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    L’ICESCO et l’Académie mondiale du Roi Salman pour la langue arabe publient des rapports traduits sur l’état de l’enseignement de la langue arabe dans neuf pays du monde islamique

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en partenariat avec l’Académie mondiale du Roi Salman pour la langue arabe, a publié cinq rapports en anglais sur l’état de l’enseignement de la langue arabe en Malaisie, en Indonésie, en Azerbaïdjan, au Kirghizistan et au Ghana, ainsi que quatre rapports en français consacrés à son enseignement au Sénégal, au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

    Ces rapports présentent des données détaillées sur les établissements d’enseignement, notamment le nombre d’enseignants, d’apprenants, les programmes d’études, les méthodes d’enseignement, les technologies utilisées ainsi que les modalités d’évaluation. Ils proposent également une analyse de la valeur professionnelle des diplômés, recensent les principaux défis auxquels est confronté l’enseignement de la langue arabe et formulent des solutions pratiques visant à améliorer les politiques éducatives et à renforcer la coordination entre les parties prenantes.

    Par ailleurs, ils représentent une étape importante dans la constitution d’une base de connaissances sur l’enseignement de la langue arabe. Ils constituent également une référence pour les institutions universitaires dans le développement des programmes et des curricula, tout en contribuant au rayonnement international de la langue arabe en tant que vecteur de communication mettant en valeur la culture arabe et la civilisation arabo-islamique.

    Il convient de rappeler que ces rapports font partie d’un ensemble de 30 rapports examinés lors du Colloque international sur l’état de l’enseignement de la langue arabe dans le monde, tenu en février 2025 au siège de l’ICESCO à Rabat.

    Les rapports peuvent être téléchargés via le lien ci-dessous :
    https://icesco.org/qe8f

    L’ICESCO tient une session de formation sur le manuscrit islamique avec la participation de 54 États

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu une session de formation en ligne intitulée « Le manuscrit islamique : de la paléographie à l’édition critique du texte », en collaboration avec la plateforme scientifique « Tahqiq », en faveur de centaines de chercheurs et de spécialistes du domaine des manuscrits islamiques issus de 54 pays.

    Lors de la séance d’ouverture de la session, qui s’est déroulée sur trois jours et a pris fin le mercredi 29 juillet 2026, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a souligné, dans un message enregistré, que pour valoriser le manuscrit islamique et lui rendre justice, il faut procéder à une analyse attentive et continue de ses éléments, s’inspirer de ses valeurs et de ses idéaux, le diffuser suivant des méthodes scientifiques rigoureuses, et œuvrer à sa protection et à sa conservation.


    À cet égard, Dr AlMalik a indiqué qu’il était nécessaire de former des générations de chercheurs sensibles à la valeur de cet héritage et dotés des outils scientifiques adéquats. Il a également salué le rôle du Centre de la Calligraphie et des Manuscrits de l’ICESCO à cet égard, et s’est félicité du succès de cette formation, compte tenu de l’importance du sujet qu’elle aborde.

    La session comprenait cinq conférences scientifiques portant sur la géographie, la codicologie, la paléographie et le catalogage des manuscrits, ainsi que sur les principes fondamentaux de l’édition critique des textes manuscrits, les sciences auxiliaires et les technologies d’assistance. Ces conférences ont été présentées par Dr Idham Hanash, Directeur du Centre de la Calligraphie et des Manuscrits de l’ICESCO, Dr Ahmed Abdelbaset, expert au même centre, ainsi que Dr Mustapha Toubi, professeur de codicologie à l’Université Mohammed V au Maroc, Dr Nizam Yaquby, chercheur et spécialiste du patrimoine manuscrit de Bahreïn, et Dr Bashar Awad Marouf, spécialiste du patrimoine islamique de l’Irak.

    La séance de clôture de la session a été marquée par des échanges animés entre les participants, et de nombreuses propositions ont été formulées en vue de leur intégration dans les sessions de formation et les activités à venir.

