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    L’ICESCO et la Fondation Hamdan bin Rashid lancent le programme « Mishkat du leadership éducatif » par un atelier au profit de 224 participants issus de 16 pays

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en collaboration avec la Fondation Hamdan bin Rashid Al Maktoum pour les sciences médicales et éducatives, a donné le coup d’envoi de l’édition 2026-2028 du programme « Mishkat du leadership éducatif dans le domaine de la langue arabe » par un atelier régional consacré à l’encadrement pédagogique et au développement professionnel. Cet atelier a bénéficié à 224 participants, issus de 16 pays d’Afrique, d’Asie centrale et d’Asie du Sud-Est, et exerçant dans le domaine de l’enseignement de l’arabe aux non-arabophones.

    L’atelier s’est tenu les 14 et 15 octobre 2026, dans la salle « Mishkat », au siège de l’ICESCO à Rabat, en présentiel et par visioconférence, sous le thème « Encadrement pédagogique et développement professionnel des enseignants de l’arabe aux non-arabophones ». Les travaux ont porté sur le rôle des responsables éducatifs dans l’amélioration des performances des enseignants et des résultats du processus éducatif.

    Dr Mohamed Lahyani, expert en formation spécialisé dans l’encadrement pédagogique, a présenté les différents rôles que jouent ces responsables dans l’accompagnement des enseignants et le développement de leurs pratiques professionnelles, notamment à travers la supervision, l’orientation et l’adoption de politiques et de méthodes de planification modernes, adaptées aux exigences de qualité de l’enseignement et aux divers besoins des apprenants.

    L’atelier a également examiné les moyens de mettre à profit les ressources pédagogiques innovantes, les applications technologiques et les outils d’intelligence artificielle dans l’enseignement de l’arabe aux non-arabophones, afin d’améliorer les méthodes pédagogiques et de tirer parti des possibilités offertes par les transformations numériques dans le domaine de l’éducation.

    Le programme « Mishkat du leadership éducatif » s’étend sur deux années scolaires et vise à former des cadres éducatifs de haut niveau, appelés à jouer un rôle de premier plan dans le développement des programmes d’enseignement de la langue arabe dans leurs pays. Il s’inscrit dans le cadre du système ICESCO–Hamdan bin Rashid « Mishkat Al-Arabiya » et bénéficie d’un partenariat académique avec l’Université Sultan Moulay Slimane de Béni Mellal, au Royaume du Maroc.

    L’ICESCO coorganise la 15e Conférence internationale sur la santé des femmes en Iran

    Les travaux de la 15e Conférence internationale sur la santé des femmes se sont achevés jeudi 15 octobre 2026 à Chiraz, en République islamique d’Iran. Organisée en présentiel et par visioconférence par le Bureau régional de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) à Téhéran, en partenariat avec l’Université des sciences médicales de Chiraz, sous le thème « La santé des femmes actives ». La conférence a réuni des experts et des spécialistes des sciences sociales, de la psychologie, de la santé et du monde du travail.

    Dans une allocution enregistrée diffusée lors de cette conférence de deux jours, Mme Ramata Almamy Mbaye, Cheffe du Secteur des Sciences humaines et sociales de l’ICESCO, a affirmé que garantir aux femmes l’accès aux soins de santé constitue un pilier essentiel de la préservation de leur dignité et de la promotion de leur bien-être, en particulier en période de crise et d’instabilité sociale, lorsque les femmes et les filles sont confrontées à des obstacles croissants qui les empêchent d’accéder aux services essentiels.

    Intervenant à distance, Dr Hassan El-Hajjami, chargé de la Division des Transformations sociales et de la Recherche au sein du Secteur, a présenté les efforts déployés par l’ICESCO pour promouvoir la santé mentale et physique dans les pays du monde islamique, considérée comme une composante essentielle du développement humain et du renforcement de la résilience des sociétés.

    Les séances de la conférence ont été ponctuées par les interventions d’experts du Réseau de l’ICESCO pour les sciences humaines et sociales. Dr Sihem Mathlouthi, professeure à l’Institut supérieur des sciences humaines de l’Université de Tunis El Manar, a examiné l’impact de la multiplicité des responsabilités professionnelles et familiales sur la santé mentale des femmes. Dr Muslim Khassenov, professeur associé de droit à l’Université Maqsut Narikbayev, au Kazakhstan, a, pour sa part, abordé le rôle de la législation du travail dans la définition des conditions de santé au travail des femmes au Kazakhstan et en Asie centrale.

