries créatives.

    Enfin, dans le domaine de la consolidation de la paix et de la gestion des crises, les dispositions du mémorandum portent sur la coopération visant à renforcer la cohésion sociale, à lutter contre la désinformation et toutes les formes de discrimination, et à soutenir les communautés vulnérables à travers plusieurs programmes, notamment le programme de formation de l’ICESCO en leadership pour la paix et la sécurité (LTIPS).

    Il convient de rappeler que cet accord s’inscrit dans le cadre de l’accord général conclu entre l’ICESCO et l’UNESCO, signé en juillet 1985 et renouvelé en 2010, 2015 et 2019.

    L’ICESCO participe à deux réunions consacrées à l’intégration des organisations éducatives internationales et aux résultats du « PISA 2025 »

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a participé au « Dialogue régional de haut niveau sur l’amélioration des acquis des élèves dans la région du Golfe, Moyen-Orient et en Afrique du Nord », ainsi qu’à la réunion consultative des organisations éducatives régionales et internationales intitulée « De la coordination à la complémentarité », qui se sont tenues en présentiel à Riyad, capitale du Royaume d’Arabie Saoudite, et en visioconférence, les 4 et 5 octobre 2026, à l’initiative du Bureau arabe de l’éducation pour les États du Golfe, avec la participation de représentants des ministères de l’Éducation et des organisations régionales et internationales concernées par l’éducation.

    L’ICESCO a été représentée par Dr Ahmed Albanyan, Chef du Secteur de l’Éducation et Superviseur du Centre de Traduction et de Publication, qui a prononcé une intervention intitulée : « Des résultats de l’évaluation aux politiques à impact : une vision régionale pour améliorer les acquis d’apprentissage des élèves dans la région du Golfe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord à la lumière des résultats du « PISA 2025 », lors du dialogue régional coorganisé, dimanche 4 octobre, par l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE).

    Dans son intervention, Dr Albanyan a d’abord souligné que les résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) ne devraient pas être considérés comme un classement entre les pays, mais plutôt comme un indicateur de la qualité de l’articulation entre le curriculum, l’enseignant, les laboratoires et l’environnement scolaire. Il a expliqué que ces résultats avaient révélé un profond paradoxe éducatif, présentant les principaux défis auxquels la région est confrontée, notamment les disparités dans la qualité de l’enseignement entre les établissements scolaires, la faible transformation des curricula en tâches cognitives et l’accroissement de la présence du numérique sans conception pédagogique suffisante.

    À l’issue de son intervention, Dr Albanyan a annoncé deux initiatives de l’ICESCO visant à relever ces défis : l’élaboration d’une « boîte à outils régionale pour la pensée scientifique » destinée aux concepteurs de curricula, ainsi qu’un programme de formation des enseignants consacré à la diplomatie scientifique et à la démarche d’investigation critique, en partenariat avec les États membres.

    Lors de son intervention à la réunion consultative, tenue lundi 5 octobre, le représentant de l’ICESCO a donné un exposé sur la complémentarité et la coordination entre les organisations éducatives régionales et internationales au service des ministères de l’Éducation.

    Il a notamment mis en évidence la faiblesse des liens entre les différentes institutions ou initiatives éducatives, qui se manifeste notamment par la multiplication des plateformes de dialogue et le chevauchement de certains programmes. Dr Albanyan a proposé un cadre pratique de coopération et d’organisation de ces relations, fondé sur la définition des priorités et des rôles, la coordination des programmes conjoints, ainsi que sur la mise en place d’un mécanisme de redevabilité, de financement et d’évaluation.

    À l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, l’ICESCO et le Baccalauréat International lancent un projet visant à élaborer des normes professionnelles pour les enseignants et les dirigeants d’établissement

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et le Baccalauréat International (IB) ont lancé, lundi 5 octobre 2026, un projet commun visant à élaborer les premières normes professionnelles de l’ICESCO ainsi qu’un outil de référence pour les pratiques professionnelles des enseignants et des dirigeants d’établissement. Ce projet a pour objectif de fournir un cadre de référence fondé sur des données probantes afin d’améliorer les performances éducatives, tout en tenant compte de la diversité des contextes éducatifs, culturels et institutionnels dans les pays du monde islamique.