    L’ICESCO organise un événement de haut niveau lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial afin de renforcer la coopération en matière de retrait des sites de la Liste du patrimoine mondial en péril

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a organisé un événement de haut niveau en marge de la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui a eu lieu le 22 juillet à Busan, en République de Corée, sous le thème : « Du risque à la résilience : stratégie pour le retrait de biens de la Liste du patrimoine mondial en péril ». Cet événement a été organisé en partenariat avec le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO et le Fonds pour le Patrimoine Mondial Africain (AWHF).

    L’événement a été animé par une délégation du Centre du patrimoine de l’ICESCO, composée de M. Souayibou Varissou, de Dr Bilel Chebbi et de M. Muhammad Al-Absi, et a réuni une centaine de participants, parmi lesquels des représentants des États membres, d’organisations internationales, d’organes consultatifs et d’experts du patrimoine.

    Cet événement a mis en lumière les bonnes pratiques qui ont contribué au retrait de plusieurs sites de la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a également permis de passer en revue les efforts continus déployés par l’ICESCO pour soutenir les sites du patrimoine mondial en péril, promouvoir la coopération et renforcer les capacités des États membres.

    Cet événement fut inauguré par les allocutions de plusieurs représentants d’organisations internationales et d’États membres. Ont notamment prononcé les discours d’ouverture M. Nayef Al-Fayez, sous-directeur général pour la culture de l’UNESCO, Son Excellence l’ambassadeur Elman Abdullayev, délégué permanent de la République d’Azerbaïdjan auprès de l’UNESCO, Son Excellence l’ambassadeur Abdulelah AlThokhais, représentant permanent du Royaume d’Arabie Saoudite auprès de l’UNESCO, M. Ole Søe Eriksen, Directeur technique à la Direction du patrimoine culturel de Norvège, Mme Teresa Patrício, Présidente du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), ainsi que M. Albino Jopela, Directeur exécutif de l’AWHF.

    Les intervenants ont souligné l’importance de partenariats solides et de la campagne internationale menée par le Centre du patrimoine de l’ICESCO pour soutenir la préservation des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Et de rappeler l’importance de la coopération internationale, du soutien technique et du maintien de l’engagement en faveur de la protection du patrimoine, Ils ont également salué les efforts constants déployés par l’ICESCO pour aider ses États membres à préserver leurs sites patrimoniaux.

    La délégation de l’ICESCO a aussi présenté les initiatives mises en œuvre par l’Organisation en collaboration avec ses partenaires en République d’Azerbaïdjan, notamment la Conférence internationale sur la gestion du patrimoine dans les zones de conflit et d’après-conflit, ainsi que le Prix d’excellence ICESCO-Azerbaïdjan Natavan pour le patrimoine. Ces initiatives reflètent l’engagement de l’ICESCO à renforcer les capacités de ses États membres et à encourager l’échange d’expériences et de connaissances au sein du monde islamique.

    De leur côté, les représentants du Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICROM), de l’ICOMOS et de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), ont fait part de leurs réflexions et de leurs recommandations concernant le renforcement de la coopération internationale, l’amélioration de la gestion des sites, le renforcement de la préparation aux risques et le soutien aux efforts de relèvement durable.

    En marge de la 48e session du Comité du patrimoine mondial, la délégation de l’ICESCO a tenu une série de réunions bilatérales avec des représentants d’organisations internationales et d’États membres de l’ICESCO, afin de discuter de leurs priorités et de leurs besoins, d’explorer les possibilités de coopération et de travailler à l’élaboration de programmes communs et de mémorandums d’entente en vue d’appuyer la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel.

