L’ISESCO a pris
part, ce samedi au Théâtre national Mohammed V à Rabat, au Bazar international
de bienfaisance, tenu sous le patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et la
présidence effective de L.A.R. les princesses. Le Bazar a été ouvert par S.A.R.
la Princesse Lalla Meryem.
L’ISESCO disposait de son propre pavillon au Bazar, supervisé par Dr Yusra AlJazairy, épouse du Directeur général de l’Organisation, avec la participation de Mme Hanane Ghazi, Mme Zineb Iraqi et Mme Majda Souaf.
Dr Salim M.
AlMalik a visité le Bazar en souhaitant la bienvenue aux visiteurs du pavillon
de l’ISESCO, de même qu’il est passé voir ceux d’autres Etats membres de l’Organisation
et échangé avec leurs organisateurs respectifs. Il a aussi salué la bonne
organisation de ce Bazar et le noble objectif derrière sa tenue.
Le pavillon de
l’ISESCO comprenait nombre de ses publications ainsi que des produits
d’enseignement des enfants par le jeu, lesquels produits ont connu une grande
affluence des visiteurs.
A l’ouverture
dudit Bazar, S.A.R. la Princesse Lalla Meryem, a salué dans son allocution les
projets du Cercle diplomatique dans les domaines culturel et social, ainsi que
les associations caritatives auxquelles qu’il soutient.
Pour rappel, le
Bazar international de Rabat est organisé annuellement et comprend un buffet
ouvert des cuisines populaires respectives provenant de plusieurs pays du monde
représentant les différents continents, ainsi qu’une variété de leurs produits
artisanaux et de terroir. Les recettes des ventes au Bazar reviennent aux
associations caritatives œuvrant dans la protection de la femme, le soutien à
l’enseignement et autres domaines.
Dr
Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour
l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a examiné avec M. Saaid Amzazi, Ministre marocain de
l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique, les moyens de promouvoir la
coopération entre l’ISESCO et le Maroc dans les domaines d’intérêt commun. Il
s’agit notamment des moyens de faire profiter les Etats membres de
l’Organisation, en particulier les Etats africains, de l’expérience du Maroc
dans le « Programme Education II », mis en œuvre dans le cadre du
partenariat entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne.
L’entretien
a été tenu en marge de la participation de Dr AlMalik à la cérémonie de clôture
du « Programme Education II », organisée par le Ministère en
partenariat avec la délégation de l’Union européenne au Royaume du Maroc. La
cérémonie a eu lieu le jeudi 5 décembre 2019 au palais des Congrès
Bouregreg à Salé et a été présidée par M. Amzazi et Mme Claudia Wiedey,
Ambassadrice et Cheffe de la délégation de l’Union européenne au Maroc.
Etaient
présents à cet entretien M. Youssef Belqasmi, Secrétaire général du Ministère,
M. Kais Hammami, Directeur du Centre de la Prospective stratégique, et M. Aziz
Elhajir, Expert à la Direction de l’Education.
A
noter que le « Programme Education II » vise à appuyer les efforts de
réforme du système d’éducation et de formation. Il a pour but de soutenir une
offre d’enseignement obligatoire, accessible à toutes et à tous ;
promouvoir les principes d’égalité de genre dans l’accès et la rétention ;
et favoriser un accès facile des élèves à la formation professionnelle, à
l’université et au marché de l’emploi.
**Dr AlMalik : l’ISESCO veille à bénéficier de la pensée proactive reposant sur l’anticipation de l’avenir
**Dr Sall: la prospective stratégique est devenue une nécessité pour la survie et non pas un luxe
L’Organisation islamique pour l’Education,
les Sciences et la Culture (ISESCO) a tenu hier une rencontre ouverte sur
« Les transformations sociales et la prospective stratégique ». Cet
évènement a été marqué par une interaction remarquable des participants ainsi
que des échanges fructueux sur l’importance de la prospective stratégique aujourd’hui,
qui est devenue une nécessité pour la survie et non pas un luxe d’après l’invité
de cette rencontre, Dr Alioune Sall, Fondateur et Directeur exécutif de
l’Institut des futurs africains en Afrique du Sud.
