L’Organisation
du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) condamne
et déplore fermement l’attentat terroriste, qui a visé un centre éducatif à l’ouest
de Kaboul, capitale de la République islamique d’Afghanistan, et qui a fait des
dizaines de morts et de blessés.
À
cet égard, l’ICESCO réitère son rejet catégorique de ces actes criminels qui
violent toutes les lois et conventions internationales, en faisant des
établissements éducatifs la cible de leurs attaques brutales qui
mettent en péril l’accès de plusieurs jeunes à l’éducation. Cette dernière
constitue un droit fondamental garanti par le Pacte international relatif aux
droits économiques, sociaux et culturels, adopté en vertu de la résolution de
l’Assemblée générale des Nations Unies publiée le 16 décembre 1966.
De
même, l’Organisation présente ses sincères condoléances et sa profonde sympathie
aux familles des victimes et au peuple afghan. Elle affirme également son
soutien à la République islamique d’Afghanistan, un de ses États membres, pour réparer les conséquences
désastreuses de ce lâche acte terroriste et contribuer à la reconstruction du
centre éducatif endommagé, ainsi que d’appuyer les institutions éducatives pour
assurer la continuité du processus éducatif.
Au moment où les Musulmans du monde entier accueillent le mois de Rabii I 1442 H, qui coïncide avec la naissance du prophète Mohammad, Paix et Salut sur lui, envoyé comme guide et miséricorde pour l’Humanité, l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) suit avec inquiétude la progression de la diffamation systématique de la personne du Prophète dans le discours médiatique et politique de certains responsables officiels français. Les propos de ces derniers suscitent la colère, la tristesse et l’indignation chez plus d’un milliard et demi de Musulmans à travers le monde et attisent la haine entre les cultures et les peuples, sous des prétextes futiles qui ne sont conformes ni à la logique, ni la foi, ni la loi. Il s’agit du meurtre isolé commis par un extrémiste contre un citoyen français, professeur d’histoire et de géographie dans un établissement d’enseignement en France.
L’ICESCO condamne et dénonce ce crime odieux en lui réfutant toute justification religieuse. Elle le qualifie de violation flagrante des nobles principes de l’Islam qui considère un meurtre contre une seule personne de crime contre l’ensemble des humains. L’Organisation s’étonne de la persistance de certains responsables français à alimenter la confusion et les campagnes contre l’Islam, à opprimer les Musulmans français et à restreindre leur liberté religieuse par des politiques discriminatoires allant contre leurs pratiques religieuses. L’ICESCO se trouve également perplexe face à l’insistance de ces responsables à rediffuser ces caricatures sur les façades des bâtiments officiels et autres, à l’occasion de l’anniversaire du Prophète (PSL). Elle indique également que ces actions compromettent les fondements du dialogue, de la coexistence et de la paix entre les nations, les Etats et les peuples.
De même, l’Organisation affirmant sa position ferme de condamner tous les actes terroristes et de soutenir les victimes et leurs familles, elle appelle à être plus responsable et à s’abstenir d’employer l’Islam ou toute autre religion à des fins politiciennes, électoralistes et de surenchère médiatique.
Rappelant la décision de la Cour européenne rendue le 25 octobre 2018, selon laquelle « La diffamation du Prophète Mohammed dépasse les limites permises de la liberté d’expression », l’Organisation rejette catégoriquement l’accusation de terrorisme contre l’Islam ou toute autre religion. Elle déclare également que la diffamation des symboles sacrés des Musulmans ne relève pas de la liberté d’expression, mais plutôt un abus intentionnel qui compromet les efforts des Etats et des organisations internationales pour renforcer les fondements de dialogue et de paix mondiale, et appelle à mettre fin à ce comportement condamnable.
La véritable crise que traverse le monde aujourd’hui est la crise épidémique qui a touché des millions de personnes partout dans le monde, et qui a affecté les structures sanitaires des pays. Cette crise nécessite la fédération des efforts, la coopération, la solidarité et la fraternité humaine pour vaincre l’épidémie et porter aide aux nécessiteux. Les grandes religions monothéistes ont toujours été les premières à faire le nécessaire pour gagner la bataille de la dignité humaine pour apporter la paix intérieure et promouvoir l’équilibre spirituel des millions de personnes à travers le monde.
