Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a reçu, hier au siège de l’Organisation à Rabat, M. Azzeddine El Midawi, Président de l’Université Ibn Tofail de Kénitra, Président de la Conférence des présidents des universités marocaines, avec lequel il a examiné les perspectives de coopération entre les deux parties et les autres universités marocaines, dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture.
Au cours de cet entretien, auquel ont assisté nombre de directeurs de secteur et conseillers du Directeur général, Dr AlMalik a passé en revue les principales orientations de la nouvelle vision de l’ICESCO, qui met l’accent sur le rôle pionnier des universités dans la réalisation du développement des sociétés et l’accélération de la croissance économique des pays. Il a également réitéré la volonté permanente de l’Organisation de soutenir les programmes pionniers dans les universités marocaines et celles du monde islamique en général, d’avancer dans la coordination du partenariat, de la coopération et de l’intégration entre elles et de développer les mécanismes de communication et le réseautage universitaire et académique.
Le Directeur général a présenté un aperçu de certaines initiatives y afférentes, y compris l’initiative de l’ICESCO visant à la qualification des jeunes futurs leaders dans le monde islamique, en accueillant à son siège une élite de jeunes universitaires à qui l’ICESCO offre de grandes opportunités d’approfondir leur formation et d’acquérir diverses expériences dans le travail institutionnel international fondé sur une plus grande ouverture aux Etats non membres, aux organisations et organes internationaux et aux institutions de la société civile, ce qui leur permettra d’assumer à l’avenir des responsabilités de leadership dans leur pays.
De son côté, le Président de l’Université Ibn Tofail a salué la présence de l’ICESCO et le travail distingué qu’elle propose dans ses domaines de compétence, notamment l’ouverture aux universités et étudiants du Royaume du Maroc et d’autres pays du monde islamique.
La réunion a traité des divers domaines de la coopération, y compris le lancement de l’élaboration d’un accord relatif à la création de la chaire ICESCO à l’Université Ibn Tofail dans le domaine de la culture, des arts et de la civilisation, prévue en novembre 2020, de manière à renforcer le partenariat entre l’Organisation et l’Université, et d’être en ligne avec le programme de développement des chaires universitaires de l’ICESCO.
La rencontre a été, de l’Université d’Ibn Tufail, par Mme Sanaa El Ghawati, professeur à la Faculté des lettres et des sciences humaines et candidate à la présidence de la chaire ICESCO à l’Université.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) à souligner qu’il reste encore beaucoup de travail à réaliser pour faire connaître l’image de la civilisation islamique, présenter ses figures, ainsi que mettre en valeur le rôle civilisationnel majeur qu’elle a joué à travers les âges et ses contributions à la civilisation humaine. Et d’indiquer que l’ICESCO œuvre, dans le cadre de sa nouvelle vision, à promouvoir la véritable image de notre civilisation, à travers la préservation de notre patrimoine et la présentation de ses figures.
Il s’agit des propos du Directeur général, prononcés dans son message vidéo lors de la séance d’ouverture de la Conférence internationale sur la commémoration du 700ème anniversaire de l’éminent savant et poète Kamal Khujandi. Cet événement a été organisé aujourd’hui par le Ministère des Affaires extérieures de la République du Tadjikistan, en présence de S.E. le Président tadjikistanais M. Emomali Rahmon et de hauts responsables d’Etat. De même, Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, a également adressé un message vidéo à l’occasion de cet anniversaire.
Au début de son allocution, Dr AlMalik a félicité, en son nom et au nom du personnel de l’ICESCO, S.E. le Président le peuple du Tadjikistan pour la tenue de cette importante Conférence internationale, en commémoration de l’un des plus grands savants du monde islamique et d’ailleurs, qui a considérablement influencé ses successeurs. Cette célébration vient mettre en avant le rôle important de la République et sa contribution remarquable à l’histoire du monde islamique, a-t-il ajouté.
Le Directeur général a également souligné l’importance de la philosophie islamique et le rôle exceptionnel de ses pionniers tout au long de l’histoire de la civilisation islamique dans l’édification de celle-ci, dont l’influence a atteint toutes les nations du monde et enrichi le patrimoine civilisationnel humain. Et d’ajouter en ces termes : « Bien que l’exactitude de l’histoire dépende de ses auteurs, le mensonge ne peut guère dissimuler la vérité. Peu importe combien de temps les vérités historiques sont éclipsées, elles brilleront à nouveau et étonneront le monde par la grandeur de la science, de la littérature et des arts ».