    Le Directeur général adjoint de l’ICESCO participe à la 67e édition du Salon Arabe International du Livre de Beyrouth

    Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), a pris part aux activités de la 67e édition du Salon Arabe International du Livre de Beyrouth, qui se déroule du 9 au 18 octobre 2026 dans la capitale libanaise le patronage du Premier ministre libanais, Dr Nawaf Salam. Lors d’une rencontre littéraire organisée le mardi 13 octobre 2026, Dr Benarafa a présenté son roman intitulé « La nuit de la disparition de Son Excellence », en présence de nombreux écrivains, intellectuels et critiques littéraires.

    Cette rencontre s’est tenue dans le cadre du programme de la Chaire Cheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan d’études arabes et islamiques de l’Université américaine de Beyrouth, en collaboration avec Dar Al-Adab. Animée par la romancière Riwa Bou Hamdan, elle a été l’occasion d’échanger avec l’auteur sur les principales questions et thématiques abordées dans son roman, le contexte de sa rédaction, ainsi que son expérience dans le domaine de l’écriture littéraire mystique. Elle a également donné lieu à des échanges enrichissants entre l’auteur et le public.

    Le Directeur général adjoint de l’ICESCO avait également participé à la cérémonie d’ouverture du Salon. Réunissant de nombreuses maisons d’édition, ainsi que des écrivains et des intellectuels, cet événement propose un programme culturel varié, comprenant une série de rencontres littéraires et intellectuelles et de tables rondes, avec la participation de 280 intervenants et de 163 maisons d’édition.

    La participation de l’ICESCO à cet événement culturel majeur témoigne de sa volonté de l’Organisation de consolider ses relations avec les institutions culturelles et intellectuelles du monde islamique, de renforcer sa présence lors de manifestations culturelles internationales et de soutenir le livre, l’édition et la lecture, qui constituent des leviers essentiels du développement culturel et de la promotion du dialogue interculturel.

    Le Secteur des Médias et de la Communication de l’ICESCO participe à un atelier international sur la lutte contre les hypertrucages

    Des membres de l’équipe du Département des Médias du Secteur des Médias et de la Communication de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) ont participé à l’atelier international intitulé « Lutte contre les hypertrucages et renforcement de la confiance », organisé par l’Union des agences de presse des États membres de l’Organisation de la coopération islamique (UNA), en collaboration avec l’agence de presse russe Sputnik, en présence de représentants des organes de l’OCI, d’agences de presse et d’institutions médiatiques de plusieurs pays. 

    Cette participation s’inscrit dans le cadre de la volonté de l’ICESCO de suivre les évolutions rapides du paysage médiatique induites par la révolution de l’intelligence artificielle.

    L’atelier, qui s’est tenu le mardi 13 octobre 2026 par visioconférence, visait à présenter les principales techniques d’hypertrucage, les différentes formes de manipulation ainsi que les outils permettant de les détecter. Il avait également pour objectif d’examiner les différents types d’hypertrucage qui touchent le secteur des médias et le rôle des institutions médiatiques dans la promotion des normes de crédibilité et le renforcement de la confiance dans les contenus numériques.

    L’atelier s’est ouvert par une allocution de bienvenue de M. Mohammed bin Abdul Rabbo Al-Yami, directeur général de l’UNA, prononcée en son nom par M. Al-Zubair Al-Ansari, conseiller en communication de l’Union. Dans cette allocution, le directeur général a souligné que l’atelier intervenait dans un contexte marqué par les défis auxquels est confronté le journalisme et par l’essor des technologies et des outils avancés d’intelligence artificielle. Il a précisé que ces défis affectaient la crédibilité des médias, soulignant ainsi la responsabilité qui leur incombe de renforcer leurs dispositifs de vérification des informations.

