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    Publication de la liste complète des 132 sites inscrits par l’ISESCO sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique

    L’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a réussi à dépasser son objectif escompté pour l’année 2019 relatif à l’inscription des sites historiques sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, en inscrivant 132 sites, répartis sur les trois listes suivantes: la Liste finale du patrimoine dans le monde islamique (64 sites), la Liste indicative du patrimoine dans le monde islamique (65 sites) et la Liste du patrimoine en péril dans le monde islamique (3 sites). Ces Listes ont été adoptées par le Comité du patrimoine dans le monde islamique, lors de sa réunion extraordinaire tenue les 2 et 3 décembre 2019 au siège de l’ISESCO à Rabat.

     A cet égard, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, avait déclaré dans son allocution lors de la séance d’ouverture de la 11ème Conférence islamique des Ministres de la Culture (CIMC), tenue le 17 décembre 2019 à Tunis, que l’ISESCO a réussi à dépasser le nombre fixé de sites du patrimoine dans le monde islamique devant être inscrits vers la fin de l’année 2019.

    Le Directeur général avait également invité les ministres de la culture et les parties compétentes dans les Etats membres à poursuivre la soumission des dossiers techniques pour l’inscription de tous les sites du patrimoine matériel, immatériel, naturel et industriel de leur pays respectifs sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique.

    La liste complète des sites inscrits sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique comprend ce qui suit :

    « Enseignement de la langue arabe à l’école numérique » … colloque à l’ISESCO en célébration de la Journée mondiale de la langue arabe

    Dans le cadre de la cérémonie organisée aujourd’hui au siège de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), en célébration de la Journée mondiale de la langue arabe, sous le thème : « La langue arabe et l’intelligence artificielle», en coopération avec la Mission culturelle saoudienne à Rabat, la Ligue des institutions d’enseignement de la langue arabe aux non arabophones et l’Association marocaine des arts calligraphiques, un colloque scientifique intitulé « Enseignement de la langue arabe à l’école numérique » a été tenu.

    Modéré par Dr Abdullah Al Obaid, Président de la Ligue, le colloque a porté essentiellement sur la langue arabe et sa relation avec les applications et programmes numériques modernes ainsi que leur importance pour faciliter l’enseignement et l’apprentissage de cette langue.

    Au début du Colloque, Dr Mohamed El Hannach, Professeur de linguistique générale et arabe à l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah à Fez et Président de l’Agence internationale pour le traitement automatique des langues naturelles (IA4NLP) au Royaume du Maroc, a présenté un exposé sous le thème : « La langue arabe et les applications numériques: l’éducation par les plateformes». Cette intervention a porté sur les ressources éducatives numériques en langue arabe pour les non arabophones en vue de s’adapter aux évolutions du futur, ainsi que sur la numérisation des plateformes éducatives et ses avantages et inconvénients à la lumière du progrès technologique.

    Par la suite, un exposé de M. Tarak Makhlouf, Directeur de la Fondation Grenade pour l’édition et les services éducatifs à Paris, intitulé : « la Fondation et ses modèles éducatifs pour améliorer le niveau des étudiants » a été présenté, suivi d’une intervention du Directeur de l’Education au sein de ladite Fondation, M. Reda Rjibi, portant sur la plateforme d’enseignement de la langue arabe « ANAS DIGITAL».

    Pour sa part, Dr Hicham bin Saleh Al-Qadi, representant de l’Arabic Linguistics InstituteProfesseur assistant de linguistiques appliquées à l’Université Roi Saud (Riyad), a traité le sujet de l’intelligence artificielle dans une présentation sur l’intelligence artificielle et son rôle dans l’enseignement des langues en général et de la langue arabe en particulier.

    Dr Ahmed Alaoui Abdellaoui, membre du corps enseignant de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines Sais de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah à Fez, a présenté un exposé sur le rôle du langage inclusif dans la réalisation de la sécurité culturelle des pays arabes. Lors de son intervention, il a souligné que la langue est un outil important permettant d’unifier la société, compte tenu de ses rôles communicationnels, culturels, historiques, civilisationnels et de savoir qui garantissent sa cohérence, son harmonie et sa pérennité. De même, il a abordé la problématique de la diversité linguistique dans le monde arabe, et mis l’accent sur la nécessité d’une rationalisation linguistique pour mettre chaque langue dans sa place naturelle au sein du système linguistique du monde arabe.

