La Fondation
Alwaleed Philanthropies, présidée par Son Altesse Royale le Prince Alwaleed bin
Talal bin Abdulaziz Al Saud, a alloué 2,3 millions de $US pour soutenir les
initiatives et projets de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education,
les Sciences et la Culture (ICESCO). Le but est de venir en aide à 10 pays
africains aux fins de lutte contre la pandémie de Corona (COVID-19) et de faire
face à ses répercussions négatives actuelles et futures.
A cet égard, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a remercié Son Altesse Royale le prince Alwaleed bin Talal et la Fondation Alwaleed Philanthropies pour ses efforts constructifs et continus, dont le dernier fut l’annonce de sa participation aux efforts mondiaux de lutte contre le Coronavirus, à travers un don généreux de 30 millions de $US. Ce montant a été dédié à diverses initiatives visant la lutte contre cette pandémie, en coopération avec un groupe d’organisations et partenaires internationaux, notamment l’ICESCO. S.A.R. a aussi indiqué que la coopération entre la Fondation et l’ICESCO se poursuit ; les deux institutions ayant auparavant coorganisé des caravanes médicosociales au profit des catégories les plus nécessiteuses dans plusieurs Etats membres.
La Fondation Alwaleed Philanthropies
avait annoncé que sa coopération fructueuse avec l’ICESCO visait à aider au
soulagement des souffrances causées par les répercussions économiques de la
propagation du Coronavirus, et à sensibiliser à l’importance de l’hygiène dans
les pays en développement. Elle a précisé aussi que le montant alloué au
soutien aux plans de l’ICESCO pour la lutte contre cette pandémie et l’atténuation
de ses répercussions permettra de renforcer les capacités locales de
fabrication des produits d’hygiène personnelle et d’équipements de protection
en Afrique, ainsi que l’autonomisation des jeunes entrepreneurs et entrepreneuses
dans les secteurs informel et local.
Selon les plans et projets de l’ICESCO, un soutien sera fourni aux pays suivants : Soudan ; Maroc ; Burkina Faso ; Tchad ; Mali ; Nigéria ;Niger; Sénégal; Mauritanie et Côte d’Ivoire, pour améliorer la production d’antiseptiques, de masques de protection et d’appareils respiratoires, tout en autonomisant les femmes et les jeunes hommes d’affaires dans les deux secteurs précités.
Le Directeur général de l’ICESCO : La pandémie de Corona a montré que le monde a besoin des technologies de l’intelligence artificielle
L’Organisation soutiendra l’intelligence artificielle dans les Etats membres dans un cadre éthique qui respecte l’être humain
L’ICESCO a entamé l’élaboration de nombre d’études sur les scénarios post-Coronavirus
Dr Salim M. AlMalik, Directeur
général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et
la Culture (ICESCO), a indiqué que l’Organisation œuvrera à soutenir
l’intelligence artificielle dans les Etats membres, dans un cadre éthique qui
respecte l’être humain, les libertés individuelles et la vie privée, afin que
cette technologie contribue au développement des peuples sans dépasser les
limites morales qui affectent la liberté et la dignité humaines.
Le Directeur général a déclaré cela
lors du webinar « L’intelligence artificielle et la lutte contre le Coronavirus
: entre défis et opportunités », organisé aujourd’hui par l’ICESCO en
partenariat avec AI Civic Forum. Le webinar a discuté des capacités offertes
par l’intelligence artificielle afin de faire face aux catastrophes naturelles
et aux crises sanitaires, y compris la pandémie de Corona (COVID-19), en plus
d’anticiper l’avenir dans ce domaine.
De même, Dr AlMalik a souligné que
l’intérêt de l’ICESCO à anticiper l’avenir, ses technologies et ses sciences
est un choix basé sur une grande prise de conscience et une responsabilité
envers les générations futures ; un choix qu’elle fait en adoptant l’atypie
intellectuelle constructive sans politique ni politisation des questions
humanitaires urgentes et des défis existants, mais plutôt en soutenant
l’innovation et en y accordant la plus haute importance. Le but, a-t-il ajouté,
est de construire l’avenir sur des bases créatives et intellectuelles collectives
et de généraliser la mise à profit à court, moyen et long termes.
Le Directeur général a également
précisé que l’Organisation n’avait pas attendu l’apparition de la crise de
COVID-19 pour s’intéresser à l’avenir et à ses horizons, car avant la crise, l’ICESCO
avait créé le Centre de Prospective stratégique et mis en place une nouvelle
vision basée sur l’action anticipative et prospective en matière d’intervention
et de traitement des questions de développement. Et d’ajouter que l’action
anticipative de l’ICESCO consistait en le lancement d’une série d’études sur
les scénarios post-Coronavirus et sur l’avenir du monde islamique, ainsi que
d’autres études stratégiques et prospectives visant à édifier le futur et à en
planifier dorénavant les aspects.