    Cette initiative a été lancée lors d’une cérémonie organisée par l’ICESCO à son siège à Rabat à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, en présence de responsables, d’experts et de représentants d’institutions nationales et internationales, qui ont discuté du rôle des enseignants et des dirigeants d’établissement dans l’amélioration de la qualité de l’éducation et la mise en place de systèmes éducatifs capables de répondre aux exigences de l’avenir.

    La cérémonie s’est ouverte par une récitation de versets du Saint Coran, suivie d’une allocution d’ouverture de Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, prononcée en son nom par Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’Organisation. Il y a souligné l’importance de rehausser le statut des enseignants et de soutenir les dirigeants d’établissement dans l’amélioration des environnements d’apprentissage afin d’obtenir des progrès durables en matière de résultats d’apprentissage.

    Il a précisé que l’Organisation aspire, à travers ce projet, à mettre en place un référentiel définissant les connaissances, les compétences et les pratiques sur lesquelles reposent un enseignement efficace et un leadership scolaire de qualité. Ce référentiel permettra aux États membres d’en tirer parti en fonction de leurs priorités et de leurs besoins, afin de soutenir le développement de la profession enseignante et de renforcer son impact sur le système éducatif.

    Dans une allocution enregistrée, Ziauddin Yousafzai, cofondateur du Fonds Malala et père de Malala Yousafzai, plus jeune lauréate du prix Nobel, a déclaré que les grands enseignants inspirent leurs élèves, changent leur vie et les encouragent à apprendre, à remettre en question leurs connaissances antérieures et à se libérer des idées reçues.

    Pour sa part, M. Karim Hamidouche, Secrétaire général de la Commission nationale marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture, a estimé que l’enseignant est le moteur essentiel de toute réforme éducative et que l’impact des technologies, des programmes et des infrastructures reste tributaire de ses compétences, de sa passion, de la reconnaissance dont il bénéficie et de son autonomie professionnelle. Il a également mis en avant l’étroite collaboration entre l’ICESCO et le ministère marocain de l’Éducation nationale à travers des projets de terrain et des approches concrètes qui placent l’enseignant au cœur de la transformation éducative.

    Par la suite, M. Waqas Afridi, expert au Secteur de l’éducation de l’ICESCO, Mme Pamela Bender, responsable mondiale des normes éducatives au Baccalauréat International, et M. Marc Neesam, responsable des solutions pour les systèmes éducatifs au sein de la même organisation, ont présenté conjointement le nouveau projet, en exposant ses objectifs, ses différentes étapes et son calendrier, ainsi que les résultats intermédiaires de l’analyse comparative des normes internationales et régionales, outre la méthodologie d’élaboration de l’outil et les étapes de mise en œuvre du projet.

    Dr Ahmed Albanyan, Chef du Secteur de l’Éducation et Superviseur du Centre de Traduction et de Publication de l’ICESCO, a animé une table ronde intitulée « Des normes à l’impact : bâtir une profession enseignante prête pour l’avenir », à laquelle ont participé des représentants d’institutions nationales, internationales et universitaires.

    Les discussions ont porté sur les moyens de mettre en œuvre ces normes au sein des établissements d’enseignement, de les intégrer dans la formation initiale, la qualification et le développement professionnel continu des enseignants, ainsi que de soutenir le leadership scolaire.

    La cérémonie s’est achevée par un atelier interactif de développement professionnel destiné à une trentaine d’enseignants des écoles publiques marocaines et animé par des experts de l’ICESCO et du Baccalauréat International. Cet atelier a porté sur l’articulation entre le corps enseignant, les politiques encadrant la profession et les pratiques pédagogiques quotidiennes, ainsi que sur l’exploration des compétences nécessaires pour faire face aux mutations rapides de l’éducation.

    L’ICESCO organise un séminaire sur le rôle de la créativité féminine dans les transformations sociétales du monde islamique

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, avec la participation de 24 femmes issues de 11 pays du monde islamique, la troisième session du séminaire du Groupe de recherche « La pensée et la créativité des femmes dans le monde islamique », intitulée « Résonnances arabes: voix des femmes, arts et savoir », afin de discuter des contributions des femmes à la production intellectuelle et artistique ainsi que de leur rôle dans les transformations sociétales.

