Dr
Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, et Dr Mohamed Zine El Abidine,
Ministre tunisien des Affaires culturelles, ont donné, aujourd’hui dans la Cité
de la Culture à Tunis, une conférence de presse pour annoncer les programmes
respectifs de la 11ème Conférence islamique des Ministres de la Culture (CIMC)
et de la clôture des célébrations de Tunis capitale de la culture islamique
pour la région arabe au titre de 2019.
La
conférence de presse a commencé par un discours de Dr AlMalik, dans lequel il a
souhaité la bienvenue aux journalistes et remercié le Ministre tunisien pour
son chaleureux accueil. Il a également salué les activités menées par Tunis
dans le cadre des festivités célébrant cette ville capitale de la culture
islamique pour 2019, en se disant heureux que ces activités se soient aussi
étendues à l’ensemble du territoire tunisien. Et de souligner que la Tunisie a
servi de modèle qu’il sera difficile à concurrencer par les capitales
culturelles à venir.
Pour
sa part, Dr Zine El Abidine a remercié le Directeur général de l’ISESCO, en
saluant la coopération entre le Ministère et l’Organisation, notamment dans la
rénovation de l’action culturelle. Le Ministre a passé en revue les principales
activités et événements culturels que son Ministère avait menés tout au long de
l’année et sur tout le territoire tunisien.
Il a
souligné aussi la pérennité de la coopération exemplaire entre son Ministère et
l’ISESCO, en indiquant que son pays est fier de présider la CIMC pour les deux
années à venir. Il a réaffirmé ses marques de bienvenue au Directeur général et
aux ministres de la Culture dans les pays islamiques, ainsi qu’à leurs
délégations respectives, en souhaitant plein succès à cette Conférence.
Par
la suite, une séance de questions a été ouverte, parmi lesquelles figurait la
mise à profit des potentiels du numérique dans le domaine culturel. A cette
question, Dr AlMalik a répondu que si les Etats du monde islamique ne
capitalisent pas sur cet énorme potentiel, ils ne pourront pas accompagner les
développements mondiaux et peineront à rattraper les lourdes pertes dans ce
domaine.
Dr
AlMalik a ajouté que l’ISESCO a très tôt réalisé l’importance de cette
question, et œuvré à élargir la mise à profit des potentiels considérables du
numérique pour les Etats membres, dont notamment le projet de « La culture
numérique dans le monde islamique : opportunités et défis », inscrit à l’ordre
du jour de la CIMC.
Concernant
la question sur l’avenir de la coopération entre le Ministère tunisien des
Affaires culturelles et l’ISESCO, Dr Zine El Abidine a répondu que cette
coopération est étroite et se poursuivra entre les deux parties, en particulier
grâce aux efforts de S.E. Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, ex-Directeur général
de l’ISESCO, ainsi qu’à ceux de l’actuel Directeur général S.E. Dr Salim M.
AlMalik, suite à la prise de ses fonctions à ce poste.
Et
d’ajouter : « Etant conscients que le citoyen est l’objectif ultime de toute
activité culturelle, nous avons œuvré, tout au long des trois dernières années,
et œuvrons toujours à assurer l’accès des citoyens à l’art et à la culture et
notamment la créativité culturelle, tant au niveau de la perception qu’à celui
de la pratique ».
«
Nous sommes fiers de ce que nous avons atteint dans ce cadre, et aspirons à
ancrer la diversité culturelle dans le futur, d’où la création du Centre international
de Tunis pour l’économie culturelle et numérique. A cet égard, a-t-il précisé,
nous avons convenu avec S.E. le Directeur général de l’ISESCO de conférer à
cette vision un aspect participatif, et de la soumettre demain à l’examen lors
de la 11ème CIMC. »
Dr Rached Ghannouchi, Président de l’Assemblée des Représentants du
Peuple (APR) en Tunisie, a reçu aujourd’hui au siège du parlement tunisien, Dr
Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour
l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), et la délégation qui
l’accompagnait. Les deux responsables ont examiné nombre de questions relatives
aux domaines d’action de l’ISESCO, ainsi que la coopération remarquable de la
République Tunisienne avec l’Organisation dans le cadre de diverses activités,
notamment la 11ème Conférence islamique des Ministres de la Culture
(CIMC), dont les travaux seront lancés demain, et la clôture de la célébration
de Tunis capitale de la culture islamique au titre de 2019.
