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    Une webinaire de l’ICESCO appelle à faire face à la violence familiale résultant de la pandémie de la COVID-19

    ** Le Président du Burkina Faso : Il faut fournir l’appui psychosocial aux catégories vulnérables

    ** Le Directeur général de l’ICESCO : Les soins de santé doivent inclure les questions de la santé psychique et mentale

    ** La Commissaire de l’Union africaine : De nouvelles mesures doivent être instaurées

    Lors d’un webinaire de haut niveau tenu aujourd’hui par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), les intervenants principaux ont souligné l’importance d’accorder une attention particulière à la santé mentale des citoyens et de renforcer leur résilience lors des situations de crise et de vulnérabilité, y compris la pandémie de la COVID-19 qui a eu des répercussions majeures sur toutes les sociétés du monde.

    Au début de ce webinaire Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a remercié S.E. M. Roch Marc Christian Kabore, Président de la République du Burkina Faso, d’avoir bien voulu prendre part à cet événement en sa qualité d’invité d’honneur. Le Directeur général a également déclaré que l’Organisation est fière de la participation du Président burkinabè en tant que premier chef d’Etat membre à une rencontre virtuelle, affirmant ainsi le rôle majeur de l’ICESCO dans la réalisation de sa nouvelle vision.

    De même, Dr AlMalik a salué les efforts déployés par le Burkina Faso pour faire face aux défis dictés par la pandémie et en contrôler la propagation.

    Dans son allocution, S.E. le Président du Burkina Faso a indiqué que cette pandémie était accompagnée de nombreuses formes de violence, résultant de celle-ci et d’autres crises. Ceci impose, a-t-il ajouté, de penser à la manière de fournir un soutien psychosocial, surtout aux catégories vulnérables. Ensuite, il a présenté les actions entreprises par son pays pendant la pandémie pour soutenir l’autonomisation de ces catégories.

    Le Président Burkinabè a également salué le travail de l’ICESCO et ses initiatives visant à aider les Etats africains dans les efforts de lutte contre la pandémie, en fournissant la nourriture, les produits d’hygiène personnelle et les équipements de protection, et à travers le soutien et l’autonomisation des filles et femmes africaines. Le Président a aussi souligné l’engagement du Burkina Faso à renforcer les relations de coopération avec l’ICESCO.

    De son côté, Dr Salim M. AlMalik a déclaré dans son intervention que ladite pandémie a gravement affecté l’état psychologique de toute l’humanité. Les mesures de confinement ont restreint la mobilité sociale dont dépendent les gens pour assurer leurs moyens de subsistance, de même qu’elles ont négativement affecté la santé psychique et mentale des individus en raison des évènements et nouveaux modes de vie qu’elle a créés, a-t-il ajouté. Et de préciser que le nombre de plaintes de violence familiale a triplé lors de cette période.

    En outre, le Directeur général a souligné que les soins de santé doivent inclure en particulier les questions de santé psychique et mentale, à travers la mise en place de lignes téléphoniques d’urgence et la fourniture de cadres de santé hautement qualifiés en matière de traitement de la violence familiale et des cas de suicide. Il s’agit également, a-t-il précisé, d’éradiquer le problème à travers la création d’un réseau d’aide aux chefs de famille et aux personnes socialement vulnérables.

    Dans son allocution, Mme Amira Elfadil, Commissaire aux Affaires sociales de l’Union africaine, a déclaré que la pandémie a influencé notre mode de vie, nos relations avec les autres et le développement de nos enfants, et que nous devons donc recourir à des calculs précis pour évaluer et prendre soin de la santé publique et mentale, car la pression croissante sur les familles a conduit à l’augmentation des cas de violence. Elle a ensuite présenté les mesures prises par l’Union africaine à cet égard.

    Mme Elfadil a également remercié l’ICESCO d’avoir invité l’Union africaine à cette importante réunion, en précisant que les deux organisations coopéreront davantage, ce qui a été salué par le Directeur général de l’ICESCO, qui a annoncé que l’Afrique est placée au rang prioritaire de l’action de l’Organisation.

    L’ICESCO et Alwaleed Philanthropies lancent une initiative de lutte contre la COVID-19 en Côte d’ivoire

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) et la Fondation Alwaleed philanthropie, présidée par S.A.R. le Prince Alwaleed Bin Talal Al Saud, lanceront le jeudi 25 juin 2020 une initiative de lutte contre les répercussions de la COVID-19 en Côte d’Ivoire.