    L’ICESCO lance le Réseau d’experts en sciences quantiques

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a lancé le Réseau d’experts en sciences quantiques de l’ICESCO afin de renforcer la collaboration en matière de recherche scientifique et d’innovation dans le domaine des technologies quantiques, de promouvoir l’échange de savoirs et de renforcer les capacités des professionnels de ce domaine au sein des États membres de l’Organisation. Le lancement a eu lieu lors d’un dialogue de haut niveau organisé en ligne le mercredi 22 juillet 2026, en présence de 30 experts, chercheurs, universitaires et spécialistes des technologies quantiques issus de 21 pays.

    Dans son allocution d’ouverture, Dr Yergaliyev Kuanysh, Chef du Secteur des Sciences et de l’Environnement de l’ICESCO, a souligné l’importance de sensibiliser le public aux technologies quantiques et de faire progresser leur application. Il a indiqué que le lancement du réseau marque une étape importante vers la mise en place d’un écosystème collaboratif dédié aux technologies quantiques à travers le monde islamique et le développement du capital humain dans ce domaine stratégique.

    Lors de la première séance, Dr Adel Smeda, expert au Secteur des Sciences et de l’Environnement, a expliqué que le Réseau d’experts en sciences quantiques de l’ICESCO opère dans le cadre du Centre de l’ICESCO pour les technologies quantiques. Dr Smeda a présenté les rôles, les objectifs stratégiques et le plan d’action du Centre, en soulignant que la mise en place de la Plateforme de l’Alliance des technologies quantiques de l’ICESCO et l’évaluation de l’état de préparation des États membres dans ce domaine figurent parmi ses principales priorités.

    Au cours de la deuxième séance, les participants ont présenté des exposés sur les développements récents en matière de technologies quantiques, d’informatique quantique, d’algorithmes quantiques et de cybersécurité, ainsi que sur les principes et l’éthique régissant la coopération dans le domaine des technologies quantiques.

    L’ICESCO tient une réunion de présentation du projet « Culture International Smart City » avec la participation de 40 représentants des Commissions nationales

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, mercredi 22 juillet 2026, une réunion de présentation de son nouveau projet intitulé « Culture International Smart City ». Organisée en partenariat avec la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Maroc, l’Université Imam Abdulrahman bin Faisal d’Arabie saoudite et l’École nationale supérieure d’Arts et Métiers (ENSAM) de Paris, cette rencontre a réuni 40 représentants des Commissions nationales de l’ICESCO, ainsi que plusieurs experts de l’Organisation.

    La réunion, tenue en visioconférence et modérée par Mme Chiraz El Fassi, Déléguée générale du Gouvernement de Wallonie-Bruxelles au Maroc, s’est ouverte par une allocution de Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture à l’ICESCO. À cette occasion, il a réaffirmé l’engagement de l’Organisation à promouvoir des politiques culturelles innovantes fondées sur la coopération internationale, la transformation numérique et le développement durable, soulignant que ce nouveau programme constitue une étape cruciale dans la mise en œuvre de la vision stratégique de l’ICESCO visant à faire de la culture un moteur du développement.

    Par la suite, Dr Mohamed Amin Hammami, expert en technologies culturelles et créatives, et M. Christophe Claramunt, professeur à l’ENSAM de Paris, ont présenté en détail le projet « Culture International Smart City », soulignant qu’il vise à mettre les technologies numériques et l’intelligence artificielle au service de la préservation et de la valorisation du patrimoine culturel, tout en stimulant l’économie créative et l’innovation dans les États membres.

    La présentation a également mis en évidence que le projet ne se limite pas à la numérisation du patrimoine, mais ambitionne de créer un écosystème culturel intelligent, où patrimoine, innovation, recherche scientifique, entrepreneuriat culturel et participation citoyenne interagissent dans le cadre d’une approche intégrée.

    Les représentants des Commissions nationales ont salué cette initiative inédite et exprimé leur intérêt pour sa mise en œuvre dans leurs pays. Les échanges ont porté sur les modalités de désignation de points focaux entre l’ICESCO et les États membres, afin d’identifier des cités pilotes, de mobiliser les partenaires locaux et d’élaborer un plan d’action conjoint garantissant la mise en œuvre progressive du programme à l’échelle nationale.