Il a également indiqué que la vision de l’ICESCO a pour but de présenter à nos jeunes générations la beauté visible de la civilisation islamique afin de les sensibiliser à la grandeur de leur civilisation et de commémorer les figures de l’art, de la pensée, de la philosophie, de la médecine et d’autres domaines qui ont marqué de manière significative la civilisation humaine et contribué à son avancement. L’objectif, a-t-il précisé, est d’unifier les avis sur le monde islamique, conformément aux efforts déployés par les Etats membres pour préserver notre patrimoine culturel et civilisationnel.
Pour conclure, le Directeur général a réitéré son appel à la République du Tadjikistan afin qu’elle adhère au projet de l’ICESCO, celui d’élaborer l’Encyclopédie numérique de la civilisation islamique.
Dr Salim M.
AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour
l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) a reçu, hier au siège de l’Organisation à Rabat, M. Jamal
Eddine Aloua, Secrétaire général par intérim de la Commission nationale
marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture, ainsi qu’une délégation
composée des représentants des deux associations marocaines « Cœurs Blancs »
et « Al Amal pour le développement social ». Lors d’une cérémonie
tenue à cette occasion, l’ICESCO a offert des livres à l’association Al Amal
pour les remettre aux lauréats du concours de récitation du Saint Coran,
organisé en Ramadan 1441H.
Lors de cette
entrevue, Dr AlMalik a souligné la volonté de l’ICESCO de coopérer et établir
des partenariats avec les institutions et organisations de la société civile,
en application des nouvelles vision et stratégie d’action qui repose sur
l’ouverture à tous en vue de servir les citoyens des Etats membres et les communautés
musulmanes à travers le monde. Et de préciser que l’ICESCO s’efforce de
soutenir ces institutions et organisations, de même qu’elle est prédisposée à accueillir
toute activité qu’elles organisent en matière d’éducation, de sciences et de
culture.
Dr AlMalik s’est
également félicité du partenariat remarquable entre l’ICESCO et la Commission
précitée, et des programmes coorganisés en temps de Corona dans différentes
régions du Royaume.
De son côté, M.
Jamal Eddine Aloua a exprimé ses remerciements à l’ICESCO et à son Directeur
général, en son nom et au nom de M. Saaïd Amzazi, Président de la Commission nationale
marocaine, Ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle,
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole
officiel du gouvernement marocain, pour les efforts consentis par
l’Organisation en vue de développer les domaines de l’éducation, de
l’enseignement, des sciences et de la culture, ainsi que pour son soutien aux
institutions marocaines de la société civile, en particulier les institutions
féminines de travail.
En outre, les
représentants des deux associations marocaines ont remercié le Directeur
général de l’ICESCO pour cette rencontre et pour les efforts de celle-ci visant
à soutenir les institutions de la société civile au Maroc. Ils ont aussi
souligné la volonté de ces organismes de travailler avec l’ICESCO en vue de
soutenir les jeunes désirant apprendre et travailler sur le terrain.
Il a été
convenu lors de cette réunion d’organiser au siège de l’ICESCO une rencontre
des ONG marocaines et des institutions de la société civile, après la
disparition de la pandémie de COVID-19, en coopération entre l’Organisation et
la Commission nationale marocaine, afin de discuter des problèmes de ces
institutions et examiner les idées proposées pour développer leur action.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a appelé les organisations internationales œuvrant dans le patrimoine à créer « Le réseau international de soutien au patrimoine en péril », qui sera supervisé par un comité scientifique et de coordination, composé des représentants de chaque organisation. Le réseau disposerait également, a-t-il précisé, d’un fonds commun pour soutenir les sites et monuments touchés par la pandémie de COVID-19 et d’autres crises.
Il s’agit des propos du Directeur général lors de la séance d’ouverture de la réunion de coordination, tenue hier en visioconférence par l’Organisation arabe pour l’Education, la Culture et les Sciences (ALECSO), en vue de mettre en place un plan d’urgence pour sauver le patrimoine humain endommagé par les catastrophes naturelles et autres pandémies. Ont pris part à cette réunion nombre de responsables et experts en musées et patrimoine.