Au début de cette rencontre, Dr Salim M.
AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, a prononcé une allocution dans laquelle
il a souligné que l’orientation de l’Organisation vers l’avenir dans ses
nouvelles visions et stratégie, exige l’anticipation de celui-ci par un
raisonnement scientifique, afin de permettre aux Etats membres d’en profiter.
Il a également indiqué que l’intérêt porté à ce sujet était la raison derrière
la création du Centre de la Prospective stratégique de l’ISESCO.
Dr AlMalik a souhaité la bienvenue à Dr Sall, et salué le sujet de
la rencontre tout en ajoutant que l’ISESCO veille à bénéficier des avantages de
la pensée proactive, à savoir l’anticipation de l’avenir, et l’économie de
l’argent et des efforts, grâce à une préparation proactive aux scénarios futurs
anticipés de manière scientifique et réfléchie, permettant aux décideurs de
faire le meilleur choix, afin d’éviter de prendre des décisions hâtives et non
réfléchies.
Par la suite, Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de la
Prospective stratégique de l’ISESCO, a souligné la nécessité de diffuser la
culture de la prospective dans les pays du monde islamique, en soulignant
l’importance de la prospective stratégique à la lumière des transformations
sociales importantes que connaissent plusieurs régions et pays du monde, tout
en insistant qu’il est nécessaire de distinguer entre la prospective stratégique
et la prédiction, et que la prospective repose essentiellement sur une approche
scientifique qui analyse le passé, évalue le présent et anticipe le futur.
Avant de commencer son intervention, Dr Sall a précisé qu’il a
abordé à plusieurs reprises le sujet de la prospective et son importance en
général, cependant, lier ce sujet aux transformations sociales était la raison principale
de sa présence et sa participation à cette rencontre, en plus de sa conviction
de l’importance du rôle que joue l’ISESCO grâce à son interaction avec les
Etats membres, dont plusieurs connaissent des mutations sociales importantes.
Dans son intervention, Dr Sall a précisé que la pensée proactive est
présente dans l’histoire et la culture arabo-islamique, et que le monde a
changé et plusieurs Etats ont connu une renaissance et un développement. Il a
également ajouté qu’il n’existe pas une constance historique, le seul constant
est le changement.
Il a également souligné l’importance de l’anticipation du futur et
du renouvellement de la production de la pensée et des sciences, tout en
mettant l’accent sur la nécessité de d’assimiler le passé pour comprendre e
présent et d’avoir le courage pour concevoir les perceptions de l’avenir.
Aussi, Dr Sall a ajouté que : « Nous ne vivons pas dans le présent
autant le futur et nous ne pouvons pas vivre dans le passé, de même qu’il est
nécessaire de comprendre le monde dans lequel nous allons passer le reste de
notre vie ».
L’invité a insisté sur la nécessité de distinguer entre la
prospective et les prédictions, en indiquant que la prospective repose sur des
données, des chiffres et des informations, et revêt une importance particulière
dans la mesure où elle examine de façon plus profonde que les prédictions. Il a
également appelé les experts de la prospective et les centres de recherche à
aider les acteurs à développer et évaluer leurs travaux, dans l’optique
d’éviter de prendre des décisions hâtives ou erronées.
« Il est nécessaire de renforcer la capacité de penser, de
développer les compétences et d’investir dans les capacités humaines afin de
comprendre les risques futures qui nous menacent, afin de survivre et mettre
fin à la dépendance » a-t-il ajouté.