Au début de cette entrevue, Dr AlMalik a exprimé les profonds
remerciements de l’ISESCO au gouvernement et peuple tunisiens pour les efforts déployés
aux fins de la réussite de la CIMC et de la célébration de Tunis capitale de la
culture islamique, dans le cadre de laquelle de nombreuses activités et
programmes importants ont été mis en œuvre tout au long de l’année 2019. Et de
souligner que les efforts remarquables fournis par le Ministère tunisien des
Affaires culturelles ont levé la barre pour les futures capitales de la culture
islamique.
Pour sa part, Dr Ghannouchi a précisé que l’ISESCO joue un rôle
crucial dans la région et dans le monde islamique, dans les domaines clés du
développement, en particulier l’éducation, les sciences et la technologie, tout
en souhaitant à l’Organisation plein succès dans ses programmes et plans futurs
prenant compte des dimensions sociales.
Lors de cet entretien, Dr AlMalik a présenté la nouvelle vision de
l’ISESCO et sa stratégie d’action future, ainsi que nombre de programmes et
projets importants dont l’Organisation a entamé la mise en œuvre, notamment le projet
du waqf, dont les fonds seront dédiés aux programmes et activités de l’ISESCO
dans les régions les plus démunies du monde islamique ; le but étant de
soutenir et autonomiser les jeunes, les femmes et les enfants. Dans le cadre de
cette vision, une étude sera menée sur les waqfs dans les Etats du monde
islamique en vue de les promouvoir et les développer.
Dr Ghannouchi a salué cette initiative, en indiquant qu’il s’agit
d’une solution pratique pour réaliser les grands objectifs de l’ISESCO. Et de
préciser que le waqf en Tunisie couvre environ 30% des dépenses universitaires
et des activités de la société civile, et que les pays développés en dépendent
fortement pour fournir les services d’éducation et de santé aux démunis.
Les discussions ont également porté sur les efforts de l’ISESCO en
matière de lutte contre la pensée extrémiste, et les documents publiés par les
précédentes sessions de la CIMC pour présenter une approche culturelle et
intellectuelle visant la lutte contre l’extrémisme et le renforcement de la
modération prônée par l’Islam. Lesdits documents ont également appelé les
institutions législatives des Etats du monde islamique à promulguer des lois
dans ce sens.
Le Président de l’Assemblée a dit en substance : « L’extrémisme a gravement nui à l’Islam et aux Musulmans, et il est donc
important de lutter contre ce phénomène et de fédérer les efforts pour l’éradiquer. »
Par ailleurs, Dr AlMalik a précisé que l’ISESCO s’efforce, dans sa
nouvelle vision, à devenir un foyer d’expertise pour les Etats du monde
islamique, d’où la création du Centre de la Prospective stratégique.
L’entretien a également porté sur le rôle intellectuel de
l’Organisation à travers le « Forum culturel de l’ISESCO », qui
accueille les grands intellectuels des Etats du monde islamique pour discuter
des questions d’actualité et présenter leurs propositions et idées.
Ont pris part à cette entrevue, de l’Assemblée M. Nabil Hajji, Adjoint
du Président chargé des Relations extérieures, et M. Habib Khedher, Chef du cabinet
du Président de l’Assemblée, et de l’ISESCO, M. Najib Rhiati, Directeur de la Culture, M.
Mohamed Ghemari, Directeur du Secrétariat Général, Dr Kais Hammami, Directeur
du Centre de la Prospective stratégique et Dr Abdelilah Benarafa, Conseiller culturel auprès du Directeur
général.