    Cette initiative sera inaugurée avec la participation de S.E. Adama Diawara, Ministre de l’Enseignement supérieur en Côte d’Ivoire, ainsi que d’une équipe de la Fondation de l’ancien footballeur Didier Drogba. Le but est de fournir des denrées alimentaires et produits médicaux au profit des groupes vulnérables dans les zones touchées, atténuer les répercussions économiques de la pandémie, renforcer les capacités locales en matière de production des équipements de protection individuelle (EPI) et de dispositifs de prévention, sensibiliser à l’importance de l’hygiène, encourager et autonomiser les jeunes entrepreneurs opérant dans le secteur non-formel au niveau local.

    Soulignant l’importance de l’initiative, S.A.R. la Princesse Lamia bint Majed Saud AlSaud, Secrétaire générale d’Alwaleed Philanthropies, a déclaré : « Face à une pandémie, nous avons tous un rôle à assumer ; lorsque nous protégeons notre santé, nous protégeons celle de nos peuples ». Nous sommes fiers de participer à une initiative en Côte d’Ivoire pour fournir aux groupes vulnérables des ressources précieuses, en vue de promouvoir l’éducation sanitaire et préserver la santé des générations actuelles et futures, a-t-elle ajouté.

    Dans le même sillage, la star Didier Drogba a précisé : « Dans les temps difficiles, nous devons nous entraider. En fournissant ces ressources vitales nous permettons aux familles de couvrir leurs besoins et de garantir leur santé ». Je suis fier de soutenir Alwaleed Philanthropies et l’ICESCO à aider la population en Côte d’Ivoire, a-t-il poursuivi.

    Pour sa part, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a souligné l’importance de soutenir les Etats membres de l’Organisation face aux répercussions de la pandémie, en précisant que le secteur privé dans ces pays, dont 95 % est constitué de petites entreprises, bénéficiera de ce soutien ainsi et d’autres. Et d’ajouter que sans une telle intervention, ce secteur s’effondrera et prendra des décennies pour y remédier.

    « En coopérant ensemble, a-t-il déclaré, nous pouvons soutenir ces petites entreprises, qui aideront également les communautés à se redresser en toute efficacité et prospérité. »

    Pour rappel, l’ICESCO et la Fondation Alwaleed avaient déjà annoncé des plans d’action visant à apporter de l’appui à 10 pays, à savoir : Soudan, Maroc, Burkina Faso, Tchad, Mali, Nigeria, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Niger et Sénégal ; le but étant de renforcer les capacités en matière de production de désinfectants, de masques de protection et de respirateurs.

    En présence du Président de la République du Burkina Faso: L’ICESCO traite lors d’un webinaire la santé mentale et le renforcement de la résilience pendant les crises

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) tiendra, jeudi 25 juin 2020, un webinaire de haut niveau, qui examinera l’une des répercussions les plus importantes de la COVID-19. Il s’agira en particulier de la santé mentale des citoyens et du renforcement de leur résilience pendant les situations de crises et de vulnérabilité.

    Cet évènement verra la présence de S.E. M. Roch Marc Christian Kabore, Président de la République du Burkina Faso, en tant qu’invité d’honneur, et de Mme Amira Elfadil Mohammed Elfadil, Commissaire aux Affaires sociale de l’Union Africaine. Prendront également part à ce webinaire nombre d’experts de renommée opérant dans le domaine de la santé mentale et de l’appui psychosocial.

    Ledit webinaire qui se tiendra sous le thème: «Santé mentale et appui psychosocial pour favoriser la résilience dans les contextes de crise et de vulnérabilité», sera inauguré par Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO à 09h00 GMT (10h00 heure de Rabat).

    En effet, cet évènement sera une occasion pour explorer les agendas des organisations internationales concernant la santé mentale et les perspectives en la matière, ainsi que pour partager les expériences de terrain entre les praticiens et experts de haut niveau sur l’impact des crises sur la santé mentale et les mécanismes d’appui psychosocial innovant pour y faire face. Les participants examineront ces questions lors de trois séances intitulées respectivement: «Regards croisés d’experts et praticiens: l’appui psychosocial pour construire des sociétés plus résilientes» ; «Violences basées sur le genre et santé mentale» ; et «Bilan et perspectives».