    Dans son intervention, Dr Hakima Shami, Directrice du Centre de Documentation et d’Activités culturelles à la Délégation régionale des Affaires islamiques de Casablanca, a présenté un exposé portant sur : « La calligraphie et la spécificité marocaine » lors duquel elle a traité la naissance du caractère arabe au Maroc, les débuts de la calligraphie marocaine, et les types les plus communs de la calligraphie marocaine. Elle a conclu sa présentation en rappelant que la calligraphie arabe et la spécificité marocaine ne sont qu’une invitation à se réconcilier avec notre langue maternelle. Il s’agit, a-t-elle ajouté d’un problème de communication entre le passé et le comportement du présent en adéquation avec l’époque et ses exigences.

    A la fin du Colloque, le modérateur a donné la parole aux participants qui ont posé leurs questions et enrichi le débat.

    Le Directeur général de l’ISESCO : promouvoir la langue arabe est notre responsabilité à tous, chacun dans son domaine

    ** L’ISESCO coopère avec la BID et l’ALECSO en vue d’élaborer un cadre de référence pour l’enseignement de la langue arabe

    ** Il faut tirer profit de la technologie de l’information pour faciliter l’enseignement de la langue arabe aux non arabophones

    A été lancée, aujourd’hui au siège de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), la célébration de la Journée mondiale de la langue arabe sous le thème : « La langue arabe et l’intelligence artificielle ». A cette occasion, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation, a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné que la promotion de la langue arabe dans ses dimensions éducative, scientifique et médiatique est une responsabilité commune qui incombe à tous, chacun dans son domaine.

    Et d’ajouter que l’ISESCO, dans le cadre de sa nouvelle vision, accorde une importance particulière à la rénovation des programmes, méthodes et moyens d’enseignement de la langue arabe aux non arabophones, car elle croit en la nécessité de tirer profit des avantages des technologies de l’information et de la communication qui facilitent l’enseignement et l’apprentissage de cette langue dans les différents milieux culturels.

    Le Directeur général a également indiqué que l’Organisation coopère actuellement avec la Banque islamique de Développement (BID) et l’Organisation arabe pour l’Education, la Culture et les Sciences (ALECSO) dans l’élaboration d’un cadre de référence commun pour l’enseignement et l’apprentissage de la langue arabe, qui devrait être achevé au cours des deux prochaines années. Il s’agit, a-t-il précisé, d’une grande initiative civilisationnelle qui devrait combler un énorme vide méthodologique dans les programmes d’enseignement de la langue arabe et de renforcement des capacités des apprenants.

    Dr AlMalik avait entamé son allocution en faisant référence au thème de la célébration et en se posant la question suivante : « Avons-nous fourni l’effort nécessaire pour que notre langue arabe soit au diapason des transformations et du rythme accéléré ? ». Il a aussi indiqué que nous sommes face à un paradoxe qui nécessite d’être perspicace et de tirer les enseignements, car la langue arabe, bien qu’elle occupe une place de choix parmi les langues du monde, n’a pas su garder sa position pionnière dans la diffusion des sciences, du savoir et des innovations.

    Il a également prévenu que le contenu numérique transcrit en langue arabe dans les différents domaines ne dépasse pas 3% de la totalité du contenu mondial sur internet. Par ailleurs, a-t-il ajouté, les études prospectives qui traitent les impacts de la révolution numérique et de l’internet des objets indiquent que le modèle de l’école formelle centralisée sur l’enseignant, changera radicalement au cours des deux prochaines décennies et se transformera en un système éducatif basé sur les programmes et applications numériques. Ce nouveau système, a-t-il indiqué, est déjà mis en place dans les pays développés à travers la classe numérique, l’école intelligente et l’école ouverte.

    Dr AlMalik a clôturé son allocution en récitant des vers qu’il avait composés pour faire l’éloge de la langue arabe et de son avenir rayonnant. 

    Le Directeur général de l’ISESCO participe au Festival international de la diplomatie culturelle et de la poésie

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a participé à la cérémonie de clôture de la 7ème édition du Festival international de la diplomatie culturelle et de la poésie, organisée le 26 décembre 2019 par le Rassemblement marocain de la poésie (RMP) dans la Salle Bahnini, au Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports (Rabat).