    Cette intervention a été suivie d’une présentation assurée par les deux rédacteurs en chef de Sputnik Arabic, M. Suleiman Wasim et M. Yazan Ajouz, qui ont souligné que la révolution de l’intelligence artificielle et le phénomène des hypertrucages avaient profondément transformé le paysage médiatique, faisant émerger de nouveaux défis liés à la falsification et à la manipulation des faits.

    La présentation a notamment porté sur les expériences concrètes de l’agence en matière de lutte contre les contenus médiatiques falsifiés, et sur les mécanismes mis en place pour y faire face. Parmi ceux-ci figure un « protocole de vérification » comprenant l’analyse de la source, l’examen du contenu et le contrôle des informations, avant toute décision de publication. 

    Les intervenants ont également présenté le modèle de « vérification à plusieurs niveaux » adopté par l’agence, qui repose sur un processus rigoureux comprenant notamment la recherche inversée et la prise de contact avec des témoins avant toute décision de publication.

    L’atelier a donné lieu à un débat sur l’importance d’établir un cadre professionnel et éthique régissant l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les médias, ainsi que de multiplier les campagnes de sensibilisation du public pour lutter contre la désinformation.

    Ont pris part à cet atelier, du Secteur des Médias et de la Communication de l’ICESCO, Dre Chaimae Boulifa, Mme Asmaa Habchaoui, M. Walid Chakouri et M. Salman El Kinani

    L’ICESCO participe à la 225e session du Conseil exécutif de l’UNESCO à Paris

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a pris part aux travaux de la 225e session du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), qui se tient du 5 au 20 octobre 2026, à Paris, capitale de la France.

    Dans l’allocution qu’elle a prononcée devant le Conseil, Mme Somia Djacta, Cheffe du Bureau de l’ICESCO auprès de l’UNESCO, a souligné l’importance de mobiliser l’éducation, les sciences et la culture au service des efforts visant à relever les défis mondiaux, par le biais de la coopération internationale et de la diplomatie multilatérale. Elle a également mis en lumière l’engagement de l’ICESCO à promouvoir une intelligence artificielle responsable, à travers le lancement de plusieurs initiatives et programmes pionniers.

    Mme Djacta a par ailleurs mis en exergue l’importance de l’éducation en vue du développement durable, évoquant le partenariat avec l’UNESCO pour le lancement du « Tableau de bord mondial de suivi des progrès en matière d’éducation verte », qui soutient les efforts visant à promouvoir l’éducation verte dans les États membres. 

    Elle a également abordé l’action menée par l’ICESCO pour sauvegarder le patrimoine culturel et renforcer le dialogue interculturel.

    L’ICESCO et la Fondation Hamdan bin Rashid lancent une nouvelle édition du programme « Mishkat du leadership éducatif » pour former des responsables de l’enseignement de l’arabe dans 16 pays

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en collaboration avec la Fondation Hamdan bin Rashid Al Maktoum pour les sciences médicales et éducatives, a lancé l’édition 2026-2028 du programme « Mishkat du leadership éducatif », placée sous le thème « La pratique créative, notre voie vers les compétences de demain ». Ce programme vise à former des responsables éducatifs dans 16 pays d’Afrique et d’Asie, à travers 40 ateliers organisés sur deux années scolaires.

    La salle « Mishkat Al-Arabiya », au siège de l’ICESCO à Rabat, a accueilli, le jeudi 8 octobre 2026, une réunion préparatoire des experts et coordinateurs du programme, à laquelle ont participé 24 experts et responsables éducatifs. L’Organisation était représentée à cette réunion par M. Adel Bouraoui, conseiller du Directeur général et superviseur du programme « Mishkat Al-Arabiya ». Y a également pris part Dr Mohammed Ismaili Alaoui, coordinateur académique du programme et directeur du Centre universitaire pour l’enseignement de la langue arabe aux non-arabophones de l’Université Sultan Moulay Slimane, au Maroc.

    À cet occasion, M. Bouraoui a souligné que cette nouvelle édition s’inscrit dans la vision stratégique de l’ICESCO, qui privilégie le passage de la simple mise en œuvre d’activités à la production d’un impact durable, dans la perspective d’atteindre un rayonnement international de premier plan. Il a également mis en avant l’importance d’investir dans la formation des responsables éducatifs afin de développer l’enseignement de la langue arabe et de répondre aux évolutions rapides du secteur de l’éducation.