Dr AlMalik a également indiqué que l’infrastructure fragile, la faible formation des ressources humaines et le manque d’entretien des sites patrimoniaux constituent, dans de nombreux cas, un défi empêchant la durabilité du droit de profiter des créations de l’homme à travers l’histoire. Il a en outre ajouté que la plupart des sites du patrimoine culturel dans le monde sont encore fermés en raison de la pandémie, et un grand nombre de zones archéologiques de Napata et Méroé en République du Soudan sont exposées à des menaces sans précédent en raison des récentes inondations, lesquelles pourraient entraîner la disparition des vestiges de cette civilisation qui a régné sur la région pendant 700 ans.
Sans compter que plus de 640 bâtiments historiques de l’ancienne ville de Beyrouth ont été partiellement endommagés à cause de l’explosion du port de la ville, et près de 60 d’entre eux risquent de s’effondrer totalement dans quelques mois s’ils ne sont pas entretenus, a-t-il précisé.
De même, le Directeur général de l’ICESCO a souligné que celle-ci s’est engagée à travailler dur pour soutenir les Etats membres et non membres, à intervenir rapidement et d’urgence pour préserver le patrimoine des peuples et des nations, à la lumière des conditions actuelles qui menacent le patrimoine culturel mondial.
A cet égard, Dr AlMalik a indiqué : « L’ICESCO a créé le Fonds du patrimoine dans le monde islamique, et a alloué une somme initiale de 250.000 dollars, pour soutenir des projets de protection du patrimoine humain. Elle a également consacré 100.000 dollars pour contribuer à la protection et la restauration des sites archéologiques touchés par les inondations au Soudan, et 100.000 dollars pour soutenir les établissements d’enseignement culturel au Liban. L’Organisation a aussi alloué un million de dollars américains pour restaurer les collections de 30 musées affectés par la crise de COVID-19 dans les pays du monde islamique ».
Au terme de son intervention, le Directeur général a réitéré la prédisposition de l’ICESCO à coopérer et à établir des partenariats avec toutes les organisations œuvrant dans le domaine du patrimoine, en appelant à tenir au plus vite une réunion de coordination d’experts pour examiner la création du « Réseau international de soutien au patrimoine en péril », au siège de l’ICESCO, dans le but de contrôler les violations à l’encontre du patrimoine, et d’élaborer un plan stratégique prospectif international pertinent en fonction d’indicateurs scientifiques précis.
A l’occasion de la Journée internationale de la fille (célébrée le 11 octobre), l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) a indiqué avoir lancé, dans le cadre de sa nouvelle vision, des politiques et programmes de mise en œuvre ambitieux, en vue de promouvoir l’égalité des chances pour les filles dans les Etats membres, et leur permettre de contribuer à un développement global et à un changement positif.
Ainsi, l’Organisation atteint les principaux objectifs stratégiques de réalisation de la prospérité et du développement global positif, à travers l’amélioration de la vie de millions de filles victimes de conflits armés et de traditions dépassées et incompatibles avec l’esprit de l’Islam et de notre ère.
L’objectif de la célébration de cette Journée mondiale est de mettre en lumière les violations les plus importantes auxquelles les jeunes filles sont confrontées à travers le monde.
Compte tenu de ses rôles en matière de développement et de sensibilisation, l’ICESCO se joint à ces nobles efforts humanitaires et mobilise ses capacités pour garantir le droit de toutes les filles de vivre dans la dignité, à l’égalité des chances et la non-discrimination fondée sur le sexe, et leur permettre d’occuper des postes de direction dans tous les domaines vitaux.
L’ICESCO appelle également tous les Etats membres, les institutions gouvernementales et les ONGs à fédérer leurs efforts pour renforcer les engagements internationaux sur les droits de l’homme et les droits des enfants et des femmes, à se concentrer sur des stratégies et programmes avérés, notamment l’amélioration de l’accès des filles à l’éducation inclusive de qualité et aux services de santé, le développement des compétences, et l’éducation des parents et des communautés sur les dangers du mariage précoce et forcé des filles. Il s’agit également de l’application de lois équitables concernant la fixation de l’âge du mariage, de sorte que les jeunes filles se marient si elles sont prêtes physiquement et moralement, et ont reçu l’éducation nécessaire. L’ICESCO appelle aussi à la nécessité d’abolir les traditions associées aux mutilations génitales féminines, à la promotion d’attitudes équitables entre les sexes, et à l’élaboration et la mise en œuvre de politiques solidaires et sociales pour le soutien économique aux familles.
