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    Le Forum ramadanesque « L’excellence dans la vice-régence » s’achève par une rencontre consacrée aux valeurs humaines

    Les travaux du Forum ramadanesque « L’excellence dans la vice-régence », organisé par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) à son siège de Rabat durant le mois sacré du Ramadan, en collaboration avec le Groupe des épouses des ambassadeurs arabes et des chefs des organisations internationales accréditées auprès du Royaume du Maroc, se sont achevés le mardi 17 mars 2026, par une conférence donné par Dre Khadija Abouzid, professeure d’enseignement supérieur à la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Mohammed V de Rabat, sous le thème : « Lorsque la balance des valeurs vacille ».

    La séance de clôture a réuni Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, ainsi qu’un nombre d’ambassadeurs accrédités au Maroc, des membres du Groupe des épouses des ambassadeurs, outre des intellectuels et des personnes intéressées par les questions spirituelles et éducatives.

    La rencontre a débuté par la récitation de versets du Saint Coran par le jeune récitateur Zaid El-Bakkali, lauréat du prix « L’enfant mémorisateur » au Royaume du Maroc, suivie d’un poème interprété par la jeune munshida Abeer El-Mahboubi. À cette occasion, Dr AlMalik a remis à chacun d’eux une distinction honorifique, dans un geste célébrant les gens du Coran et de la récitation.

    Par la suite, Dre Yousra bint Hussein Al-Jazairy, présidente de la Commission culturelle du Groupe des épouses des ambassadeurs arabes et des chefs des organisations internationales accréditées au Maroc, a prononcé une allocution introductive dans laquelle elle a souligné que l’histoire démontre que le déclin des civilisations résulte de la perte de la boussole des valeurs régissant le comportement humain.

    Elle a précisé que la présence de la raison et la rectitude de la conscience constituent la mesure de la valeur de l’individu et l’essence des sociétés, ce qui appelle à réfléchir aux moyens de promouvoir les valeurs humaines afin qu’elles passent du stade de la connaissance abstraite à celui du comportement concret et de l’impact tangible.

    Elle a ajouté que la conférence porterait principalement sur les principes coraniques guidant l’humain, la vision coranique des valeurs de la vice-gérance, les moyens de transformer les principes théoriques en comportement pratique, ainsi que le rôle des modèles dans l’inculcation des valeurs de la vice-gérance auprès des jeunes.

    Dans ce cadre, Dre Abouzid a entamé sa conférence en mettant en lumière les fondements de l’existence humaine responsable dans la vision islamique, à savoir la foi en Dieu, l’adhésion aux valeurs morales et le sens de la responsabilité envers la société, autant d’éléments qui permettent à l’être humain d’accomplir sa mission dans la vie et de contribuer à la réforme de son environnement.

    Elle a également souligné que le comportement humain en islam est régi par un système global de valeurs, à travers lequel se construit la personnalité de l’homme de valeurs, fondée sur l’équilibre entre sa relation avec son Créateur, avec lui-même et avec son environnement. Les actes d’adoration, qui entraînent à la discipline de l’âme, constituent ainsi un levier essentiel pour ancrer ces valeurs et les transformer en pratiques quotidiennes, notamment à travers la présence de modèles inspirants auxquels les jeunes et le grand public peuvent s’identifier.

    La séance a été marquée par un débat riche entre les participants. À cette occasion, Dr AlMalik a salué la contribution de la Dre Khadija Abouzid tout au long des séances du Forum ramadanesque, soulignant qu’elle a enrichi la thématique de « l’excellence dans la vice-régence » et ouvert, par la profondeur de son savoir et l’élévation de son discours, de nouveaux horizons ayant ravivé des lumières autrefois éteintes.

    La rencontre s’est conclue par la remise, par Dr AlMalik et Mme Rania Al-Shobaki, présidente du Groupe des épouses des ambassadeurs arabes et des chefs des organisations internationales accréditées au Maroc, de plaques honorifiques à la Dre Khadija Abouzid et à la Dre Sally Mabrouk, Directrice du Cabinet du Directeur général et superviseure du Secteur de la stratégie et de l’excellence institutionnelle à l’ICESCO, ainsi qu’à la récitante Hasna Khoulali et à M. Ala Mula Al-Dwailah, du Cabinet du Directeur général, outre plusieurs secteurs, départements et services, en reconnaissance de leur contribution au succès du forum.