Il a également précisé qu’il existe une énorme disparité et un profond
déséquilibre entre les pays du Nord et du Sud. « Le continent africain produit
3% du savoir, et représente 10% de la population mondiale », a-t-il
déclaré, en appelant à accroitre la production du savoir, et à faire preuve
d’ambition, d’éthique et de responsabilité vis-à-vis du présent et de l’avenir.
Dr Sal a appelé les cerveaux émigrés à doter leurs pays d’origine
de connaissances et d’expertise, tout en appelant les Etats à les motiver, à
regrouper leurs forces et à travailler en harmonie. A cet égard, il a cité le
bon exemple de l’Etat du Burundi, qui a su tirer parti de l’expérience de ses citoyens
migrants.
Le conférencier a également abordé
les problèmes liés à la répartition et la gestion de la croissance
démographiques, à la migration et au chômage et les divers scénarios de la
prospective, tout en soulignant la nécessité de définir les besoins de la
société avant toute anticipation.
Pour sa part, Mme Ramata Almamy Mbaye, Directrice des Sciences
humaines et sociales à l’ISESCO, a précisé que l’Organisation a créé le Centre
de la Prospective stratégique pour proposer les idées qui pourront servir les
Etats du monde islamique et promouvoir le partenariat dans la mise en place de
stratégies cohérentes pour réaliser les Objectifs de Développement durable dans
ces pays.
Elle a aussi indiqué que l’ISESCO accorde un intérêt particulier à
l’analyse des transformations sociales, et œuvre à permettre les jeunes de
vivre dignement dans leurs pays sans penser à la migration qui mettra leur vie
en péril.
Après l’intervention de Mme Almamy, un débat a été ouvert pour
poser les questions à l’invité, qui a été impressionné par le niveau du
dialogue.
Les profonds
débats ayant caractérisé les travaux de la réunion extraordinaire du Comité du
patrimoine dans le monde islamique, tenu au siège de l’ISESCO à Rabat,
portaient sur le patrimoine civilisationnel dans les pays du monde islamique,
ainsi que les moyens de sa protection, préservation et restauration. Le Comité
a pris d’importantes décisions durant les deux jours de la réunion, en tête
desquelles figure l’inscription de 120 sites historiques sur la Liste du
patrimoine civilisationnel dans le monde islamique, dont 3 sur la Liste du
patrimoine en péril.
Aussi, il
s’agissait de créer la liste exclusive des sanctuaires dans le monde islamique (la
Sainte Mosquée/Makkah al Mukarramah, la Mosquée du Prophète/Al Madinah Al
Munawwarah et la Mosquée Al-Aqsa/ Al-Qods Al-Charif).
Ci-après
le texte du rapport final de la réunion :
Réunion extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde
islamique
Siège de l’ISESCO, Rabat, Royaume du Maroc
02-03
décembre 2019
Rapport final
Dans le cadre des efforts de l’Organisation islamique pour
l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) visant à sauvegarder le
patrimoine civilisationnel dans le monde islamique ; afin de renforcer ses
efforts dans la protection et la documentation des éléments du patrimoine matériel
dans les Etats membres ; et dans le cadre de la mise en œuvre de sa
nouvelle vision du patrimoine et de la culture, l’ISESCO a tenu la session
extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique, les 02 et 03
décembre 2019 à son siège à Rabat (Royaume du Maroc). Ont pris part à la
réunion les représentants des Etats membres suivants du Comité : Etat du
Koweït ; République d’Irak ; République islamique de
Mauritanie ; République islamique du Pakistan ; République du
Cameroun ; République de Côte d’Ivoire et République fédérale du Nigéria,
ainsi que les représentants de la Commission scientifique (du Royaume du Maroc)
au sein du Comité. Les représentants de la République d’Indonésie et de la
République d’Ouzbékistan n’ont pas pu assister à ladite réunion.