    A noter que cette édition est la deuxième de la série de webinaires «Les sociétés que nous voulons», et sera organisée par le Secteur des Sciences humaines et sociales de l’Organisation en coopération avec le Policy Center for the new South et la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Mohammed V (Rabat). Il convient également de rappeler que l’initiative «Les sociétés que nous voulons» avait été lancé officiellement le 30 avril 2020 par l’ICESCO en vue de diffuser les connaissances et mettre en œuvre des programmes innovant à même d’édifier des sociétés saines, pacifiques, inclusives et résilientes face aux crises ; un besoin révélé par la pandémie de Corona (COVID-19).Les personnes intéressées peuvent visionner en direct les travaux du webinaire sur la page Facebook officielle de l’ICESCO via le lien suivant:
    https://www.facebook.com/ICESCO.Ar/

    L’ICESCO soutient en Ouganda la production d’un nouveau dispositif pour promouvoir une hygiène sûre

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) a apporté un soutien financier à l’Université islamique de l’Ouganda (IUIU), dans le cadre du programme ambitieux de l’Organisation « Subvention de développement de la technologie pour la lutte contre la COVID-19 dans le monde islamique ». Cette aide financière vise à développer et étendre la production d’un dispositif innovant dans le but de promouvoir une hygiène sûre, en permettant l’accès à l’eau pour se laver les mains, dans le cadre des mesures préventives.

    Le nouveau dispositif fonctionne avec la technologie de détection de mouvement, et fait couler l’eau et le savon en plaçant les mains à l’endroit désigné. Cet appareil peut fonctionner par l’énergie solaire produite à partir de panneaux solaires. Par conséquent, ce dispositif peut être utilisé même dans les zones reculées qui manquent de source d’alimentation électrique.

    Selon Dr Ahmad Kawesa Sengendo, Président de l’IUIU, plusieurs unités de ce dispositif seront produites grâce au financement de l’ICESCO, et distribuées gratuitement aux universités, hôpitaux, écoles et autres lieux de rassemblement publics.

    Le programme susmentionné s’inscrit dans le cadre des initiatives de l’ICESCO visant à aider les Etats membres à faire face aux répercussions de la pandémie de COVID-19. Il convient de rappeler que l’Organisation avait précédemment financé des fabriques de production d’antiseptiques, qui ont été distribués aux citoyens de nombre de pays.

    Compte tenu du succès de ces projets, l’ICESCO a reçu des demandes de nombreuses universités dans les Etats membres pour mettre en place des fabriques de production de désinfectants et de fabrication de dispositifs permettant aux citoyens de se laver les mains avec de l’eau et du savon dans les lieux publics. Aussi, l’ICESCO affirme qu’elle ne cessera de soutenir de tels projets, ainsi que les efforts des Etats membres afin de lutter contre cette pandémie.

    En présence de 56 Etats : l’accent est mis sur la stratégie de partenariat entre l’ICESCO et les Commissions nationales

    Les participants à la réunion virtuelle des Commissions nationales de l’ICESCO, tenue lundi par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture sous le thème : «Monde de l’après-COVID-19 : quelles priorités d’action et quelles mesures pour l’éducation, les sciences et la culture», ont convenu de l’importance de passer de la gestion de la crise de la COVID-19 à l’anticipation de l’avenir du monde.

    Cette réunion a été inaugurée par Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, en présence de S.A. la Princesse Doaa Bint Mohammed Ezzat, Présidente suprême de l’Arab Women Foundation, Ambassadrice de la paix auprès des Nations Unies, et de S.E. Prof. Rachid Yazami, éminent scientifique et inventeur de la batterie lithium-ion, en leur qualité d’invités d’honneur. Y avaient également pris part les Secrétaires des Commissions nationales pour l’éducation, les sciences et la culture de 56 Etats à l’intérieur et à l’extérieur du monde islamique, de même qu’une élite d’experts et spécialistes en éducation, sciences et culture. Lors de cet événement, les participants ont passé en revue les mesures prises par un certain nombre de pays pour faire face aux effets de la pandémie sur les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture, et ont examiné la situation post pandémique et les mesures à prendre lors de cette période.

    Au début de la réunion, le Directeur général a souligné que la question «Qu’est-ce qui va se passer après Corona ?» est fortement présente dans les préoccupations et priorités de l’ICESCO, et que la réunion est une occasion pour échanger les savoir-faire, partager les expériences et pratiques réussies et répondre en même temps aux aspirations des Etats membres à passer de la gestion de la crise à l’anticipation de l’avenir.