    L’ICESCO condamne les attaques contre le sites patrimoniaux et éducatifs dans ses États membres durant le conflit actuel

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a condamné les attaques visant sites patrimoniaux et éducatifs durant le conflit en cours. Elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour préserver les monuments de la civilisation et les valeurs humaines dans la zone de guerre qui touche plusieurs de ses États membres, en tant que droit fondamental pour les générations futures.

    La déclaration se lit comme suit :

    Face à l’aggravation de la situation tragique engendrée par la guerre en cours au Moyen-Orient et à la destruction croissante qui, malheureusement, n’épargne pas les biens civils – lesquelles attaques étant prohibées par le droit international et les coutumes et considérées comme des « crimes de guerre » au regard du droit pénal international, des instruments relatifs aux droits de l’homme et de nombreux accords internationaux –,
    L’ICESCO exprime son profond regret que cette agression cible systématiquement les institutions éducatives, sanitaires et culturelles, et qu’elle s’étende à des joyaux historiques et sites civilisationnels restés intacts pendant des millénaires.

    Ceci souligne qu’à travers l’histoire, l’humanité a toujours distingué dans ses conflits les cibles militaires et de guerre, vulnérables aux attaques, des sites civils et monuments historiques qui inspirent le respect, empêchant ainsi leur destruction ou vandalisme. Compte tenu de ses responsabilités dans ces domaines humains, notamment en matière d’éducation, de santé et de culture, l’ICESCO condamne fermement ces attaques qui sont en totale contradiction avec les valeurs civilisationnelles.

    À cet égard, elle appelle toutes les organisations et institutions internationales concernées à adopter la même position, que l’histoire retiendra comme un témoignage de l’engagement à prévenir ce type d’agression contre les monuments de la civilisation et les valeurs humaines.

    L’ICESCO nomme 47 jeunes ambassadeurs pour la paix représentant 42 pays parmi 3 000 candidats

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a annoncé, lundi 16 mars 2026, la sélection de 47 nouveaux jeunes ambassadeurs pour la paix, issus de 42 pays et choisis parmi 3 000 candidats, dans le cadre de la quatrième promotion de son Programme de formation au leadership pour la paix et la sécurité (LTIPS), portant ainsi à 227 le nombre total d’ambassadeurs pour la paix de l’ICESCO.

    Cette édition du programme, d’une durée de deux ans, est structurée autour de 10 modules de formation visant notamment à renforcer le leadership des jeunes et à sensibiliser à l’importance de promouvoir des changements positifs au sein des communautés.

    Elle repose sur la contribution de dirigeants, d’experts et de spécialistes au processus de formation, ainsi que sur le renforcement des liens avec le réseau des jeunes ambassadeurs pour la paix, issus des promotions précédentes, afin de consolider les capacités des jeunes et des femmes dans les domaines du développement durable et de la paix, et de promouvoir les valeurs de cohésion sociale et de coexistence.

    Le Programme de formation de l’ICESCO au leadership pour la paix et la sécurité, dont les précédentes éditions ont donné lieu à la réalisation de 87 projets portés par des jeunes et à des centaines d’activités, s’inscrit dans le cadre de l’approche « Paix à 360° » de l’ICESCO.

    Cette approche globale et multidisciplinaire vise à instaurer une paix durable en mettant l’accent sur plusieurs dimensions du développement et à travers la mise en œuvre de nombreuses initiatives destinées à promouvoir les valeurs de paix, de dialogue et de citoyenneté.

    Vous pouvez également consulter la liste des nouveaux ambassadeurs en suivant le lien ci-dessous :

    https://icesco.org/gpsy

    L’ICESCO clôture sa série juridique du Ramadan par un colloque sur la protection des biens culturels à l’ère numérique

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a clôturé, vendredi 13 mars 2026, sa série juridique du Ramadan en organisant le troisième et dernier colloque scientifique, intitulé : « La protection des biens culturels à l’ère numérique : défis juridiques et solutions », avec la participation d’experts et d’universitaires spécialisés en droit, patrimoine culturel et archéologie.

    Ce colloque, tenu par visioconférence,vise à examiner les défis croissants que la transformation numérique pose à la protection du patrimoine. Si les avancées technologiques offrent de nouvelles possibilités en matière de documentation et de conservation, elles s’accompagnent également de risques croissants liés à la facilitation du trafic illicite, du pillage et de la falsification des biens culturels.