Le but de ces mesures est d’assurer la participation, large et égale, des filles à l’élaboration et à la gestion des plans et projets nationaux de développement, de respecter leurs points de vue en termes de leurs droits, de mettre en place des mécanismes de contrôle et de suivi de toute formes de violence à leur encontre et prendre les mesures législatives et punitives nécessaires pour la prévenir et la combattre. Ces mesures visent aussi à leur assurer l’éducation, l’enseignement, la santé et l’insertion sociale. A cette occasion, l’ICESCO a le plaisir de présenter nombre de ses efforts visant à autonomiser les jeunes filles :
_ « Camps d’excellences Scientifiques/STEM »
_« Programme d’apprentissage tout au long de la vie »
_« Concours international de la petite histoire et du dessin »
_« Soutien aux filles dans les maisons de jeunesse au temps de la COVID-19 »
_« Technovation Challenge Morocco »
_Assistance au « Projet SOAR ».
Au cours de la crise multidimensionnelle de la COVID-19, l’ICESCO a accompagné plus de 24 Etats membres non seulement pour assurer la continuité de l’éducation des élèves et étudiants par la mise à disposition d’outils technologiques, mais aussi à bénéficier d’une aide humanitaire d’urgence constituée de produits d’hygiène et de denrées alimentaires pour les enfants et familles vulnérables.
L’ICESCO déclarera 2021 Année de la femme, en reconnaissance de ses efforts lors de la pandémie de COVID-19
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a appelé à l’élaboration d’une vision prospective qui ferait des femmes et des filles un choix stratégique ferme dans tous les projets de développement durable dans les pays du monde islamique. Il a exhorté à ce que le terme « autonomisation » soit défini plus précisément, ainsi que la contribution des femmes à son élaboration de manière participative afin d’occuper la position honorable qui leur convient, soulignant que les femmes sont un pilier fondamental de l’édification de la société.
Ces propos relèvent de son allocution prononcée à la séance d’ouverture du Forum international pour l’autonomisation économique des femmes et des filles, tenu aujourd’hui, en mode présentiel à Rabat, par le ministère marocain de la Solidarité, du Développement social, de l’Egalité et de la Famille, sous le thème : « Maroc de l’autonomisation des femmes et des filles », et présidé par Dr Saad Dine El Othmani, Chef du gouvernement marocain, en présence de plusieurs ministres et chefs de mission diplomatiques et d’organisation internationale. Y ont également pris part à distance un groupe de ministres concernés par les affaires féminines de plusieurs pays, ainsi que des représentants d’organismes internationaux et nationaux.
Dans son allocution, le Directeur général a salué les efforts du Maroc pour l’intégration et autonomisation considérables des femmes, sous la direction et les orientations avérées de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste ; orientations que le gouvernement s’emploie à concrétiser dans divers domaines, notant que l’autonomisation des femmes marocaines est un choix stratégique depuis l’indépendance, et qu’elle se poursuit à un rythme accéléré jusqu’à aujourd’hui. Et d’ajouter que le taux d’analphabétisme a diminué de moitié au cours des 50 dernières années, et que le Maroc est fier des progrès accomplis par les femmes marocaines, ce qui leur a permis d’accéder à des postes de direction à l’intérieur et à l’extérieur du Maroc.
Dr AlMalik a annoncé que l’ICESCO déclarera 2021 Année de la femme, en reconnaissance de ses efforts et en renforcement de sa position et du dévouement dont elle fait montre pendant la pandémie de COVID-19. Il a souligné que l’Organisation continue à appliquer le principe d’équité pour les femmes à tous les postes de responsabilité, à un taux qui représente actuellement 45% du nombre total d’employé(e)s, et que l’ICESCO continue de drainer les compétences féminines talentueuses pour égaliser le pourcentage.
