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    Dr Abbadi au Forum de l’ISESCO : une recherche scientifique sérieuse est primordiale pour évaluer l’évolution du traitement des droits de l’homme

    **L’humanité dépense annuellement 17 trillions de dollars en armement pour se protéger d’elle-même

    **Toute personne doit jouir de ses droits personnels et du respect de sa vie privée, violés quotidiennement dans le cyberespace

    Le Forum culturel de l’ISESCO a accueilli, dans sa deuxième édition hier au siège de l’Organisation, Dr Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, ancien membre du Conseil national des droits de l’homme, qui a donné une conférence intitulée : « Des droits de l’homme aux droits de l’humanité : Lecture dans les exigences de connaissance et de contexte et mécanismes de traitement », qui a coïncidé avec la célébration par l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) de la Journée internationale des Droits de l’homme.

    Le Forum a vu une présence remarquable d’un nombre d’ambassadeurs, d’experts, de spécialistes et représentants des médias, d’étudiants des universités et des instituts supérieurs à Rabat. Au début de cette conférence, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, a prononcé son allocution dans laquelle il a accueilli Dr Abbadi ainsi que les participants, de même qu’il a présenté le sujet de la conférence, avant de céder la parole à l’invité principal. Ce dernier a d’abord exprimé ses remerciements à l’ISESCO et à son Directeur général pour l’accueil, et a souligné l’importance du sujet de la conférence. Il a ensuite initié son intervention en présentant 5 principes, dont le premier stipule que la « dimension » du droit est enracinée dans l’homme depuis toujours, et cette dimension est la base des lois et procédures régissant la vie humaine et les relations entre les individus. Le deuxième prévoit que les concepts du droit sont nombreux, d’où la nécessité de les organiser dans un cadre légitime et attractif. Quant au troisième principe, il stipule que ces droits impliquent des devoirs, en d’autres termes, comment l’individu peut exiger la réalisation du développement durable s’il ne s’acquitte pas de ses devoirs envers sa société ?, il ne peut pas également exiger la paix alors qu’il incite à la sédition.

    Dr Abbadi a ensuite abordé le sujet de la « quatrième génération des droits de l’homme » qui prend en compte le système actuel, qui exige que le respect de la vie privée est un droit de l’homme. Il a également évoqué les violations de ce droit dans le cyberespace, ainsi que la question des modifications génétiques et leur interaction avec l’éthique, avant de revenir pour compléter la liste des cinq principes, dont le quatrième décrit que nous vivons aujourd’hui dans des crises frappantes, notamment la crise d’armements et la crise de peur. A cet égard il a noté que le monde dépense chaque année 17 trillions de dollars en armement, dont 2288 dollars est la part de chaque individu sur la planète, ce qui signifie que l’humanité dépense cette énorme somme d’argent pour se protéger d’elle-même. 

    L’invité a ensuite précisé que le traitement du sujet des droits de l’homme ne date pas de l’émergence de la « Magna Carta » en 1215, mais plutôt de très longtemps. Dans ce sillage, il a évoqué la citation d’Omar ibn Al-Khattab : « Depuis quand vous permettez-vous d’asservir des gens alors que leurs mères les ont enfantés libres ? », une citation qui démontre que toute personne est libre et que ce concept existe dans toutes les religions, et ceci est le cinquième principe.

    Dr Abbadi a ensuite exposé cinq phases traitant les concepts des droits de l’homme, tout en précisant qu’une recherche scientifique sérieuse est l’outil permettant d’évaluer l’évolution du traitement des droits de l’homme et de parvenir à d’importantes réponses. Il a également souligné que la recherche doit adopter une approche scientifique et disposer d’outils spéciaux et adaptés au domaine des droits de l’homme.

    Aussi, le conférencier a souligné l’importance de renforcer et de soutenir les institutions œuvrant dans le domaine des droits de l’homme pour les aider à accomplir les tâches qui leur sont confiées.

    A l’issue de son intervention, un débat a été ouvert pour permettre les participants de poser des questions, auxquelles Dr Abbadi a répondu. Le débat a connu une forte interaction de leur part.

    Au terme de la conférence, l’ISESCO a rendu hommage à Dr Abbès Jirari, doyen de la littérature marocaine, et invité principal de la première édition du Forum, où Dr AlMalik lui a décerné une attestation de mérite et la Médaille de l’ISESCO, ainsi que le premier exemplaire du livret publié par l’Organisation et qui inclus son intervention lors dudit évènement. L’ISESCO a également rendu hommage à Dr Ahmed Abbadi, invité du Forum dans sa deuxième édition, qui a également reçu un certificat de mérite et été décoré par la Médaille de l’ISESCO.

    Le Directeur général de l’ISESCO : l’application des droits de l’homme est une question interne propre à chaque société selon ses contextes nationaux

    **Il faut découvrir de nouvelles voies de droits de l’homme reposant sur la dimension collective plutôt qu’individuelle, et anticipant l’avenir

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a souligné que l’application des droits de l’homme est une question interne propre à chaque pays, qui se fait par la négociation, le plaidoyer, la consultation et la bonne gestion institutionnelle, et qui repose sur le consensus social et le dialogue national, selon la croissance naturelle de chaque société et ses contextes nationaux, plutôt que des agendas externes ou références étrangères imposées. Il a noté que ceci est l’un des défis entravant la promotion d’une culture de droits de l’homme.

