Il a été procédé aujourd’hui, à l’issue des travaux de la 8ème Conférence islamique des Ministres de l’Environnement (CIME), au siège de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture à Rabat, à l’élection des membres du Bureau exécutif islamique pour l’Environnement (BEIE).
A noter que le BEIE se compose du Royaume d’Arabie Saoudite en tant que président, de l’ISESCO chargée du Secrétariat du Bureau, et de 9 Etats membres, à savoir : les Emirats Arabes Unis, la République Tunisienne et la République Fédérale de Somalie ( pour la région arabe), le Burkina Faso, la République de Sierra Leone et la République de Gambie (pour la région africaine), la République d’Ouzbékistan, la République du Suriname et la Malaisie (pour la région asiatique).
A noter également que le Secrétariat général de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) prend part aux réunions du Bureau.
Au terme de ses travaux, la 8ème Conférence islamique des Ministres de l’Environnement (CIME) a adopté aujourd’hui le projet de Déclaration de Rabat sur la promotion des facteurs culturels et religieux dans la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable.
Les participants à la Conférence ont souligné la nécessité que les Etats membres réitèrent leur engagement politique à soutenir l’Agenda mondial du développement durable conformément aux principes et référentiels convenus internationalement, de même qu’à déployer tous les efforts nationaux et internationaux afin de réaliser le développement durable en respectant les spécificités culturelles et naturelles et en activant la volonté politique en tant que condition essentielle de tout succès dans ce domaine, et à honorer les engagements financiers et techniques et à impliquer les organisations de la société civile et le secteur privé vu leur rôle en la matière. Ils ont incité la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour éliminer les dettes, faciliter l’accès aux marchés et le transfert de technologies et promouvoir les capacités.
Ils ont appelé à fédérer les efforts de la communauté internationale en vue de mettre fin aux guerres internes, à l’occupation et aux conflits que connaissent certains pays, ainsi que leurs impacts tels que la destruction de l’environnement et des infrastructures de développement durable, l’augmentation du nombre de réfugiés et la destruction des monuments historiques et du patrimoine culturel et civilisationnel, et ce, sur les bases justes de l’action commune et conformément au Principe 23 de la Déclaration de Rio, stipulant la protection de l’environnement naturel et culturel des communautés en temps de conflit et de guerre, sachant qu’il est impossible de réaliser le développement en l’absence de sécurité, de paix et de stabilité.
Et de noter également que les Etats membres, vu leurs ressources naturelles et leurs positions géographiques respectives, souffrent des impacts des phénomènes climatiques extrêmes et des défis y afférents tels que l’épuisement de l’eau, la baisse de la production alimentaire, la hausse du niveau de mer et la sécheresse, ce qui exige des mesures nécessaires afin d’atténuer les risques et impacts de ces catastrophes (tremblements, inondations, tempêtes et autres), et ce, par l’alerte précoce, l’intégration des stratégies de lutte contre les risques des catastrophes dans les politiques de développement durable à tous les niveaux et l’encouragement de l’investissement dans la lutte contre ces catastrophes. Les participants ont aussi souligné la nécessité d’activer les conventions internationales y afférentes, notamment les recommandations des COP de Paris 2015 et de Marrakech 2016 sur les changements climatiques et les conventions subséquentes. Et de demander par ailleurs d’activer le rôle du Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR), des banques de développement, des donateurs et des fonds internationaux dans le soutien au Plan d’action exécutif pour la mise en œuvre de la « Stratégie islamique d’atténuation et de gestion des catastrophes » dans le cadre de la solidarité Nord-Sud aux fins de lutte contre les impacts de ces phénomènes.
De même, ils ont recommandé d’adopter les meilleures pratiques en place à l’intérieur et à l’extérieur du monde islamique en matière de travail avec les institutions confessionnelles dans la protection de l’environnement et le développement durable, en présentant les modèles et expériences du monde islamique, d’une part, et en assurant la complémentarité, d’autre part, avec la Stratégie des Nations Unies et ses programmes exécutifs en la matière tels que l’Initiative « Faith for Earth », aux côtés des organisations internationales similaires comme l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et institutions religieuses y afférentes telles que le Vatican. Il s’agissait également de mettre à profit les expériences des institutions nationales et associations scientifiques et de terrain œuvrant dans l’action environnementale et culturelle d’intérêt commun, tant chez les Musulmans que les non Musulmans dans les Etats membres.
