Lancement de la troisième édition du Dictionnaire des données et de l’IA lors d’un Forum international à Riyad
17 septembre 2026
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en partenariat avec le Centre international de recherche et d’éthique de l’intelligence artificielle (ICAIRE), l’Académie mondiale du Roi Salman pour la langue arabe et l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA), a lancé aujourd’hui, jeudi 17 septembre 2026, la troisième édition enrichie du Dictionnaire multilingue des données et de l’intelligence artificielle, dans le cadre des travaux de la quatrième édition du Forum mondial de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle, tenu dans la capitale saoudienne, Riyad.
Cette nouvelle édition vise à actualiser les définitions et à intégrer les termes émergents dans les domaines des données et de l’IA, ainsi qu’à renforcer la cohérence entre leurs équivalents en arabe, en anglais et en français. Elle s’inscrit dans le contexte de l’évolution rapide de ces domaines et vise à faciliter la diffusion de leurs concepts dans les milieux scientifiques, éducatifs et professionnels.
Lors de la séance de lancement, Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de Prospective et d’Intelligence artificielle de l’ICESCO, a mis en avant la contribution de l’Organisation au renforcement de la dimension internationale et du multilinguisme de cette initiative. Il a expliqué que la participation de l’ICESCO repose sur trois objectifs : enrichir un contenu numérique fiable, consolider une langue technique commune entre les États membres et contribuer à la production et à la diffusion des connaissances.

Il a souligné que le dictionnaire peut contribuer à soutenir l’éducation et le renforcement des capacités, notamment à travers son utilisation dans l’enseignement, la formation des enseignants, l’élaboration des programmes d’enseignement, la préparation des documents d’orientation et des contenus médiatiques, permettant ainsi de rapprocher les concepts de l’IA des utilisateurs de différentes langues.
Concernant les prochaines éditions, Dr Hammami a proposé de retenir les besoins en matière de connaissances, l’impact escompté et la disponibilité d’un partenaire institutionnel fiable comme critères pour l’ajout de nouvelles langues. Il a indiqué que l’intégration du russe, du chinois et du portugais était à l’étude, tout en soulignant la nécessité de préserver la rigueur scientifique et linguistique et de garantir l’équivalence des concepts entre les langues.
Le lancement de cette troisième édition s’inscrit dans le prolongement des efforts visant à renforcer les contenus spécialisés et à les rendre accessibles dans plusieurs langues. Il contribue ainsi à favoriser une participation plus large des pays et des régions aux débats sur l’IA, ainsi qu’à rapprocher et à harmoniser les concepts, condition préalable à tout dialogue mondial efficace sur la gouvernance et l’éthique de cette technologie.