    Il s’agit de l’intervention de Dr AlMalik lors du Forum culturel de l’ISESCO qui a accueilli hier Dr Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, ancien membre du Conseil national des droits de l’homme, pour donner une conférence intitulée : « Des droits de l’homme aux Droits de l’humanité : Lecture dans les exigences de connaissance et de contexte et mécanismes de traitement », qui a coïncidé avec la Journée internationale des Droits de l’homme.

    Au début de son allocution, le Directeur général a souhaité la bienvenue à toutes les personnes présentes à l’Organisation, foyer d’expertise dans le monde islamique dans ses domaines de compétence, tout en notant la volonté d’adopter de nouvelles traditions dans la gestion des affaires intellectuelles, et ce, en s’ouvrant aux décideurs dans les divers domaines de connaissance pour participer aux activités de l’ISESCO et en écoutant leurs propositions et leurs points de vue afin de promouvoir la culture, l’éducation, les sciences et la communication dans les Etats membres.

    Aussi, il a précisé que le thème de la conférence est particulièrement opportun et mérite toute l’attention, car il place la question des droits de l’homme au centre des préoccupations de l’ISESCO. Celle-ci qui a publié à cet égard plusieurs études dans ses trois langues de travail, à savoir « La Déclaration islamique sur les droits culturels », approuvé lors de la 8ème Conférence islamique des Ministres de la Culture, (2014, Al-Madinah Al-Munawwarrah).

    Le Directeur général a précisé que certains Etats membres de l’Organisation ont beaucoup progressé en matière de droits de l’homme, domaine qui nécessite davantage d’approfondissement étant donné qu’il préoccupe les pays et les communautés, réalise le développement et assure la sécurité globale. Il a ajouté qu’il faudrait se rappeler que les variables culturelles, socioéconomiques, environnementales et technologiques ont engendré de nouvelles problématiques à impact direct sur la planète et les droits de l’humanité, et qu’il appartient de résoudre par l’exploration de nouveaux parcours de droits dépassant la dimension individuelle vers une dimension collective et la dimension actuelle vers la dimension future.

    Et de souligner que dans cette nouvelle perspective de droits qui concorde avec la nouvelle vision de l’ISESCO mise en place par nombre de réformes importantes aux plans, programmes, structure organisationnelle et ressources humaines, la question des droits devrait figurer parmi les préoccupations des décideurs, des responsables et de la société, vu qu’elle nous permet de passer à des sociétés sûres, prospères et équitables.

    Dr AlMalik a ajouté le système des droits concerne aussi bien les individus et les collectivités humaines et générations futures. Cependant, a-t-il précisé, il existe des contextes historiques, culturels et sociaux, des conditions de connaissances et des mécanismes de mise œuvre à prendre en considération. C’est que cette question n’est pas un logo, mais une culture ancrée qu’il convient de partager et d’en appliquer les dispositions en toute transparence, dans le cadre du dialogue constructif et de la concertation responsable.

    Au terme de son allocution, Dr AlMalik a déclaré : « L’esprit musulman s’est largement intéressé à la question des droits en matière de charge concernant les cultes, transactions, les croyances et les comportements. Il a développé une philosophie législative fondée sur la préservation de la dignité humaine, qu’il convient de réexaminer selon une approche scientifique précise, et de comprendre tous les développements de la pensée humaine dans ce domaine, afin qu’elle contribue à l’enrichissement des acquis de droits dans l’édification civilisationnelle humaine globale et réalise ainsi la lieutenance de Dieu sur terre, selon le verset suivant : « O David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens ».

    L’ISESCO appel à tenir un forum international afin d’élaborer une stratégie pour la promotion des conditions humanitaires

    **Dr AlMalik : Dans notre monde islamique, il existe de nombreuses opportunités pour un avenir prometteur, si elles sont bien exploitées

    **L’ISESCO facilite l’inclusion sociale et le développement des valeurs islamiques de solidarité

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la culture (ISESCO), a appelé à la tenue d’un forum international en 2020 au siège de l’Organisation à Rabat, avec la participation des organisations régionales et internationales ainsi que des organisations de la société civile œuvrant dans le domaine du développement social, dans l’optique d’élaborer une stratégie intégrée pour la promotion des conditions humanitaires et sociales, ainsi que le soutien des Etats membres à tenir leurs engagements de réaliser les Objectifs de Développement durable (ODD) 2030.

    Il s’agit d’une allocution prononcée par Dr AlMalik lors de la séance d’ouverture de la Conférence ministérielle islamique sur le Développement social, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui à Istanbul (Turquie), en présence de S.E. Recep Tayyip Erdoğan, Président de la République de Turquie, sous le thème : «Garantir l’égalité sociale et le bien-être de tous dans les Etats membres : opportunités et défis»

    Au début de son intervention, le Directeur général a apprécié le thème de la Conférence qui comporte les termes « égalité » et « bien-être » faisant référence à deux principaux ODD de 2030, et qui mène à s’interroger sur le progrès réalisé par les Etats islamiques concernant leurs engagements de réaliser les dix-sept ODD. « Après avoir parcouru depuis 2015 le tiers de la durée qui nous sépare de 2030, quelle stratégies et mesures urgentes faut-t-il adopter pour accélérer la cadence de ce progrès » a-t-il ajouté.