Dr Mohamed Zine El Abidine, Ministre tunisien des Affaires culturelles, a reçu, dimanche soir au Salon VIP de l’aéroport Tunis Carthage, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, et examiné avec lui les derniers préparatifs pour la tenue de la 11ème CIMC, qui débutera demain 17 décembre 2019 à Tunis.
Dans le cadre de cette Conférence, coorganisée par l’ISESCO et le
Ministère tunisien des Affaires culturelles sous le haut patronage du Président
tunisien S.E. Kaïs Saïed, Dr AlMalik s’entretiendra avec nombre de responsables
tunisiens.
Suite à cette rencontre, les deux responsables ont assisté, dans la
Cité de la culture, à la clôture de la 21ème session des Journées
théâtrales de Carthage, durant laquelle hommage a été rendu à nombre de grands
comédiens arabes représentant le Maroc, l’Egypte, le Liban et la Tunisie, et a
connu la remise des prix aux œuvres gagnantes.
Rappelons que la 1ère édition de ces Journées s’est tenue du 7 au
15 novembre 1983. Il s’agit d’un festival international de théâtre, supervisé
par le Ministère tunisien des Affaires culturelles, avec la participation de
créateurs arabes divers. Cet événement est organisé à l’instar des Journées
cinématographiques de Carthage, ainsi que des Journées musicales de Carthage,
lancées respectivement en 1966 et en 2010.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique
pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a reçu aujourd’hui au
siège de l’Organisation, l’Ambassadeur Tariq Bakhit, Secrétaire général adjoint
aux Affaires humanitaires, culturelles et sociales à l’Organisation de la
Coopération islamique (OCI), et l’Ambassadeur Samir Bakr Diab, Secrétaire
général adjoint aux Affaires de la Palestine et d’Al-Qods à l’OCI. Lors de cet
entretien les responsables ont examiné les moyens de renforcer la coopération
bilatérale afin de promouvoir l’action commune.
De même, ils ont convenu de renforcer la consultation et la
coordination concernant la tenue de conférences et colloques sur les questions
d’intérêt commun, et de tenir des réunions de coordination en alternance à
Rabat et à Jeddah à cette fin.
Les deux parties ont également convenu de mettre en œuvre un
programme de formation global afin de renforcer les capacités dans le domaine
de la préservation du patrimoine islamique et de l’inscription de ses sites sur
les Listes de l’ISESCO et du patrimoine humain de l’UNESCO.
Aussi, il a été convenu de soutenir les institutions culturelles et
sociales en Palestine, en particulier à Al-Qods Al-Charif, de préserver les
monuments archéologiques d’Al Qods pour les protéger contre les tentatives de judaïsation
et d’oblitération de l’identité, et de tenir des colloques et ateliers dans le
domaine du développement social, notamment au profit des réfugiés et déplacés.
A pris part à cette entrevue, Dr Ahmed Saïd Bah, Directeur des
Relations extérieures et de la Coopération à l’ISESCO.
Le
Forum culturel de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la
Culture (ISESCO) a rendu hommage à Dr Abbès Jirari, Doyen de la littérature
marocaine, et à Dr Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des
Oulémas. A cette occasion, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de
l’Organisation, a remis à chacun des deux invités un certificat de
reconnaissance et d’excellence et une médaille de l’ISESCO.
La
cérémonie d’hommage a eu lieu hier soir à l’issue de la deuxième édition dudit
Forum, dont l’invité était Dr Abbadi, qui a donné une conférence
sous le thème : « Des droits de l’homme aux droits de
l’humanité : Lecture dans les exigences de connaissance et de contexte et
mécanismes de traitement ». Etaient présents à cet événement nombre
d’ambassadeurs, d’experts et d’étudiants des universités et instituts supérieurs
de Rabat.