    De son côté, S.A. la Princesse Doaa Bint Mohammed Ezzat a abordé l’impact de la COVID-19 sur les enfants et l’éducation, considérant que l’enseignement à distance ne convient pas à tout le monde, en particulier à ceux qui ne disposent pas de moyens de communication, d’outils technologiques et de réseau internet, ce qui prive les enfants de leur droit à une éducation de qualité.

    Dans son intervention, S.E. Prof. Rachid Yazami a déclaré que le monde islamique compte environ le quart de la population mondiale, d’où la nécessité de contribuer proportionnellement aux efforts de la recherche scientifique dans les domaines de l’environnement, de l’eau, de la santé, etc. Et d’ajouter que nous avons besoin d’augmenter le nombre de lauréats du prix Nobel issus du monde islamique, notant qu’il existe des milliers de chercheurs musulmans qui participent actuellement aux recherches scientifiques pour lutter contre la COVID-19, notamment dans les recherches visant à trouver un vaccin contre le nouveau coronavirus.

    De même, S.E. Cheikh Khalifa Bin Hamad Al Khalifa, Directeur des musées et des antiquités à l’Autorité de Bahreïn pour la Culture et les Antiquités, a indiqué dans son intervention que les musées devraient être aussi flexibles que possible pour faire face aux crises. Mme Sanaa Abouzaid, Directrice Pays à la Société financière internationale du Groupe Banque mondiale, a précisé, quant à elle, que la pandémie de la COVID-19 nous a alertés de la fragilité des systèmes économiques et sanitaires mondiaux. Pour sa part, M. Younes Bensouda Mourri, Chercheur et instructeur en intelligence artificielle à l’Université de Stanford en Californie, a déclaré qu’après la pandémie de la COVID-19, nous aurons de meilleurs programmes en ligne pour l’éducation individuelle.

    Par ailleurs, les deux modérateurs de la réunion, à savoir Mme Zineb Iraqi, Cheffe du Secrétariat général des Commissions nationales et Conférences, et M. Ali Akdim, Chargé des Commissions nationales audit Secrétariat, se sont chargés de l’organisation des interventions et de la présentation des Secrétaires des Commissions nationales des Etats membres de l’ICESCO. Ces derniers ont parlé des efforts déployés par leurs pays pour faire face aux répercussions de cette pandémie sur les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture.

    A l’issue des allocutions des Secrétaires généraux des Commissions nationales, M. Mohamed Hedi Shili, Directeur des Affaires juridiques à l’ICESCO, a présenté le document conceptuel du projet de Charte des Commissions nationales élaboré par l’Organisation. Il a également expliqué les grandes lignes de la nouvelle Charte ainsi que la méthode de son élaboration. En outre, Dr Kaïs Hammami, Directeur du Centre de Prospective stratégique de l’ICESCO, a parlé des études prospectives que le Centre est en train d’élaborer, notamment une étude sur l’avenir du monde islamique et une autre concernant le continent africain.

    S’agissant de l’importance de la création du Centre de patrimoine de l’ICESCO, M. Najib Rhiati, Directeur du Secteur de la Culture et de la Communication à l’Organisation, a précisé que le Centre compte parmi ses fonctions l’inscription des sites historiques des pays du monde islamique selon des critères objectifs précis.

    A la fin de la réunion, Dr Salim M. AlMalik a exprimé ses remerciements aux participants pour leurs interventions qui ont enrichi la discussion, en soulignant que l’ICESCO lui tarde de mettre en œuvre les décisions convenues, notamment celles relatives à la stratégie de partenariat entre l’Organisation et les Commissions nationales, la modernisation des mécanismes et l’anticipation du futur.

    Le Directeur général de l’ICESCO appelle à passer de la gestion de la crise de la COVID-19 à l’anticipation de l’avenir

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a souligné que l’Organisation a décidé de faire de cette pandémie, que beaucoup ont qualifiée d’épreuve, une opportunité pour confirmer son rôle de leader parmi les organisations internationales pionnières et concorder ses interventions avec des critères qualitatifs et stratégiques. Il a précisé que l’ICESCO a adapté ses mécanismes de travail aux nouveaux défis dictés par la pandémie de la COVID-19 et élaboré des projets pour aider les Etats membres à faire face à ses effets.