Et de souligner que les opportunités offertes par cette pandémie devraient être investies afin de protéger les droits des femmes et soutenir leurs conditions économiques, d’autant plus que les femmes ont présenté pendant le confinement à domicile l’exemple de leur leadership et étaient en première ligne de défense face à l’épidémie dans divers secteurs, tels que la santé, l’éducation et l’économie. Il a noté que la proportion des femmes marocaines travaillant dans la santé représente 57%, alors que ce taux atteint 64% dans le secteur social.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a effectué une visite officielle à l’ancienne ville d’Assilah, au cours de laquelle il a inspecté un certain nombre de bâtiments historiques, ruelles et quartiers, considérés comme le plus grand musée ouvert du Royaume du Maroc.
Au cours de cette tournée, dans laquelle il était accompagné de M. Yassin Esbouya, Coordinateur général du Forum méditerranéen de la jeunesse au Maroc, le Directeur général de l’ICESCO a exprimé son admiration pour le modèle unique présenté par la médina et en a fait une destination pour les intellectuels et les touristes du monde entier, de même que les peintures murales artistiques excellentes de la ville et du Palais de la Culture d’Assilah, avec ses joyaux artistiques, et les espaces dédiés à la peinture, à la sculpture et à d’autres domaines créatifs.
La visite officielle de Dr AlMalik à Assilah incluait également une visite du centre-ville et de ses rues et jardins, qui portent les noms des écrivains les plus éminents et comprennent des œuvres d’art et des sculptures, en plus de la bibliothèque Prince Bandar bin Sultan avec ses installations et salles distinctes.
Il est à noter que la visite officielle du Directeur général est intervenue après sa participation à l’ouverture de la session de formation « Planification stratégique par hypothèses au service des décideurs », tenue par l’ICESCO en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer et le Forum méditerranéen de la jeunesse, au profit des associations et institutions de la société civile.
Elle se poursuivra pendant deux jours au Centre Hassan II pour les forums internationaux de la ville, inauguré par M. Mohammed Benaïssa, Président de la commune d’Assilah et Secrétaire général de la Fondation Forum d’Assilah, ainsi que M. Stephen Kruger, Directeur de la Fondation Konrad Adenauer au Maroc.
Ont débuté, aujourd’hui
à Assilah au Royaume du Maroc, les travaux de la session de formation sous le
thème : « La planification stratégique par les hypothèses au service
des décideurs », tenu par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education,
les Sciences et la Culture (ICESCO) en partenariat avec la Fondation Konrad
Adenauer et le Forum méditerranéen de la jeunesse, au profit des associations
et institutions de la société civile.
La session s’étale
sur deux jours et s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large et plus
complet, que le Centre de prospective stratégique de l’ICESCO a commencé à
mettre en œuvre par la tenue de sessions similaires dans nombre d’Etats membres
de l’Organisation, au profit des universités, entreprises, institutions et associations
de la société civile.
Dans son allocution
lors de la séance inaugurale de cette session, Dr Salim M. AlMalik, Directeur
général de l’ICESCO, a affirmé que le programme de travail de la session
exprime une approche majeure à partir des orientations de la nouvelle vision de
l’ICESCO, basée sur la promotion d’une culture d’anticipation et de
renforcement des capacités des individus et institutions à prévoir l’avenir, à
travers une approche participative et une réflexion collective et constructive.
Il a expliqué
que cette approche dépend des capacités des jeunes et s’appuie sur leurs
compétences, ce qui est en ligne avec la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed
VI, que Dieu l’assiste ; vision qu’il avait exprimée lors de son discours
du Trône en expliquant sa confiance en la jeunesse marocaine et leur force pour
construire un avenir prospère.
Le Directeur
général de l’ICESCO a souligné que la phase actuelle, à la lumière de la
pandémie de COVID-19, est une étape délicate pleine des changements
fondamentaux à venir que nous devons traiter de manière proactive pour en
récolter les fruits et en prévenir les dommages car, a-t-il ajouté, les crises
créent souvent de l’espoir, nous encouragent à agir et nous donnent des leçons
éloquentes dont nous pouvons nous inspirer pour construire l’avenir radieux et
les communautés que nous voulons.
Il a ajouté que
l’Organisation cherche à soutenir ses Etats membres pour les aider à surmonter
les crises, relever les défis et mieux gérer les variables, en resserrant la
décision stratégique et en adoptant les derniers moyens scientifiques
disponibles pour planifier et façonner l’avenir. Il s’agit notamment de l’approche
proactive basée sur la prospective stratégique.