Rappelons que Dr
Jirari était l’invité de la première édition de ce Forum, tenue le 22 octobre
2019, et avait donné une conférence intitulée « Les défis culturels
futurs dans le monde islamique », à laquelle avaient assisté des
invités de qualité et bénéficié d’une large couverture médiatique.
De même, le
Directeur général de l’ISESCO a offert à Dr Jirari la première édition du
premier livre de la série des livres du Forum culturel.
**L’humanité dépense annuellement 17 trillions de dollars en armement pour se protéger d’elle-même
**Toute personne doit jouir de ses droits personnels et du respect de sa vie privée, violés quotidiennement dans le cyberespace
Le Forum culturel de l’ISESCO a accueilli, dans sa deuxième édition hier au siège de l’Organisation, Dr Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, ancien membre du Conseil national des droits de l’homme, qui a donné une conférence intitulée : « Des droits de l’homme aux droits de l’humanité : Lecture dans les exigences de connaissance et de contexte et mécanismes de traitement », qui a coïncidé avec la célébration par l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) de la Journée internationale des Droits de l’homme.
Le Forum a vu une présence remarquable d’un nombre d’ambassadeurs,
d’experts, de spécialistes et représentants des médias, d’étudiants des
universités et des instituts supérieurs à Rabat. Au début de cette conférence, Dr
Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, a prononcé son allocution dans
laquelle il a accueilli Dr Abbadi ainsi que les participants, de même qu’il a présenté
le sujet de la conférence, avant de céder la parole à l’invité principal. Ce
dernier a d’abord exprimé ses remerciements à l’ISESCO et à son Directeur
général pour l’accueil, et a souligné l’importance du sujet de la conférence. Il
a ensuite initié son intervention en présentant 5 principes, dont le premier stipule
que la « dimension » du droit est enracinée dans l’homme depuis toujours,
et cette dimension est la base des lois et procédures régissant la vie humaine
et les relations entre les individus. Le deuxième prévoit que les concepts du
droit sont nombreux, d’où la nécessité de les organiser dans un cadre légitime
et attractif. Quant au troisième principe, il stipule que ces droits impliquent
des devoirs, en d’autres termes, comment l’individu peut exiger la réalisation
du développement durable s’il ne s’acquitte pas de ses devoirs envers sa
société ?, il ne peut pas également exiger la paix alors qu’il incite à la
sédition.
Dr Abbadi a ensuite abordé le sujet de la « quatrième
génération des droits de l’homme » qui prend en compte le système actuel, qui
exige que le respect de la vie privée est un droit de l’homme. Il a également
évoqué les violations de ce droit dans le cyberespace, ainsi que la question des
modifications génétiques et leur interaction avec l’éthique, avant de revenir
pour compléter la liste des cinq principes, dont le quatrième décrit que nous
vivons aujourd’hui dans des crises frappantes, notamment la crise d’armements
et la crise de peur. A cet égard il a noté que le monde dépense chaque année 17
trillions de dollars en armement, dont 2288 dollars est la part de chaque
individu sur la planète, ce qui signifie que l’humanité dépense cette énorme
somme d’argent pour se protéger d’elle-même.
L’invité a ensuite précisé que le traitement du sujet des droits de
l’homme ne date pas de l’émergence de la « Magna Carta » en 1215, mais
plutôt de très longtemps. Dans ce sillage, il a évoqué la citation d’Omar ibn
Al-Khattab : « Depuis quand vous permettez-vous d’asservir des gens
alors que leurs mères les ont enfantés libres ? », une citation qui
démontre que toute personne est libre et que ce concept existe dans toutes les
religions, et ceci est le cinquième principe.
Dr Abbadi a ensuite exposé cinq phases traitant les concepts des
droits de l’homme, tout en précisant qu’une recherche scientifique sérieuse est
l’outil permettant d’évaluer l’évolution du traitement des droits de l’homme et
de parvenir à d’importantes réponses. Il a également souligné que la recherche
doit adopter une approche scientifique et disposer d’outils spéciaux et adaptés
au domaine des droits de l’homme.