Il a en outre expliqué qu’en
abordant ces aspects, il est sera impossible de négliger l’intelligence
artificielle, vu qu’elle est l’une des principales orientations stratégiques
mondiales qui a fait sa preuve pendant la crise épidémique actuelle, lors de
laquelle notre besoin de ces technologies intelligentes a été démontré
fortement dans l’intervention rapide et efficace pour lutter contre l’épidémie,
et compte tenu de la grande place occupée par l’intelligence artificielle dans
la construction de l’avenir, l’ICESCO a effectué ce qui suit :
– Généraliser les applications et
technologies de l’intelligence artificielle dans les Etats membres et les Etats
amis.
– Elaborer une étude stratégique sur
l’intelligence artificielle dans le monde islamique.
– Créer le Centre de l’ICESCO pour l’Intelligence artificielle.
– Programmer des ateliers en
coopération avec IA Civic Forum.
Le Directeur général a précisé aussi
que la pandémie de Corona a apporté des changements radicaux à la vie
quotidienne des citoyens de toutes les catégories sociales, et a imposé aux
pays d’adopter de nouvelles approches qui répondent aux besoins de la situation
sanitaire au détriment d’autres domaines vitaux. Ceci, a-t-il ajouté, a mis en
évidence de nouveaux défis qui nous obligent à revoir notre vision de l’avenir,
à rechercher des moyens pour sortir de la crise en en faisant un nouveau point
de départ vers un monde plus uni, juste, égal et développé, en plus du
renforcement de l’approche humanitaire dans le soutien aux catégories
défavorisées et vulnérables.
Et de poursuivre que l’ICESCO, en tant que phare de développement pour les pays du monde islamique, n’est pas restée les bras croisés face à cette pandémie, mais elle a plutôt adopté une position active basée sur le travail acharné, prospectif et de terrain pour soutenir les Etats membres, notamment ceux qui souffrent des problèmes de pauvreté et de systèmes de santé faibles, en ciblant les groupes les plus vulnérables à travers une approche humanitaire, technologique, scientifique et culturelle. Les efforts de l’Organisation ont abouti, a ajouté Dr AlMalik, à un certain nombre de réalisations en un temps record, au vrai sens du terme. Il s’agit du lancement de nombreuses initiatives et projets pratiques pionniers, à savoir : le Prix ICESCO pour la lutte contre le Coronavirus ; la Coalition humanitaire globale ; le «Foyer numérique de l’ICESCO» ; la mise en place de nombre de laboratoires pour fabriquer des gels désinfectants et antiseptiques peu coûteux dans les pays les plus pauvres surtout en Afrique ; et la distribution d’un ensemble d’outils technologiques modernes pour lutter contre la pandémie, comme les caméras thermiques et les thermomètres frontaux, ainsi que les applications d’intelligence artificielle qui aident à entraver la propagation du virus.
Le 26 avril de chaque année est consacré à la célébration de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle. En 2020, le monde célèbre cette journée sous le thème : « Innover pour un avenir vert », conformément à l’attention que la campagne mondiale de la propriété intellectuelle, dans ses efforts et programmes pour cette année, porte à l’innovation et aux droits de la propriété intellectuelle qui la soutiennent, en tant que clé de transition vers l’avenir vert souhaité.
Cette journée coïncide cette année avec des circonstances d’urgence qui ont contraint les Etats, les gouvernements et les peuples, à cause de la pandémie de COVID-19, à adopter des méthodes de travail et des mesures et procédures exceptionnelles et urgentes. Ces mêmes circonstances ont obligé les centres stratégiques et les décideurs des différents pays à reconnaître la nécessité de reconsidérer radicalement les choix et tendances actuels et à poser des questions profondes sur l’avenir de l’humanité menacé de tous côtés.
Dans cette circonstance exceptionnelle, l’innovation soutenue par les droits de la propriété intellectuelle, visant à préserver la santé, le développement et le bien-être de l’homme ainsi que la planète et ses équilibres environnementaux, constitue l’un des mécanismes scientifiques les plus importants et efficaces pour faire face aux problèmes et crises actuels, y compris celle du nouveau Coronavirus (COVID-19).
Dans le cadre de cette vision stratégique et de l’ensemble de ses initiatives soutenant les efforts des Etats membres et de la communauté internationale pour faire face à la pandémie de Corona, et en vue d’encourager l’innovation médicale, l’ICESCO a mis en place un Prix d’une valeur de 200.000 $US, pour les personnes qui auraient découvert un remède efficace ou un vaccin préventif contre le Coronavirus. Aussi, consciente qu’elle est du besoin urgent du monde, dans les circonstances actuelles, d’être solidaire et de fédérer ses efforts pour lutter contre la pandémie, l’Organisation a lancé l’initiative de la « Coalition humanitaire globale », à travers laquelle elle vise à créer une coalition internationale pour élaborer les mécanismes les plus efficaces d’intervention sur le terrain en vue de faire face à la pandémie, réduire ses impacts actuels et futurs sur le monde entier et consolider les forces de l’innovation et de la recherche scientifique. De même, l’ICESCO a lancé d’autres initiatives pour encourager la recherche scientifique appliquée, la créativité culturelle et artistique et l’innovation scientifique, et soutenir les efforts des Etats et des individus pour créer et expérimenter des alternatives éducatives et didactiques en remplacement des activités et programmes présentiels, pendant la période de confinement.