Lors de la séance d’ouverture, M. Najib Rhiati, Directeur de la
Culture à l’ISESCO, a prononcé une allocution dans laquelle il a souhaité la
bienvenue aux membres du Comité en les remerciant d’avoir répondu à
l’invitation. Il leur a également transmis les salutations de S.E. Dr Salim M.
AlMalik, Directeur général de l’ISESCO et ses souhaits de succès à la réunion,
tout en soulignant l’importance du rôle du Comité quant à la protection des
monuments historiques, civilisationnel et naturels dans le monde islamique. Il
a aussi passé en revue la nouvelle vision de l’ISESCO dans ce domaine.
Ensuite, Dr Walid Al-Seif, Président du Comité, a remercié l’ISESCO
et le Secrétariat général du Comité d’avoir veillé à ce que cette réunion se
tienne dans les meilleures circonstances, notamment son intention d’inscrire
100 nouveaux sites du patrimoine sur la « Liste du patrimoine dans le
monde islamique« .
De
même, le Comité a suivi l’exposé de Dr Ezzedin Said Al-Asbahi, Ambassadeur de
la République du Yémen auprès du Royaume du Maroc, invité d’honneur de la
réunion, sur « Le patrimoine et les réserves en République du Yémen :
Réalité et défis ». Dr Al-Asbahi a présenté la situation du patrimoine
matériel et des réserves naturelles au Yémen, ainsi que le vandalisme et
pillage que le pays subit depuis des années. Il a valorisé les efforts de
l’ISESCO pour sauvegarder et préserver le patrimoine culturel, en appelant le
Comité à prendre les mesures nécessaires à la protection du patrimoine culturel
au Yémen.
A
été présent à la 1ère séance de travail S.E. Dr Salim M. AlMalik,
Directeur général de l’ISESCO, qui a souligné dans son allocution l’importance
de promouvoir l’action dudit Comité et de déployer davantage d’efforts dans la
protection du patrimoine du monde islamique dans les Etats membres.
La réunion s’est déroulée sur deux jours, au cours desquels ont été
examinés les points inscrits à son ordre du jour, y compris les questions du
patrimoine industriel. S.E. Dr Abdulrahman Al-Hussein, Directeur du projet du
patrimoine industriel au Royaume d’Arabie Saoudite, a fait un exposé sur
l’expérience du Royaume en la matière, en soulignant la nécessité de
s’intéresser à ses sites et de les inscrire sur la Liste du patrimoine dans le
monde islamique.
Après discussion, le Comité a adopté ce qui suit :
•
Créer la liste exclusive des sanctuaires dans le monde islamique (la Sainte
Mosquée/Makkah al Mukarramah, la Mosquée du Prophète/Al Madinah Al Munawwarah
et la Mosquée Al-Aqsa/ Al-Qods Al-Charif).
•
Inscrire 53 nouveaux sites patrimoniaux sur la Liste définitive du patrimoine
dans le monde islamique et inciter les parties compétentes à soumettre
davantage de dossiers sur les sites patrimoniaux pour inscription sur cette
Liste, lors de la 9ème réunion du Comité, prévue durant le premier
trimestre 2020.
•
Inscrire 59 nouveaux sites patrimoniaux sur la Liste indicative du patrimoine
dans le monde islamique et inciter les parties compétentes dans les Etats concernés
à soumettre à l’ISESCO les dossiers techniques en finalisant le formulaire
d’inscription y afférent.
•
Créer une liste du patrimoine culturel et naturel en péril dans le monde islamique.
•
Inscrire 3 sites du Yémen sur cette liste, et inviter à fédérer les efforts en
vue de rétablir l’inscription de ces éléments sur la Liste définitive du
patrimoine mondial.
• Le
Comité a adopté le formulaire d’inscription des éléments du patrimoine
immatériel sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, en recommandant
sa diffusion aux Etats membres et en les incitant à élaborer les dossiers
d’inscription y afférents.