Aussi, le conférencier a souligné l’importance de renforcer et de
soutenir les institutions œuvrant dans le domaine des droits de l’homme pour
les aider à accomplir les tâches qui leur sont confiées.
A l’issue de son intervention, un débat a été ouvert pour permettre
les participants de poser des questions, auxquelles Dr Abbadi a répondu. Le
débat a connu une forte interaction de leur part.
Au terme de la conférence, l’ISESCO a rendu hommage à Dr Abbès
Jirari, doyen de la littérature marocaine, et invité principal de la première édition
du Forum, où Dr AlMalik lui a décerné une attestation de mérite et la Médaille
de l’ISESCO, ainsi que le premier exemplaire du livret publié par
l’Organisation et qui inclus son intervention lors dudit évènement. L’ISESCO a
également rendu hommage à Dr Ahmed Abbadi, invité du Forum dans sa deuxième édition,
qui a également reçu un certificat de mérite et été décoré par la Médaille de
l’ISESCO.
**Il faut découvrir de nouvelles voies de droits de l’homme reposant sur la dimension collective plutôt qu’individuelle, et anticipant l’avenir
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a souligné que l’application des droits de l’homme est une question interne propre à chaque pays, qui se fait par la négociation, le plaidoyer, la consultation et la bonne gestion institutionnelle, et qui repose sur le consensus social et le dialogue national, selon la croissance naturelle de chaque société et ses contextes nationaux, plutôt que des agendas externes ou références étrangères imposées. Il a noté que ceci est l’un des défis entravant la promotion d’une culture de droits de l’homme.
Il s’agit de l’intervention de Dr AlMalik lors du Forum culturel de
l’ISESCO qui a accueilli hier Dr Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita
Mohammadia des Oulémas, ancien membre du Conseil national des droits de
l’homme, pour donner une conférence intitulée : « Des droits de
l’homme aux Droits de l’humanité : Lecture dans les exigences de
connaissance et de contexte et mécanismes de traitement », qui a coïncidé
avec la Journée internationale des Droits de l’homme.
Au début de son allocution, le Directeur général a souhaité la
bienvenue à toutes les personnes présentes à l’Organisation, foyer d’expertise
dans le monde islamique dans ses domaines de compétence, tout en notant la
volonté d’adopter de nouvelles traditions dans la gestion des affaires
intellectuelles, et ce, en s’ouvrant aux décideurs dans les divers domaines de
connaissance pour participer aux activités de l’ISESCO et en écoutant leurs
propositions et leurs points de vue afin de promouvoir la culture, l’éducation,
les sciences et la communication dans les Etats membres.
Aussi, il a précisé que le thème de la conférence est
particulièrement opportun et mérite toute l’attention, car il place la question
des droits de l’homme au centre des préoccupations de l’ISESCO. Celle-ci qui a
publié à cet égard plusieurs études dans ses trois langues de travail, à savoir
« La Déclaration islamique sur les droits culturels », approuvé lors
de la 8ème Conférence islamique des Ministres de la Culture, (2014, Al-Madinah
Al-Munawwarrah).
Le Directeur
général a précisé que certains Etats membres de l’Organisation ont beaucoup
progressé en matière de droits de l’homme, domaine qui nécessite davantage
d’approfondissement étant donné qu’il préoccupe les pays et les communautés,
réalise le développement et assure la sécurité globale. Il a ajouté qu’il
faudrait se rappeler que les variables culturelles, socioéconomiques,
environnementales et technologiques ont engendré de nouvelles problématiques à
impact direct sur la planète et les droits de l’humanité, et qu’il appartient
de résoudre par l’exploration de nouveaux parcours de droits dépassant la
dimension individuelle vers une dimension collective et la dimension actuelle
vers la dimension future.
Et de souligner
que dans cette nouvelle perspective de droits qui concorde avec la nouvelle
vision de l’ISESCO mise en place par nombre de réformes importantes aux plans,
programmes, structure organisationnelle et ressources humaines, la question des
droits devrait figurer parmi les préoccupations des décideurs, des responsables
et de la société, vu qu’elle nous permet de passer à des sociétés sûres,
prospères et équitables.