En application du protocole sanitaire en vigueur au
Royaume du Maroc, et en vue d’assurer la santé du personnel de l’ICESCO, Dr
Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde islamique pour
l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a donné ses instructions pour
que les membres du personnel subissent des tests de dépistage COVID-19 et que
l’ensemble du siège soit désinfecté après qu’un expert ait été testé positif
pour le virus.
Dr AlMalik a également annulé toutes les activités et
réunions prévues avec d’autres parties à l’intérieur et à l’extérieur du siège
afin d’assurer la santé de tous. Il a aussi exigé la tenue des réunions en
vidéoconférence pour assurer le bon fonctionnement de l’Organisation tout en
invitant les contacts de la personne infectée à se mettre en quarantaine
jusqu’à ce que les tests nécessaires soient effectués.
En outre, Dr AlMalik a appelé à la poursuite de la
mise en œuvre des mesures de précaution que l’ICESCO a strictement établies
depuis le début de la pandémie, conformément aux recommandations de
l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des autorités sanitaires
marocaines.
Dr Salim M. AlMalik Directeur général de l’Organisation du Monde
Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a appelé au
réexamen des systèmes éducatifs actuels et à l’élaboration d’un plan urgent,
dont le but est de faire face à l’impact de la pandémie de COVID-19 sur
l’éducation et aux crises potentielles de l’avenir, vu que le monde connait une
situation inédite qui a révélé la faiblesse de ses systèmes éducatifs.
Ces propos relèvent de
l’allocution que Dr AlMalik a prononcée à la réunion mondiale sur l’éducation post-COVID-19,
que l’UNESCO a tenue hier par visioconférence et à laquelle ont participé des
personnalités internationales de premier plan, des chefs de gouvernement ainsi
que des experts, spécialistes de l’éducation et autres acteurs intéressés par
l’action humanitaire.
Il a affirmé que l’ICESCO priorise dans son action la satisfaction des besoins de base, dont notamment le renforcement du financement de l’éducation et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication et des applications d’intelligence artificielle, afin de connecter les citoyens aux connaissances sources de savoir. Il s’agit également d’améliorer les services de santé, y compris la santé mentale, la nutrition, l’hygiène et l’assainissement, et d’aider les personnes les plus nécessiteuses en matière d’intégration en luttant contre la discrimination à leur égard.
Et d’expliquer que l’ICESCO a
renforcé ses aides humanitaires et sociales grâce à la mise en place de la
Coalition humanitaire globale, et qu’elle lancera bientôt un guide de santé
mentale et d’orientation psychosociale pour les familles, les communautés et
les acteurs éducatifs, notant que l’Organisation proclamera 2021 Année de la
femme et appelant toutes les organisations internationales à se joindre à cet
appel.
Dr AlMalik a conclu son allocution en ces termes : «Un oiseau ne peut voler avec une seule aile ; et si les filles, les femmes, les garçons, les hommes, les personnes marginalisées et les minorités bénéficient de l’éducation à pied d’égalité, nos communautés mondiales se hisseront en paix au niveau économique. Œuvrons donc ensemble pour un seul monde et une seule humanité. »
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et
la Culture (ICESCO) a participé au Forum international Hamdan pour
l’excellence, tenu en visioconférence par la Fondation Hamdan Bin Rashid Al
Maktoum pour la performance académique distinguée (Emirats Arabes Unis), en
présence de représentants d’organisations internationales, d’experts et de
spécialistes en éducation.
L’ICESCO a été représentée à cet évènement, qui a débuté ses
travaux le 18 octobre et les a clôturé hier, par le Secteur des Partenariats et
de la Coopération internationale. A cette occasion, Dr Said Ahmed Bah, Conseiller
du Directeur général aux partenariats et à la coopération internationale, a fait
un exposé sur le rôle du partenariat actuel entre l’Organisation et la
Fondation dans la promotion du secteur éducatif.