    Les travaux du colloque se sont ouverts par une allocution de M.Mohamed Hedi Shili, Directeur du Département des Affaires juridiques et des Normes internationales à l’ICESCO. Les participants ont ensuite examiné le rôle des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des places de marché en ligne dans l’émergence de nouvelles formes d’exposition et de vente illégale d’objets patrimoniaux, ce qui pose des défis aux législations nationales ainsi qu’aux mécanismes internationaux chargés de la protection du patrimoine de l’humanité.

    Le colloque, modéré par Dr Asmaa Mehdioui, experte au Département des Affaires juridiques et des Normes internationales, a été marqué par plusieurs interventions sur les dimensions comparatives et les expériences nationales. M.Tchan Issifou Ibrahim, expert juridique de la République du Bénin, a présenté une synthèse d’une étude comparative sur les législations africaines de lutte contre le trafic illicite des biens culturels, mettant en lumière les défis juridiques et institutionnels dans le contexte des transformations numériques.

    Dr Anas Al Khabour, professeur d’archéologie à l’Université de Lund en Suède, a passé en revue les résultats d’une étude similaire portant sur les pays asiatiques, soulignant les disparités des cadres juridiques, les difficultés de traçabilité et la coordination internationale encore limitée.

    Pour sa part, Dr Badr bin Nasser Al Khamisi, Directeur du Département juridique au Ministère omanais du Patrimoine et du Tourisme , a partagé l’expérience de son pays en matière de protection des biens culturels, en détaillant les principales méthodes de trafic et de circulation illicite, y compris l’usage des technologies et des plateformes numériques pour la commercialisation d’objets patrimoniaux hors des circuits légaux.

    De son côté, M. Fethi Jerray, professeur d’archéologie et de patrimoine culturel à l’Université de Tunis, a mis l’accent sur le potentiel de la numérisation et de l’intelligence artificielle dans la documentation, l’archivage et l’inscription des biens culturels.

    À l’issue du colloque, les participants ont souligné la nécessité de mettre à jour les cadres juridiques et institutionnels afin de suivre le rythme des transformations numériques accélérées, et de renforcer la coopération internationale et régionale ainsi que l’échange d’expertises pour lutter contre le trafic illicite des biens culturels et protéger le patrimoine.

    L’ICESCO inaugure sa série juridique du Ramadan par un webinaire sur l’éthique de l’intelligence artificielle dans l’éducation

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, lundi 9 mars 2026, le premier webinaire scientifique intitulé « Considérations éthiques de l’intelligence artificielle dans l’éducation »,dans le cadre de sa série juridique du Ramadan, qui prévoit l’organisation de trois webinaires scientifiques internationaux réunissant des experts et universitaires spécialisés dans l’éthique de l’intelligence artificielle, la protection des biens culturels à l’ère numérique et la lutte contre la cybercriminalité.

    Le webinaire, tenu par visioconférence, a réuni M.Mohamed Hedi Shili, directeur du Département des Affaires juridiques et des Normes internationales de (ICESCO), aux côtés de Dr Emmanuel R.Goffi, professeur d’éthique des applications de l’intelligence artificielle à l’École d’ingénierie numérique de ISEP-Paris ; de Dr Musab Al-Rawi, directeur de la Chaire ICESCO pour l’éthique de l’intelligence artificielle à l’Université de technologie et des sciences appliquées de Mascate ; de Dr Hamid Shimal Aldulaimi, spécialiste en ingénierie des technologies de l’information et de la communication ; de Dr Pierre Baz, expert en stratégies et politiques publiques ; ainsi que de Dr Ahmed Ajaoun, doyen par intérim de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Ibn Tofail au Maroc.

    Les discussions ont porté sur plusieurs axes majeurs, notamment les risques de biais algorithmiques dans les décisions éducatives, la protection des données et de la vie privée, ainsi que la responsabilité des institutions lors de l’adoption de systèmes d’intelligence artificielle, outre l’importance d’un contrôle humain pour garantir un usage sûr et éthique de ces technologies.

    Le webinaire, animé par Mme Rana Ezzaddin Al-asbahi, experte au Département des Affaires juridiques et des Normes internationales de l’ICESCO, a également donné lieu à un échange interactif sur les défis institutionnels auxquels les universités sont confrontées dans l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’enseignement, ainsi que sur la nécessité de développer des cadres de gouvernance et des normes éthiques clairs conciliant l’innovation technologique, la protection des valeurs éducatives et les droits des apprenants.