    « Comment remédier à notre retard par rapport aux pays développés alors que les Etats du monde islamique n’ont consacré à la recherche scientifique et au développement que 0,4% de leur PIB, dans un monde où les brevets d’invention dans les domaines de la nouvelle technologie et de l’intelligence artificielle ont augmenté de mille pour cent au cours des vingt-cinq dernières années » s’est-il interrogé.

    Dr AlMalik a poursuivi que : « Les pays du monde, y compris nos Etats musulmans, se sont engagés à atteindre le quatrième ODD lié à l’éducation. Toutefois, nous constatons que plus de 64 millions d’enfants sont en dehors du système scolaire pour des raisons sociales et économiques », tout en ajoutant que le taux d’analphabétisme a atteint les 40% dont les femmes et les enfants représentent 65%, et que le mariage des mineures dans le monde islamique est un phénomène regrettable, une triste réalité et une cause majeure qui prive les filles de poursuivre leur éducation et engendre leur isolement social.

    Il a précisé que les pays du monde se sont engagés à atteindre le premier et le deuxième ODD liés à l’éradication de la pauvreté et de la faim, cependant, l’extrême pauvreté est toujours répandue dans le monde islamique, où 16% de sa population vit avec moins de deux dollars par jour, tout en ajoutant qu’une diminution de ce taux reste difficile dans le court terme dans de nombreuses régions d’Afrique et d’Asie occidentale, où la malnutrition a atteint un taux de 12% de la population totale.

    Le Directeur général a prévenu que : « dans un monde où les conflits, les catastrophes naturelles et les flux migratoires sont de plus en plus importants, et selon le rapport du Bureau de coordination des affaires humanitaires relevant des Nations Unies, en 2020 plus de 168 millions de personnes auront besoin d’assistance et de protection, un nombre record qui sera enregistré dans ce domaine depuis des décennies ».

    Il a ajouté que malgré ces conditions et cette situation, le monde islamique dispose de plusieurs opportunités pour un avenir prometteur au profit des générations actuelles et futures, à condition de les exploiter rationnellement. Il s’agit de la forte proportion de jeunes et d’enfants caractérisant sa démographie, des talents surdoués qui ont besoin d’être reconnus et de démontrer leurs talents, et de hautes compétences scientifiques et techniques, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de ces pays, qui peuvent contribuer fortement à la promotion du développement technologique et de la recherche scientifique avancée dans nos pays.

    Dr AlMalik a souligné que la situation actuelle témoignée par des faits et des chiffres nous oblige à accorder davantage d’intérêt et à renforcer notre engagement, et nous exhorte à orienter notre action vers la recherche de solutions efficaces et durables aux problèmes humanitaires et sociaux. « Par voie de conséquence, nous devons tous, étant donné que la communauté internationale s’apprête à célébrer le 10 décembre la Journée des droits de l’homme, assumer nos responsabilités dans la réalisation du développement social de nos peuples, conformément à une approche globale des droits de l’homme qui estime que la pauvreté, l’analphabétisme, les désavantages éducatifs, l’exclusion sociale sous toutes ses formes, la malnutrition, l’insuffisance d’eau potable, la dégradation des conditions sanitaires, et le non-respect de l’environnement constituent une violation flagrante des droits de l’homme » a-t-il précisé.

    Par ailleurs, il a souligné que l’ISESCO a développé une nouvelle vision par laquelle elle vise à devenir un phare rayonnant à l’échelle internationale, anticipant les questions de développement humain et reposant sur l’éradication de la pauvreté et la lutte contre l’extrémisme et le discours de haine. Il s’agit d’une vision axée sur l’homme et qui respecte l’environnement et préserve la dignité de tous sur un pied d’égalité.

    Dr AlMalik a précisé que dans le cadre de cette vision, l’ISESCO réitère son engagement à mieux soutenir les Etats membres, à travers l’élaboration d’un système propre aux Etats du monde islamique qui consiste à mesurer l’indice de développement durable dans ces Etats, analyser les disparités entre eux, évaluer les mutations sociales et élaborer une stratégie globale de lutte contre la pauvreté, dans l’optique de contribuer au développement durable, de renforcer la paix pour le bien de l’humanité toute entière et de promouvoir une éducation qui valorise la diversité, les arts et le sport pour l’édification de sociétés inclusives.

    De même, il a ajouté : « Nous saluons et reconnaissons les efforts déployés par nos Etats membres dans le domaine du développement social, et nous affirmons que l’ISESCO œuvre à faciliter l’inclusion sociale, économique et de solidarité, en particulier au profit des plus démunis, et à promouvoir les valeurs islamiques de solidarité et d’initiative.