Il a également passé en revue les principales initiatives lancées
par l’ICESCO pendant la pandémie de COVID-19 dans les domaines de l’éducation, des
sciences et de la culture, en tête desquelles figure le « Foyer numérique
de l’ICESCO », qui fournit un ensemble de mesures diversifiées et intégrées
sur l’assistance rapide de terrain et se fonde sur la conception de ressources
numériques exhaustives contenant certains outils de connaissances, tels que les
guides pédagogiques pour tous les niveaux, les logiciels et les contenus
pédagogiques, éducatifs, scientifiques et technologiques au profit des enfants
et adultes.
Et de souligner que l’initiative « Foyer numérique de l’ICESCO »
est un instrument de terrain ayant un impact direct, particulièrement sur les catégories
les plus vulnérables qui en bénéficient dans les Etats membres, et qu’elle
fournit également des outils de communication flexibles, des moyens
technologiques modernes et contenus numériques intégrés couvrant les différents
domaines d’action de l’Organisation.
Il convient de rappeler que la participation de l’ICESCO à ce Forum s’inscrit dans le cadre de sa coopération avec la Fondation, et de la mise en œuvre de l’Accord de partenariat stratégique entre les deux parties sur la création du « Fonds Hamdan Bin Rashid Al Maktoum pour soutenir l’ICESCO », ainsi que du « Prix Hamdan Bin Rashid Al Maktoum-ICESCO pour le bénévolat pour le développement des infrastructures éducatives dans le monde islamique », dont la nouvelle édition sera consacrée à la lutte contre la pandémie de COVID-19.
Le ministère de l’Economie, de la
Planification, du Développement et de la Coopération internationale du Tchad a
signé, le 20 octobre, un accord avec la Banque Arabe pour le Développement économique en
Afrique (BADEA) afin de soutenir les institutions d’enseignement de la langue
arabe en République du Tchad, dont le Centre pédagogique régional de l’ICESCO
dans la capitale N’Djamena.
Selon cet accord, conclu hier par Dr Issa Doubragne,
ministre tchadien de l’Economie, et Dr Sidi Ould Tah, Directeur général de la BADEA,
cette dernière soutiendra nombre de programmes du Centre pédagogique de l’ICESCO,
conçus par le Centre de l’ICESCO de langue arabe pour les non-arabophones.
Lesdits programmes comprennent des sessions de formation pour les enseignants
et assureront l’enseignement de l’arabe tant aux responsables administratifs au
Tchad qu’aux élèves des écoles francophones.
Ce financement aidera le Centre pédagogique de
l’ICESCO au Tchad à redoubler d’efforts dans l’enseignement de l’arabe aux non
arabophones et à soutenir la stratégie de bilinguisme que le gouvernement
tchadien adopte dans son système éducatif.
Après la signature de l’accord, le Directeur
général de la BADEA a visité ledit Centre pédagogique, où il s’est entretenu avec
son administration, ses enseignants et ses étudiants. Il s’est enquis notamment
de la nature du travail du Centre et des services qu’il fournit aux apprenants non-arabophones
de la langue arabe, ainsi que de la formation des enseignants spécialisés dans
ce domaine.
Le Directeur général de la BADEA a salué les efforts et le travail distingué de l’ICESCO en matière d’éducation, de sciences et de culture, ainsi que la création de son Centre pédagogique régional de N’Djamena, considéré comme l’institution la plus importante d’enseignement de l’arabe en République du Tchad.
Le jury du Prix
ICESCO pour la créativité, composé de Dr Mohamed Zinelabidine Directeur du
Secteur de la Culture et de la Communication, Dr Abdelilah Benarafa, Conseiller
culturel auprès du Directeur général, M. Najib Rhiati, Conseiller de la
Direction générale, et deux experts de l’ICESCO, Dr Osama Al Nahas, et M.
Mohamed Al Ansary, s’est réuni hier pour examiner les candidatures reçues aux
Prix ICESCO pour la nouvelle, la poésie, le dessin et la musique.
Après examen de
toutes les candidatures, le jury a sélectionné quinze (15) nouvelles dans sa
liste restreinte, dont six (6) sont rédigées en arabe, huit (8) en anglais et
une (1) en français, en plus de deux (2) œuvres musicales. De même, il a
indiqué que les résultats y afférents seront bientôt annoncés.