    La Série juridique du Ramadan de l’ICESCO se poursuivra avec deux autres sessions prévues les 10 et 13 mars 2026. La première portera sur « La protection des biens culturels à l’ère numérique : défis juridiques et mécanismes de réponse », tandis que la seconde sera consacrée aux mécanismes juridiques de réponse aux défis de la cybercriminalité. Ces rencontres, organisées en ligne, sont ouvertes à la participation d’experts, de spécialistes et de chercheurs.

    L’ICESCO participe à un colloque international sur les défis de la renaissance dans le monde arabe

    Le Secteur de la Culture de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a participé à un colloque international intitulé : « Le monde arabe au 21e siècle : les défis de la renaissance et l’absence d’un projet fédérateur », organisé par le Laboratoire du dialogue arabe du Centre de recherche du Golfe, en collaboration avec le Forum de la pensée arabe, via vidéoconférence, le mardi 3 mars 2026.

    Dans son allocution prononcée lors du colloque, Dr Mohammed Zinelabidine, chef du Secteur de la Culture de l’ICESCO, a souligné la nécessité de donner la priorité au développement global sur les plans éducatif, social, économique et culturel dans les pays du monde arabe et islamique, et a indiqué que la faiblesse des indicateurs de développement en général constitue un obstacle au progrès et à la croissance des sociétés arabes.

    Il a également souligné que le véritable enjeu actuel est d’améliorer la qualité de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, tout en renforçant la situation des droits des femmes, afin de contribuer au renforcement des capacités des individus pour améliorer leur situation individuelle et collective.

    Dr Zinelabidine a en outre présenté un ensemble d’indicateurs généraux qui reflètent la situation culturelle dans le monde islamique, et a mis en avant les efforts déployés par l’ICESCO pour renforcer le rôle de la culture en tant que pilier fondamental du développement durable dans ses États membres. À cet égard, il a précisé que l’Organisation avait proposé d’ajouter un 18e objectif indépendant consacré à la culture dans le cadre des Objectifs de développement durable des Nations Unies.

    Il convient de noter que le colloque, présidé par Dr Zaid Alfadeil, responsable du programme culturel au Centre de recherche du Golfe, a donné lieu à des interventions intéressantes et à des débats approfondis, et vu la participation de l’écrivaine Samira Rajab, du chercheur et professeur universitaire Dr Saoud El Mawla, et du penseur et diplomate soudanais Al-Sadiq Al-Faqih. Il a également donné à plusieurs participants l’occasion de s’exprimer et d’élargir les perspectives du débat.

    L’ICESCO présente ses efforts pour la protection du patrimoine soudanais lors d’un atelier international à Tokyo

    L’ambassadeur Khalid Fathalrahman, Directeur du Centre du Dialogue civilisationnel à l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), a pris part à l’atelier d’experts consacré à la protection du patrimoine culturel soudanais, organisé par l’Agence japonaise des affaires culturelles, en partenariat avec l’Institut national de recherche de Tokyo pour les biens culturels et en coopération avec l’Ambassade du Soudan au Japon, afin d’élaborer des projets concrets de sauvegarde et de restitution des vestiges soudanaises.

    Au cours des sessions scientifiques de l’atelier, ouvertes mardi 24 février 2026 dans la capitale japonaise, Tokyo, l’ambassadeur Khalid Fathalrahman a mis en lumière l’ampleur des destructions ayant touché les institutions culturelles et les musées patrimoniaux au Soudan.

    Il a également passé en revue les efforts déployés par l’ICESCO pour la protection du patrimoine soudanais à travers plusieurs initiatives actuellement en cours d’élaboration par le Centre du patrimoine dans le monde islamique de l’Organisation, notamment l’organisation d’une conférence internationale spécialisée sur la protection du patrimoine et le lancement d’un programme de renforcement des capacités. Il a, en outre, exposé sa vision quant à l’établissement d’une coopération bilatérale entre l’Organisation et le Gouvernement japonais dans ce domaine.

    Les travaux de l’atelier, qui réunit des experts soudanais ainsi que des représentants d’organisations internationales concernées, se poursuivent par l’organisation de visites de plusieurs sites patrimoniaux japonais, afin de tirer parti de l’expertise avancée du Japon dans les domaines de la restauration et de la reconstruction.

    En marge de l’atelier, M. Takamasa Saito, Directeur général de l’Institut national de recherche de Tokyo pour les biens culturels, a accueilli les délégations participantes, en présence de M. Elrayih Yduob, Ambassadeur du Soudan au Japon.