Par ailleurs, les participants ont considéré que l’adoption de la « Stratégie d’activation des facteurs culturels et religieux dans la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable dans le monde islamique », de même que l’appel à créer le « Réseau islamique de l’action environnementale et du développement durable », comme un moyen pour fédérer les efforts et partager les expériences, à l’intérieur et à l’extérieur du monde islamique, avec les organisations internationales, régionales et nationales et les ONG, toutes religions et cultures confondues, à l’intérieur et à l’extérieur des communautés des Etats membres, ainsi que pour promouvoir la recherche scientifique en la matière et encadrer le soutien nécessaire aux institutions confessionnelles œuvrant dans la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable.
Dans la même veine, ils ont souligné l’importance de l’éducation environnementale et la nécessité d’activer sa présence dans les écoles religieuses, les écoles gouvernementales et privées ainsi que les médias, et de former les enseignants pour renforcer les programmes environnementaux en place dans les écoles, en donnant des exemples de mesures y afférentes afin de développer la cadence des mesures incitatives subjectives de protection environnementale chez les étudiants. Il s’agissait également d’encadrer ces mesures en assurant un soutien réfléchi ou en établissant des concours et prix pour les associations environnementales et les activités des écoles écologiques, et ce, sur la base d’indicateurs basés sur des mesures concrètes relatives à la protection de l’environnement telles que l’assurance d’énergie, la gestion et le recyclage des déchets, le boisement, l’hygiène et l’assainissement, en plus de la fourniture de supports didactiques aux dimensions culturelle et religieuse, relatifs à l’importance de protéger l’environnement et de son intégration dans les cursus actuels. Par ailleurs, les ONG confessionnelles peuvent recourir aux journalistes et aux médias pour diffuser les meilleurs pratiques et savoirs fondés sur la compréhension et l’activation modérées des textes religieux.
Par la suite, les conférenciers ont considéré que les principes de l’économie islamique et les fondements de la solidarité sociale en Islam sont basés sur l’accomplissement des finalités de la Charia dans la préservation des cinq piliers de l’équilibre et de la durabilité de la vie humaine. D’où l’importance de l’économie en tant qu’outil efficace dans la gestion des ressources naturelles aux fins de développement économique, la finance islamique étant fondée sur le secteur réel qui interdit le riba (usure) et encourage les mesures concrètes à même d’assurer le bien-être de l’homme, et ce, en investissant les ressources naturelles sur la base de la coopération et du partage et en les préservant en tant que patrimoine durable pour les générations futures.
Ils ont également appelé à fédérer les efforts du financement islamique, y compris le waqf, la zakat, la bienfaisance (ihsan) et la charité (sadaqa), le but étant de relever les défis de la pauvreté et de la précarité, notamment dans les secteurs sociaux tels que l’éducation et la santé, conformément aux ODD. Les Waqfs aussi être plus créatifs dans le choix et la mise en œuvre des projets y afférents en assurant de l’eau potable, en gérant les réserves naturelles ou en préservant les terres publiques pour les utiliser dans d’agriculture, le boisement ou le pâturage.
De surcroît, les participants ont invité les parties compétentes dans les Etats membres, la présidence de la Conférence et l’ISESCO à suivre la mise en œuvre de ces engagements, orientations et recommandations en coopération et en coordination avec les acteurs concernés.
Les participants de la Conférence ont mis l’accent sur l’activation du « Document d’orientation sur les villes vertes et son rôle dans la réalisation du développement durable » issu de la 7ème CIME. En effet, il a été procédé au lancement du « Programme de célébration des capitales islamiques respectueuses de l’environnement », supervisé par l’ISESCO, selon un plan réfléchi couvrant des villes remarquables de par le monde islamique, et honorant les villes vertes lauréates de la cinquième catégorie de la « meilleure ville respectueuse de l’environnement » dans le cadre du Prix du Royaume d’Arabie Saoudite pour la gestion environnementale dans le monde islamique, dont l’ISESCO assure le Secrétariat général.
De même, ils ont rappelé le rôle essentiel de l’économie verte dans la création de nouvelles opportunités d’« emplois verts » dans de nombreux secteurs économiques tels que l’énergie renouvelable, l’efficience énergétique, la réhabilitation et la protection de l’écosystème, le tourisme écologique, la gestion des déchets et autres domaines à même de résoudre le problème du chômage parmi les jeunes, ce qui requiert des politiques permettant de soutenir les PME et les aider à s’adapter aux exigences de l’économie verte.