Par ailleurs, le monde entier doit tirer des leçons des crises et des catastrophes pour éviter de commettre les mêmes erreurs. La leçon la plus importante tirée de la crise mondiale actuelle est peut-être que notre monde, devenu un grand village fortement interconnecté ayant une destinée commune, est plus fragile et moins immunisé face aux catastrophes désastreuses. Cela nécessite une approche globale de développement fondée sur les concepts de durabilité et de droits globaux, y compris les droits de la propriété intellectuelle, en application des résolutions de la 8ème session de la Conférence islamique des Ministres de l’Environnement, tenue au siège de l’ICESCO à Rabat (2-3 octobre 2019) sous le thème : « Le rôle des facteurs culturels et religieux dans la protection de l’environnement et le développement durable ».
La situation actuelle exige également, en particulier dans les pays du monde islamique, de renforcer l’investissement dans la recherche scientifique, le développement et l’entrepreneuriat et de mettre en place des systèmes nationaux intégrés pour encourager et protéger l’innovation, en vue d’accélérer la transition de nos pays vers la société du savoir et assurer un avenir meilleur à nos peuples et à l’humanité tout entière.
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et
la Culture (ICESCO) continue d’enrichir le contenu du « Foyer numérique de
l’ICESCO » pendant la période de confinement, et dans le cadre de
l’initiative «La culture à distance», l’Organisation procèdera à la diffusion
d’une série de vidéos de nombre de personnalités éminentes du monde islamique,
ainsi que d’un ensemble de penseurs et d’intellectuels, à l’occasion de l’avènement
du mois sacré de Ramadan. Cette initiative sera mise en place en coopération et
en coordination avec la Rabita Mohammadia des Oulémas au Royaume du Maroc et la
Ligue islamique mondiale au Royaume d’Arabie Saoudite.
La première série des vidéos s’intitule :« Souffles religieux
ramadanesques» et comprend des messages adressés par nombres de personnalités
influentes dans le domaine des sciences islamiques,qui opèrent dans les
institutions religieuses les plus éminentes à l’intérieur et à l’extérieur du
monde islamique, à un large public et qui mettent en évidence les valeurs de
solidarité et de coopération humaines, de manière à renforcer la fierté de
l’identité culturelle, patriotique et religieuse.
La deuxième série de vidéos, intitulée « Horizons
intellectuels et culturels », est axée sur des messages ciblés de
personnalités influentes dans le domaine de la pensée, de la culture et de la
littérature, qui présenteront leurs intérêts intellectuels, culturels et
littéraires, ainsi que leur contribution aux questions culturelles publiques, à
travers l’éducation par l’exemple pendant ces circonstances exceptionnelles.
Ces messages visent à faciliter la communication entre les
personnalités les plus influentes dans ces domaines et le grand public, afin de
diffuser les nobles valeurs et éthiques, d’unir les sociétés autour des principes
communs, de panser les plaies et atténuer les effets psychologiques du confinement
à domicile en raison de la propagation de la pandémie de Corona. Cette
initiative vise également à renforcer la sensibilisation aux questions
religieuses et spirituelles nécessaires pendant le mois de la miséricorde, du
pardon et de la pureté, à partager les synthèses de connaissances dans les
domaines intellectuels, scientifiques et littéraires et à faire entendre la
voix de la sagesse, de la modération et de l’équilibre.
A noter que l’ICESCO entamera la diffusion de ces vidéos dès le début
du mois sacré du Ramadan.
Dr
Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation Islamique pour l’Education,
les Sciences et la Culture (ICESCO), a précisé que les épidémies et les
catastrophes sanitaires, naturelles et environnementales auxquelles l’humanité
est actuellement confrontée, et qui affectent non seulement la biodiversité,
mais menacent également la survie de l’homme sur cette planète, peuvent constituer
l’occasion pour mettre la lumière sur la gravité du comportement humain envers
l’environnement, et donnent l’espoir de repenser et mettre en place un modèle de
société complètement différente où l’éthique, l’homme et l’environnement sont placés
au centre des préoccupations.
Il
s’agit de l’intervention du Directeur général lors de la réunion virtuelle sur
l’impact des crises sur les relations entre les peuples et les cultures, organisée
par le Ministère de la Culture de la République d’Azerbaïdjan dans le cadre du
Processus de Bakou pour le dialogue interculturel. Ont pris part à cette
réunion S.E. M. Abulfaz Garayev, Ministre azerbaidjanais de la Culture, M.