Ce concours
s’inscrit dans le cadre des initiatives et prix lancés par l’ICESCO lors de la
période de confinement, dû à la pandémie de COVID-19, et relève précisément de
l’initiative « La culture à distance ». Il vise à stimuler la
créativité chez les jeunes et à remonter leur moral dans les circonstances
sanitaires actuelles.
A noter que les Prix ICESCO portent sur plusieurs domaines créatifs, tels que les courts-métrages, le dessin et la nouvelle, et ont connu la participation de nombre de concurrents issus de différents pays du monde.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation
du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a
reçu, hier au siège de l’Organisation à Rabat, M. Abdullatif Al-Yahya,
Ambassadeur de l’Etat du Koweït auprès du Royaume du Maroc, avec lequel il a
examiné les moyens de développer la coopération entre les deux parties en
matière d’éducation, de sciences et de culture.
Au cours de cette entrevue, à laquelle ont
assisté nombre de chefs de secteur à l’ICESCO, Dr AlMalik a passé en revue les orientations
de la nouvelle vision et stratégie d’action de l’Organisation, ainsi que les
principales actions de développement et de modernisation menées pendant l’année
écoulée. Il s’agissait également des initiatives, activités et programmes
lancés et mis en œuvre par l’ICESCO afin de soutenir les Etats membres face aux
répercussions négatives de la pandémie de COVID-19 sur les trois domaines
précités.
Et d’expliquer que cette vision est fondée sur
plus d’ouverture, de coopération et de partenariat avec tous les acteurs, y
compris les Etats non membres et les organisations et organismes internationaux,
le but est de profiter aux citoyens des Etats membres et des communautés
musulmanes dans le monde. Aussi adopte-t-elle davantage de communication avec
les Etats membres afin de connaitre leurs besoins et priorités, de planifier
les programmes et de mettre en œuvre les activités nécessaires selon les
besoins respectifs de chaque Etat.
Le Directeur général a indiqué que l’Organisation
avait créé un certain nombre de centres spécialisés, dont le Centre de langue
arabe pour les non-arabophones et le Centre de prospective stratégique, qui
prépare actuellement quatre études importantes sur l’avenir du monde islamique,
l’avenir du continent africain, l’avenir de l’action culturelle et les défis de
l’intelligence artificielle dans les pays du monde islamique ; lesquelles études,
a-t-il ajouté, s’effectuent respectivement avec la participation d’experts
internationaux parmi les plus éminents. Il s’agit également du Centre du
patrimoine qui a jusqu’à présent inscrit 200 sites historiques des Etats
membres sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique.
De son côté, l’Ambassadeur koweïtien a
apprécié le travail exceptionnel de l’ICESCO, les initiatives pratiques qu’elle
avait lancées pendant la pandémie de la COVID-19 et son appui à ses Etats
membres face aux répercussions néfastes de cette pandémie. Il a aussi souligné la
volonté du Koweït de poursuivre la coopération constructive avec l’ICESCO dans
ses domaines de compétence.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde
Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a examiné hier
au siège de l’Organisation à Rabat, avec Dr Mostapha Bousmina, Président de
l’Université Euromed de Fès (UEMF), les perspectives de coopération entre les
deux parties, dans le cadre de la nouvelle vision et stratégie d’action de
l’Organisation.
Lors de cet entretien, qui a vu la présence de nombre de directeurs
de Secteur et conseillers du Directeur général de l’ICESCO, Dr AlMalik a passé
en revue les principales orientations de la vision de l’Organisation, reposant
sur l’ouverture aux organismes et institutions de la société civile, à savoir
les universités qui jouent un rôle pivot dans le développement des sociétés et
la réalisation de la croissance économique des pays. Et de souligner que
l’ICESCO est toujours prédisposée à soutenir les programmes pionniers des
universités du monde islamique, à renforcer la coordination, la coopération, et
la complémentarité entre celles-ci, et à développer les mécanismes de
communication et de réseautage universitaire et académique.
Le Directeur général a également présenté un aperçu de certaines
initiatives de l’Organisation en la matière, notamment l’initiative visant la
qualification des jeunes futurs leaders dans le monde islamique, en accueillant
à son siège une élite de jeunes universitaires à qui l’ICESCO offre de grandes
opportunités afin d’approfondir leur formation et d’acquérir diverses
expériences en matière de travail institutionnel international fondé sur une
plus large ouverture aux Etats non membres, aux organisations et organes
internationaux et aux institutions de la société civile. Ceci leur permettra notamment
d’assumer à l’avenir des rôles de leadership dans leur pays.