    La cérémonie a vu la remise du Prix mondial de l’Ambassadeur de la diplomatie culturelle au poète M. Khaled Fateh Al-Rahman en récompense de ses œuvres poétiques et son action inlassable afin de renforcer les liens fraternels entre le Soudan et le Maroc, tout au long de son mandat d’Ambassadeur de la République du Soudan auprès du Royaume du Maroc.

    La cérémonie a été ouverte par une allocution de bienvenue de M. Ahmed Taghi, Président du RMP, qui a souligné l’importance de la diplomatie culturelle et le rôle du Rassemblement, en tant qu’association culturelle et artistique, dans la promotion de la diplomatie culturelle et la célébration de la poésie.

    Ensuite, M. Hussam El-Din Eltayeb, Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Soudan à Rabat, a prononcé une allocution dans laquelle il a remercié le RMP pour avoir honoré l’Ambassadeur Khaled Fateh Al-Rahman, lui souhaitant plein succès.

    Dr AlMalik a également prononcé une allocution faisant l’éloge de l’Ambassadeur Fateh Al-Rahman, de même qu’il a lu quelques vers composés à l’occasion et décerné le bouclier d’honneur à l’Ambassadeur. De sa part, M. Hazim Al Khateb, Ambassadeur de Jordanie auprès du Royaume du Maroc, a attribué un certificat de reconnaissance à l’Ambassadeur honoré.

    A l’issue de la cérémonie, l’Ambassadeur Fateh Al-Rahman a prononcé une allocution dans laquelle il a remercié le public et lu un poème en hommage au Maroc.

    Le Directeur général de l’ISESCO clôture sa visite en Mauritanie par des rencontres officielles et une visite à l’Université moderne Chinguitt

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a clôturé sa première visite officielle en République islamique de Mauritanie, entamée le 22 décembre 2019, et marquée par des entretiens avec de hauts responsables mauritaniens, la participation à la cérémonie de remise du Prix Chinguitt et la visite à l’Université moderne Chinguitt.

    A l’issue de sa rencontre avec le Président mauritanien, S.E. M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, au Palais présidentiel à Nouakchott, Dr AlMalik s’est entretenu avec le Premier Ministre M. Ismaïl Ould Bedda Ould Cheikh Sidiya. Lors de cette entrevue, les deux responsables ont souligné l’importance de renforcer la consultation et la concertation afin de mettre en œuvre les initiatives de l’ISESCO en faveur de la Mauritanie, notamment la volonté de l’Organisation à soutenir le Prix Chinguitt, la proclamation de Nouakchott capitale de la culture islamique, ainsi que la contribution de l’ISESCO au succès de la célébration des anciennes villes de la Mauritanie. Il s’agit également de créer un institut pour la formation des imams et des initiatives relatives aux Mahdaras, tout en mettant l’accent sur l’importance de ces initiatives et leur rôle dans le développement de la Mauritanie.

    Le Directeur général s’est également entretenu avec M. Ismail Ould Cheikh Ahmed, Ministre mauritanien des Affaires étrangères, et examiné avec lui les initiatives de l’ISESCO. Les deux parties ont convenu de rechercher des partenariats stratégiques pour soutenir les projets de développement en Mauritanie dans les domaines d’action de l’Organisation, et ont souligné l’importance de la diplomatie culturelle et de la coopération multilatérale dans la réalisation des objectifs communs, dans le cadre des initiatives de l’ISESCO au profit de la Mauritanie.

    De même, le Premier Ministre mauritanien a exprimé ses remerciements à Dr AlMalik pour ces initiatives, en affirmant la prédisposition des parties officielles et compétentes en Mauritanie à soutenir l’ISESCO à cet effet.

    Lors de sa visite à Nouakchott, le Directeur général de l’ISESCO s’est aussi entretenu avec Dr Sidi Mohamed Ould Ghaber, Ministre mauritanien de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, et M. Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb, Ministre des Affaires islamiques et de l’Enseignement originel, et a examiné avec eux les moyens de développer la coopération entre l’ISESCO et la Mauritanie, dans les domaines de travail de l’Organisation.