    Ces propos ont été annoncés lors de la réunion virtuelle des Commissions nationales de l’ICESCO, dont les travaux ont débuté aujourd’hui sous le thème : «Monde de l’après-COVID-19 : quelles priorités d’action et quelles mesures pour l’éducation, les sciences et la culture». La réunion a vu la participation de S.A.R. la Princesse Doaa bint Mohammad Ezzat, Présidente suprême de l’Arab Women Foundation, Ambassadrice de la paix auprès des Nations Unies, ainsi que de Prof. Rachid Yazami, éminent scientifique et inventeur de la batterie lithium-ion, en leur qualité d’invités d’honneur. Y ont également pris part les secrétaires des Commissions nationales pour l’éducation, les sciences et la culture de 56 Etats à l’intérieur et à l’extérieur du monde islamique, de même qu’une élite d’experts et spécialistes en éducation, sciences et culture.

    Dr AlMalik a souligné que la question «Qu’est-ce qui va se passer après Corona ?» est fortement présente dans les préoccupations et priorités de l’ICESCO, et que la réunion est une occasion pour échanger les savoir-faire, partager les expériences et pratiques réussies et répondre en même temps aux aspirations des Etats membres à passer de la gestion de la crise à l’anticipation de l’avenir. Il était également convaincu que les Commissions nationales, en tant que partenaire stratégique, jouent un rôle fondamental pour renforcer la réflexion collective et coopérative et contribueront à soutenir nos orientations, en vue de définir les dimensions et les tendances à même d’identifier les projets et programmes répondant aux exigences de l’après-COVID-19.

    Et de préciser que l’ICESCO est en train d’élaborer une charte encadrant sa relation avec les Commissions nationales, de même qu’elle a conclu avec celles-ci quelque trente (30) contrats pendant cette pandémie, ce qui a permis à un grand nombre d’Etats membres de bénéficier de ses activités de soutien à plusieurs secteurs.

    Dans le même esprit, Dr AlMalik a énuméré les initiatives pratiques pionnières lancées par l’ICESCO depuis le début de la crise, à savoir le « Prix international de l’ICESCO », récompensant la personne qui aura découvert un traitement efficace ou un vaccin préventif contre le nouveau coronavirus, ainsi que le «Foyer numérique de l’ICESCO», qui est une plateforme de connaissances éducatives, culturelles et scientifiques. Il s’agit également des programmes de langue arabe pour les non arabophones, des langues africaines transcrites en caractère arabe, de la «Coalition humanitaire globale», qui a été largement saluée par de nombreux pays et institutions donatrices et accueille toujours de nouveaux partenariats, et de l’initiative «Les sociétés que nous voulons».

    Outre ces initiatives, a-t-il poursuivi, l’Organisation a également tenu plusieurs rencontres et conférences virtuelles, aussi bien dans ses domaines de compétence qu’en matière de prospective stratégique et d’intelligence artificielle, et elle promet d’en tenir davantage durant la période à venir. Il a indiqué que les résultats des deux Conférences virtuelles des Ministres de l’Education et des Ministres de la Culture sont la meilleure preuve de l’approche réussie adoptée par l’Organisation, qui s’attelle à mener un ensemble d’études prospectives à même d’enrichir les études stratégiques.

     Au terme de son allocution, Dr AlMalik a déclaré que les efforts déployés et les initiatives lancées par l’ICESCO n’atteindront leurs buts escomptés sans la générosité et le travail minutieux des Commissions nationales, visant à réaliser les nobles objectifs qui bénéficieront aux peuples des Etats membres aspirant toujours à de nouvelles opportunités utiles.

    L’exposition «Le Voyage Ultime» dans le «Foyer numérique de l’ICESCO»

    En réponse à l’invitation adressée par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) à la Fondation «Layan Cultural», Son Altesse le Prince Faisal bin Abdullah bin Mohammed Al Saud, Président du Conseil d’administration, a gracieusement accepté d’exposer virtuellement les tableaux rares de l’exposition «The ultimatejourney» dans le «Foyer numérique de l’ICESCO».

    Cette exposition regroupe des tableaux peints par des artistes internationaux issus de différents pays du monde dans lesquels ils expriment librement leurs sentiments envers les trois mosquées les plus fréquentées (Al-Masjid Al-Haram, Al-Masjid Al-Nabawiet la Mosquée Al-Aqsa). Lors de la visite de l’exposition à travers les téléphones portables utilisant l’androïde ou des ordinateurs, on peut entendre l’appel à la prière en différentes langues du monde entier. Dans ces tableaux divers, chaque artiste présente le lieu saint à partir de son point de vue qui est différent de celui des autres artistes.