Pour sa part, le Président de l’UEMF a salué la nouvelle vision, le
développement et la modernisation de l’ICESCO, et s’est félicité de son
ouverture aux universités et de sa volonté de coopérer avec celles-ci au
service du monde islamique. Et d’ajouter que cette coopération souligne
l’importance de l’action de l’Organisation et son soutien aux Etats membres
dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture.
De même, les discussions ont portés sur les domaines de coopération
futurs, à savoir l’élaboration d’un accord sur la création d’une chaire ICESCO
au sein de l’UEMF, de manière à renforcer le partenariat entre les deux
parties, rapprocher les deux rives de la Méditerranée, et être en ligne avec le
programme de développement des chaires universitaires de l’ICESCO.
Ont pris part à cet entretien, de l’UEMF, Dr Abderrahman Tenkoul,
Doyen de la Faculté des Sciences humaines et sociales, et Mme Ghada Bouhlal,
Directrice de la Coopération et des Relations internationales.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde
Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a appelé les
ministres de la Culture et les parties compétentes dans le monde islamique à
prendre part à un programme que l’ICESCO supervisera et qui a pour objectif d’inscrire
conjointement tous les modèles de routes civilisationnelles et parcours
culturels historiques. Il les a également invités à présenter les dossiers
techniques d’inscription de tous les sites et éléments du patrimoine matériel
et immatériel de leurs pays sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique.
Ces propos relèvent de son allocution prononcée lors du webinaire
international sur « La consonance de la civilisation sur la route de la
soie » organisé, hier par visioconférence, par l’International
Turkic Academy au Kazakhstan, à l’occasion du 1150ème
anniversaire du philosophe Abu Nasr al-Farabi.
A cet égard, le Directeur général a annoncé un projet de programme mondial
de l’ICESCO pour les routes et les parcours, visant la détermination et
l’indexation de toutes les routes civilisationnelles, culturelles et
patrimoniales actuelles et futures. Et d’appeler les Etats membres de
l’Organisation ainsi que toutes les institutions culturelles et patrimoniales
régionales et internationales compétentes à adhérer à cette initiative et y
apporter leur appui.
Dr AlMalik a également souligné que l’ICESCO usera de ses
ressources et capacités pour assurer le succès de ce programme, et qu’elle est
prédisposée à coopérer dans les domaines de formation et de renforcement des
capacités. L’ICESCO s’engage en outre à octroyer des bourses aux étudiants pour
effectuer des recherches sur les routes et parcours civilisationnels dans le
monde islamique, a-t-il précisé.
De même, le Directeur général a indiqué que les routes
civilisationnelles ont toujours été un moyen pour édifier les civilisations,
renforcer les relations culturelles, assurer la communication entre les peuples
et instaurer les fondements de sécurité. Il a aussi souligné qu’aujourd’hui
nous avons vraiment besoin de ce type de routes, que nous devrions adapter pour
contribuer à la réalisation du développement durable. Et d’ajouter en ces
mots : « La route de la soie et d’autres étaient créées pour des
raisons généralement commerciales, mais avaient eu un impact sur l’échange
religieux et culturel. Je rappelle ici que la route du pèlerinage nous a légué
à elle seule un héritage littéraire et culturel très riche, à savoir les
voyages des pèlerins. Ces derniers notaient tout ce qu’ils observaient lors de
leurs voyages concernant les aspects historique, civilisationnel et
géographique ; lesquelles notes étaient tellement bien détaillées qu’elles
ont constitué une source de savoir pour les générations qui ont succédé à
travers l’histoire. »
Rappelons
qu’Abu Nasr al-Farabi est né en 874 à Farap en Turkistan, et fut un philosophe
musulman et un scientifique de renom, et que l’International Turkic Academy
a été fondée en 2009 au titre de la « Convention de Nakhitchevan » et
est basée à Noursoultan, capitale du Kazakhstan. Elle a été inaugurée en 2010
et œuvre dans les domaines des sciences et de l’enseignement.