    M. Saito a affirmé la disposition de l’Institut à renforcer la coopération avec le Soudan en matière de protection du patrimoine culturel, tandis que l’Ambassadeur Yduob a souligné l’importance de bénéficier de l’expertise japonaise pour la réhabilitation des sites archéologiques soudanais.

    L’ICESCO organise la deuxième édition de son atelier régional pour adapter les programmes universitaires aux besoins de l’industrie technologique

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu la deuxième édition de l’atelier régional « Relier les programmes universitaires et l’industrie technologique », en partenariat avec le Centre Oracle de recherche et développement au Maroc, dans le but de soutenir les efforts des États membres pour accompagner les transformations numériques et accélérer la mise en place de systèmes d’innovation plus efficaces. Une cinquantaine de professeurs universitaires, chercheurs et experts issus d’écoles d’ingénieurs et d’établissements d’enseignement supérieur ont participé à cette deuxième édition.

    Les travaux de l’atelier, qui ont eu lieu le mercredi 18 février 2026 à Tanger, au Maroc, ont permis d’identifier les écarts entre la formation universitaire et les besoins de l’industrie, et à proposer des solutions pratiques susceptibles d’améliorer la préparation des diplômés aux technologies émergentes et leurs chances d’insertion professionnelle, tout en recherchant les moyens de mieux adapter les programmes universitaires aux besoins changeants du marché du travail.

    À cette occasion, Dr Issam Krimi, expert au Secteur des Sciences et de l’Environnement de l’ICESCO, a fait une présentation dans laquelle il a souligné que les partenariats durables entre les universités et le secteur industriel constituent un élément essentiel pour moderniser les programmes d’études et les relier à la réalité productive, afin de renforcer le développement fondé sur l’innovation dans les États membres.

    Pour sa part, M. Mohammad Rachwan, membre du programme des jeunes professionnels de l’ICESCO, a souligné l’importance d’adopter des approches participatives dans la conception des programmes, associant les universités et les acteurs économiques.

    Au cours de l’atelier, deux exposés ont été présentés par le centre Oracle. Mme Yousra Elhatib, directrice de stratégie du Centre, et Mme Valérie Hayotte, directrice régionale du développement des compétences pour l’Europe et le Moyen-Orient, ont proposé des pistes d’intégration pratique et des domaines de coopération visant à combler les écarts entre l’éducation et le marché du travail.

    Au terme de l’atelier, les participants ont souligné l’importance d’établir des canaux de coordination permanents entre les établissements universitaires et les partenaires industriels, et de développer des modèles de coopération couvrant la formation pratique, l’orientation professionnelle et la mise à jour des contenus pédagogiques.

    L’ICESCO organise une table ronde pour célébrer l’héritage intellectuel d’Ibn Rochd en présence de philosophes et de chercheurs

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a organisé, le vendredi 13 février 2026, à son siège à Rabat, une table ronde intitulée « Les héritages d’Ibn Rochd : repères pour penser demain », en partenariat avec l’Institut français du Maroc et avec la participation d’un ensemble de philosophes, chercheurs et spécialistes de la pensée médiévale, afin de célébrer le neuvième centenaire de la naissance du philosophe Ibn Rochd.

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme « Les Rendez-vous de la Philosophie » lancé par le Centre de Prospective et d’Intelligence artificielle de l’ICESCO, qui sert d’espace de dialogue intellectuel et d’échange sur les questions philosophiques et scientifiques, et à approfondir la réflexion sur l’héritage philosophique et ses questions nouvelles.

    Dans son discours d’ouverture, Dr Kais Hammami, directeur du Centre de Prospective et d’Intelligence Artificielle, a souligné que la commémoration du 900e anniversaire d’Ibn Rochd est l’occasion de redécouvrir une pensée qui reste remarquablement moderne, rappelant que certaines figures intellectuelles constituent un patrimoine humain vivant qui doit être réinterprété pour comprendre les défis du présent et contribuer à orienter les choix futurs.

    Dr Hammami a souligné l’importance de se référer à la pensée d’Ibn Rochd en cette période de mutations technologiques, environnementales et sociales, et a rappelé la nécessité de faire de la raison un outil pour comprendre le monde et interpréter ses phénomènes. Il a également indiqué que la prospective n’est pas seulement une technique de prévision, mais aussi une culture intellectuelle à long terme.