    Dans la même veine, il a appelé à ce que les résolutions issues de cette Conférence mettent l’accent sur la satisfaction des besoins réels de nos sociétés, la promotion de la coopération avec les institutions internationales pilotes en matière de développement et d’action humanitaires, dans le but de renforcer la collaboration et la complémentarité dans nos actions, d’adopter une approche intégrée pour la lutte contre la pauvreté, l’extrémisme et la violence, et de susciter davantage d’harmonie et d’efficience en vue d’améliorer le niveau de vie des individus et d’assurer une inclusion équitable pour le bien-être de tous. 

    L’ISESCO participe à la restauration et à la remise en état des centres de personnes âgées au Maroc

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la culture (ISESCO), s’est entretenu aujourd’hui à Istanbul avec Dr Jamila El Moussali, Ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social au Royaume du Maroc, avant leur participation demain à la 1ère Conférence ministérielle islamique sur le Développement social.

    Lors de cette entrevue, les deux responsables ont examiné les moyens de promouvoir la coopération entre l’Organisation et le Maroc, dans le cadre de la nouvelle vision de l’ISESCO qui repose sur des programmes et activités ayant un rendement direct et tangible, ainsi que la participation de l’ISESCO au programme des « Dispositifs territoriaux intégrés de protection de l’enfance » mis en œuvre par le Ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social et auquel contribuent nombre d’acteurs gouvernementaux et certaines institutions de la société civile œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfance.

    Ils se sont entretenus également sur la remise en état des centres de personnes âgées, qui comptent 62 centres dont 32 ont été restaurés et 30 nécessitent des travaux de réaménagement. A cet égard, il a été convenu que l’ISESCO participe à la restauration et à la remise en état de ces lieux.

    Aussi, les deux responsables ont examiné le programme de la caravane médicale socio-éducative qui débutera en janvier 2020, en coopération entre l’ISESCO et le Ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, le Ministère de la Santé et le Ministère de l’Education au Maroc.

    Par ailleurs, ils ont convenu de créer en 2020 un centre de traitement psychosocial au profit des victimes de persécution spécialement pour les femmes et les enfants.

    A pris part à cet entretien Mme Ramata Almamy Mbaye, Directrice des Sciences humaines et sociales à l’ISESCO.

    Le Directeur général de l’ISESCO s’entretient à Istanbul avec la Ministre sénégalaise de la Femme et de la Famille

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la culture (ISESCO), a examiné avec Mme Salimata Diop Dieng, Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre en Sénégal, les moyens de promouvoir la coopération entre l’Organisation et la République du Sénégal dans les domaines de compétence de l’ISESCO.

    Cet entretien s’est déroulé à Istanbul (Turquie) quelques heures avant le lancement de la 1ère Conférence ministérielle islamique sur le Développement social, où les deux responsables ont convenu de renforcer la coopération bilatérale à l’aide de mesures pratiques, à savoir l’inauguration en 2020 d’une caravane médicale socio-éducative au profit des citoyens sénégalais. A cet égard, le Sénégal se chargera de fournir les besoins nécessaires de cette caravane. 

    Il a été également convenu de créer en 2020 un centre de traitement psychosocial au profit des victimes de persécution spécialement pour les femmes et les enfants, en coopération entre l’ISESCO et le gouvernement sénégalais représenté par le Ministère de la Femme, de la Famille et du Genre.

    Cette coopération s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’ISESCO et de sa stratégie d’action future reposant sur les principes suivants : l’autonomisation des femmes, des enfants et des jeunes ; l’accès de tous à l’éducation en vue de renforcer leurs capacités ; le développement durable ; l’éradication de la pauvreté ; la lutte contre l’extrémisme et le discours de haine ; et l’appui à la société civile.

    A pris part à cette entrevue Mme Ramata Almamy Mbaye, Directrice des Sciences humaines et sociales à l’ISESCO.

    Participation active de l’ISESCO au Bazar international de Rabat

    L’ISESCO a pris part, ce samedi au Théâtre national Mohammed V à Rabat, au Bazar international de bienfaisance, tenu sous le patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et la présidence effective de L.A.R. les princesses. Le Bazar a été ouvert par S.A.R. la Princesse Lalla Meryem.

    L’ISESCO disposait de son propre pavillon au Bazar, supervisé par Dr Yusra AlJazairy, épouse du Directeur général de l’Organisation, avec la participation de Mme Hanane Ghazi, Mme Zineb Iraqi et Mme Majda Souaf.

    Dr Salim M. AlMalik a visité le Bazar en souhaitant la bienvenue aux visiteurs du pavillon de l’ISESCO, de même qu’il est passé voir ceux d’autres Etats membres de l’Organisation et échangé avec leurs organisateurs respectifs. Il a aussi salué la bonne organisation de ce Bazar et le noble objectif derrière sa tenue.

    Le pavillon de l’ISESCO comprenait nombre de ses publications ainsi que des produits d’enseignement des enfants par le jeu, lesquels produits ont connu une grande affluence des visiteurs.

    A l’ouverture dudit Bazar, S.A.R. la Princesse Lalla Meryem, a salué dans son allocution les projets du Cercle diplomatique dans les domaines culturel et social, ainsi que les associations caritatives auxquelles qu’il soutient.