    Ce séminaire, qui s’est tenu le mardi 29 septembre 2026 par visioconférence, s’inscrit dans le cadre du Forum international « La culture pour repenser le monde », et du partenariat « Cultures partagées » entre l’ICESCO et l’Institut du monde arabe (IMA). Ses travaux ont porté sur la chorégraphie, la philosophie et la poésie.

    Le séminaire a débuté par une allocution de Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture à l’ICESCO, dans laquelle il a souligné l’importance de créer des espaces de dialogue et de recherche pour contribuer à l’amélioration de la condition des femmes et au partage de leurs expériences dans le cadre d’une approche respectueuse de la diversité et des spécificités culturelles. Il a également mis en avant l’engagement de l’ICESCO à soutenir les échanges intellectuels sur les questions relatives aux femmes dans le monde islamique.

    La session a été modérée par Dr Zoubeida Boukhari, consultante internationale en culture, en éducation et en communication environnementale. Les interventions du premier axe ont abordé les arts du spectacle comme une expression de l’identité et une mémoire vivante transmise de génération en génération, soulignant leur rôle dans la préservation des pratiques culturelles et la lutte contre leur disparition. Elles ont également exploré la capacité de l’expression corporelle à dépasser les barrières sociales, à traduire les expériences de souffrance et à offrir un espace d’expression à ce que les mots peinent à dire.

    Dans l’axe philosophique, les débats se sont concentrés sur le rôle de la créativité féminine dans l’évolution de la condition des femmes et le renforcement du rapprochement culturel arabe, tout en remettant en question les stéréotypes erronés sur la femme orientale. Les interventions ont souligné que la créativité dépasse la dimension esthétique pour englober la production d’idées, l’instauration d’un dialogue entre les savoirs et la promotion d’échanges interculturels.

    Le séminaire s’est achevé par des lectures poétiques abordant les enjeux, les expériences et les aspirations des femmes, faisant du poème un espace d’expression personnelle et de partage des expériences.

    À l’occasion de la Journée internationale de la traductionL’ICESCO affirme que la traduction est un pont pour l’entente entre les peuples et un pilier de la diversité et de l’édification des sociétés du savoir

    À l’occasion de la Journée internationale de la traduction, célébrée le 30 septembre de chaque année, l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) affirme que la traduction va au-delà d’un simple transfert de mots d’une langue à l’autre : elle constitue l’un des principaux ponts de communication entre les peuples et les cultures, un moyen de transmettre les connaissances, de renforcer le dialogue entre les civilisations, de préserver la diversité culturelle et linguistique, et de bâtir des sociétés davantage capables de compréhension, de coopération et de créativité.

    Dans ce contexte, l’ICESCO souligne que la célébration de cette année, placée sous le thème : « Diversité et droits linguistiques : le pouvoir d’être compris », met en lumière le rôle de la traduction, de l’interprétation et du travail terminologique pour garantir une participation équitable à l’éducation, à la culture, aux sciences et à la vie publique.

    L’ICESCO souligne que la protection des langues est une responsabilité commune, qui nécessite de développer les activités de traduction et de soutenir la production de contenus multilingues, en accordant une attention particulière aux langues disposant de ressources numériques limitées, afin de permettre à leurs communautés de contribuer à la production de connaissances.

    Face aux transformations induites par l’intelligence artificielle, la traduction automatique et les modèles de langage, l’Organisation appelle à adopter une approche humaine et responsable faisant de la technologie un outil au service de l’expertise humaine, et non un substitut à celle-ci, de manière à garantir la précision ainsi que le respect des contextes culturels et des spécificités linguistiques.

    À cette occasion, l’ICESCO encourage également à investir dans la formation d’une nouvelle génération de traducteurs, de linguistes et de terminologues, alliant compétences linguistiques et culturelles, connaissances spécialisées et utilisation rationnelle de la technologie. Elle appelle également à élargir la coopération entre les universités, les centres de recherche, les institutions de traduction et d’édition et le secteur technologique, afin de développer des dictionnaires, des corpus linguistiques et des plateformes numériques.