    Pour sa part, Dr Jean-Baptiste Brenet, philosophe français et professeur de philosophie arabe à l’Université Paris I, a déclaré que les œuvres d’Ibn Rochd, qui n’ont pas encore été entièrement authentifiées et publiées, ont profondément influencé de nombreuses traditions intellectuelles et religieuses, et que chaque époque se réfère à lui pour répondre à ses propres questions, y compris les questions contemporaines liées à l’intelligence artificielle.

    La table ronde était animée par Mme Pauline Koetschet, directrice du département d’études arabes de l’Institut français du Moyen-Orient (IFPO). La rencontre a été ponctuée d’interventions scientifiques spécialisées, notamment de Dr Fouad Ben Ahmed, professeur de philosophie à la Fondation Dar Al-Hadith Al-Hassania au Maroc, qui a fait une analyse critique de la thèse « La déclin de la philosophie dans l’islam après Ibn Rochd », estimant qu’elle repose sur une conception historique réductrice, et a appelé à dépasser les lectures simplistes de l’histoire de la pensée.

    Mme Safia Zghal, chercheuse en philosophie à l’Université Paris 1 Sorbonne, a quant à elle parlé des utilisations modernes de la pensée d’Ibn Rochd à travers le débat qui a eu lieu au début du XXe siècle entre Mohammed Abdo et Farah Anton, expliquant comment chaque partie avait fait appel à Ibn Rochd pour défendre une vision différente de la relation entre religion, raison et modernité.

    Inscription de 117 nouveaux sites et éléments culturels sur les listes du patrimoine dans le monde islamique de l’ICESCO

    À l’issue de sa treizième réunion à Tachkent, Ouzbékistan, le Comité du patrimoine dans le monde islamique a annoncé l’inscription de 117 nouveaux sites historiques et éléments culturels de 16 pays sur les listes du patrimoine dans le monde islamique de l’ICESCO, portant ainsi à 841 le nombre total de sites et d’éléments inscrits sur les listes du patrimoine de l’ICESCO.

    Les travaux du Comité, tenus du 10 au 12 février 2026, dans le cadre de la proclamation de Samarcande capitale de la culture dans le monde islamique pour l’année 2025, ont porté sur l’examen et l’adoption d’un ensemble de décisions et de documents stratégiques. À cet égard, le Comité a approuvé la vision du Centre de patrimoine dans le monde islamique de l’ICESCO, et examiné la mise en œuvre des décisions de sa précédente réunion et des recommandations de la Conférence des ministres de la Culture à Djeddah. Il a également adopté le document « Initiative du Portail du patrimoine dans le monde islamique ».

    Le Comité a conclu les travaux de sa réunion par la formulation d’une série de recommandations, à savoir : la création du « Portail du patrimoine », la multiplication des missions d’appui technique aux États membres pour la préparation des dossiers de candidature, l’adoption des meilleures pratiques de gestion pour la protection des sites et des éléments culturels, l’élaboration d’une stratégie de communication pour faire connaître les biens inscrits sur la liste du patrimoine de l’ICESCO, ainsi qu’un ensemble de stratégies pour faire face aux effets du changement climatique sur le patrimoine et protéger le patrimoine en cas de conflit.

    La réunion a été inaugurée par un discours de Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, prononcé en son nom par Dr Mohammed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture de l’Organisation, dans lequel il a réaffirmé l’engagement de l’ICESCO à protéger le patrimoine, au vu des circonstances qui obligent chacun à assumer une grande responsabilité civilisationnelle, car le patrimoine islamique ne représente toujours que 11 % du patrimoine mondial, alors que plus de 62 % des sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril se trouvent dans les États membres.

    Dans son discours, Ing. Mohammed Alaidarous, président du Comité du patrimoine dans le monde islamique, a souligné la nécessité d’adopter une approche proactive pour remédier à la faible représentation du patrimoine du monde islamique dans les listes internationales et protéger les sites menacés.

    En marge de la réunion, un mémorandum d’entente a été signé entre l’ICESCO et l’Institut international d’études sur l’Asie centrale (IICAS), par Dr Weber Ndoro, directeur du Centre du patrimoine dans le monde islamique de l’ICESCO, et M. Evren Rutbil, directeur de l’IICAS, en vue de coopérer dans le domaine de la protection et de l’étude du riche patrimoine de la région d’Asie centrale et de développer les liens culturels entre les peuples de la région.