    Le projet « Culture International Smart City » s’inscrit dans les efforts déployés par l’ICESCO pour placer la culture au cœur de la transformation numérique, à travers la mise en place d’un modèle innovant de cités culturelles intelligentes, capables de renforcer la protection du patrimoine, de soutenir l’économie créative et d’encourager la recherche scientifique.

    L’ICESCO et l’UNESCO renforcent leur partenariat pour développer les politiques culturelles et soutenir le développement durable

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) ont tenu, par visioconférence, la quatrième réunion du Comité conjoint sur les politiques culturelles au service du développement durable. Cette réunion s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération institutionnelle entre les deux organisations afin d’accompagner la réforme des politiques culturelles dans les États membres de l’ICESCO et de consolider le rôle de la culture en tant que levier du développement durable aux niveaux régional et international.

    La réunion, tenue le jeudi 16 juillet 2026, a été ouverte par Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture de l’ICESCO, qui a souligné l’importance de ce Comité en tant que mécanisme d’évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre des engagements internationaux pertinents, conformément à la Déclaration de Doha (2023) sur le renouvellement de l’action culturelle dans le monde islamique et à la Déclaration de Djeddah (2025) sur l’impact de la culture sur le développement.

    Mme Emmanuelle Robert, experte au Secteur de la Culture de l’UNESCO, a passé en revue les priorités de l’Organisation dans les domaines des droits culturels, de la culture et de l’éducation, des économies créatives, de l’inclusion technologique, de l’action climatique et de la réponse culturelle en temps de crise. Mme Somia Djacta, Cheffe du Bureau de l’ICESCO auprès de l’UNESCO à Paris, a quant à elle souligné l’importance de cette réunion, qui se tient à la veille de la signature prévue de l’accord de partenariat entre les deux organisations. Pour sa part, Mme Rime Jirari, Cheffe de la Division des Organisations et Instances du Secteur des Partenariats et de la Coopération internationale de l’ICESCO, a réaffirmé l’engagement du Secteur à élargir les perspectives de coopération conjointe.

    La réunion a également été consacrée à l’examen du projet de « Charte de l’ICESCO pour le développement des droits culturels dans le monde islamique » et du Plan d’action stratégique du Secteur de la Culture pour la période 2026-2029. Les participants ont par ailleurs pris connaissance des principales études et des principaux outils d’analyse élaborés par l’Organisation, notamment ceux relatifs au PIB culturel, aux économies culturelles et créatives durables, au référentiel des métiers et compétences culturels, ainsi qu’aux indicateurs de l’ICESCO relatifs aux technologies culturelles et créatives.

    La réunion s’est conclue par un accord sur le lancement d’ateliers conjoints consacrés au développement des politiques culturelles et des stratégies de développement, en partenariat avec les commissions nationales, ainsi qu’à la préparation conjointe de la prochaine édition de la Conférence mondiale sur les politiques culturelles « MONDIACULT ». Les participants ont également convenu d’unir leurs efforts pour promouvoir les droits culturels, les droits liés à la citoyenneté et l’éducation par la culture, contribuant ainsi à l’élaboration de politiques culturelles plus inclusives, innovantes et durables dans les États membres.

    Le ministre marocain des Habous et des Affaires islamiques : la civilisation islamique a proposé une vision globale de la construction de l’être humain, de la société et de l’État

    M. Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques du Royaume du Maroc, a participé aux travaux du premier Forum international sur la civilisation islamique, tenu dans la capitale ouzbèke, Tachkent, ainsi qu’à la Conférence scientifique internationale intitulée « Al-Jami‘ Al-Musnad al-Sahih par l’Imam Al-Boukhari : le Livre d’une Oumma », tenue par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) à Samarcande, en partenariat avec le Centre de la civilisation islamique, sous le haut patronage de S.E. M. Shavkat Mirziyoyev, Président de la République d’Ouzbékistan, et avec la participation de plus de 300 intervenants issus de 40 pays, parmi lesquels des ministres, des savants ainsi que des personnalités religieuses et culturelles.

