**Al-Anani déclare que le président al-Sissi parrainera en 2020 une conférence internationale commune avec l’ICESCO
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde
Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a souligné que
l’escalade des crimes de trafic illicite des biens culturels et l’augmentation soutenue
du nombre des marchés électroniques et des enchères qui voient le jour
quotidiennement sur les réseaux sociaux, appelle à l’élaboration de lois, législations
et pactes pertinents et à la fédération des efforts pour renforcer l’ordre
moral dans le traitement de ces biens culturels.
Il s’agit des propos du Directeur général lors de la séance
d’ouverture de la Conférence virtuelle sur la lutte contre le trafic illicite
des biens culturels, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui, avec la
participation de nombre de ministres et d’éminents experts en antiquités. Durant
cette Conférence, tenue par l’ICESCO en coopération avec le ministère égyptien
du Tourisme et des Antiquités, Dr AlMalik a également précisé que le patrimoine
culturel dans le monde islamique est menacé par de nombreux dangers et qu’il
est exposé sans aucun obstacle dans les enchères publiques sur les réseaux
sociaux.
Il a aussi souligné que compte tenu de toutes les conditions qui présagent
que notre patrimoine culturel unique est menacé d’une catastrophe, l’ICESCO s’engage
à travailler sans relâche pour soutenir les Etats membres et d’autres pays, afin
de lutter contre les crimes de trafic illicite des biens culturels. Et
d’ajouter que cette Conférence est la première étape pour renforcer les
capacités dans le but d’établir des mécanismes appropriés à même de mettre fin
aux ventes illicites.
De son côté, Dr Khaled Al-Anani, ministre égyptien du Tourisme et
des Antiquités, a annoncé dans son allocution la tenue d’une conférence
internationale présentielle sur la lutte contre le trafic illicite des biens
culturels, en coopération avec l’ICESCO, que l’Egypte abritera sous le haut
patronage de S.E. M. Abdelfatah al-Sissi, et dont la date sera convenue
ultérieurement. Dr Al-Anani a également affirmé la prédisposition de l’Egypte à
contribuer à l’élaboration d’une déclaration publiée par l’ICESCO lors de ladite
conférence, dans le cadre d’un petit groupe de travail.
Pour
sa part, le ministre égyptien a exprimé sa confiance que la Conférence
internationale virtuelle tenue par l’ICESCO aujourd’hui sera un tournant pour
le soutien de la coopération entre les pays, le but étant de lutter contre le
vol d’antiquités et le trafic illicite des biens culturels. Pour ce faire,
a-t-il précisé, il s’agit de créer les cadres et systèmes institutionnels
nécessaires, et de coopérer pour lutter contre le trafic de ces biens et
récupérer les antiquités ayant quitté illégalement leur patrie d’origine.
De
même, le Directeur général de l’ICESCO a salué le patronage par le Président
al-Sissi de la prochaine Conférence internationale sur la lutte contre le
trafic illicite des biens culturels, louant les efforts de l’Egypte dans la
restitution de ses antiquités pillées.
Au
cours de quatre séances de travail qui ont suivi la séance d’ouverture, la Conférence
virtuelle a débattu de cette question sous tous ses aspects ; la première
séance a traité de la situation actuelle du trafic illicite des biens culturels
dans le monde islamique, et a connu l’intervention de Dr Hassan Nazim, ministre
irakien de la Culture, du Tourisme et des Antiquités, sur les défis auxquels le
patrimoine irakien a été confronté après 2003.
M.
Jean Michel Abimbola, ministre béninois du Tourisme, de la Culture et des Arts,
a souligné que son pays était victime du trafic illicite de biens en raison du
colonialisme, tandis que M. Abdellah Afifi, représentant du ministère marocain
de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, a déclaré que le Maroc avait
réussi à restituer 35.000 artefacts, indiquant qu’une loi est actuellement en
cours d’élaboration pour protéger les antiquités. Mme Elena Viakujani,
représentante du ministère grec de la Culture et des Sports, a noté que son
pays avait conclu un certain nombre d’accords bilatéraux et multilatéraux pour
protéger les biens culturels, alors que M. Roberto Ricardi, représentant du
ministère italien de la Culture et du Tourisme, a déclaré que l’Italie dispose
d’une base de données de ses biens culturels, afin de faciliter la restitution
de toute pièce qui a été pillée.