    Dr AlMalik a en outre effectué une visite à l’Université moderne Ghinguitt, qui est soutenue par l’ISESCO, abrite l’une de ses chaires scientifiques et dont l’un des amphithéâtres portera le nom de l’Organisation. C’est une université privée qui comprend quatre départements, à savoir : les Etudes islamiques ; la Charia et la loi ; l’Economie islamique ; et la Langue et la littérature arabes.

    Le Président de la République islamique de Mauritanie reçoit le Directeur général de l’ISESCO

    S.E. M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie, a reçu aujourd’hui au Palais présidentiel à Nouakchott, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), qui effectue actuellement une visite en Mauritanie à l’invitation de Dr Sidi Mohamed Ould Ghaber, Ministre mauritanien de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, pour prendre part en qualité d’invité d’honneur à la cérémonie de remise du Prix Chinguitt 2019.

    Au début de cette entrevue, Dr AlMalik a exprimé ses remerciements à S.E. le Président mauritanien pour l’accueil chaleureux, s’est félicité du Prix Chinguitt et de son rôle dans le soutien et l’encouragement des chercheurs et des intellectuels à la créativité, et a passé en revue la nouvelle vision de l’ISESCO, qui accorde une attention particulière au patrimoine culturel et à la recherche scientifique en étant deux piliers du développement.

    Les discussions ont également porté sur un certain nombre d’initiatives que l’ISESCO a l’intention de lancer en Mauritanie, y compris la Mahdara et son importance dans le monde islamique car elle constitue un grand patrimoine unique de la Mauritanie.

    Il s’agit aussi de l’initiative de proclamer Nouakchott capitale de la culture islamique, compte tenu de son riche patrimoine et de son histoire ainsi que de ses intellectuels et historiens.

    Le Directeur général a indiqué que les quatre anciennes villes de la Mauritanie ont obtenu leur juste part d’attention de l’ISESCO, à travers leur préservation pour être un modèle à suivre pour les Etats dans le monde islamique. « Cinq sites du patrimoine mauritanien ont été inscrits comme sites patrimoniaux dans le monde islamique par le Comité du patrimoine dans le monde islamique. Nous espérons inscrire plus de sites tangibles et intangibles », a-t-il ajouté.

    S.E. le Président mauritanien a exprimé son appréciation pour les initiatives de l’ISESCO, tout en affirmant la volonté de son pays de coopérer avec l’Organisation dans leur mise en œuvre afin d’incarner le partenariat bilatérale.

    Ont pris part à cette rencontre Dr Sidi Mohamed Ould Ghaber, Ministre de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement mauritanien, Dr Ahmed Said Bah, Directeur des Relations extérieures et de la Coopération et M. Adel Bouraoui, Superviseur de la Direction de l’Education de l’ISESCO.

    AlMalik annonce nombre d’initiatives visant le renforcement du partenariat entre l’ISESCO et la Mauritanie

    Sur invitation de Dr Sidi Mohamed Ould Ghaber, Ministre mauritanien de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a pris part à la cérémonie de remise du Prix Chinguitt 2019, organisée aujourd’hui au Palais des Congrès à Nouakchott, sous la supervision de S.E. M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République islamique de Mauritanie.

    A cette occasion, Dr AlMalik a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné que la coopération entre l’Organisation et les parties compétentes mauritaniennes est qualitative et particulière, et englobe tous les domaines d’action de l’ISESCO en matière d’éducation, de sciences et de culture. Et d’indiquer que l’Organisation vise à développer cette coopération et en élargir les domaines conformément aux priorités stratégiques de ce pays, afin d’obtenir les meilleurs résultats et répondre aux besoins.

    Dr AlMalik a également annoncé nombre d’initiatives qualitatives visant à renforcer le partenariat entre l’ISESCO et la Mauritanie, notamment la volonté de l’Organisation à soutenir le Prix Chinguitt et promouvoir son rayonnement international, la proclamation de Nouakchott capitale de la culture islamique, ainsi que la contribution de l’ISESCO avec son expertise, ses expériences et son potentiel technique et matériel au succès de la célébration des anciennes villes de la Mauritanie.