Dans son allocution,
M. Yassin Esbouya, Coordinateur général du Forum Méditerranéen de la Jeunesse
au Maroc, a déclaré que la prise de décision est la base de tout succès, et que
chaque décision doit se fonder sur des données et études approfondies,
indiquant que l’étape actuelle associée à la COVID-19 est une étape critique et
que cette formation est une opportunité de mise à profit et d’échange de points
de vue sur la prospective stratégique. Il a remercié l’ICESCO, son Directeur
général et la Fondation Konrad Adenauer pour la tenue de cette session, et remercié
également les jeunes volontaires du Forum Méditerranéen de la Jeunesse.
M. Mohammed Benaïssa,
Président de la commune d’Assilah et Secrétaire général de la Fondation « Forum
d’Assilah », a au début de son discours souhaité la bienvenue au Directeur
général de l’ICESCO, exprimant sa gratitude pour le travail distingué de l’Organisation
dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture. Il a également
souhaité la bienvenue au Directeur de la Fondation Konrad Adenauer au Maroc et
aux participants, soulignant que le thème de cet événement est intéressant et encourage
à la contemplation de l’avenir, notamment avec beaucoup de discussions sur la
jeunesse, le futur et la stratégie. Et de préciser que nous devons savoir qui
nous sommes, ce que nous voulons et quelles visions nous cherchons à mettre en
œuvre pour atteindre nos objectifs.
Il a ajouté : « J’espère
qu’il y aura un colloque sur le travail de terrain et la prospective
stratégique, car sans un projet de terrain il n’y aura pas de grand succès. Nous
vivons actuellement dans une nouvelle culture, celle du virtuel ; le monde
est en développement rapide et beaucoup de choses sont en disparition ;
nous devons donc partir de la réalité lorsque nous pensons à l’avenir, l’analyser
avec beaucoup de réalisme, d’impartialité et d’objectivité.
De sa part, M.
Stephen Kruger, Directeur de la Fondation Konrad Adenauer au Maroc, a déclaré
dans son discours qu’il se félicitait de la coopération constructive entre l’ICESCO
et la Fondation, exprimée par les travaux de cette session. Il a précisé que cette
dernière est un maillon dans une série de sessions très importantes, surtout au
stade actuel que traverse le monde en raison de la pandémie de COVID-19. Et d’indiquer
que cette session bénéficie à groupe distingué du personnel des associations et
institutions de la société civile de différentes régions du Royaume du Maroc.
Le modérateur de
cette session, Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de Prospective stratégique
de l’ICESCO et expert international en prospective et sciences de l’avenir, a
déclaré que le programme de qualification répond aux exigences de la situation
mondiale actuelle et à ses implications pour les processus de planification, afin
de former les cadres à même de prendre des décisions dans leurs domaines de
travail, sur la base d’études et données scientifiques. La crise mondiale due à
cette pandémie, a-t-il ajouté, a confirmé l’importance du rôle de la prospective
stratégique dans la prédiction des hypothèses futures possibles et l’aide aux
dirigeants de divers domaines à prendre des décisions stratégiques, ainsi que
la contribution à réduire les risques futurs.
Il est à noter que cet événement est le deuxième d’une série de sessions, précédée d’une session antérieure à Ifrane, au Royaume du Maroc, au profit d’un certain nombre de cadres et professeurs de l’Université Al Akhawayn.
Prenant note de la signature par le Royaume du Maroc et le Bureau des Nations Unies pour la Lutte contre le Terrorisme d’un accord pour l’établissement à Rabat d’un Bureau onusien pour la lutte contre le terrorisme en Afrique, l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) apprécie les résultats de cet accord et salue les efforts considérables du Royaume du Maroc, sous les directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le préserve.
Cet accord constitue une reconnaissance de l’approche inclusive et anticipative efficace adoptée par le Maroc dans la lutte contre le terrorisme, couvrant trois aspects : une approche sécuritaire, une approche socioéconomique et une approche culturelle et religieuse.
A cet égard, l’Organisation déclare sa prédisposition à contribuer à ces efforts internationaux et à participer à la mise en œuvre de cette stratégie onusienne au profit des Etats membres.
Elle rappelle également qu’elle a signé un accord de partenariat stratégique dans le cadre de sa convention avec la Rabita Mohammadia des Oulémas, en vertu duquel les deux parties coopèrent sur trois niveaux principaux, à savoir :
1) Réseautage avec les universités et instituts de recherche.