    L’exposition virtuelle se tiendra sur le site web de l’ICESCO via le lien suivant:
    https://www.icesco.org/%d8%aa%d8%ab%d9%82%d9%81-%d8%b9%d9%86-%d8%a8%d8%b9%d8%af/
    Ladite exposition s’inscrit dans le cadre de l’initiative « La culture à distance » et constitue un apport qualitatif pour enrichir le contenu du « Foyer numérique de l’ICESCO », car il permettra à un grand nombre de personnes à l’intérieur et à l’extérieur du monde islamique de regarder et d’apprécier ces œuvres d’art uniques et exceptionnelles.

    A noter que «Layan Cultural» a été créé le 20 mars 2007 à Riyad sous le haut patronage de Son Altesse le Prince Faisal bin Abdullah bin Mohammed Al Saud, ancien ministre de l’Education et l’Enseignement du Royaume d’Arabie Saoudite. La Fondation comprend un groupe de personnes intéressées par les affaires culturelles, et qui ont en commun l’amour et l’appréciation pour les arts et le patrimoine en général, et les arts arabo-islamiques en particulier.

    «Layan Cultural» a tracé parmi ses objectifs la mise en évidence de la civilisation arabe dans son sens global à travers la tenue de diverses activités, en encourageant les personnes talentueuses et distinguées, et renforçant leurs capacités dans le domaine de la peinture, de la calligraphie arabe et de la photographie. Il s’agit également d’acquérir des œuvres d’art, de parrainer et d’organiser les expositions artistiques et patrimoniales au sein du Royaume d’Arabie Saoudite et à l’étranger, ainsi que de publier des communications, recherches et bulletins d’informations qui présentent les activités de la Fondation.

    Lors d’un webinaire à l’ICESCO : Les Commissions nationales examinent les priorités d’action du monde de l’après-COVID-19

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) tiendra, le 22 juin 2020, un important webinaire réunissant les Commissions nationales pour l’éducation, les sciences et la culture des Etats membres de l’Organisation. Cette rencontre se déroulera à 09h00 GMT (10h00 heure de Rabat), sous le thème : « Monde de l’après-COVID-19 : quelles priorités d’actions et quelles mesures pour l’éducation, les sciences et la culture ».

    Prendront part à cet événement, qui sera ouvert par Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, S.A. Princesse Doaa bint Mohammad Ezzat, Présidente suprême de l’Arab Women Foundation et Ambassadrice de la paix auprès des Nations Unies, ainsi que l’éminent scientifique Rachid Yazami, inventeur de la batterie lithium-ion, en tant qu’invités d’honneur. Aussi, cet évènement verra la participation des représentants desdites Commissions et de nombre d’experts et spécialistes opérant dans les secteurs de l’éducation, des sciences et de la culture.

    La réunion mettra l’accent sur les initiatives prises au niveau national par les Commissions dans leurs domaines de compétence, ainsi que sur le partage des perceptions éventuelles concernant la phase de l’après-COVID-19 et les moyens de lutte contre ses répercussions. Aussi, cette rencontre servira de plateforme pour les Commissions nationales d’examiner et d’anticiper les amendements possibles et les mesures à mettre en œuvre après la crise de la COVID-19, dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture.

    Les travaux de ce webinaire peuvent être visionnés en direct sur la page officielle Facebook de l’ICESCO, sur le lien suivant : https://www.facebook.com/ICESCO.Ar/

    Un webinaire à l’ICESCO : Nous avons besoin d’une bonne compréhension du potentiel de l’intelligence artificielle et de coopérer pour contrer les inconvénients de la dépendance à son égard

    « Les défis et perspectives d’avenir pour tirer parti de l’incroyable potentiel des applications de l’intelligence artificielle dans le développement du processus d’enseignement ». Tel est le thème d’un riche débat lors du Webinaire intitulé : « Intelligence artificielle et éducation : Recommandations et bonnes pratiques ». Tenu hier par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), sous le patronage de l’Université Roi Abdulaziz, en coopération avec l’IA Civic Forum, cet événement a connu la participation d’une élite d’éminents experts en éducation, en intelligence artificielle (IA) et en prospective stratégique.

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a ouvert le Webinaire en souhaitant la bienvenue aux participants, en soulignant l’importance des thèmes inscrits à l’ordre du jour.