    Pour rappel, le Bazar international de Rabat est organisé annuellement et comprend un buffet ouvert des cuisines populaires respectives provenant de plusieurs pays du monde représentant les différents continents, ainsi qu’une variété de leurs produits artisanaux et de terroir. Les recettes des ventes au Bazar reviennent aux associations caritatives œuvrant dans la protection de la femme, le soutien à l’enseignement et autres domaines.

    AlMalik s’entretient avec Amzazi en marge de la cérémonie de clôture du « Programme Education »

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a examiné avec M. Saaid Amzazi, Ministre marocain de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, les moyens de promouvoir la coopération entre l’ISESCO et le Maroc dans les domaines d’intérêt commun. Il s’agit notamment des moyens de faire profiter les Etats membres de l’Organisation, en particulier les Etats africains, de l’expérience du Maroc dans le « Programme Education II », mis en œuvre dans le cadre du partenariat entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne.

    L’entretien a été tenu en marge de la participation de Dr AlMalik à la cérémonie de clôture du « Programme Education II », organisée par le Ministère en partenariat avec la délégation de l’Union européenne au Royaume du Maroc. La cérémonie a eu lieu le jeudi 5 décembre 2019 au palais des Congrès Bouregreg à Salé et a été présidée par M. Amzazi et Mme Claudia Wiedey, Ambassadrice et Cheffe de la délégation de l’Union européenne au Maroc.

    Etaient présents à cet entretien M. Youssef Belqasmi, Secrétaire général du Ministère, M. Kais Hammami, Directeur du Centre de la Prospective stratégique, et M. Aziz Elhajir, Expert à la Direction de l’Education.

    A noter que le « Programme Education II » vise à appuyer les efforts de réforme du système d’éducation et de formation. Il a pour but de soutenir une offre d’enseignement obligatoire, accessible à toutes et à tous ; promouvoir les principes d’égalité de genre dans l’accès et la rétention ; et favoriser un accès facile des élèves à la formation professionnelle, à l’université et au marché de l’emploi.

    Appel à s’orienter vers l’avenir lors de la rencontre sur «Les transformations sociales et la prospective stratégique»

    **Dr AlMalik : l’ISESCO veille à bénéficier de la pensée proactive reposant sur l’anticipation de l’avenir

    **Dr Sall: la prospective stratégique est devenue une nécessité pour la survie et non pas un luxe

    L’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a tenu hier une rencontre ouverte sur « Les transformations sociales et la prospective stratégique ». Cet évènement a été marqué par une interaction remarquable des participants ainsi que des échanges fructueux sur l’importance de la prospective stratégique aujourd’hui, qui est devenue une nécessité pour la survie et non pas un luxe d’après l’invité de cette rencontre, Dr Alioune Sall, Fondateur et Directeur exécutif de l’Institut des futurs africains en Afrique du Sud.

    Au début de cette rencontre, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné que l’orientation de l’Organisation vers l’avenir dans ses nouvelles visions et stratégie, exige l’anticipation de celui-ci par un raisonnement scientifique, afin de permettre aux Etats membres d’en profiter. Il a également indiqué que l’intérêt porté à ce sujet était la raison derrière la création du Centre de la Prospective stratégique de l’ISESCO.  

    Dr AlMalik a souhaité la bienvenue à Dr Sall, et salué le sujet de la rencontre tout en ajoutant que l’ISESCO veille à bénéficier des avantages de la pensée proactive, à savoir l’anticipation de l’avenir, et l’économie de l’argent et des efforts, grâce à une préparation proactive aux scénarios futurs anticipés de manière scientifique et réfléchie, permettant aux décideurs de faire le meilleur choix, afin d’éviter de prendre des décisions hâtives et non réfléchies.

    Par la suite, Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de la Prospective stratégique de l’ISESCO, a souligné la nécessité de diffuser la culture de la prospective dans les pays du monde islamique, en soulignant l’importance de la prospective stratégique à la lumière des transformations sociales importantes que connaissent plusieurs régions et pays du monde, tout en insistant qu’il est nécessaire de distinguer entre la prospective stratégique et la prédiction, et que la prospective repose essentiellement sur une approche scientifique qui analyse le passé, évalue le présent et anticipe le futur.

    Avant de commencer son intervention, Dr Sall a précisé qu’il a abordé à plusieurs reprises le sujet de la prospective et son importance en général, cependant, lier ce sujet aux transformations sociales était la raison principale de sa présence et sa participation à cette rencontre, en plus de sa conviction de l’importance du rôle que joue l’ISESCO grâce à son interaction avec les Etats membres, dont plusieurs connaissent des mutations sociales importantes.

    Dans son intervention, Dr Sall a précisé que la pensée proactive est présente dans l’histoire et la culture arabo-islamique, et que le monde a changé et plusieurs Etats ont connu une renaissance et un développement. Il a également ajouté qu’il n’existe pas une constance historique, le seul constant est le changement. 