    De leur côté, les représentants des entités participantes ont exprimé leur reconnaissance à l’ICESCO et à la Fondation Hamdan bin Rashid pour le lancement de ce programme, soulignant qu’il répond à un besoin pressant de formations spécialisées permettant aux professionnels de l’enseignement de l’arabe d’acquérir des compétences modernes en matière de leadership éducatif et de pédagogie, tout en favorisant leur utilisation des technologies d’intelligence artificielle.

    Le premier atelier du programme, intitulé « Encadrement pédagogique et développement professionnel des enseignants de l’arabe aux arabophones », devrait débuter le mercredi 14 octobre 2026. La formation sera assurée par une équipe de 10 experts internationaux spécialisés, selon des approches pratiques faisant appel aux applications numériques et aux outils d’intelligence artificielle pour atteindre les objectifs du programme.

    Ce programme s’inscrit dans le cadre du dispositif ICESCO–Hamdan bin Rashid de soutien à la langue arabe dans les pays non arabophones. Il vise à renforcer les compétences pédagogiques et les aptitudes au leadership des professionnels de l’enseignement de l’arabe, et à leur permettre de tirer parti des applications numériques et des outils d’intelligence artificielle pour améliorer leurs pratiques pédagogiques.

    L’ICESCO et l’Académie Ibdaa lancent un programme de formation pour développer l’enseignement de l’arabe en Europe

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en partenariat avec l’Académie Ibdaa pour la recherche et l’enseignement de la langue arabe en Belgique, a lancé, le mercredi 7 octobre 2026, un programme de formation consacré à la recherche et à l’enseignement de la langue arabe. Destiné à plus de 50 professeurs, enseignants, chercheurs et autres personnes intéressées par l’enseignement de la langue arabe en Belgique, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, ce programme vise à renforcer leurs compétences grâce à des ateliers de formation réguliers qui se poursuivront jusqu’en mai 2027.

    La cérémonie de lancement, organisée en présentiel à Bruxelles et à distance, a été marquée par une allocution de M. Ahmed Ouzzine, président de l’Académie Ibdaa pour la recherche et l’enseignement de la langue arabe. Celui-ci a souligné que la coopération avec l’ICESCO visait à renforcer durablement les liens scientifiques et pédagogiques entre les institutions, les experts et les professionnels arabes œuvrant en Europe dans le domaine de l’enseignement de la langue arabe.

    Pour sa part, Dr Majdi Haji Ibrahim, Directeur du Centre de la langue arabe pour les non-arabophones de l’ICESCO, a souligné, dans son allocution, l’importance de la formation continue des enseignants. Il a indiqué que le choix de thèmes tels que la didactique, la pédagogie et l’intelligence artificielle témoignait d’une conscience aiguë des transformations que connaît actuellement le secteur de l’éducation.

    Ont également pris part à la cérémonie Dr Youssef Ismaili, Chef du Département de qualification linguistique au Centre de l’ICESCO pour la langue arabe pour les non-arabophones et coordinateur du programme, ainsi que Dr Anas Hussam Saeed Al-Nuaimi, Chef du département du Soutien à l’Excellence internationale de la Langue arabe au même Centre.

    Le programme s’articule autour de trois grands axes : l’enseignement de la langue arabe, la didactique et la pédagogie, ainsi que l’intelligence artificielle. Il repose sur une approche qui fait de la formation continue des enseignants un levier essentiel pour améliorer la qualité de l’enseignement de l’arabe. Une attention particulière est également accordée à l’intelligence artificielle, considérée comme un outil prometteur pouvant être utilisé de manière responsable pour concevoir des activités, élaborer des ressources pédagogiques et analyser les erreurs des apprenants.

    Les ateliers se tiendront chaque semaine, les mercredis et jeudis, tout au long du programme. Ils seront animés conjointement par des experts du Centre de la langue arabe pour les non-arabophones de l’ICESCO et de l’Académie Ibdaa, qui mettront leur expertise scientifique au service de l’amélioration des pratiques pédagogiques, de la conception d’activités et de ressources, ainsi que de l’utilisation des technologies modernes dans l’enseignement de la langue arabe.