    La première intervention a été faite par Dr Driss Ouaouicha, Ministre  délégué chargé de l’Enseignement supérieur au Royaume du Maroc, qui a souligné que l’intelligence artificielle est devenue fortement présente dans de nombreux domaines, avec un impact significatif sur l’économie, et qu’il existe actuellement plus de 40.000 articles sur l’intelligence artificielle, lesquels sont en constante augmentation. Il a souligné aussi que l’intelligence artificielle est capable d’améliorer la qualité de l’éducation, car elle en facilite les procédures et permet aux étudiants d’acquérir les compétences d’autoapprentissage et d’identifier et de relever des défis, de même qu’elle permet de détecter la fraude et le vol intellectuels.

    Dans son intervention, M. Andreas Schleicher, Directeur de la Direction de l’Education et des Compétences à l’OCDE, a souligné que la pandémie de la COVID-19 était l’occasion de démontrer l’importance des technologies de l’intelligence artificielle, car elles étaient largement utilisées, en particulier dans le domaine de l’enseignement à distance, cette technologie étant capable d’accroître la capacité et l’efficacité des systèmes éducatifs. Et de souligner que le monde est maintenant prêt à adopter l’automatisation en raison de l’utilisation généralisée des téléphones intelligents dont on ne peut se passer.

    Dr AlMalik a indiqué dans son allocution qu’en pleine propagation de l’épidémie de la COVID-19, plus de 90% des étudiants ont été touchés à travers le monde. En effet, a-t-il précisé, la pandémie a révélé que les systèmes éducatifs souffrent de sérieuses lacunes, dont notamment la faiblesse des politiques éducatives, la prédominance de l’éducation présentielle et le manque de préparation de la plupart des pays à dispenser un enseignement à distance, compte tenu de la non-numérisation des cursus adoptés. Il a aussi souligné que l’intégration des applications de l’intelligence artificielle dans l’éducation est une opportunité de surmonter les plus grands défis liés à l’enseignement.

    Par la suite, Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de Prospective stratégique à l’ICESCO, a expliqué que le Webinaire vise à partager les visions et établir un langage commun sur la relation entre l’intelligence artificielle et l’éducation, ainsi qu’à fournir des recommandations liées aux politiques, qui peuvent être formulées et partagées pour mener durablement la transformation éducative et numérique dans les Etats membres de l’ICESCO.

    Mme Sacha Alanoca, Chercheuse Senior en politique d’IA à The Future Society, a souligné l’importance des différents axes du Webinaire et le débat qui se déroule autour de celui-ci. Parallèlement, Mme Pauline Noiseau Coordinatrice à Algora Lab, a évoqué les spécialisations des participants au Webinaire et leur complémentarité pour débattre de tous les axes.

    Mme Michaela Horvanova, Experte en politique internationale d’éducation, a parlé de l’intelligence artificielle dans l’éducation et de l’éducation pour l’intelligence artificielle.

    Dans son intervention, Ehab Aboziadah, Professeur assistant en Smart Cyber Security, Vice-doyen du décanat de l’apprentissage en ligne pour le Développement à l’Université Roi Abdulaziz, a abordé les dimensions du rôle croissant de l’intelligence artificielle, en notant la nécessité d’encourager la recherche scientifique pour développer les mécanismes de tri et de détection de la désinformation.

    Concernant les dangers associés à l’utilisation de l’intelligence artificielle, Mohamed Hedi Shili Directeur des Affaires juridiques à l’ICESCO, a pris la parole pour souligner la nécessité de mettre en place des systèmes juridiques et de conclure de nouveaux accords internationaux en phase avec les mutations technologiques, qui ont supprimé les frontières géographiques et créé une relation différente entre l’homme et la machine.

    Dr Koumbou Boly Barry, Cheffe du Secteur de l’Education à l’ICESCO, a abordé dans son intervention le potentiel de l’intelligence artificielle, qui peut être utilisé pour améliorer la qualité de l’éducation et éradiquer l’analphabétisme, en soulignant la nécessité de partager les meilleures pratiques dans le domaine de l’éducation entre les pays développés dans ce domaine et d’autres pays, ainsi que l’importance de la coopération entre les pays de la région Sud-Sud.

    A propos de l’incompréhension de l’intelligence artificielle chez de nombreuses personnes, Mme Ramata Almamy Mbaye, Cheffe du Secteur des Sciences humaines et sociales à l’ICESCO, a souligné la nécessité de repenser le mythe de l’intelligence artificielle, que d’aucuns considèrent comme magique et une menace pour l’humanité, tandis que l’homme peut en bénéficier en se découvrant et en se développant.