    Il a également souligné l’importance de l’anticipation du futur et du renouvellement de la production de la pensée et des sciences, tout en mettant l’accent sur la nécessité de d’assimiler le passé pour comprendre e présent et d’avoir le courage pour concevoir les perceptions de l’avenir. Aussi, Dr Sall a ajouté que : « Nous ne vivons pas dans le présent autant le futur et nous ne pouvons pas vivre dans le passé, de même qu’il est nécessaire de comprendre le monde dans lequel nous allons passer le reste de notre vie ».

    L’invité a insisté sur la nécessité de distinguer entre la prospective et les prédictions, en indiquant que la prospective repose sur des données, des chiffres et des informations, et revêt une importance particulière dans la mesure où elle examine de façon plus profonde que les prédictions. Il a également appelé les experts de la prospective et les centres de recherche à aider les acteurs à développer et évaluer leurs travaux, dans l’optique d’éviter de prendre des décisions hâtives ou erronées.

    « Il est nécessaire de renforcer la capacité de penser, de développer les compétences et d’investir dans les capacités humaines afin de comprendre les risques futures qui nous menacent, afin de survivre et mettre fin à la dépendance » a-t-il ajouté.

    Il a également précisé qu’il existe une énorme disparité et un profond déséquilibre entre les pays du Nord et du Sud. « Le continent africain produit 3% du savoir, et représente 10% de la population mondiale », a-t-il déclaré, en appelant à accroitre la production du savoir, et à faire preuve d’ambition, d’éthique et de responsabilité vis-à-vis du présent et de l’avenir.

    Dr Sal a appelé les cerveaux émigrés à doter leurs pays d’origine de connaissances et d’expertise, tout en appelant les Etats à les motiver, à regrouper leurs forces et à travailler en harmonie. A cet égard, il a cité le bon exemple de l’Etat du Burundi, qui a su tirer parti de l’expérience de ses citoyens migrants.

     Le conférencier a également abordé les problèmes liés à la répartition et la gestion de la croissance démographiques, à la migration et au chômage et les divers scénarios de la prospective, tout en soulignant la nécessité de définir les besoins de la société avant toute anticipation.

    Pour sa part, Mme Ramata Almamy Mbaye, Directrice des Sciences humaines et sociales à l’ISESCO, a précisé que l’Organisation a créé le Centre de la Prospective stratégique pour proposer les idées qui pourront servir les Etats du monde islamique et promouvoir le partenariat dans la mise en place de stratégies cohérentes pour réaliser les Objectifs de Développement durable dans ces pays.

    Elle a aussi indiqué que l’ISESCO accorde un intérêt particulier à l’analyse des transformations sociales, et œuvre à permettre les jeunes de vivre dignement dans leurs pays sans penser à la migration qui mettra leur vie en péril.

    Après l’intervention de Mme Almamy, un débat a été ouvert pour poser les questions à l’invité, qui a été impressionné par le niveau du dialogue.

    Publication du rapport final de la réunion extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique, tenue au siège de l’ISESCO

    Les profonds débats ayant caractérisé les travaux de la réunion extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique, tenu au siège de l’ISESCO à Rabat, portaient sur le patrimoine civilisationnel dans les pays du monde islamique, ainsi que les moyens de sa protection, préservation et restauration. Le Comité a pris d’importantes décisions durant les deux jours de la réunion, en tête desquelles figure l’inscription de 120 sites historiques sur la Liste du patrimoine civilisationnel dans le monde islamique, dont 3 sur la Liste du patrimoine en péril.

    Aussi, il s’agissait de créer la liste exclusive des sanctuaires dans le monde islamique (la Sainte Mosquée/Makkah al Mukarramah, la Mosquée du Prophète/Al Madinah Al Munawwarah et la Mosquée Al-Aqsa/ Al-Qods Al-Charif).

    Ci-après le texte du rapport final de la réunion :

    Réunion extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique

    Siège de l’ISESCO, Rabat, Royaume du Maroc

    02-03 décembre 2019

    Rapport final

    Dans le cadre des efforts de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) visant à sauvegarder le patrimoine civilisationnel dans le monde islamique ; afin de renforcer ses efforts dans la protection et la documentation des éléments du patrimoine matériel dans les Etats membres ; et dans le cadre de la mise en œuvre de sa nouvelle vision du patrimoine et de la culture, l’ISESCO a tenu la session extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique, les 02 et 03 décembre 2019 à son siège à Rabat (Royaume du Maroc). Ont pris part à la réunion les représentants des Etats membres suivants du Comité : Etat du Koweït ; République d’Irak ; République islamique de Mauritanie ; République islamique du Pakistan ; République du Cameroun ; République de Côte d’Ivoire et République fédérale du Nigéria, ainsi que les représentants de la Commission scientifique (du Royaume du Maroc) au sein du Comité. Les représentants de la République d’Indonésie et de la République d’Ouzbékistan n’ont pas pu assister à ladite réunion.

    Lors de la séance d’ouverture, M. Najib Rhiati, Directeur de la Culture à l’ISESCO, a prononcé une allocution dans laquelle il a souhaité la bienvenue aux membres du Comité en les remerciant d’avoir répondu à l’invitation. Il leur a également transmis les salutations de S.E. Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO et ses souhaits de succès à la réunion, tout en soulignant l’importance du rôle du Comité quant à la protection des monuments historiques, civilisationnel et naturels dans le monde islamique. Il a aussi passé en revue la nouvelle vision de l’ISESCO dans ce domaine.