Dr AlMalik a
ajouté le système des droits concerne aussi bien les individus et les
collectivités humaines et générations futures. Cependant, a-t-il précisé, il
existe des contextes historiques, culturels et sociaux, des conditions de
connaissances et des mécanismes de mise œuvre à prendre en considération. C’est
que cette question n’est pas un logo, mais une culture ancrée qu’il convient de
partager et d’en appliquer les dispositions en toute transparence, dans le
cadre du dialogue constructif et de la concertation responsable.
Au terme de son
allocution, Dr AlMalik a déclaré : « L’esprit musulman s’est
largement intéressé à la question des droits en matière de charge concernant
les cultes, transactions, les croyances et les comportements. Il a développé
une philosophie législative fondée sur la préservation de la dignité humaine,
qu’il convient de réexaminer selon une approche scientifique précise, et de
comprendre tous les développements de la pensée humaine dans ce domaine, afin
qu’elle contribue à l’enrichissement des acquis de droits dans l’édification
civilisationnelle humaine globale et réalise ainsi la lieutenance de Dieu sur
terre, selon le verset suivant : « O David, Nous avons fait de toi
un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens ».
**Dr AlMalik : Dans notre monde islamique, il existe de nombreuses opportunités pour un avenir prometteur, si elles sont bien exploitées
**L’ISESCO facilite l’inclusion sociale et le développement des valeurs islamiques de solidarité
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique
pour l’Education, les Sciences et la culture (ISESCO), a appelé à la tenue d’un
forum international en 2020 au siège de l’Organisation à Rabat, avec la
participation des organisations régionales et internationales ainsi que des
organisations de la société civile œuvrant dans le domaine du développement
social, dans l’optique d’élaborer une stratégie intégrée pour la promotion des
conditions humanitaires et sociales, ainsi que le soutien des Etats membres à
tenir leurs engagements de réaliser les Objectifs de Développement durable (ODD)
2030.
Il s’agit d’une allocution prononcée par Dr AlMalik lors de la
séance d’ouverture de la Conférence ministérielle islamique sur le
Développement social, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui à Istanbul
(Turquie), en présence de S.E. Recep Tayyip Erdoğan, Président de la République
de Turquie, sous le thème : «Garantir l’égalité sociale et le bien-être de
tous dans les Etats membres : opportunités et défis»
Au début de son intervention, le Directeur général a apprécié le
thème de la Conférence qui comporte les termes « égalité » et
« bien-être » faisant référence à deux principaux ODD de 2030, et qui
mène à s’interroger sur le progrès réalisé par les Etats islamiques concernant
leurs engagements de réaliser les dix-sept ODD. « Après avoir parcouru
depuis 2015 le tiers de la durée qui nous sépare de 2030, quelle stratégies et
mesures urgentes faut-t-il adopter pour accélérer la cadence de ce
progrès » a-t-il ajouté.
« Comment remédier à notre retard par rapport aux pays
développés alors que les Etats du monde islamique n’ont consacré à la recherche
scientifique et au développement que 0,4% de leur PIB, dans un monde où les
brevets d’invention dans les domaines de la nouvelle technologie et de l’intelligence
artificielle ont augmenté de mille pour cent au cours des vingt-cinq dernières
années » s’est-il interrogé.
Dr AlMalik a poursuivi que : « Les pays du monde, y
compris nos Etats musulmans, se sont engagés à atteindre le quatrième ODD lié à
l’éducation. Toutefois, nous constatons que plus de 64 millions d’enfants sont en
dehors du système scolaire pour des raisons sociales et économiques »,
tout en ajoutant que le taux d’analphabétisme a atteint les 40% dont les
femmes et les enfants représentent 65%, et que le mariage des mineures dans le
monde islamique est un phénomène regrettable, une triste réalité et une cause
majeure qui prive les filles de poursuivre leur éducation et engendre leur
isolement social.