Les participants ont réitéré leur engagement à améliorer la situation hydraulique dans les Etats membres, à prendre davantage de mesures techniques et juridiques dans le cadre de la Stratégie de gestion des ressources en Eau dans les pays islamiques et des plans y afférents, de la Vision de l’eau de l’OCI – 2025 et du Programme d’action de l’eau du Conseil de l’OCI issu de la Conférence islamique des Ministres chargés de l’Eau. Ils ont également recommandé d’appliquer la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) dans les pays souffrant de forte sécheresse ou de désertification, et souligné que la question de l’eau est indissociable de celle de la sécurité alimentaire, question centrale dans la plupart des pays islamiques.
Ils ont en outre souligné la nécessité de sensibiliser davantage à l’importance des ONG et des jeunes compétences, de promouvoir le rôle de la femme dans l’activation des mécanismes de production, la solidarité sociale et l’éradication de la pauvreté afin de réaliser les ODD. Et de veiller à activer ces efforts par l’implication des jeunes et des femmes, le renforcement des capacités, la promotion des ressources humaines à travers l’éducation, la formation et le développement des compétences, ainsi que le choix des applications et projets nécessaires, selon des points de vue technique et économique, afin d’éradiquer l’exclusion sociale, toutes manifestations confondues, de même que la promotion de la coopération entre toutes les parties concernées dans les Etats membres et avec les autres intervenants en vue de mettre en œuvre des programmes intégrés dans le cadre des ODD 2030.
Les participants de la Conférence ont tenu en compte le rétablissement sur la scène internationale du rôle essentiel des religions, cultures, croyances et coutumes locales dans le soutien à la préservation de l’environnement et à la réalisation des ODD 2030 et objectifs subséquents, lequel rôle a engendré, en plus des réalisations accomplies dans le monde islamique et notamment depuis la « Déclaration islamique sur le développement durable » issue de la 1ère CIME (Jeddah, 2002), la publication de l’Encyclique papale Laudato si’ (Loué sois-tu) « Sur la sauvegarde de la maison commune » (2015) et de la « Stratégie des Nations Unies pour le partenariat avec les organisations confessionnelles dans la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable » (2018), le lancement de l’Initiative « Faith for Earth » du PNUE (2019), ainsi que la « Charte de la Mecque » (2019) et les recommandations du Forum d’Al Madinah Al Munawwarah sur le « rôle du discours religieux dans la protection de l’environnement » (2018), le but étant de trouver des moyens innovants d’adhésion et de partenariat avec les organisations et institutions concernées partout dans le monde, en plus des activités et expériences de l’ISESCO en la matière.
Et de souligner que les défis environnementaux, bien qu’ils soient une question nouvelle dans la compréhension de l’homme et de ses occupations scientifiques, concordent avec les défis de préservation de l’environnement énoncés dans les textes religieux et les principes d’éducation sociale dans toutes les croyances et cultures. Pour ce faire, les participants veilleront à promouvoir la compréhension et la communication environnementale chez les muftis, oulémas, imams et prédicateurs, ainsi que parmi les acteurs associatifs concernés, à travers les colloques, ateliers de courte durée et autres médias, le but étant de simplifier les aspects de la crise environnementale et du développement durable de points de vue scientifique, culturel et religieux et de clarifier leurs impacts socioéconomiques sur l’avenir des communautés, de même que de promouvoir la recherche universitaire dans ce domaine.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture de la 8ème CIME, ce matin au siège de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) à Rabat, Dr Salim AlMalik, son Directeur général, a souligné la planète bleue est en mauvaise santé et souffre d’une destruction globale de son écosystème, en indiquant que les ressources naturelles ont été polluées, les habitats de la faune et de la flore se sont réduits et le nombre des déplacés à cause de la sécheresse et des catastrophes naturelles a dépassé le nombre de réfugiés victimes de guerres et de conflits ethniques. Et d’ajouter que si cette situation persiste, environ 700 millions d’habitants, dont la plupart venant des Etats du monde islamique, vont devoir quitter leurs foyers à l’horizon 2030.