• Il
a également adopté la proposition de la « Semaine des musées dans le
monde islamique », à l’occasion du 25 septembre (Journée du patrimoine
dans le monde islamique), coïncidant avec la fondation de l’Organisation de la
Coopération islamique (OCI). Il a appelé les parties compétentes à inventorier
les musées de l’art islamique dans ces pays, qu’ils soient publics ou privés,
en communiquant à l’ISESCO les données pertinentes.
•
Par ailleurs, le Comité s’est félicité de la proposition par le Ministère de la
Culture et de l’Artisanat en République islamique de Mauritanie d’inscrire la
Mahdara sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, et invité la
Direction générale de l’ISESCO à coordonner ses efforts avec les parties
compétentes.
• De
même, le Comité a appelé la Direction générale à :
–
Envoyer une commission technique d’experts en République du Yémen pour aider
les autorités compétentes à réhabiliter le patrimoine en péril et à en inscrire
davantage sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique ;
–
Dédier un certain nombre de programmes exécutifs au profit des Etats membres en
vue d’inscrire les sites du patrimoine industriel sur les Listes respectives du
patrimoine mondial et du patrimoine dans le monde islamique ;
–
Organiser des sessions de formation intensives à l’intention des cadres des
Etats membres pour leur permettre de préparer les dossiers de candidature des
sites patrimoniaux et éléments du patrimoine immatériel, aux fins d’inscription
sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique ;
– Organiser
la réunion d’experts et spécialistes en patrimoine matériel, immatériel,
naturel et industriel afin de définir et de revoir les critères d’inscription
sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique ;
–
Inciter les autorités compétentes dans les Etats membres à inventorier les
éléments du patrimoine culturel matériel et immatériel et à fournir les données
nécessaires y afférentes pour qu’elles figurent sur le « Portail des
monuments historiques et des sites archéologiques dans le monde islamique« ,
créé par l’ISESCO et comportant une liste des monuments historiques et sites
archéologiques d’importance civilisationnelle et universelle dont jouissent les
Etats membres, et à mettre en place une base de données bibliographique et
numérique interactive des différents éléments du patrimoine architectural et urbain
dans le monde islamique ;
– Coordonner
avec les parties compétentes dans les Etats membres pour assurer la supervision
de l’inscription commune, sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique,
d’un ensemble de parcours historiques et civilisationnels types (route du Hajj,
chemins du commerce, chemins des voyageurs, savants, étudiants et manuscrits,
etc.), et promouvoir le rôle de la commission scientifique d’appui audit Comité
dans la présentation de propositions y afférentes.
A l’issue de la réunion, le Comité a remercié S.E. Dr Salim M.
AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, pour les efforts incessant dans la
promotion des programmes de l’Organisation dans la protection du patrimoine
culturel et naturel dans le monde islamique, la formation des compétences en la
matière, l’inscription de davantage de sites historiques et éléments du
patrimoine culturel sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, de même
que son souci de développer la performance du Comité et de maintenir la
périodicité de ses réunions.
Ont été clôturés,
aujourd’hui au siège de l’ISESCO à Rabat, les travaux de la réunion
extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique, et ce, par
l’approbation d’inscrire 120 sites patrimoniaux, dont 117 sur la Liste du
patrimoine dans le monde islamique et 3 sur la Liste du patrimoine en péril, nouvellement
créée.
Cette réunion
s’inscrit dans le cadre des efforts de l’ISESCO pour préserver le patrimoine
civilisationnel dans les Etats du monde islamique, afin de protéger et
documenter les éléments du patrimoine matériel dans les Etats membres de l’Organisation,
et ce, dans le cadre de la mise en œuvre de sa nouvelle vision du patrimoine et
de la culture.
Ont pris part à
la réunion les représentants des Etats membres suivants du Comité : Etat
du Koweït ; République d’Irak ; République islamique de Mauritanie ;
République islamique du Pakistan ; République du Cameroun ;
République de Côte d’Ivoire et République fédérale du Nigéria, ainsi que les
représentants de la Commission scientifique (du Royaume du Maroc) au sein du
Comité. Les représentants de la République d’Indonésie et de la République
d’Ouzbékistan n’ont pas pu assister à ladite réunion.