    La 9e rencontre de la série « Artistes du monde, invités de l’ICESCO » célèbre la place et le rôle de la musique dans le renforcement du dialogue culturel

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en collaboration avec l’Institut international des Musiques du Monde, a tenu la 9e rencontre de sa série « Artistes du monde, invités de l’ICESCO », sous le thème « La place de la musique dans le monde d’aujourd’hui et son rôle dans le monde de demain », avec la participation d’un panel d’artistes, d’experts et de chercheurs. Cette rencontre a pour objectif d’anticiper l’avenir de la musique et d’explorer son rôle dans le renforcement du dialogue interculturel.

    La rencontre, tenue mercredi 7 octobre 2026 en visioconférence, a été ouverte par Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture de l’ICESCO, qui a souligné l’importance de la musique en tant que langage humain universel et dénominateur commun entre les différentes formes de création et d’expression culturelles.

    Il a également mis en avant son rôle dans le rapprochement entre les peuples et le renforcement de l’entente et des échanges civilisationnels.

    Lors de son intervention, M. Fakher Hakima, Directeur de l’Institut supérieur de Musique de Sousse, a partagé son expérience en matière de détection des jeunes talents, mettant l’accent sur l’importance du développement des compétences musicales et de la transformation de la pratique artistique en parcours professionnels spécialisés, de manière à renforcer la présence des industries créatives et à ouvrir de nouvelles perspectives aux jeunes générations.

    De son côté, M. Manuel Delgado, musicien espagnol et figure du flamenco contemporain, a abordé les liens entre cet art, les traditions musicales et les arts de la danse dans le monde oriental. Il a évoqué l’apport de ses expériences artistiques internationales à l’enrichissement de son parcours créatif, soulignant la capacité de la musique à transcender les frontières géographiques et culturelles et à créer des passerelles entre les sociétés.

    Pour sa part, Mme Margaret Dechenaux, fondatrice et directrice de l’Institut international des Musiques du Monde (IIMM) en France, a mis en avant l’importance de valoriser le patrimoine musical en tant que patrimoine vivant et de promouvoir l’éducation musicale comme espace de dialogue. Elle a également évoqué le rôle de la musique dans le soutien à la coopération internationale, tout en passant en revue les défis que les technologies modernes posent à l’avenir de la création artistique.

    M. Lotfi Ben Salah, architecte tunisien, a abordé les liens historiques et esthétiques entre la musique et l’architecture, soulignant l’importance d’intégrer les dimensions acoustiques dans la conception des espaces urbains. Pour sa part, M. André Fertier, Président du Pôle européen de l’accessibilité culturelle (CEMAFORRE), a appelé à promouvoir la citoyenneté culturelle et à garantir le droit d’accès à la musique et à l’éducation artistique, tout en assurant un équilibre entre les différentes expressions culturelles dans un contexte marqué par le recours croissant à la musique comme outil de puissance douce.

    La rencontre s’est achevée par des échanges consacrés aux contributions de la musique à la préservation de la mémoire culturelle et à la transmission des connaissances et des arts entre les générations. À cette occasion, Dr Idham Hanash, Directeur du Centre de la Calligraphie et des Manuscrits de l’ICESCO, a mis en lumière le rôle historique de la musique dans la préservation des récits oraux et du patrimoine artistique et intellectuel, jusqu’à leur mise par écrit et leur documentation.

    En coopération avec la Fondation Khaled El Hassan et le Centre Atiq, l’ICESCO organise un séminaire scientifique sur l’architecture des mosquées à Al-Qods

    Un expert maqdissi dresse un état des lieux du patrimoine archéologique et architectural en Palestine

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, mercredi 7 octobre 2026, son premier colloqué séminaire intitulé « L’architecture des mosquées à Al-Qods et en Terre de Palestine », dans le cadre de sa nouvelle série consacrée à « L’architecture et la civilisation », en coopération avec la Fondation Khaled El Hassan pour les études et la recherche à Rabat et le Centre Atiq pour les Antiquités et le Patrimoine en Palestine.

    Le séminaire a été animé par Dr Abedrazeq Mataney, Directeur du Centre Atiq et chercheur en archéologie et en architecture islamiques, avec la participation d’un panel de haut niveau composé de responsables, de spécialistes, de chercheurs, d’experts et d’universitaires dans les domaines de l’architecture, du patrimoine, de l’archéologie, de l’histoire et des études civilisationnelles.