Il a indiqué que les rapports crédibles des institutions et instances spécialisées dévoilent des réalités et des statistiques effrayantes sur les changements climatiques, qui font redouter la hausse de la température de la terre et présagent de sérieux et dramatiques désastres menaçant les ressources naturelles, notamment si l’on sait que le nombre des catastrophes a doublé, passant de 599 en 2002 à 1100 en 2017. Et de se demander sur l’utilité des traités internationaux relatifs au climat, puisque ce sont les Etats puissants qui engendrent la plus grande partie des émissions à effet de serre et n’honorent pas l’engagement requis au niveau de la communauté internationale dans une telle question humaine. Ces Etats, a-t-il ajouté, se soustraient même des responsabilités légales qu’ils s’étaient engagés à assumer lors de la COP de Paris, en pleine prévalence des intérêts immédiats de l’avidité commerciale et industrielle.
Le Directeur général a clôturé son allocution comme suit : « En dépit de cette crise environnementale contemporaine, nous gardons un grand espoir en Dieu, en notre monde islamique, en la fédération des efforts et en l’action commune à l’intérieur et à l’extérieur du monde islamique. De même, nous avons l’espoir en les initiatives qualitatives sérieuses visant la protection et la préservation de l’environnement. » Il a souligné que l’ISESCO est prédisposée à coopérer sur de futurs programmes d’action avec toute initiative de la part des Etats membres dans le monde islamique, en déclarant que l’Organisation s’est engagée à devenir une Institution respectueuse de l’environnement à part entière, conformément aux normes internationales, et ce, en termes de gestion de son action et de ses activités quotidiennes avec les Etats membres et non membres.
Pour rappel, l’ordre du jour de la 8ème CIME comprend l’examen de nombre de rapports et projets de document sur l’environnement et le développement durable dans le monde islamique. Il s’agit notamment du Rapport de la 5ème Réunion du Bureau exécutif islamique pour l’Environnement, du Rapport sur les efforts de l’ISESCO dans le domaine de l’environnement et du développement durable entre les 7ème et 8ème sessions de la Conférence islamique des Ministres de l’Environnement ; Projet de mise en place du Réseau islamique de l’action environnementale et du développement durable ; Rapport sur le progrès accompli pour la création de l’ « Académie islamique pour l’Environnement et le Développement durable » ; Rapport sur le Prix du Royaume d’Arabie Saoudite pour la gestion environnementale dans le monde islamique ; Rapport sur le programme de célébration des capitales islamiques respectueuses de l’environnement ; et Rapport de l’ISESCO sur le Plan exécutif d’atténuation et de gestion des risques des catastrophes naturelles dans les Etats membres.
Concernant les projets, la Conférence examinera le projet de création d’une commission mixte OCI pour le développement durable, le projet de Stratégie d’activation du rôle des facteurs culturels et religieux dans la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable dans le monde islamique et le projet de document d’orientation sur le rôle de la jeunesse et de la société civile dans la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable.
Aussi sera-t-il procédé à la présentation des allocutions et rapports des chefs de délégation des Etats membres et des organisations internationales, de même qu’à l’élection du Bureau exécutif islamique pour l’Environnement (BEIE) et à détermination des lieu et date de la 9ème CIME.
Cette session vient après dix-sept années de la tenue en juin 2002 en Arabie Saoudite de la 1ère session, laquelle avait mis en place les premiers jalons de l’action islamique environnementale commune en adoptant le document constitutif « Engagement de Jeddah pour le développement durable ».
Le Souverain marocain le Roi Mohammed VI a salué les efforts de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) dans la promotion de la coopération islamique dans les divers domaines, notamment en matière d’environnement, et ce, vu l’importance cruciale des aspects scientifique, culturel et religieux dans la réalisation du développement durable et la préservation de l’environnement.
Les propos du Souverain s’inscrivent dans le message qu’il a adressé à la 8ème Conférence islamique des Ministres de l’Environnement (CIME), qui a ouvert ses travaux ce matin au siège de l’ISESCO à Rabat, sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi.
Dans son message, lu en son nom par M. Mohamed Laâraj, Ministre marocain de la Culture et de la Communication, Sa Majesté a réitéré ses félicitations à Dr Salim M. AlMalik pour sa nomination au poste de Directeur général de l’ISESCO, en lui souhaitant plein succès dans ses missions.