    De même, le Directeur général a annoncé la création d’un institut pour la formation des imams et lauréats des Mahdaras à Nouakchott, en vue de renforcer les compétences des leaders religieux et éducatifs pour mener à bien leurs fonctions et accomplir leur mission dans la société. Il a également souligné la prédisposition de l’ISESCO à élaborer un programme stratégique global pour développer la Mahdara, l’institution scientifique unique en son genre, en créer des établissements similaires dans les Etats du monde islamique avec le même cursus adopté en Mauritanie, et fournir l’appui matériel et moral à cet effet, en coopération et concertation avec le Centre régional de l’ISESCO en Mauritanie.

    Parmi ces initiatives figure également l’inscription de la Mahdara sur la Liste du patrimoine immatériel dans le monde islamique, pour venir s’ajouter aux cinq sites patrimoniaux mauritaniens inscrits par l’ISESCO lors de la dernière Réunion extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique. Dr AlMalik a aussi indiqué que les objectifs du Prix Chinguitt sont en harmonie avec la nouvelle vision de l’ISESCO, qui a accordé une intérêt particulier au patrimoine culturel et à la recherche scientifique, en tant que piliers du développement. Et de préciser que grâce au patrimoine les nations se rappellent le passé glorieux, plantent les graines de l’espoir dans le présent et prévoient l’avenir à travers le dialogue constructif et la recherche scientifique pour promouvoir les mécanismes de développement et consolider le savoir.

    Il a aussi ajouté que l’Organisation s’est intéressée récemment à ces deux domaines à travers l’inscription sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique de 132 sites patrimoniaux dans les Etats membres, ainsi que la restauration de la maison de l’historien Ibn Khaldoun à Tunis, qui constitue un patrimoine historique ayant son symbolisme et sa valeur morale.                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

    L’ISESCO adopte l’inscription de 7 nouveaux sites sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique

    L’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a adopté l’inscription sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique de : Rabat, capitale du Royaume du Maroc ; Tunis, Kairouan et Mahdia en République Tunisienne ; le Caire historique en République Arabe d’Egypte ; la Casbah d’Alger en République Algérienne Démocratique et Populaire ; et Nizwa au Sultanat d’Oman.

    Cette adoption figure dans le Rapport final de la 11ème Conférence islamique des Ministres de la Culture (CIMC), tenue les 17 et 18 décembre 2019 à Tunis, sous le thème « Pour le développement des politiques culturelles actuelles dans le monde islamique », et à laquelle ont pris part 50 Etats et 15 organisations régionales et internationales.

    A cette occasion, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, avait invité les ministres et les parties compétentes dans les Etats membres à poursuivre la soumission des dossiers techniques pour l’inscription de tous les sites du patrimoine matériel, immatériel, naturel et industriel de leur pays respectifs sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique.

    Il a également indiqué dans son allocution prononcée lors de la séance d’ouverture de la Conférence, que l’ISESCO a créé une unité ad hoc pour l’inscription des sites patrimoniaux du monde islamique, œuvrant selon des critères scientifiques internationaux rigoureux, de même qu’elle a conclu un accord de coopération avec l’UNESCO visant à inscrire les sites des Etats membres sur la Liste du patrimoine mondial culturel.

    De même, le Directeur général a prévenu que les institutions culturelles et le patrimoine sont menacés, dans nombre d’Etats membres, de disparition, de destruction et de pillage, tout en rappelant que la Liste du patrimoine en péril compte trente-sept (37) sites dans les Etats du monde islamique sur cinquante-quatre (54) sites, soit environ 70% du total des sites en péril.

    Dr AlMalik a aussi souligné l’importance cruciale de concrétiser l’unité culturelle et la solidarité dans la conservation de notre patrimoine culturel grâce à un programme qui sera supervisé par l’ISESCO, le but étant d’inscrire conjointement un ensemble de routes historiques et civilisationnelles exemplaires (route du Hajj, routes des convois commerciaux, routes des voyageurs, des savants, des étudiants et des manuscrits, etc.) sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, et ce, dans le cadre de la nouvelle vision de l’Organisation.