    Ensuite, Dr Walid Al-Seif, Président du Comité, a remercié l’ISESCO et le Secrétariat général du Comité d’avoir veillé à ce que cette réunion se tienne dans les meilleures circonstances, notamment son intention d’inscrire 100 nouveaux sites du patrimoine sur la « Liste du patrimoine dans le monde islamique« .

    De même, le Comité a suivi l’exposé de Dr Ezzedin Said Al-Asbahi, Ambassadeur de la République du Yémen auprès du Royaume du Maroc, invité d’honneur de la réunion, sur « Le patrimoine et les réserves en République du Yémen : Réalité et défis ». Dr Al-Asbahi a présenté la situation du patrimoine matériel et des réserves naturelles au Yémen, ainsi que le vandalisme et pillage que le pays subit depuis des années. Il a valorisé les efforts de l’ISESCO pour sauvegarder et préserver le patrimoine culturel, en appelant le Comité à prendre les mesures nécessaires à la protection du patrimoine culturel au Yémen.

    A été présent à la 1ère séance de travail S.E. Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, qui a souligné dans son allocution l’importance de promouvoir l’action dudit Comité et de déployer davantage d’efforts dans la protection du patrimoine du monde islamique dans les Etats membres.

    La réunion s’est déroulée sur deux jours, au cours desquels ont été examinés les points inscrits à son ordre du jour, y compris les questions du patrimoine industriel. S.E. Dr Abdulrahman Al-Hussein, Directeur du projet du patrimoine industriel au Royaume d’Arabie Saoudite, a fait un exposé sur l’expérience du Royaume en la matière, en soulignant la nécessité de s’intéresser à ses sites et de les inscrire sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique.

    Après discussion, le Comité a adopté ce qui suit :

    • Créer la liste exclusive des sanctuaires dans le monde islamique (la Sainte Mosquée/Makkah al Mukarramah, la Mosquée du Prophète/Al Madinah Al Munawwarah et la Mosquée Al-Aqsa/ Al-Qods Al-Charif).

    • Inscrire 53 nouveaux sites patrimoniaux sur la Liste définitive du patrimoine dans le monde islamique et inciter les parties compétentes à soumettre davantage de dossiers sur les sites patrimoniaux pour inscription sur cette Liste, lors de la 9ème réunion du Comité, prévue durant le premier trimestre 2020.

    • Inscrire 59 nouveaux sites patrimoniaux sur la Liste indicative du patrimoine dans le monde islamique et inciter les parties compétentes dans les Etats concernés à soumettre à l’ISESCO les dossiers techniques en finalisant le formulaire d’inscription y afférent.

    • Créer une liste du patrimoine culturel et naturel en péril dans le monde islamique.

    • Inscrire 3 sites du Yémen sur cette liste, et inviter à fédérer les efforts en vue de rétablir l’inscription de ces éléments sur la Liste définitive du patrimoine mondial.

    • Le Comité a adopté le formulaire d’inscription des éléments du patrimoine immatériel sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, en recommandant sa diffusion aux Etats membres et en les incitant à élaborer les dossiers d’inscription y afférents.

    • Il a également adopté la proposition de la « Semaine des musées dans le monde islamique », à l’occasion du 25 septembre (Journée du patrimoine dans le monde islamique), coïncidant avec la fondation de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). Il a appelé les parties compétentes à inventorier les musées de l’art islamique dans ces pays, qu’ils soient publics ou privés, en communiquant à l’ISESCO les données pertinentes.

    • Par ailleurs, le Comité s’est félicité de la proposition par le Ministère de la Culture et de l’Artisanat en République islamique de Mauritanie d’inscrire la Mahdara sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, et invité la Direction générale de l’ISESCO à coordonner ses efforts avec les parties compétentes.

    • De même, le Comité a appelé la Direction générale à :

    – Envoyer une commission technique d’experts en République du Yémen pour aider les autorités compétentes à réhabiliter le patrimoine en péril et à en inscrire davantage sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique ;

    – Dédier un certain nombre de programmes exécutifs au profit des Etats membres en vue d’inscrire les sites du patrimoine industriel sur les Listes respectives du patrimoine mondial et du patrimoine dans le monde islamique ;

    – Organiser des sessions de formation intensives à l’intention des cadres des Etats membres pour leur permettre de préparer les dossiers de candidature des sites patrimoniaux et éléments du patrimoine immatériel, aux fins d’inscription sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique ;

    – Organiser la réunion d’experts et spécialistes en patrimoine matériel, immatériel, naturel et industriel afin de définir et de revoir les critères d’inscription sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique ;

    – Inciter les autorités compétentes dans les Etats membres à inventorier les éléments du patrimoine culturel matériel et immatériel et à fournir les données nécessaires y afférentes pour qu’elles figurent sur le « Portail des monuments historiques et des sites archéologiques dans le monde islamique« , créé par l’ISESCO et comportant une liste des monuments historiques et sites archéologiques d’importance civilisationnelle et universelle dont jouissent les Etats membres, et à mettre en place une base de données bibliographique et numérique interactive des différents éléments du patrimoine architectural et urbain dans le monde islamique ;

    – Coordonner avec les parties compétentes dans les Etats membres pour assurer la supervision de l’inscription commune, sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, d’un ensemble de parcours historiques et civilisationnels types (route du Hajj, chemins du commerce, chemins des voyageurs, savants, étudiants et manuscrits, etc.), et promouvoir le rôle de la commission scientifique d’appui audit Comité dans la présentation de propositions y afférentes.