Il a indiqué que le Maroc avait d’ores et déjà entrepris le processus de création de l’Académie islamique pour l’environnement et le développement durable, en tant que projet commun à vocation académique et ambitieux, visant à approfondir la réflexion académique autour de cette thématique et à susciter une prise de conscience accrue des enjeux environnementaux et de développement, actuels et futurs, et à identifier les meilleurs moyens d’y faire face en termes de gouvernance, de sciences, de technologies, de renforcement des compétences. Cette instance, a-t-il précisé, entend également se hisser au rang de leader en développement durable, en adoptant des méthodes de travail, inspirées de notre culture islamique authentique, qui permettent de tirer judicieusement parti des ressources de la terre.
Le Souverain marocain a par ailleurs déclaré : « L’accent a été mis sur la nécessité de prendre les mesures requises pour que l’Académie soit affiliée à l’Organisation de la Coopération islamique. Ce dispositif lui permettra de mettre à profit les mécanismes de coopération internationale, pour améliorer sa performance et, ainsi de jouer pleinement son rôle au sein de l’ISESCO, en interaction avec les autres organismes régionaux et internationaux concernés. »
Et d’ajouter que les questions de l’environnement et du développement durable constituent désormais un défi majeur que le monde doit relever. Ainsi, de nombreuses études et recherches internationales font état d’un épuisement sans précédent des ressources naturelles, d’une augmentation drastique de la pollution et d’une perturbation profonde de l’équilibre écologique, à l’échelle mondiale. Par conséquent, a-t-il précisé, notre planète subit de plein fouet les préoccupants effets induits par cette situation alarmante, voire périlleuse, aux plans économique, social et sanitaire.
Le message royal a précisé aussi que les questions urgentes liées à l’environnement ont des répercussions négatives qui résistent à toutes les frontières politiques ou géographiques, et qu’il importe donc de les traiter dans le cadre d’une coopération étroite entre les Etats, aucun pays, aussi puissant soit-il, ne pouvant à lui seul y parvenir.
Et de saluer les efforts déployés par le Maroc afin de développer les mécanisme de préservation de l’environnement, en précisant que le Royaume s’est engagé dans une dynamique de mobilisation collective, aux niveaux national et international, en mettant en œuvre une politique volontariste de préservation de l’environnement, fondée sur la mobilisation des énergies et la canalisation des efforts pour un développement durable, elle érige l’environnement en pilier majeur, en intégrant la dimension environnementale dans les différentes stratégies sectorielles et les divers plans de développement. Il s’agit également de constitutionnaliser le droit à l’environnement, ce qui vient raffermir encore l’engagement déterminé du pays en la matière.
Parallèlement, en adoptant la Stratégie nationale de développement durable (SNDD), le Maroc concourt activement à la mise en œuvre diligente des objectifs de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030, et ce, en s’appuyant sur une approche participative, sous-tendue par un référentiel constitutionnel et juridique précis qui intègre les dimensions économique, sociale et environnemental.
Le message a ajouté par ailleurs que pour mener à bien cette Stratégie, un cadre de gouvernance et des plans sectoriels de développement durable ont été élaborés en vue de favoriser la transition vers une économie verte à l’horizon 2030. Et d’annoncer aussi la création à cette fin d’un Centre de compétences du changement climatique (C4), en tant qu’outil d’accompagnement et d’aide aux acteurs nationaux, qui permettra au pays de partager son expérience en ce domaine et ainsi, de promouvoir la coopération Sud-Sud, en particulier avec les pays islamiques et africains.
De même, le Roi Mohammed VI a déclaré que le Maroc s’est assigné pour objectif de réduire de 42% ses émissions de gaz à effet de serre, un objectif qui peut être atteint grâce à la mise en œuvre de la Stratégie énergétique nationale visant à accroître la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité. A cet effet, a-t-il ajouté, plusieurs projets pilotes et structurants seront mis en chantier en matière d’énergie solaire, éolienne et hydroélectrique.
Et de souligner également l’importance de l’action environnementale collective dans la promotion des bases de la coopération islamique commune, ce qui permettra de renforcer la complémentarité et la coordination, l’échange d’expériences et de savoir-faire entre les pays islamiqus.
Au terme de son message, le Souverain marocain s’est dit convaincu que le débat académique constructif, engagé lors de cette importante Conférence, débouchera sur des propositions et des recommandations pertinentes, qui auront assurément des retombées positives pour l’environnement et le développement durable, dans notre monde islamique.
Sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Souverain du Royaume du Maroc, les travaux de la 8ème session de la Conférence islamique des Ministres de l’Environnement (CIME) ont été lancés ce matin au siège de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) à Rabat, sous le thème : « Rôle des facteurs culturels et religieux dans la protection de l’environnement et le développement durable ». La Conférence est organisée par l’ISESCO en coopération avec le Ministère saoudien de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture, et l’Autorité générale de la Météorologie et de la Protection de l’Environnement au Royaume d’Arabie Saoudite.
Au début de la séance d’ouverture, M. Mohamed Laâraj, Ministre de la Culture et de la Communication au Royaume du Maroc, a prononcé le Message royal adressé par le Souverain marocain à la Conférence. Ensuite, ont pris la parole Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, M. Aziz Rabbah, Premier Vice-président de la 8ème CIME, Ministre marocain de l’Energie, des Mines et du Développement durable, Dr Yousef Al-Othaimeen, Secrétaire général de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), ainsi que S.A.R. la Princesse Sumaya bint El Hassan, Présidente de la Société scientifique royale en Royaume Hachémite de Jordanie.
Par la suite, une cérémonie de remise du Prix du Royaume d’Arabie Saoudite pour la gestion environnementale dans le monde islamique (édition 2018-2019) a été tenue, et durant laquelle Dr Abdulrahman Al-Tariki, Président du Haut Comité du Prix, Président général de l’Autorité générale de la Météorologie et de la Protection de l’Environnement, a prononcé son allocution. Il a été procédé également à la remise des prix aux 17 lauréats issus de 13 pays islamiques répartis sur les 5 catégories du Prix, à savoir : meilleures recherches dans le domaine de la gestion environnementale ; meilleures applications de la gestion environnementale dans les instances gouvernementales dans les Etats islamiques ; meilleures applications de la gestion environnementale dans le secteurprivé dans les Etats islamiques ; meilleures pratiques pilotes dans le domaine de la gestion environnementale dans les associations d’intérêt général et les ONG qui peuvent être généralisées dans le monde islamique ; et meilleure ville islamique respectueuse de l’environnement.
Etaient présents à la séance d’ouverture nombre de Ministres du gouvernement marocain et de Ministres de l’Environnement dans les Etats membres de l’OCI ou leurs représentants, le Président du Conseil exécutif de l’ISESCO et le Directeur général de l’Organisation arabe pour l’Education, la Culture et les Sciences (ALECSO). La cérémonie a vu aussi la participation des membres du corps diplomatique islamique accrédité à Rabat, des représentants d’un certain nombre d’organisations internationales et régionales concernées, de personnalités politiques et scientifiques, en plus des représentants des médias locaux, islamiques et internationaux.
Il convient de rappeler que l’ordre du jour de la Conférence comprend l’examen de nombre de rapports et de projets de documents relatifs aux questions de l’environnement et du développement durable dans le monde islamique. Il s’agit notamment du Rapport de la 5ème Réunion du Bureau exécutif islamique pour l’Environnement (BEIE) ; le Rapport sur les efforts de l’ISESCO dans le domaine de l’environnement et du développement durable entre les 7ème et 8ème sessions de la CIME ; le Rapport sur le progrès accompli pour la création de l’Académie islamique pour l’Environnement et le Développement durable ; le Rapport sur le Prix du Royaume d’Arabie Saoudite pour la gestion environnementale dans le monde islamique ; le Rapport sur le programme de célébration des capitales respectueuses de l’environnement; et le Rapport de l’ISESCO sur le Plan exécutif d’atténuation et de gestion des risques des catastrophes naturelles dans les Etats membres.
Concernant les projets, la Conférence examinera le Projet de mise en place du Réseau islamique de l’action environnementale et du développement durable, le Projet de Stratégie d’activation du rôle des facteurs culturels et religieux dans la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable dans le monde islamique ainsi que le Projet de document d’orientation sur le rôle de la jeunesse et de la société civile dans la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable.
De même, il sera procédé à la présentation des allocutions et rapports des Chefs de délégation des Etats membres et des organisations internationales, à l’élection des membres du BEIE ainsi qu’à la détermination de la date et du lieu de tenue de la 9ème session de la CIME.
A noter que la 8ème Conférence islamique des Ministres de l’Environnement se tient dix-sept ans après la tenue de sa première session en juin 2002 à Jeddah au Royaume d’Arabie Saoudite. Cette Conférence avait mis en place les fondements de l’action islamique commune en matière d’environnement en adoptant un document constitutif intitulé : « Engagements de Jeddah pour le développement durable ».