    Accord de partenariat pour activer l’initiative de restauration de la maison du polymathe Ibn Khaldoun à Tunis

    Dans le cadre de de l’initiative de restauration de la maison du polymathe Abdelrahman ibn khaldoun, située au cœur de Tunis, annoncée par Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, lors d’une allocution prononcée à la clôture des festivités célébrant Tunis capitale de la culture islamique pour 2019, l’Organisation a conclu à Tunis un accord de partenariat avec le Ministère tunisien des Affaires culturelles afin d’entamer les travaux de restauration et d’entretien de ce monument archéologique.

    L’accord prévoit entre autres l’engagement par l’ISESCO de financer les travaux d’aménagement, de restauration et d’entretien du monument « Dar Ibn Khaldoun », conformément au rapport technique élaboré par l’Institut national tunisien du patrimoine, tandis que le Ministère s’engagera à placer ce financement dans la réalisation desdits travaux, sur 3 tranches, dont la première (30% du total) sera versée à compter de la date de signature de l’accord.

    L’accord prévoit aussi la création d’une commission mixte pour assurer le suivi de la réalisation du projet, qui sera composée de deux représentants de l’ISESCO, d’un représentant du Ministère tunisien des Affaires culturelles et d’un représentant de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC). La durée de l’accord sera de deux années à compter de la date de signature de l’accord.

    Ont été présents à cette signature Dr Mohamed Zine El Abidine, Ministre tunisien des Affaires culturelles, ainsi que des responsables du Ministère, et de l’ISESCO M. Mohamed Ghemari, Directeur du Secrétariat du Conseil exécutif, de la Conférence générale et des Conférences ministérielles spécialisées, de même que Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de la Prospective stratégique.

    L’accord a été signé pour l’ISESCO par M. Mohamed Hedi Shili, Conseiller juridique du Directeur général, et pour le Ministère par M. Faouzi Mahfoudh, Directeur général de l’Institut national du patrimoine.

    Pour rappel, cette initiative a été fortement applaudie dans les Etats membres de l’ISESCO, puisqu’elle souligne l’orientation de l’Organisation dans le cadre de sa nouvelle vision fondée sur l’accompagnement des mutations culturelles numériques, l’investissement dans la diplomatie culturelle, la valorisation du capital culturel et la promotion mondiale de la culture islamique éclairante.

    L’ISESCO lance l’initiative de restauration de la maison de l’érudit Ibn Khaldoun à Tunis

    Dans le cadre de sa nouvelle vision et de sa stratégie prospective visant à protéger et préserver le patrimoine dans les pays du monde islamique, l’ISESCO a lancé une initiative pour la restauration de la maison de l’érudit Abdelrahman ibn khaldoun, située au cœur de Tunis. A cet égard, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation, a annoncé ladite initiative lors d’une allocution prononcée à la clôture des festivités célébrant Tunis capitale de la culture islamique pour 2019, tenues le 18 décembre dans la Cité de la culture.

    Dr AlMalik a déclaré : « Je rappelle que nous devons faire face à des défis et mutations culturels numériques majeurs. Aussi devons-nous investir dans la diplomatie culturelle, valoriser le capital culturel et faire connaitre notre culture éclairante. Le meilleur exemple en est notre volonté de restaurer la maison de l’érudit Ibn Khaldoun à Tunis et de fournir les ressources financières nécessaires à cet effet. ». Cette annonce a été fortement applaudie, notamment par Dr Mohamed Zine El Abidine, Ministre tunisien des Affaires culturelles, ainsi que les chefs de délégation des Etats participants de la 11ème Conférence islamique des Ministres de la Culture, tenue le 17 décembre 2019 à Tunis.

    Pour rappel, Ibn Khaldoun est l’un des principaux philosophes, historiographes et sociologues de l’histoire arabe. Il a étudié dans une mosquée non loin de son lieu de naissance à Tunis, où il avait passé la plus grande partie de sa vie, de même qu’il a vécu pendant environ 25 ans en Egypte, avant d’y mourir en mars 1406 à l’âge de 74 ans. Il fut enterré à l’extérieur de Bab An-Nasr, dans le quartier Al-Abbassia. Ibn Khaldoun a laissé un grand legs d’ouvrages, aussi nombreux écrits et études ont-ils été réalisés sur sa vie et son œuvre, devenant ainsi une référence en matière de philosophie, d’histoire et de littérature. Le plus important ouvrage d’entre eux est ses Prolégomènes (La Muqaddima).