Miguel Moratinos, Haut-Représentant pour l’Alliance des civilisations des
Nations Unies, ainsi que nombre d’experts spécialisés dans le dialogue des
civilisations et les sciences humaines et sociales.
Dans
son allocution, le Directeur général a souligné que le modèle actuel, basé sur
l’opportunisme et dominé par la mondialisation, est sur le point de connaitre
une réévaluation de l’avenir et des transformations durables à partir des
indicateurs de changement relatifs à la culture de chaque région géographique.
Et d’ajouter qu’à partir de maintenant le changement doit être lié au contexte
et être atteint conformément aux perspectives locales : « Penser et agir
localement pour affecter globalement ». Cette perspective, a-t-il précisé,
permet aux sociétés, y compris celles du monde islamique, de se considérer
comme une entité unique, au lieu de les exclure ; le soutien de ces
communautés à elles-mêmes au niveau local leur permet d’être indépendantes et
efficaces à long terme et dans différents domaines.
Dr
AlMalik a également indiqué que l’ICESCO a lancé une initiative humanitaire
mondiale, sous le nom (La Coalition humanitaire globale), pour faire face aux
répercussions négatives de la pandémie de Corona (COVID-19) aux niveaux
régional et international.
A
l’issue de son allocution, le Directeur général de l’ICESCO a proposé nombre de
mécanismes d’action en vue de promouvoir l’interaction culturelle, à
savoir :
– Mise en place d’un observatoire des tendances culturelles.
– Suivi stratégique des meilleures pratiques et mesure de la
performance.
– Mise en place du Laboratoire durable du Futur pour soutenir la
prise de décision stratégique.
– Elaboration des recherches et études futures, appuyées par des
rapports qui contribuent à la planification et la prise de décisions.
– Création d’un forum d’idées, à travers des séminaires, des tables
rondes et des ateliers participatifs.
– Appui à la prise de décision stratégique, selon une approche
prospective.
Il
convient de rappeler que le Processus de Bakou a été lancé à l’initiative du
Président de la République d’Azerbaïdjan, S.E. M. Ilham Aliyev, dans le but d’établir
un dialogue efficace entre les différentes civilisations et cultures, et que la
« Déclaration de Bakou » a été publiée en 2008.
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) tiendra le 27 Avril 2020 à 13h00 GMT, en partenariat avec le « AI Civic Forum », un forum virtuel (Webinar), sous le thème : «L’intelligence artificielle et la lutte contre le COVID-19: entre défis et opportunités ».
Les parties qui prendront part à ce Forum sont: Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO et Dr Kais Hammami, prospectiviste, Directeur du Centre de Prospective stratégique, ainsi que d’éminents experts internationaux spécialisés dans divers domaines, à savoir : Mme Irina Rich, Professeure au Département d’Informatique et de Recherche opérationnelle de l’Université de Montréal (UdeM), Membre de l’Institut MILA pour l’intelligence artificielle au Canada ; M. Cyrus Hodes, Chef du laboratoire d’idées (Future Society) et ancien conseiller du Ministre de l’Intelligence artificielle aux Emirats Arabes Unis ; M. Emad Mostaque, Fondateur des trois projets Stability AI, Symmitree et Ananas, qui utilisent l’épistémologie appliquée et les systèmes adaptatifs complexes pour contribuer à la résolution des problèmes mondiaux ; M. Marc-Antoine Dilhac, Professeur de philosophie à l’Université de Montréal et initiateur de la Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’Intelligence artificielle ; M. Nicolas Miailhe, Fondateur et Président de la Future Society, spécialisé dans la promotion de la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle ; M. Abdennour Bidar, Philosophe et écrivain français ; Mme. Pauline Noiseau, Coordinatrice au Laboratoire d’ALGORA spécialisé dans l’éthique de l’innovation numérique et dans le dialogue entre les experts de l’intelligence artificielle, la société civile et les citoyens et Mme Sasha Alanoca, Chercheuse à la Future Society, coordinatrice des recherches sur l’engagement civil et l’éthique de l’intelligence artificielle. Le Forum portera, ainsi, sur les thèmes suivants : les applications de l’intelligence artificielle permettant d’endiguer la pandémie de Corona ; les défis éthiques soulevés par les applications de traçage des contacts (contact-tracing Apps) et les défis actuels et futurs ainsi que les leçons tirées de la pandémie. Les travaux du Forum dureront une heure et 10 minutes et seront suivis d’un débat de 30 minutes, au cours duquel, les experts répondront aux questions des internautes participant à la diffusion directe du Forum via la page Facebook officielle de l’ICESCO, sur le lien suivant : https://www.facebook.com/ICESCO.Ar/live. Il convient de noter que les travaux du Forum ainsi que les débats se dérouleront en anglais, et qu’une traduction en langues arabe et française des travaux en question sera disponible par la suite. La participation est ouverte à tous, via le lien d’inscription suivant: https://us02web.zoom.us/webinar/register/WN_zLliQKk6TYWVmzECvBwpCQ A l’issue des différents travaux, l’ISESCO octroiera aux participants ayant participé aux différents débats et à leur demande, un certificat de participation.