2) Formation dans le domaine de la décomposition du discours d’extrémisme et de surenchère.
3) Publication et traduction de moyens éducatifs en matière de décomposition dudit discours.
L’Organisation souligne également que ce partenariat stratégique prend compte de l’importance des dimensions civilisationnelles dans le traitement du phénomène de terrorisme, à travers des moyens éducatifs et culturels, des moyens socioéconomiques et des moyens religieux, et ce, dans la décomposition du discours d’extrémisme et l’immunisation des catégories ciblées contre toute pénétration.
Il s’agit également d’élaborer des programmes spécialisés dans le domaine des références idéologiques.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a appelé la communauté internationale à concevoir de nouveaux mécanismes à même de soutenir et développer la législation nationale et les accords internationaux pour lutter contre le crime du trafic illicite des biens culturels, en notant la nécessiter de mettre en œuvre ces mécanismes. Il a souligné aussi que malgré les efforts déployés à cet égard, le taux des crimes contre le patrimoine ne cesse d’accroitre, au point qu’il est devenu source de financement du terrorisme et synonyme de blanchiment d’argent.
Ces déclarations émanent de l’allocution que Dr AlMalik a prononcée à la séance d’ouverture du webinaire international intitulé : « La Convention UNIDROIT de 1995 – Les biens culturels au carrefour des droits et des intérêts ». Tenu aujourd’hui par l’Institut international pour l’unification du droit privé (UNIDROIT), à l’occasion du 25ème anniversaire de la signature de cette Convention, ce webinaire a connu la participation de représentants d’un grand nombre d’organismes et organisations internationaux travaillant dans le domaine du patrimoine.
Dr AlMalik a expliqué que le défi auquel la législation et les accords relatifs à la préservation du patrimoine des pays sont confrontés réside dans la commercialisation en ligne et les salles des enchères qui se multiplient de jour en jour sur les réseaux sociaux, ce qui rend aujourd’hui le commerce illicite des biens culturels davantage complexe à travers la technologie moderne. Et d’indiquer que le patrimoine culturel fait face à de graves menaces, en particulier le vol et le pillage, en l’absence d’une conscience sociale de l’importance du patrimoine, ainsi que du grave impact de ces crimes, qui sont parmi les plus organisés au monde, sur les économies et les institutions publiques.
Le Directeur général de l’ICESCO a déclaré que celle-ci a créé, dans son Centre de patrimoine dans le monde islamique, une unité spéciale pour aider les Etats membres et non membres à restituer leurs patrimoine et biens culturels pillés, de même qu’une autre unité spéciale afin de tirer parti de l’intelligence artificielle et ses applications dans les domaines du patrimoine, ce qui contribuera à développer des mécanismes de lutte contre ces crimes et à protéger les sites patrimoniaux et les musées.
Il a ajouté que la protection et la préservation du patrimoine font partie des priorités de l’ICESCO, et que cette dernière a alloué 1 M $US pour restaurer les collections de 30 musées dans les Etats membres. Il a aussi annoncé le soutien de l’Organisation à la restauration des sites patrimoniaux et des musées au Liban et au Soudan, suite à l’explosion de Beyrouth et aux inondations de Khartoum, en faisant don de 100 mille dollars à chacun des deux pays. Et de souligner que l’ICESCO s’est engagée à s’associer à UNIDROIT pour demander l’adhésion à cette Convention des Etats membres qui n’ont pas encore signé l’accord de 1995.
Dr AlMalik a conclu son allocution qu’il est regrettable que les enfants n’apprennent à connaître les biens culturels de leur pays qu’en les exposant dans d’autres pays, et qu’il est nécessaire de les informer sur ces biens et sur la possibilité de leur restitution, car les joyaux du patrimoine ne brillent de leur éclat que dans leur pays d’origine.
A noter que la Convention UNIDROIT sur les biens culturels volés ou illicitement exportés (1995) est dans son premier texte une revendication internationale légale de restitution à leurs pays d’origine des biens culturels pillés et exportés illégalement. Cette convention comprend 21 articles expliquant le processus de restitution et ses obligations légales, ainsi que le rôle d’UNIDROIT dans ce domaine et une annexe introductive sur les biens culturels.