    Le séminaire, supervisé par le Centre de Dialogue civilisationnel de l’ICESCO et tenu en présentiel au siège de l’ICESCO ainsi qu’en visioconférence, a été consacré à la présentation de l’étude de recherche réalisée par Dr Abedrazeq Mataney, intitulée « L’architecture et l’urbanisme des mosquées en Terre de Palestine sur quinze siècles : pages d’histoire et de civilisation ».

    Cette étude retrace les transformations de l’architecture religieuse, propose une lecture de l’évolution de l’histoire urbaine et civilisationnelle de la région et présente la situation actuelle du patrimoine archéologique en Palestine, dans un contexte marqué par sa marginalisation et les destructions qui l’affectent.

    Le séminaire s’est ouvert par une présentation générale de l’Ambassadeur Khaled Fathalrahman, Directeur du Centre de Dialogue civilisationnel de l’ICESCO, qui a souligné l’importance de l’architecture en tant que production vivante reflétant l’évolution de la civilisation. Il a indiqué que le séminaire constitue un point de départ et un pont pour le dialogue civilisationnel, permettant d’unifier les cadres et les visions et de relier la mémoire architecturale à la mémoire civilisationnelle.

    Pour sa part, Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’ICESCO, a évoqué le lien étroit et dynamique entre civilisation et architecture, affirmant que l’architecture constitue un élément fondamental de la civilisation, ce qui se manifeste particulièrement dans l’architecture des mosquées et leur esthétique.

    Dans son intervention, Dr Said Khaled El Hassan, Président du Centre Khaled El Hassan pour les études et la recherche, a expliqué la relation particulière entre architecture et civilisation, mettant en avant l’importance de ce séminaire pour mettre en lumière les fondements de l’identité civilisationnelle et leur rôle central dans l’existence arabo-palestinienne.

    De son côté, Dr Mohamed Salem Echarkaoui, Directeur chargé de la gestion de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Al-Sharif, a souligné que l’action institutionnelle visant à protéger le patrimoine palestinien constitue une entreprise complexe qui requiert une véritable volonté politique, affirmant que l’architecture en Palestine représente un témoignage constant de la présence arabe et islamique.

    Dr Mataney a ensuite présenté, lors du séminaire animé par Dr Hani Al Balawi, expert au Centre de Dialogue civilisationnel, la situation actuelle du patrimoine archéologique et de l’architecture en Palestine. Il a expliqué que les mosquées dépassent leur dimension religieuse pour constituer des centres civilisationnels à part entière. Il a également précisé que son étude, fondée sur des relevés de terrain et des recherches archivistiques, retrace l’évolution architecturale depuis les débuts de la conquête islamique jusqu’à la fin de l’époque ottomane.

    Il a en outre affirmé que les territoires palestiniens, notamment Al-Qods et la mosquée Al-Aqsa, abritent les formes les plus remarquables d’une architecture qui incarne l’histoire de la civilisation islamique.

    L’expert a mis en garde contre les attaques dont font l’objet le patrimoine et les lieux saints en Palestine, ainsi que contre les tentatives visant à en effacer les traces et à les judaïser. Il a notamment évoqué les politiques de destruction du patrimoine archéologique à travers des projets de nivellement des terres et ce qui est désigné sous le terme de « colonisation verte », visant à dissimuler les caractéristiques arabes des sites derrière des plantations. Il a également mis en lumière la catastrophe patrimoniale dans la bande de Gaza, où quelque 50 sites archéologiques ont été détruits.

    Au cours du séminaire, les intervenants ont salué la qualité académique et le travail de terrain de cette étude dans la documentation de l’évolution chronologique de l’architecture des mosquées en Palestine. Ils ont également souligné la portée politique de cette documentation et l’importance de recourir à la documentation numérique et aux technologies pour préserver ce patrimoine, outre la nécessité d’établir un cadre théorique mettant en évidence la dimension civilisationnelle des mosquées en tant qu’espaces de mémoire et de savoir.