Lors
de la réunion, qui s’est tenue les 2 et 3 décembre 2019, il a été procédé à
l’examen des points inscrits à l’ordre du jour. Après discussion, Dr Najib Rhiati,
Directeur de la Culture, que le Comité a approuvé l’inscription de 117 sites
sur ladite Liste, dont 49 nouveaux sites sur la Liste définitive, 5 nouveaux
sites et 53 sites sur la Liste indicative, inscrits déjà sur la Liste
indicative de l’UNESCO.
Le
Comité a également ajouté 3 sites sur la Liste du patrimoine en péril dans le
monde islamique, tous établis au Yémen, de même qu’il a reporté l’examen de 7
autres sites.
Le
Comité a également convenu de créer la liste exclusive des sanctuaires dans le
monde islamique (la Sainte Mosquée/Makkah al Mukarramah, la Mosquée du
Prophète/Al Madinah Al Munawwarah et la Mosquée Al-Aqsa/ Al-Qods Al-Charif), et
d’examiner la proposition de proclamer la Semaine des musées dans le monde
islamique.
Aussi,
le Comité a exhorté la Direction générale de l’ISESCO à envoyer des experts
auprès des autorités compétentes en République du Yémen pour l’aider à
réhabiliter le patrimoine en péril et à en inscrire davantage sur la Liste du
patrimoine dans le monde islamique, en coordination avec les parties
compétentes dans ce pays. Il a également appelé à dédier un certain nombre de
programmes exécutifs au profit des Etats membres en vue d’inscrire les sites du
patrimoine industriel sur les Listes respectives du patrimoine mondial et du
patrimoine dans le monde islamique, et à tenir des sessions de formation
intensives à l’intention des cadres des Etats membres pour leur permettre de
préparer les dossiers de candidature des sites patrimoniaux et éléments du
patrimoine immatériel et de les inscrire ces sites sur la Liste du patrimoine
dans le monde islamique.
Par
ailleurs, le Comité a souligné la nécessité d’inciter les autorités compétentes
dans les Etats membres à inventorier les éléments du patrimoine culturel
matériel et immatériel et à fournir les données nécessaires y afférentes pour
qu’elles figurent sur le « Portail des monuments historiques et des sites
archéologiques dans le monde islamique », créé par l’ISESCO et comportant une
liste des monuments historiques et sites archéologiques d’importance
civilisationnelle et universelle dont jouissent les Etats membres. Il s’agit
aussi de mettre en place une base de données bibliographique et numérique
interactive des différents éléments du patrimoine architectural et urbain dans
le monde islamique.
Et
d’inviter les ministres de la Culture à participer, à travers la 11ème
session de la Conférence islamique des Ministres de la Culture, prévue les 17
et 18 décembre 2019 à Tunis, à la mise en œuvre de davantage de programmes
visant à préserver le patrimoine culturel, et à soumettre davantage de dossiers
d’inscription sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique.
A
l’issue de la réunion, le Comité a remercié S.E. Dr Salim M. AlMalik, Directeur
général de l’ISESCO, ainsi que la Direction générale pour leur hospitalité et
leurs efforts constants dans la protection du patrimoine culturel et naturel
dans le monde islamique, de même que leur souci de développer la performance du
Comité et de maintenir la périodicité de ses réunions.
Sur
invitation de Dr Sidi Mohamed Ould Ghaber, Ministre mauritanien de la Culture,
de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement, Dr Salim M. AlMalik,
Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et
la Culture (ISESCO), a pris part à la cérémonie de remise du Prix Chinguitt 2019,
organisée aujourd’hui au Palais des Congrès à Nouakchott, sous la supervision
de S.E. M. Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République
islamique de Mauritanie.