L’Organisation du Monde Islamique
pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), l’Organisation arabe
pour l’Education, la Culture et les Sciences (ALECSO) et le Bureau arabe de l’Education
pour les Etats du Golfe (ABEGS) ont tenu ce mercredi une rencontre à distance,
à travers une plateforme de visioconférence, en présence de Dr Salim M.
AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, Dr Mohamed Ould Amar, Directeur général
de l’ALECSO et Dr Ali bin Abdul Khaliq Al-Karni, Directeur général de l’ABEGS,
qui a appelé à tenir cette rencontre. Le but est de coordonner les efforts
entre les trois parties sur la mise en œuvre des initiatives lancées par
chacune d’entre elles pour faire face aux répercussions négatives de la
pandémie de Corona (COVID-19) dans les domaines de l’éducation, des sciences et
de la culture, et pour convenir de mécanismes spécifiques d’application d’un
ensemble de recommandations convenues.
Au début de la rencontre, le
Directeur général de l’ICESCO a présenté les initiatives principales lancées
par l’Organisation en vue de lutter contre les retombées de la pandémie de
Corona, à savoir :
1. Lancement du « Prix ICESCO pour la lutte contre Coronavirus »,
dont la valeur s’élève à 200.000 $US.
2. Lancement de « La Coalition humanitaire globale de
l’ICESCO » portant sur des projets de terrain, des programmes exécutifs,
des plans stratégiques prospectifs pour le monde islamique et un fonds de
collecte des dons.
3. Lancement de l’initiative « Foyer numérique de
l’ICESCO » qui englobe des contenus numériques relevant de tous les
domaines d’action de l’Organisation.
4. Annonce du Prix ICESCO
des courts-métrages, visant à encourager la production cinématographique
créative des jeunes et à constituer la bibliothèque numérique des
courts-métrages de l’ICESCO.
5. Conception, en langues arabe, anglaise
et française, d’un ensemble de vidéos et supports visuels pour sensibiliser à
l’importance de prévenir la propagation du nouveau Coronavirus.
6. Fourniture du soutien technique pour
créer des unités de fabrication de produits antiseptiques peu couteux et y former
les membres des communautés locales dans nombre d’Etats membres.
7. Organisation d’un ensemble de
rencontres et réunions à distance dans les domaines d’action de l’ICESCO, afin
d’examiner la situation de l’éducation, des sciences et de la culture à la
lumière de la crise de Corona et explorer leurs perspectives futures dans les
pays du monde islamique.
Ensuite, le Directeur général de
l’ALECSO a passé en revue les initiatives les plus importantes menées par cette
Organisation, notamment :
1. Lancement de « L’initiative de l’ALECSO dans le domaine de
l’apprentissage et l’enseignement en ligne à distance », organisation de
« Sessions de formation à distance au profit des enseignants » et
installation du programme d’enseignement électronique « Moodle ».
2. Création d’une plateforme interactive des secrétaires généraux
des commissions nationales arabes et des membres du Conseil exécutif.
3. Tenue de la première table ronde virtuelle des secrétaires
généraux des commissions nationales arabes et membres du Conseil exécutif.
4. Tenue d’une réunion à distance du Comité permanent de la culture
arabe.
5. Organisation d’un atelier de formation à distance (sur les
statistiques de la culture et du divertissement) au profit des organes
statistiques et des ministères de la culture des pays arabes.
6. Traduction du livre « Faciliter l’apprentissage flexible
en cas de perturbation du processus éducatif : l’expérience chinoise dans
la préservation de la continuité de l’apprentissage à la lumière du COVID-19 »
en langue arabe, conception du glossaire des termes liés à la pandémie de
Corona et numérisation de tout le contenu de la bibliothèque de l’Organisation
et de ses centres externes.
7. Elaboration et publication d’un guide de protection contre les
dangers du Coronavirus en langues arabe, chinoise, française et anglaise,
publication d’une vidéo éducative sur la pandémie de COVID-19 en langue des
signes et conception d’une capsule de sensibilisation au bon comportement
sanitaire pour prévenir la pandémie de Corona.
De même, le Directeur général de
l’ABEGS a présenté les principales initiatives mises en œuvre par le Bureau,
soit :
1. Lancement du site « L’enseignement à distance » à
travers le portail électronique du Bureau.
2. Accès gratuit des enseignants, éducateurs, étudiants et autres à
cent soixante (160) ouvrages du Bureau dans les différentes sciences
éducatives, et ce, à travers son portail électronique.