    L’ICESCO et l’UNESCO conviennent de renforcer leur coopération institutionnelle dans les domaines de l’éducation, de la culture, des sciences, de la communication et de l’intelligence artificielle

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) ont signé un mémorandum d’entente visant à renforcer la coopération institutionnelle aux niveaux international et régional à travers la mise en œuvre d’initiatives phares dans les domaines de l’éducation, des sciences, de l’intelligence artificielle, de la communication et de la diffusion du savoir, ainsi qu’à accompagner les États membres dans l’élaboration de politiques durables en faveur de la diversité culturelle, de la sauvegarde du patrimoine et de l’édification de sociétés inclusives.

    Le mémorandum a été signé, mercredi 7 octobre 2026 dans la capitale française, Paris, par Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, et Dr Khaled El-Enany, Directeur général de l’UNESCO. À cette occasion, les deux parties ont affirmé la volonté des deux Organisations de coopérer pour contribuer à l’instauration de la paix, au développement et à l’édification de sociétés justes et inclusives, à travers la promotion des connaissances, le renforcement des capacités des femmes, l’encouragement du dialogue interculturel et la mise en place d’une éducation de qualité pour tous.

    Dr AlMalik a souligné que le mémorandum de coopération s’inscrit dans la conviction de l’ICESCO quant à la nécessité d’une complémentarité entre les organisations internationales œuvrant dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture. Il a indiqué que la coordination des efforts et la coopération bilatérale offrent des possibilités considérables pour relever les défis futurs auxquels ces organisations sont confrontées dans l’accomplissement de leur noble mission.

    Avant la cérémonie de signature, Dr AlMalik et Dr El-Enany ont tenu une rencontre bilatérale au cours de laquelle ils ont examiné les possibilités de coopération en vue d’organiser une conférence et une exposition internationales consacrées à l’art islamique afin d’en faire connaître ses composantes et de mettre en valeur sa diversité et sa richesse.

    Ils ont également souligné l’importance de mettre en œuvre des programmes conjoints et de lancer des initiatives dans les domaines de l’intelligence artificielle et du renforcement des capacités des jeunes des pays du monde islamique. Les deux parties ont par ailleurs exprimé leur volonté de renforcer leur coopération et de partager leurs expertises afin de soutenir les pays les plus démunis.

    Les dispositions du mémorandum prévoient une coopération dans le domaine de l’éducation à travers la mise en œuvre d’initiatives visant à renforcer les systèmes éducatifs et l’enseignement supérieur, à soutenir l’éducation verte et numérique et les efforts de transformation de l’éducation, ainsi qu’à renforcer les capacités des membres du corps enseignant, à élaborer des stratégies de prévention du décrochage scolaire et à assurer l’accès à l’éducation de la petite enfance.

    En ce qui concerne les sciences et les technologies, le mémorandum prévoit une coopération visant à promouvoir l’éthique de l’IA et la transformation numérique, à encourager l’innovation, à soutenir l’entrepreneuriat et le transfert de technologies, et à développer des initiatives de renforcement des capacités. Il prévoit également la mise en œuvre de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable (2024-2033) et le renforcement de la coopération dans la gestion de l’eau, notamment en Afrique et dans les pays les plus démunis.

    Dans le domaine de la culture, ledit mémorandum couvre le suivi des priorités énoncées dans le document « Mondiacult 2025 », la protection des droits culturels, la promotion de la diversité culturelle, la protection du patrimoine menacé d’extinction et du patrimoine subaquatique, ainsi que la recherche de solutions aux défis liés aux changements climatiques et au trafic illicite de biens culturels, en plus du renforcement des politiques culturelles et des industries créatives.

    Enfin, dans le domaine de la consolidation de la paix et de la gestion des crises, les dispositions du mémorandum portent sur la coopération visant à renforcer la cohésion sociale, à lutter contre la désinformation et toutes les formes de discrimination, et à soutenir les communautés vulnérables à travers plusieurs programmes, notamment le programme de formation de l’ICESCO en leadership pour la paix et la sécurité (LTIPS).

    Il convient de rappeler que cet accord s’inscrit dans le cadre de l’accord général conclu entre l’ICESCO et l’UNESCO, signé en juillet 1985 et renouvelé en 2010, 2015 et 2019.