A
cette occasion, Dr AlMalik a prononcé une allocution dans laquelle il a
souligné que la coopération entre l’Organisation et les parties compétentes
mauritaniennes est qualitative et particulière, et englobe tous les domaines
d’action de l’ISESCO en matière d’éducation, de sciences et de culture. Et
d’indiquer que l’Organisation vise à développer cette coopération et en élargir
les domaines conformément aux priorités stratégiques de ce pays, afin d’obtenir
les meilleurs résultats et répondre aux besoins.
Dr
AlMalik a également annoncé nombre d’initiatives qualitatives visant à renforcer
le partenariat entre l’ISESCO et la Mauritanie, notamment la volonté de l’Organisation
à soutenir le Prix Chinguitt et promouvoir son rayonnement international, la proclamation
de Nouakchott capitale de la culture islamique, ainsi que la contribution de
l’ISESCO avec son expertise, ses expériences et son potentiel technique et
matériel au succès de la célébration des anciennes villes de la Mauritanie.
De
même, le Directeur général a annoncé la création d’un institut pour la
formation des imams et lauréats des Mahdaras à Nouakchott, en vue de renforcer
les compétences des leaders religieux et éducatifs pour mener à bien leurs
fonctions et accomplir leur mission dans la société. Il a également souligné la
prédisposition de l’ISESCO à élaborer un programme stratégique global pour
développer la Mahdara, l’institution scientifique unique en son genre, en créer
des établissements similaires dans les Etats du monde islamique avec le même
cursus adopté en Mauritanie, et fournir l’appui matériel et moral à cet effet,
en coopération et concertation avec le Centre régional de l’ISESCO en
Mauritanie.
Parmi
ces initiatives figure également l’inscription de la Mahdara sur la Liste du
patrimoine immatériel dans le monde islamique, pour venir s’ajouter aux cinq
sites patrimoniaux mauritaniens inscrits par l’ISESCO lors de la dernière
Réunion extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique. Dr
AlMalik a aussi indiqué que les objectifs du Prix Chinguitt sont en harmonie
avec la nouvelle vision de l’ISESCO, qui a accordé une intérêt particulier au
patrimoine culturel et à la recherche scientifique, en tant que piliers du
développement. Et de préciser que grâce au patrimoine les nations se rappellent
le passé glorieux, plantent les graines de l’espoir dans le présent et
prévoient l’avenir à travers le dialogue constructif et la recherche
scientifique pour promouvoir les mécanismes de développement et consolider le
savoir.
Il a aussi ajouté que l’Organisation s’est intéressée récemment à ces deux domaines à travers l’inscription sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique de 132 sites patrimoniaux dans les Etats membres, ainsi que la restauration de la maison de l’historien Ibn Khaldoun à Tunis, qui constitue un patrimoine historique ayant son symbolisme et sa valeur morale.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a reçu, aujourd’hui au siège de l’Organisation, Dr. Abdulmajid Bin Abdullah Albanyan, Président de l’Université arabe Nayef pour les sciences de sécurité (Royaume d’Arabie Saoudite), ainsi que la délégation l’accompagnant. Les deux responsables ont examiné la coopération entre l’Organisation et l’Université dans divers domaines.
Lors de cette entrevue, il a été convenu de mener conjointement des recherches et études et de tenir nombre de séminaires et conférences au siège de l’ISESCO, à l’Université (Riyad) et dans différents Etats membres de l’Organisation. Ces activités porteront essentiellement sur la lutte contre l’extrémisme et la surenchère, la prospective stratégique dans les domaines sociaux et la cybersécurité, dans l’optique de renforcer la paix et la sécurité internationales et de développer les programmes de prévision et de réduction des risques de catastrophes naturelles.