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a reçu, aujourd’hui dans son bureau, Dr Boubakar Doukouré, Président du Conseil exécutif de l’Organisation.
Les entretiens entre les deux parties ont porté sur les préparatifs en cours pour la tenue de la 8ème Conférence islamique des Ministres de l’Environnement (CIME), dont les travaux seront lancés le 2 octobre 2019 au siège de l’ISESCO à Rabat, ainsi que de la 40ème session du Conseil exécutif de l’Organisation en janvier 2020 à Abu Dhabi (Etat des Emirats Arabes Unis).
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a reçu, ce matin dans son bureau, Dr Nebil Dabur, Directeur général du Centre de Recherches statistiques, économiques et sociales et de Formation pour les Pays islamiques (SESRIC), basé à Ankara en Turquie.
Lors de cet entretien, les deux parties ont examiné les moyens de renforcer et d’élargir les perspectives de coopération dans les domaines d’intérêt commun.
Il convient de rappeler que la Commission mixte ISESCO-SESRIC tiendra aujourd’hui une réunion au siège de l’Organisation afin d’examiner les moyens de renforcer la coopération entre les deux parties pour la période 2020-2022, ainsi que le rapport périodique sur les domaines de coopération.
Pour rappel, le SESRIC est un organe subsidiaire de l’Organisation de Coopération islamique (OCI) fondé en mai 1977. Il a débuté ses fonctions en 1978 à Ankara, et a pour mission, entre autres, de comparer et traiter les statistiques socioéconomiques et les informations, d’examiner et d’évaluer les évolutions socioéconomiques dans les Etats membres pour leur permettre d’aboutir à des suggestions à même de promouvoir la coopération entre eux. Le Centre organise également les programmes de formation dans des domaines définis en vue de satisfaire les besoins de ces Etats et de réaliser les objectifs globaux de l’OCI.
L’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a abrité ce matin à Rabat les travaux de la 3ème réunion du Haut Comité du Prix du Royaume d’Arabie Saoudite pour la gestion environnementale dans le monde islamique, présidée par Dr Abdulrahman bin Sulaiman Al-Tariki, Président du Haut Comité du Prix, et S.E. Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, Secrétaire général du Prix.
Ont pris part à cette réunion, pour le Comité, M. Bandar bin Dulaim Al Asmari, Dr Hussain Mohamed Al Qahtani et Dr Ahmed Al Ansari, et M. Mohammed Fouad Al-Bakri, et pour l’ISESCO, Dr Amina Al-Hajri, M. Mohamed Ghemari, Dr Ahmed Saïd Bah, Dr Nabeel Anwar, M. Najib Ghiati, Dr Abdelmajid Tribak, Dr El Mahjoub Bensaïd, M. Sami Al Qamhaoui, M. Ali Akdim et M. Amine Arrahmane Achargui. La Banque islamique de Développement (BID) a été représentée lors de la réunion par Dr Abdelhakim El Waer.
A l’ouverture des travaux de la réunion, les deux responsables ont prononcé une allocution dans laquelle ils ont remercié le Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saud pour l’attention qu’il ne cesse de porter aux questions de l’environnement et du développement durable, son souci constant de promouvoir l’action islamique commune dans différents domaines et son soutien permanent au Prix. Ils ont également souligné l’importance du Prix, et son rôle dans la promotion de la recherche scientifique dans le domaine de l’environnement et du développement durable et la sensibilisation à l’importance de la protection et la conservation de l’environnent.
Au cours de la réunion, il a été procédé à l’examen des points inscrits dans son ordre du jour, à savoir la présentation d’un exposé sur les activités du Secrétariat général du Prix, du rapport académique sur sa 2ème édition et d’un exposé sur l’avancement du processus d’arbitrage, ainsi que l’adoption de la liste des lauréats et l’examen des futurs programmes d’action du Prix. Dans la même veine, nombre de propositions visant à développer les aspects organisationnels, académiques et médiatiques du Prix ont également été définies.
Il convient de rappeler que l’Autorité générale de la Météorologie et de la Protection de l’Environnement au Royaume d’Arabie Saoudite supervise le Prix alors que l’ISESCO assure son Secrétariat général. Le Prix englobe cinq branches : meilleurs recherches dans le domaine de la gestion environnementale ; meilleures applications de la gestion environnementale dans les instances gouvernementales dans les pays islamiques ; meilleures applications de la gestion environnementale dans le secteur privé dans les pays islamiques ; meilleures pratiques pilotes dans le domaine de la gestion environnementale dans les associations d’intérêt général et les ONG dans les pays islamiques ; et meilleure ville islamique respectueuse de l’environnement.