    Dans une allocution enregistrée, diffusée lors de la séance d’ouverture du Forum, qui s’est tenu du 7 au 11 juillet 2026, M. Ahmed Toufiq a affirmé que la civilisation islamique ne se limite pas à la pensée, aux sciences et aux arts, mais englobe également un système de gouvernance éclairée, qui a offert un modèle civilisationnel dont la Oumma continue de s’inspirer et qu’elle cherche à renouveler.

    Le ministre marocain a souligné que les « cinq objectifs supérieurs » de la Charia islamique (Al-Kulliyatu Al-Khamsah), à savoir la préservation de la religion, de l’âme, de la raison, des biens et de l’honneur, constitue l’une des formulations intellectuelles les plus abouties reflétant la vision globale de l’islam dans la construction de l’être humain, de la société et de l’État.

    Dans son allocution à la séance d’ouverture de la Conférence, prononcée en son nom par Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’ICESCO, le ministre marocain des Habous et des Affaires islamiques a mis en avant la place scientifique et spirituelle qu’occupe le « Sahih de l’Imam Al-Boukhari » au Royaume du Maroc, soulignant qu’il fait l’objet d’une grande attention en matière de mémorisation, d’interprétation et d’enseignement au sein des écoles traditionnelles et des zaouïas.

    M. Ahmed Toufiq a expliqué que la manifestation la plus éloquente de cet intérêt réside dans le Conseil royal, organisé chaque année à l’occasion de la Nuit du Destin, au cours duquel la clôture de la lecture du « Sahih Al-Boukhari » constitue l’apogée scientifique et spirituelle. Cette tradition témoigne de la profondeur des liens du Maroc avec l’héritage de l’Imam Al-Boukhari ainsi que de son attachement à préserver et à transmettre, de génération en génération, les sciences du hadith.

    L’ICESCO publie un ouvrage scientifique consacré au Sahih de l’Imam al-Bukhari, avec la contribution de chercheurs issus de 16 pays

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a publié un nouvel ouvrage scientifique intitulé « Al-Jami’ al-Musnad As-Sahih par l’Imam al-Bukhari : le Livre d’une Omma – Une incarnation scientifique de la civilisation de l’authenticité et de la documentation », rédigé avec la contribution d’une élite d’universitaires et de chercheurs issus de 16 pays. Cette publication vise à enrichir les études spécialisées en sciences du hadith et à promouvoir la recherche scientifique consacrée à l’héritage de l’Imam al-Bukhari et à ses contributions à la civilisation islamique.

    L’ouvrage rassemble les communications scientifiques présentées lors de la Conférence internationale « Al-Jami’ al-Musnad As-Sahih par l’Imam al-Bukhari : le Livre d’une Omma », organisée par l’ICESCO les 9 et 10 juillet 2026 à Samarcande, en partenariat avec le Centre de la civilisation islamique à Tachkent et le Centre international de recherche scientifique, sous le haut patronage de S.E M. Shavkat Mirziyoyev, Président de la République d’Ouzbékistan.

    Comptant près de 800 pages, l’ouvrage est structuré autour de cinq grands axes : le contexte géographique, social et scientifique dans lequel a évolué l’Imam al-Bukhari ; la méthodologie scientifique ainsi que les méthodes de documentation et de classification mises en œuvre dans le Sahih ; les plus précieux manuscrits conservés dans les bibliothèques du monde ; les contributions des savants des différentes régions à l’étude et à la transmission de cette œuvre ; ainsi que les principales critiques formulées à son encontre et les réponses scientifiques qui leur ont été apportées.