    M. John A. Sweeney, Futuriste primé, designer et auteur ; a évoqué l’avenir de l’intelligence artificielle et la nécessité pour tous de contribuer à la lutte contre les inconvénients associés aux applications de cette technologie, y compris la désinformation.

    La diffusion en direct de ce Webinaire sur la page Facebook de l’ICESCO a été largement suivie.  Il est également possible de visionner les travaux de cet événement sur le lien suivant :

    https://www.facebook.com/ICESCO.Ar/videos/321090965570471/?v=321090965570471

    Le Directeur général de l’ICESCO : L’intégration des applications de l’IA dans l’éducation est une occasion de surmonter les plus grands défis liés à l’enseignement

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a souligné que l’intégration des applications de l’intelligence artificielle (IA) dans l’éducation est une occasion de surmonter les plus grands défis liés à l’enseignement, et que l’IA ne devrait pas soulever de craintes, autant qu’elle contribue à faciliter la fonction d’enseignement et à accroître l’efficacité de communiquer l’information de manière moderne et accessible.

    Dans son allocution lors du webinaire sous le thème : «Intelligence artificielle et éducation : Recommandations et bonnes pratiques», tenu hier par l’ICESCO en coopération avec l’Université Roi Abdulaziz et l’AI Civic Forum, Dr AlMalik a expliqué qu’en pleine propagation de l’épidémie de la COVID-19, plus de 90% des étudiants ont été touchés à travers le monde. En effet, a-t-il précisé, la pandémie a révélé que les systèmes éducatifs souffrent de sérieuses lacunes, notamment la faiblesse des politiques éducatives, la prédominance de l’éducation présentielle et le manque de préparation de la plupart des pays à dispenser un enseignement à distance, compte tenu de la non-numérisation des cursus adoptés.

    Dr AlMalik a indiqué aussi qu’il existe plusieurs questions importantes qui nous invitent à explorer l’avenir de l’éducation, en mettant en évidence le rôle futur de l’IA et les opportunités qu’elle offrira dans ce domaine. En tête de ces questions figurent ce qui suit : Comment serait le monde à la lumière de la croissance démographique prévue et d’une augmentation soutenue de la population de 8 milliards en 2019 à près de 10 milliards en 2050 ? A quoi ressemblerait-il compte tenu de prévisions selon lesquelles quelque 223 millions de personnes, âgées de 5 à 19 ans, resteront en dessous du seuil de pauvreté extrême d’ici 2030 ? A quoi ressemblerait la réalité du droit à l’éducation à la lumière de l’étroite corrélation entre les problèmes d’abandon scolaire et de déperdition scolaire, d’une part, et les dilemmes de la pauvreté et de la fragilité sociale, d’autre part ? Quel est le rôle de l’IA à la lumière de l’augmentation prévue des rendements du marché mondial de cette technologie, qui devraient atteindre 11,1 milliards de dollars ?

    Et d’ajouter que la liaison entre la technologie de l’IA et l’éducation pose de nombreux défis, dont le plus important est d’atteindre la parité entre l’IA pour l’éducation et l’éducation pour l’IA, tout en offrant la possibilité d’utiliser cette technologie pour tous et en établissant un cadre éthique d’utilisation qui protège la vie privée et garantisse le contrôle humain de celle-ci. Face à ces défis et grandes orientations, a-t-il ajouté, on peut évoquer certaines formules exploratoires possibles à l’avenir, notamment :

    1-La transformation relative, avec la poursuite des méthodes didactiques actuelles et l’utilisation de l’éducation pour l’IA, afin que les apprenants puissent acquérir les compétences nécessaires pour s’engager dans les métiers du futur.

    2- L’hypothèse d’hégémonie intelligente, formule indésirable où la machine domine l’être humain.

    3- L’hypothèse d’équilibre et de bonne gouvernance, qui est la meilleure formule, car elle supposerait une balance entre l’éducation pour l’IA et l’IA pour l’éducation, avec l’intégration de l’IA dans le système d’enseignement.

    Dr AlMalik a conclu son allocution en déclarant que l’ICESCO, consciente de ces questions et conformément à sa nouvelle vision qui est au diapason des mutations futures, a réalisé ce qui suit :

    1- Initier une étude sur le rôle de l’IA dans l’éducation au sein des Etats membres.

    2- Mener une étude sur les lois de l’IA.

    3- Création du Centre d’Intelligence artificielle au sein de l’ICESCO.

    4- Aider les Etats membres à ancrer les applications d’IA.