Il a précisé que les pays du monde se sont engagés à atteindre le
premier et le deuxième ODD liés à l’éradication de la pauvreté et de la faim, cependant,
l’extrême pauvreté est toujours répandue dans le monde islamique, où 16% de sa
population vit avec moins de deux dollars par jour, tout en ajoutant qu’une
diminution de ce taux reste difficile dans le court terme dans de nombreuses
régions d’Afrique et d’Asie occidentale, où la malnutrition a atteint un taux
de 12% de la population totale.
Le Directeur général a prévenu que : « dans un monde où
les conflits, les catastrophes naturelles et les flux migratoires sont de plus
en plus importants, et selon le rapport du Bureau de coordination des affaires
humanitaires relevant des Nations Unies, en 2020 plus de 168 millions de
personnes auront besoin d’assistance et de protection, un nombre record qui
sera enregistré dans ce domaine depuis des décennies ».
Il a ajouté que malgré ces conditions et cette situation, le
monde islamique dispose de plusieurs opportunités pour un avenir prometteur au
profit des générations actuelles et futures, à condition de les exploiter
rationnellement. Il s’agit de la forte proportion de jeunes et d’enfants
caractérisant sa démographie, des talents surdoués qui ont besoin d’être reconnus
et de démontrer leurs talents, et de hautes compétences scientifiques et
techniques, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de ces pays, qui peuvent
contribuer fortement à la promotion du développement technologique et de la
recherche scientifique avancée dans nos pays.
Dr AlMalik a souligné que la situation actuelle témoignée par des
faits et des chiffres nous oblige à accorder davantage d’intérêt et à renforcer
notre engagement, et nous exhorte à orienter notre action vers la recherche de
solutions efficaces et durables aux problèmes humanitaires et sociaux. « Par
voie de conséquence, nous devons tous, étant donné que la communauté
internationale s’apprête à célébrer le 10 décembre la Journée des droits de
l’homme, assumer nos responsabilités dans la réalisation du développement
social de nos peuples, conformément à une approche globale des droits de
l’homme qui estime que la pauvreté, l’analphabétisme, les désavantages
éducatifs, l’exclusion sociale sous toutes ses formes, la malnutrition,
l’insuffisance d’eau potable, la dégradation des conditions sanitaires, et le
non-respect de l’environnement constituent une violation flagrante des droits
de l’homme » a-t-il précisé.
Par ailleurs, il a souligné que l’ISESCO a développé une nouvelle
vision par laquelle elle vise à devenir un phare rayonnant à l’échelle
internationale, anticipant les questions de développement humain et reposant
sur l’éradication de la pauvreté et la lutte contre l’extrémisme et le discours
de haine. Il s’agit d’une vision axée sur l’homme et qui respecte
l’environnement et préserve la dignité de tous sur un pied d’égalité.
Dr AlMalik a précisé que dans le cadre de cette vision, l’ISESCO
réitère son engagement à mieux soutenir les Etats membres, à travers
l’élaboration d’un système propre aux Etats du monde islamique qui consiste à
mesurer l’indice de développement durable dans ces Etats, analyser les
disparités entre eux, évaluer les mutations sociales et élaborer une stratégie
globale de lutte contre la pauvreté, dans l’optique de contribuer au
développement durable, de renforcer la paix pour le bien de l’humanité toute
entière et de promouvoir une éducation qui valorise la diversité, les arts et
le sport pour l’édification de sociétés inclusives.
De même, il a ajouté : « Nous saluons et
reconnaissons les efforts déployés par nos Etats membres dans le domaine du
développement social, et nous affirmons que l’ISESCO œuvre à faciliter
l’inclusion sociale, économique et de solidarité, en particulier au profit des
plus démunis, et à promouvoir les valeurs islamiques de solidarité et
d’initiative.