    Dans la préface générale de cette publication, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, souligne l’attention particulière que l’Organisation accorde à la Sunna du Prophète (PSL) et aux sciences du hadith à travers des initiatives scientifiques et civilisationnelles continues visant à préserver le patrimoine islamique, à renforcer la conscience de l’identité civilisationnelle de la Oumma et à promouvoir ses valeurs scientifiques et humaines.

    Dr AlMalik a présenté cet ouvrage à S.E le Président Shavkat Mirziyoyev à l’occasion de la cérémonie officielle organisée en son honneur. Il lui a également remis un résumé des contributions, traduit en langue ouzbèke par le Centre de la civilisation islamique à Tachkent.

    Dr Abdelilah Benarfa, Directeur général adjoint de l’ICESCO, qui a supervisé la préparation de l’ouvrage, a indiqué que sa réalisation avait suivi un processus scientifique rigoureux, comprenant l’élaboration du document de référence de la Conférence, la définition de ses axes thématiques, le lancement d’un appel international à contributions, ainsi que la constitution d’un comité scientifique spécialisé chargé de l’évaluation des travaux selon les normes académiques les plus exigeantes.

    L’ouvrage est disponible au lien suivant :

    https://icesco.org/1oss

    L’ICESCO appelle à accélérer le passage des engagements aux résultats concrets en matière d’éducation lors du Sommet sur la transformation de l’éducation à Paris

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a pris part aux travaux du Sommet sur la transformation de l’éducation (TES+4), organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) vendredi 10 juillet 2026 à son siège à Paris, sous le thème : « Transformation des systèmes et résilience pour l’ODD 4 ».

    L’événement a réuni des ministres, des hauts responsables, des représentants d’organisations internationales et régionales ainsi que des décideurs du secteur de l’éducation.

    Intervenant lors de la séance de haut niveau intitulée « Les écarts persistants et la feuille de route pour l’avenir », Dr Ahmed Albanyan, Chef du Secteur de l’Éducation à l’ICESCO, a appelé à accélérer le passage des engagements internationaux à un impact concret dans le domaine de l’éducation. Il a souligné que la prochaine étape nécessite la mise en place de systèmes éducatifs capables de préparer les apprenants à relever les défis du changement climatique et de renforcer leur capacité à contribuer à la réalisation du développement durable.

    Dr Albanyan a également présenté la vision de l’ICESCO concernant les principaux défis liés à l’accélération de la mise en place de systèmes éducatifs aptes à faire face aux changements climatiques, en s’appuyant sur l’expertise régionale de l’Organisation et sur les résultats du suivi des progrès réalisés par ses États membres.

    Il a en outre indiqué que les quatre années ayant suivi le Sommet sur la transformation de l’éducation ont été marquées par des avancées significatives dans l’intégration de l’éducation au changement climatique parmi les priorités des politiques éducatives, le renforcement de la coopération internationale et le lancement d’initiatives nationales en faveur de la transformation de l’éducation. Il a précisé que le principal défi ne réside plus dans la consolidation de l’engagement politique, mais dans la traduction de ces engagements en pratiques éducatives concrètes.

    Dr Albanyan a ensuite présenté le tableau de bord mondial de suivi des progrès en matière d’éducation verte dans les États membres, conçu conjointement par l’ICESCO et l’UNESCO. Il a également mis en lumière les principales conclusions du rapport régional élaboré par l’ICESCO, intitulé « Au-delà du Sommet sur la transformation de l’éducation : des engagements aux actions », qui fait le point sur les progrès accomplis par les États membres dans la mise en œuvre de leurs engagements et met en évidence les domaines ayant enregistré des avancées, notamment la transformation numérique, la gouvernance et le financement, l’équité et l’inclusion, ainsi que le développement professionnel des enseignants.

    En conclusion de son intervention, le représentant de l’ICESCO a appelé à concentrer les efforts, au cours de la prochaine phase, sur le renforcement de l’intégration de l’éducation au changement climatique dans les systèmes éducatifs nationaux, ainsi que sur le développement des mécanismes de suivi et d’évaluation et le partage des données et des expertises.