3. Organisation de nombre de réunions et rencontres à distance dans
les domaines d’action du Bureau, notamment la réunion de son Conseil exécutif
et la première réunion en ligne du Conseil d’administration du Centre éducatif
de la langue arabe.
4. Participation aux rencontres scientifiques tenues à l’échelle
internationale et application sur les secteurs de l’enseignement et de l’éducation
des pratiques des Etats pour faire face aux répercussions de la pandémie de
COVID-19.
5. Publication d’un guide des programmes de formation et services en
ligne.
6. Publication de nombre de bulletins d’information : un « Bulletin
Joussour sur l’enseignement à distance », un bulletin explicatif
intitulé « Comment aider ton enfant pendant l’apprentissage à
distance ? » et un bulletin de sensibilisation au profit des familles
du Golfe et des autres pays arabes sur la manière de traiter les enfants lors
des nouvelles conditions actuelles.
7. Elaboration d’un guide sur l’adoption de l’enseignement
numérique pour sensibiliser les élèves, les enseignants et les directeurs
d’établissements à l’enseignement à distance, et publication de « Votre
guide de sensibilisation à la pandémie de COVID-19 ».
A la fin de la rencontre, les
Directeurs généraux de l’ICESCO, l’ALECSO et l’ABEGS ont convenu de la
nécessité de mettre en place des mécanismes pour appliquer les recommandations
suivantes :
1. Appeler les organisations régionales et internationales, y
compris l’ALECSO et l’ABEGS, à adhérer à la Coalition humanitaire globale
annoncée par l’ICESCO.
2. Inviter à la création de l’observatoire arabo-islamique commun
pour gérer les catastrophes, faire face aux crises et réduire leurs risques.
3. Elaborer un programme de formation commun global pour le
renforcement des capacités et le développement des compétences des enseignants
arabes dans le domaine de l’enseignement à distance.
4. Assister les Etats membres, en particulier les plus nécessiteux,
dans le renforcement de leurs efforts en matière d’enseignement à distance et
exhorter les instances et organisations donatrices à soutenir leurs
infrastructures d’enseignement à distance.
5. Suivre et documenter les efforts et les initiatives des trois
organisations pour faire face à la crise provoquée par la propagation de la
pandémie de COVID-19.
6. Adopter, par les trois organisations, d’un programme commun en
éducation psychologique et sanitaire pour faire face aux crises.
7. Proposer le titre : « Pandémie de COVID-19 : Expérience
et perspectives » pour la prochaine rencontre, prévue en octobre 2020 à
Riyad.
Les évènements récents constituent
un nouvel appel de la nature pour une remise en question de l’homme et de sa
perception de l’avenir ? Il semble que la nature est en train de regagner ses
droits, du fait que la terre et l’être humain forment une entité indivisible.
Notre planète protège, ainsi, la pérennité de l’homme depuis des milliers
d’années, et c’est bien l’homme qui est concerné par les biens et la richesse
de ses ressources.
A l’occasion de la Journée mondiale
de la Terre, célébrée cette année dans des circonstances exceptionnelles en
raison de la pandémie de Corona (COVID-19), des questionnements s’imposent
auxquels nous devons répondre à la lumière des données qui sont à notre
disposition, actuellement. Accordons-nous à notre planète l’attention qu’elle
mérite ? Notre comportement est-il propice à sa préservation ou à sa
destruction ? Les comportements humains peuvent-ils être qualifiés de
responsables envers la nature ? Si un tel constat est avéré, quelles sont alors
les perspectives futures, à même, de rendre ces actions constructives et
fructueuses?
Ces interrogations se verront, sans
doute, attribuer une réponse négative. En effet, malgré la prédominance d’une
conscience collective de l’importance de la préservation de l’environnement
afin de garantir la pérennité de la planète et de ses habitants, l’homme
continue à surexploiter ses ressources et à la polluer, en faisant prévaloir
ses intérêts socioéconomiques aux détriments des intérêts environnementaux,
atteignant, ainsi, un seuil de menace importante vis à vis de l’humanité ; à
commencer par, l’apparition et l’expansion du trou d’ozone et l’aggravation du
réchauffement climatique, induisant, ainsi, des changements climatiques et des
risques menaçant la vie humaine.
La crise de COVID-19 a probablement
contribué à démontrer l’étendue de la nocivité de l’activité humaine. Ainsi,
selon des études récentes, la couche d’ozone s’est progressivement rétablie
depuis l’apparition de l’épidémie, en raison de la baisse de l’utilisation des
produits chimiques et des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que de la
baisse de l’utilisation des moyens de transports aériens, terrestres et
maritimes. De même, en raison des mesures prises lors de la propagation du
COVID-19, le niveau des émissions des gaz à effet de serre, dans des zones
souffrant de leur augmentation, a diminué de 25%, notamment, grâce à la baisse
de la production et au confinement des populations.