    A l’issue de la réunion, le Comité a remercié S.E. Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, pour les efforts incessant dans la promotion des programmes de l’Organisation dans la protection du patrimoine culturel et naturel dans le monde islamique, la formation des compétences en la matière, l’inscription de davantage de sites historiques et éléments du patrimoine culturel sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, de même que son souci de développer la performance du Comité et de maintenir la périodicité de ses réunions.

    Approbation de l’inscription de 120 sites sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique

    Ont été clôturés, aujourd’hui au siège de l’ISESCO à Rabat, les travaux de la réunion extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique, et ce, par l’approbation d’inscrire 120 sites patrimoniaux, dont 117 sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique et 3 sur la Liste du patrimoine en péril, nouvellement créée.

    Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts de l’ISESCO pour préserver le patrimoine civilisationnel dans les Etats du monde islamique, afin de protéger et documenter les éléments du patrimoine matériel dans les Etats membres de l’Organisation, et ce, dans le cadre de la mise en œuvre de sa nouvelle vision du patrimoine et de la culture.

    Ont pris part à la réunion les représentants des Etats membres suivants du Comité : Etat du Koweït ; République d’Irak ; République islamique de Mauritanie ; République islamique du Pakistan ; République du Cameroun ; République de Côte d’Ivoire et République fédérale du Nigéria, ainsi que les représentants de la Commission scientifique (du Royaume du Maroc) au sein du Comité. Les représentants de la République d’Indonésie et de la République d’Ouzbékistan n’ont pas pu assister à ladite réunion.

    Lors de la réunion, qui s’est tenue les 2 et 3 décembre 2019, il a été procédé à l’examen des points inscrits à l’ordre du jour. Après discussion, Dr Najib Rhiati, Directeur de la Culture, que le Comité a approuvé l’inscription de 117 sites sur ladite Liste, dont 49 nouveaux sites sur la Liste définitive, 5 nouveaux sites et 53 sites sur la Liste indicative, inscrits déjà sur la Liste indicative de l’UNESCO.

    Le Comité a également ajouté 3 sites sur la Liste du patrimoine en péril dans le monde islamique, tous établis au Yémen, de même qu’il a reporté l’examen de 7 autres sites.

    Le Comité a également convenu de créer la liste exclusive des sanctuaires dans le monde islamique (la Sainte Mosquée/Makkah al Mukarramah, la Mosquée du Prophète/Al Madinah Al Munawwarah et la Mosquée Al-Aqsa/ Al-Qods Al-Charif), et d’examiner la proposition de proclamer la Semaine des musées dans le monde islamique.

    Aussi, le Comité a exhorté la Direction générale de l’ISESCO à envoyer des experts auprès des autorités compétentes en République du Yémen pour l’aider à réhabiliter le patrimoine en péril et à en inscrire davantage sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, en coordination avec les parties compétentes dans ce pays. Il a également appelé à dédier un certain nombre de programmes exécutifs au profit des Etats membres en vue d’inscrire les sites du patrimoine industriel sur les Listes respectives du patrimoine mondial et du patrimoine dans le monde islamique, et à tenir des sessions de formation intensives à l’intention des cadres des Etats membres pour leur permettre de préparer les dossiers de candidature des sites patrimoniaux et éléments du patrimoine immatériel et de les inscrire ces sites sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique.

    Par ailleurs, le Comité a souligné la nécessité d’inciter les autorités compétentes dans les Etats membres à inventorier les éléments du patrimoine culturel matériel et immatériel et à fournir les données nécessaires y afférentes pour qu’elles figurent sur le « Portail des monuments historiques et des sites archéologiques dans le monde islamique », créé par l’ISESCO et comportant une liste des monuments historiques et sites archéologiques d’importance civilisationnelle et universelle dont jouissent les Etats membres. Il s’agit aussi de mettre en place une base de données bibliographique et numérique interactive des différents éléments du patrimoine architectural et urbain dans le monde islamique.

    Et d’inviter les ministres de la Culture à participer, à travers la 11ème session de la Conférence islamique des Ministres de la Culture, prévue les 17 et 18 décembre 2019 à Tunis, à la mise en œuvre de davantage de programmes visant à préserver le patrimoine culturel, et à soumettre davantage de dossiers d’inscription sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique.

    A l’issue de la réunion, le Comité a remercié S.E. Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, ainsi que la Direction générale pour leur hospitalité et leurs efforts constants dans la protection du patrimoine culturel et naturel dans le monde islamique, de même que leur souci de développer la performance du Comité et de maintenir la périodicité de ses réunions.