    L’Imam et Prédicateur de la Grande Mosquée de La Mecque : l’Imam Al-Boukhari a légué à la Omma son Sahih Al-Jami‘ après avoir adopté une méthodologie unique dans la collecte des hadiths du Prophète

    Son Éminence Cheikh Dr Saleh bin Abdullah bin Humaid, Conseiller à la Cour royale du Royaume d’Arabie Saoudite, membre du Conseil des Grands Oulémas, Imam et Prédicateur de la Grande Mosquée, a déclaré que l’Imam Al-Boukhari avait élaboré une méthodologie sans précédent dans le domaine de la science du hadith, fondée sur une recherche minutieuse, une vérification rigoureuse et un examen approfondi, lui permettant d’offrir à la Oumma son Al-Jami’ al-Sahih. Il a souligné que, quels que soient les efforts déployés par ceux qui cherchent à en diminuer la valeur ou à remettre en cause son authenticité, ils ne parviendront jamais à leurs fins.

    Ces propos ont été tenus lors de son allocution prononcée jeudi 9 juillet 2026, à l’ouverture de la Conférence scientifique internationale « Al-Jami’ Al-Musnad al-Sahih par l’Imam Al-Boukhari : le Livre d’une Oumma », tenue par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) à Samarcande, en partenariat avec le Centre de la civilisation islamique en Ouzbékistan et le Centre international de recherche scientifique Imam Al-Boukhari, sous le haut patronage de S.E. M. Shavkat Mirziyoyev, Président de la République d’Ouzbékistan.

    Il a ajouté que le grand Imam avait très tôt mesuré l’importance des hadiths du Prophète (PSL), consacrant sans relâche ses jours et ses nuits à leur étude, jusqu’à produire l’ouvrage le plus authentique après le Livre d’Allah. Il a souligné que cette œuvre illustre que la réussite n’est ni le fruit du hasard ni une simple coïncidence, mais qu’elle résulte, après la grâce d’Allah, d’une conscience éclairée, d’une persévérance constante et d’une volonté inébranlable.

    Cheikh Dr Saleh bin Abdullah bin Humaid a appelé à s’inspirer du modèle éducatif de l’Imam Al-Boukhari afin de former de nouvelles générations capables de faire face aux défis et aux bouleversements auxquels le monde est aujourd’hui confronté. Il a rappelé que ce grand savant figure parmi les éminentes personnalités du monde islamique qui ont profondément marqué l’histoire par leur savoir et incité les gens à la mémorisation et à la préservation de la Sunna du Prophète.

    L’Imam et Prédicateur de la Grande Mosquée a salué les efforts déployés par la République d’Ouzbékistan, sous la conduite de S.E. M. Shavkat Mirziyoyev, en faveur de la mise en valeur, la préservation, l’étude et la diffusion à grande échelle du patrimoine islamique. Il a indiqué que ces efforts se reflètent notamment dans l’inauguration du Centre de la Civilisation islamique à Tachkent ainsi que du Complexe Imam Al-Boukhari à Samarcande, initiatives qui témoignent de l’attachement de l’Ouzbékistan à son identité et de sa volonté de mettre les valeurs de la civilisation islamique au service du présent, non comme un simple héritage source de fierté, mais comme un patrimoine vivant, porteur de savoirs et de connaissances en perpétuel renouvellement.

    Par ailleurs, Cheikh Dr Saleh bin Abdullah bin Humaid a souligné que les objectifs de cette conférence s’inscrivent dans le prolongement des efforts louables déployés par le Royaume d’Arabie Saoudite pour défendre le Saint Coran, la Sunna du Prophète et les éminentes figures de notre noble religion, sous le patronage du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, Sa Majesté le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saud, et de SAR le Prince Héritier Mohammed bin Salman bin Abdulaziz Al Saud. Il a conclu son allocution en saluant les efforts de l’ICESCO dans ce domaine.