De même et dans la même région, les
satellites ont détecté une diminution significative de la propagation de la
pollution due à l’utilisation du dioxyde d’azote et une amélioration générale
de la qualité de l’air dans le monde. Un groupe de scientifiques a ainsi,
déduit, que cette année l’épidémie de Corona pourrait entraîner une diminution
de la pollution mondiale au dioxyde de carbone pour atteindre son plus bas
niveau en 70 ans. En effet, cette pollution a diminué, de plus de 5%, en
comparaison à la même période de l’année précédente, avec toutefois, des
avertissements d’un retour à la situation initiale et à son aggravation suite à
la reprise des activités économiques et sociales habituelles, compte tenu des
prévisions concernant l’accélération du rythme de la production économique
mondiale durant la période de l’après-crise.
Les crises étant porteuses d’espoir.
Notre aspiration à un avenir meilleur pour l’humanité nous amène à parler de
l’éthique du futur, de la manière de tirer les leçons adéquates de la crise
épidémique et de tirer profit des changements positifs induits par cette
dernière, tout en assurant leur durabilité et en évitant de nuire aux
générations futures à travers une responsabilisation de l’humain vis à vis de
la protection de la planète et de sa pérennité.
Dans ce contexte, l’Organisation du
Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), à
l’occasion de la Journée mondiale de la Terre, encourage l’adoption de ces
principes éthiques et leur mise en œuvre selon une approche globale de
développement. A cet effet, l’ICESCO appelle à :
1. Anticiper les conséquences de la
crise épidémique et étudier les scénarios futurs probables ;
2. Faire face à la crise à court
terme et jeter les bases des scénarios à moyen et à long terme ;
3. Faire preuve de rigueur dans le
traitement des questions environnementales et faire preuve de responsabilité
envers les générations futures.
Le Directeur
général de l’ICESCO : La pandémie de Corona exige l’adoption d’alternatives
innovantes pour faire face aux crises
Dr
Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education,
les Sciences et la Culture (ICESCO), a confirmé que la terrible catastrophe sanitaire,
à laquelle le monde est actuellement confronté à la suite de la pandémie de
Corona (COVID-19) qui a fait près de 2,5 millions de contaminés et plus de 165.000
décès, nous exige une action urgente et décisive et nous incite à travailler avec
sérieux pour répondre à ces pandémies et crises. Pour ce faire, a-t-il ajouté, il
convient d’adopter des méthodes nouvelles et innovantes et de se concentrer sur
la sensibilisation, la formation, le renforcement des capacités et la
consolidation des infrastructures nécessaires à même d’y faire face.
Dans
son allocution prononcée à la cérémonie d’ouverture de la série de conférences à
distance sur le traitement des crises et catastrophes, lancées aujourd’hui,
prévues pour deux jours et co-organisées par l’Université arabe Naif pour
les sciences sécuritaires et l’ICESCO, Dr AlMalik a souligné que les études
spécialisées ont confirmé que la fréquence des catastrophes et crises avait
doublé ces dernières années et qu’elles s’était aggravées en termes de violence,
de complexité et de dévastation. En effet, a-t-il précisé, les tremblements de
terre, volcans, cyclones tropicaux, inondations et autres catastrophes
naturelles ont causé de considérables pertes valant plusieurs milliards de
dollars.
Le
Directeur général a remercié l’Université arabe Naif pour les sciences sécuritaires,
représentée par son Président, Dr Abdulmajeed bin Abdullah Al-Bunyan, pour sa
coopération avec l’ICESCO dans la tenue de ces conférences afin de débattre du
traitement des crises et catastrophes ; l’un des sujets actuels les plus
importants à la lumière de la pandémie de Corona (COVID-19).
Il a
souligné également que l’ICESCO, consciente de la gravité de cette situation, a
lancé un programme ambitieux de gestion et de réduction des catastrophes dans
le monde islamique pour la période de 2020-2024. Le programme vise à renforcer
les capacités des Etats du monde islamique à faire face aux catastrophes en
améliorant la gestion préventive des crises, en en réduisant les risques et en en
traitant les impacts.
Et
de poursuivre en ces termes : « Pour contribuer à la lutte contre la
propagation du virus à travers le monde, l’ICESCO a lancé un certain nombre d’initiatives
pratiques dans ses domaines de compétence, dont notamment :
• Initiative
« Coalition humanitaire globale », à travers laquelle l’ICESCO vise à
mettre en place une alliance internationale pour établir les mécanismes les
plus efficaces d’intervention sur le terrain face à la pandémie de Corona et en
limiter les effets actuels et futurs.
•
Lancement du Prix ICESCO pour la Lutte contre le nouveau Coronavirus (COVID-19),
d’une valeur de 200.000 $US, en récompense à la personne qui aura découvert un
traitement efficace ou vaccin préventif contre ce virus.