Les prix devraient être remis le mercredi 2 octobre 2019 au siège de l’ISESCO à Rabat aux 17 lauréats issus de 13 pays islamiques, et ce, lors de la cérémonie d’ouverture de la 8ème Conférence islamique des Ministres de l’Environnement (CIME).
Ont été clôturés les travaux de la 3ème réunion de la Commission préparatoire mixte de l’Organisation islamique pour l’éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO) et le Ministère tunisien des Affaires culturelles, et ce, les 23-24 septembre 2019 au siège du Ministère. La réunion a été consacrée à l’examen des préparatifs relatifs à la cérémonie de clôture de la célébration de Tunis capitale de la culture islamique au titre de 2019 pour la région arabe et à la tenue de la 11ème session de la Conférence islamique des Ministres de la Culture (CIMC).
Le procès-verbal de la réunion a été signé par S.E. Dr Mohamed Zine El Abidine, Ministre des Affaires culturelles de la Tunisie, et M. Mohamed Ghemari, Directeur du Secrétariat du Conseil exécutif, de la Conférence générale et des Conférences ministérielles Spécialisées (CECGCMS) à l’ISESCO. Il comprend un certain nombre de préparatifs, d’engagements et de mesures organisationnelles aux points examinés à la réunion.
Quant à la cérémonie de clôture de la célébration de Tunis, elle a été prévue pour le 18 décembre 2019 sous la supervision de S.E. le Président de la République Tunisienne, en présence du Directeur général de l’ISESCO, des ministres de la Culture des Etats membres, des chefs d’Organisations internationales et régionales, des membres du corps diplomatique islamique accrédité en Tunisie, d’un certain nombre de personnalités politiques et intellectuelles ainsi que des responsables des organisations et organes constitutionnels en Tunisie. Le programme de la cérémonie comprend nombre d’événements culturels et spectacles, d’expositions artistiques, de même que des visites à plusieurs sites culturels et religieux, notamment la mosquée Zitouna, le Bardo et la Cité de la culture.
Par ailleurs, il a été décidé de tenir la 11ème session de la CIMC du 17 au 19 décembre 2019, sous la supervision de S.E. le Président de la République tunisienne. De même, les engagements du Ministère des Affaires culturelles et de l’ISESCO ont également été réaffirmés, conformément aux mesures organisationnelles et aux tâches énoncées dans l’accord signé entre le Directeur général de l’ISESCO et le Ministre des Affaires culturelles le 29 novembre 2018 à Manama, Royaume de Bahreïn. Dans cette veine, le Ministère tunisien a proposé de tenir la 4ème réunion de la Commission préparatoire de la Conférence les 1er et 2 décembre 2019 à Tunis, afin de convenir des derniers préparatifs pour la tenue de la Conférence et de sa cérémonie d’ouverture, de la visite des locaux des participants et du lieu des sessions de la Conférence, et d’examiner les mesures organisationnelles pour organiser le 18 décembre 2019 la cérémonie de clôture de la célébration de Tunis et l’élaboration de son programme.
Il convient de noter que la réunion s’est tenue sur invitation du Ministre des Affaires culturelles, en présence de M. Mohamed Ghemari, Directeur du Secrétariat du CECGCMS à l’ISESCO, Dr Abdelilah Benarfa, Conseiller culturel du Directeur générale de l’ISESCO, Mme Ghizlane Ben Taouit, du Secrétariat du Conseil exécutif, de la Conférence général et des Conférences ministérielles spécialisées à l’ISESCO, d’un certain nombre de responsables et de cadres des directions concernées au Ministère, ainsi que des représentants des ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur, de l’Education, de la Santé, du Tourisme et de l’Artisanat, et du Gouverneur et de la maire de Tunis.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a reçu, aujourd’hui dans son bureau, S.E. M Hamid Asghar Khan, Ambassadeur de la République islamique du Pakistan accrédité auprès du Royaume du Maroc.
Lors de cette entrevue, les deux responsables ont examiné les moyens de promouvoir les relations de coopération exemplaires entre le gouvernement du Pakistan et l’Organisation, ainsi que nombre de questions d’intérêt commun, dans le cadre des compétences de l’ISESCO et de son Plan d’action triennal 2019-2021.