    À cet égard, l’ICESCO accorde une importance particulière au renforcement de la présence de l’arabe et des langues du monde islamique dans le savoir mondial et l’espace numérique, ainsi qu’à la promotion de la traduction depuis et vers ces langues, en tant que vecteur d’interaction civilisationnelle, d’innovation et de développement. Elle souligne également le rôle de la traduction dans la diplomatie culturelle, et dans la diffusion des littératures et des idées des peuples au-delà des stéréotypes.

    L’ICESCO réitère sa reconnaissance envers les traducteurs, les linguistes, les terminologues, les chercheurs et les institutions œuvrant dans ce domaine, et appelle la communauté internationale à soutenir des technologies linguistiques plus équitables et plus inclusives, en reconnaissant la valeur de chaque langue, la contribution de chaque culture et le droit de chaque être humain à être entendu et compris.

    Le Forum de l’ICESCO « La culture pour repenser le monde » célèbre son cinquième anniversaire

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a organisé une rencontre culturelle internationale à l’occasion du cinquième anniversaire du lancement de son Forum international « La culture pour repenser le monde ». Cette rencontre a été consacrée à la présentation du bilan de cinq années de réflexion, de recherche et d’action culturelle, avec la participation de chercheurs, d’universitaires, d’experts et d’acteurs culturels membres du Forum, qui ont présenté leurs principales contributions et échangé sur les nouveaux défis auxquels fait face le secteur culturel ainsi que sur les perspectives d’action du Forum.

    La rencontre, tenue mercredi 23 septembre 2026 par visioconférence, a été ouverte par Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture de l’ICESCO, qui a rappelé la conviction qui a présidé à la création du Forum, selon laquelle la culture ne se limite plus à un patrimoine qu’il convient de préserver, mais constitue une force de réflexion, de création et d’innovation, capable d’accompagner les transformations que connaissent les sociétés. Il a également présenté la structure du Forum, qui repose sur le Centre des politiques holistiques pour la promotion de la réalité culturelle, le Réseau international des Chaires de l’ICESCO pour la pensée, le patrimoine, les lettres et les arts, les groupes de recherche et le programme « Élite des jeunes », ainsi que sur le Réseau international des « Sociétés civiles pour la culture et le développement ».

    Le Chef du Secteur de la Culture a présenté des chiffres illustrant l’ampleur des réalisations du Forum.
    Son réseau compte désormais plus de 200 membres issus de plus de 30 nationalités, 10 Chaires de l’ICESCO réparties dans 8 pays et 13 groupes de recherche, en plus d’un réseau international de la société civile réunissant plus de 60 organisations de plus de 28 pays, actives dans plus de 50 domaines.
    Sur le plan de la production intellectuelle, le Forum a mobilisé plus de 90 auteurs et chercheurs pour élaborer plus de 15 études stratégiques, dont des études consacrées au produit intérieur brut culturel et à l’employabilité dans le secteur culturel. Il a également organisé plus de 85 webinaires et plus de 8 expositions internationales, et publié 17 livres et ouvrages collectifs ainsi que plus de 200 articles sur la plateforme « ICESCO Creative ». En termes d’impact, plus de 9 programmes et 6 projets internationaux ont été mis en œuvre, bénéficiant directement à plus de 7 000 personnes.

    La rencontre a été animée, au nom du Secteur de la Culture, par Zineb Bougrine et Djawad Sidi Ahmed. Elle a été marquée par les interventions de représentants du Réseau des Chaires, notamment Dr Faouzi Mahfoudh, Superviseur de la Chaire de l’ICESCO « Ibn Khaldoun pour la culture et le patrimoine » en Tunisie, Dr Sanae Ghouati, superviseure de la Chaire de l’ICESCO « Littératures et arts comparés » au Maroc, ainsi que l’artiste et chercheuse brésilienne Dr Sandra Rey, superviseure de la Chaire de l’ICESCO « Art et Nature, Processus hybrides » au Brésil.

    Ont également pris part aux échanges Dr Rim Jallouli, experte en politiques culturelles et en développement durable, Dr Mohamed Amine Hammami, artiste et expert international en création et culture numériques, l’artiste et compositeur Rafik Gharbi, ainsi que Dr Bouazza Benachir. Tous ont souligné l’importance de développer de nouvelles approches des politiques culturelles fondées sur des indicateurs permettant de mesurer l’évolution de la culture, et ont abordé le lien entre technologie et innovation, ainsi que les enjeux contemporains de la culture.