• Création
du « Foyer numérique de l’ICESCO » qui offre des contenus numériques didactiques,
des plateformes de dialogue socioculturel et des contenus familiaux et de
sensibilisation pour tous.
• Soutien
aux secteurs de l’éducation dans certains Etats membres avec des appareils et
équipements technologiques, le but est d’assurer la continuité du processus
éducatif pendant le confinement à travers la production de contenus numériques
et leur diffusion en ligne.
•
Lancement d’une initiative d’apprentissage à distance pour les étudiants de la langue
arabe non arabophones, à travers des cours vidéo et des plateformes
interactives.
• Fourniture
de programmes par le biais de l’initiative « La culture à distance »
pour développer les talents, libérer les énergies et les capacités créatives et
artistiques des étudiants et des jeunes dans le monde islamique, et attribuer
des prix d’encouragement dans divers domaines créatifs.
• Soutien
à la création d’unités de fabrication de désinfectants à faible coût et leur
distribution aux citoyens dans certains Etats membres, et formation de groupes
représentant les communautés locales à poursuivre ce travail.
Le
Directeur général a conclu son allocution en ces termes : « A travers
ces initiatives et programmes, l’ICESCO confirme son rôle de chef de file parmi
les autres organisations internationales dans la lutte contre les effets
négatifs de la pandémie de Corona, dans ses domaines de compétence. Elle réitère
toujours son engagement à poursuivre constamment les efforts de réduction des
effets de ce virus sur la situation éducative, scientifique, culturelle, sociale
et humanitaire dans les Etats membres, de même qu’elle leur fournira
respectivement les moyens les plus efficaces pour soutenir leurs efforts en
fonction des nouveaux développements. »
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) accorde un intérêt crucial, dans ses politiques et plans actuels, aux régions et Etats membres les plus exposés aux dangers de la crise sanitaire mondiale causée par la pandémie de COVID-19. Considérant les nombreux défis qui se sont récemment aggravés et auxquels l’Afrique est confrontée, en particulier les pays subsahariens ; et consciente du rôle des langues locales des peuples africains dans la diffusion et la généralisation des connaissances de base ainsi que la facilitation de l’échange d’informations et de conseils parmi toutes les catégories de la société, l’ICESCO a lancé, dans le cadre de ses initiatives réalisées au sein de son « Foyer numérique », une nouvelle initiative intitulée : « Langues d’Afrique : Ponts de Culture et d’Histoire ».
A travers cette initiative, l’Organisation vise les objectifs suivants : contribuer aux efforts de sensibilisation hygiénique afin de prévenir les sociétés africaines, toutes composantes confondues, contre le COVID-19 ; promouvoir les rôles culturels, sociaux et éducatifs des langues locales d’Afrique ; tisser un lien entre les peuples africains et leur patrimoine transcrit en caractère arabe ; créer des plateformes médiatiques dans les langues locales d’Afrique ; permettre aux langues locales d’être au diapason des technologies informatiques ; et mettre en valeur les liens historiques entre la langue arabe et les langues d’Afrique subsaharienne.
S’inscrivant dans le cadre d’un projet commun avec la Banque islamique de Développement (BID) pour l’utilisation du caractère arabe dans la transcription des langues locales des sociétés musulmanes en Afrique, cette initiative se compose d’axes, éducatifs, scientifiques et culturels comprenant trois programmes ambitieux menés en coopération avec l’Université internationale d’Afrique au Soudan (UIA) (Centre Yusuf Al-Khalifa pour la transcription des langues en caractère arabe). Il s’agit d’un programme d’informatisation des langues africaines à travers la conception de claviers à 15 langues et de logiciels d’informatisation du caractère arabe, ainsi que d’un deuxième programme de développement du système de transcription des langues africaines en caractère arabe, en fournissant des outils éducatifs et supports didactiques, en organisant des sessions de formation pour les experts dans le domaine du caractère arabe et en élaborant des manuels de lecture, des guides de l’enseignant et des médias didactiques. Le troisième programme concerne la création de chaires universitaires.
La nouvelle initiative s’intéresse également à la promotion de l’axe social et de sensibilisation hygiénique, à travers la diffusion de panneaux infographiques et la diffusion de vidéos en langues africaines afin de prévenir contre le COVID-19.
Les langues concernées par cette initiative sont le hausa, deuxième langue en Afrique après la langue arabe en termes de nombre de locuteurs, répartis dans plus de 8 pays africains et en particulier à l’ouest du continent ; le swahili, qui se place après le hausa en termes de locuteurs, répartis dans plus de 7 pays et notamment dans l’est ; de même que le mandingo, le fulani (également appelé fulfulde), le wolof, le four, le nubien, le bedja, le béni amir, le yoruba, le comorien, le somalien, le zaghawa, le luganda et le songhaï.