Dans la même veine, il a appelé à ce que les résolutions issues de
cette Conférence mettent l’accent sur la satisfaction des besoins réels de nos
sociétés, la promotion de la coopération avec les institutions internationales
pilotes en matière de développement et d’action humanitaires, dans le but de
renforcer la collaboration et la complémentarité dans nos actions, d’adopter
une approche intégrée pour la lutte contre la pauvreté, l’extrémisme et la
violence, et de susciter davantage d’harmonie et d’efficience en vue
d’améliorer le niveau de vie des individus et d’assurer une inclusion équitable
pour le bien-être de tous.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique
pour l’Education, les Sciences et la culture (ISESCO), s’est entretenu
aujourd’hui à Istanbul avec Dr Jamila El Moussali, Ministre de la Solidarité,
de la Femme, de la Famille et du Développement social au Royaume du Maroc,
avant leur participation demain à la 1ère Conférence ministérielle
islamique sur le Développement social.
Lors de cette entrevue, les deux responsables ont examiné les
moyens de promouvoir la coopération entre l’Organisation et le Maroc, dans le
cadre de la nouvelle vision de l’ISESCO qui repose sur des programmes et
activités ayant un rendement direct et tangible, ainsi que la participation de
l’ISESCO au programme des « Dispositifs territoriaux intégrés de
protection de l’enfance » mis en œuvre par le Ministère de la Solidarité,
de la Femme, de la Famille et du Développement social et auquel contribuent
nombre d’acteurs gouvernementaux et certaines institutions de la société civile
œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfance.
Ils se sont entretenus également sur la remise en état des centres
de personnes âgées, qui comptent 62 centres dont 32 ont été restaurés et 30
nécessitent des travaux de réaménagement. A cet égard, il a été convenu que
l’ISESCO participe à la restauration et à la remise en état de ces lieux.
Aussi, les deux responsables ont examiné le programme de la
caravane médicale socio-éducative qui débutera en janvier 2020, en coopération
entre l’ISESCO et le Ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et
du Développement social, le Ministère de la Santé et le Ministère de
l’Education au Maroc.
Par ailleurs, ils ont convenu de créer en 2020 un centre de
traitement psychosocial au profit des victimes de persécution spécialement pour
les femmes et les enfants.
A pris part à cet entretien Mme Ramata Almamy Mbaye, Directrice des
Sciences humaines et sociales à l’ISESCO.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique
pour l’Education, les Sciences et la culture (ISESCO), a examiné avec Mme
Salimata Diop Dieng, Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre en
Sénégal, les moyens de promouvoir la coopération entre l’Organisation et la
République du Sénégal dans les domaines de compétence de l’ISESCO.
Cet entretien s’est déroulé à Istanbul (Turquie) quelques heures
avant le lancement de la 1ère Conférence ministérielle islamique sur
le Développement social, où les deux responsables ont convenu de renforcer la
coopération bilatérale à l’aide de mesures pratiques, à savoir l’inauguration
en 2020 d’une caravane médicale socio-éducative au profit des citoyens sénégalais.
A cet égard, le Sénégal se chargera de fournir les besoins nécessaires de cette
caravane.
Il a été également convenu de créer en 2020 un centre de traitement
psychosocial au profit des victimes de persécution spécialement pour les femmes
et les enfants, en coopération entre l’ISESCO et le gouvernement sénégalais représenté
par le Ministère de la Femme, de la Famille et du Genre.
Cette coopération s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de
l’ISESCO et de sa stratégie d’action future reposant sur les principes
suivants : l’autonomisation des femmes, des enfants et des jeunes ;
l’accès de tous à l’éducation en vue de renforcer leurs capacités ; le
développement durable ; l’éradication de la pauvreté ; la lutte
contre l’extrémisme et le discours de haine ; et l’appui à la société
civile.
A pris part à cette entrevue Mme Ramata Almamy Mbaye, Directrice
des Sciences humaines et sociales à l’ISESCO.