Cet entretien s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’ISESCO et de sa stratégie d’action future, qui repose principalement sur l’ouverture aux institutions de la société civile, aux centres de recherche et aux universités, et accorde un intérêt particulier à l’autonomisation des jeunes et au renforcement de leurs compétences, grâce à des programmes efficaces ayant un rendement direct et mesurable.
Pour rappel, l’Université arabe Nayef pour les sciences de sécurité est un membre actif qui collabore avec la Fédération des Universités du Monde islamique (FUMI), et abrite dans son siège à Riyad le Centre d’éthique pour l’enseignement universitaire et la recherche scientifique. Aussi, nombres de conférences et d’ateliers ont été tenus en coopération entre l’ISESCO, l’Université et la FUMI.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a examiné avec M. Hassan Abyaba, Ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Porte-parole du gouvernement marocain, les moyens de développer la coopération entre l’Organisation et le Royaume du Maroc.
Lors de cet entretien, tenu au siège du Département de la Communication, il a été convenu d’inscrire le plus grand nombre de sites patrimoniaux au Maroc sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, que l’ISESCO a pris de grandes mesures pour enrichir dans le cadre de sa nouvelle vision. Cette dernière consiste à mettre en place un système de renforcement des capacités afin de sauvegarder et réhabiliter le patrimoine culturel et civilisationnel, en vue de mieux contribuer au développement économique et social des Etats membres de l’ISESCO.
Il a été également convenu de coopérer pour restaurer des sites patrimoniaux dans les Etats membres de l’Organisation, et de bénéficier de l’expérience marocaine dans ce domaine. Les deux responsables ont aussi examiné la nomination de Rabat capitale de la culture islamique, ainsi que la question d’offrir à l’ISESCO un certain nombre d’œuvres d’art reflétant la beauté de l’artisanat marocain, en vue de les exposer au siège de l’Organisation.
Par ailleurs, Dr AlMalik a invité M. Abyaba au Forum culturel de l’ISESCO, dont la deuxième édition se tiendra le 10 décembre 2019 et accueillera Dr Ahmed Abbadi, Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas et Membre du Conseil national des droits de l’homme au Royaume du Maroc. Dr Abbadi donnera une conférence sous le thème : « Des droits de l’homme aux droits de l’humanité : Lecture dans les exigences de connaissance et de contexte et mécanismes de traitement ».
Concernant les affaires humaines et sociales, le Directeur général a examiné avec le Ministre la possibilité de faire participer des jeunes marocains aux programmes de renforcement des compétences et de lutte contre la violence familiale, notamment contre les enfants, de même qu’à d’autres programmes organisés par l’ISESCO.
Les discussions ont également porté sur le Centre de la Prospective stratégique de l’ISESCO, l’importance de cette science à l’heure actuelle et sa relation avec les industries créatives, en plus de l’anticipation des métiers de demain dans le domaine de la culture.
Ont assisté à cette rencontre, de la part du Ministère M. Mustapha Eltimi, Secrétaire général du secteur de la communication, et M. Abdelilah Eltahani, Directeur de la Communication et des Relations publiques, et de la part de l’ISESCO Mme Ramata Almamy Mbaye, Directrice des Sciences humaines et sociales, M. Kais Hammami, Directeur du Centre de la Prospective stratégique, et M. Abdelilah Benarafa, Conseiller culturel auprès du Directeur général.
Ont été lancés, aujourd’hui au siège de l’ISESCO à Rabat, les travaux de la réunion extraordinaire du Comité du patrimoine dans le monde islamique, qui s’étaleront sur deux jours.
Dans l’allocution de l’ISESCO qu’il a prononcée à la séance d’ouverture, M. Najib Rhiati, Directeur de la Culture, a averti que la Liste du patrimoine mondial en péril comprend 37 sites inventoriés dans les Etats du monde islamique, sur un total de 54, soit près de 70% des sites en péril. Il a indiqué en ces termes : « Notre objectif aujourd’hui est de construire un nouveau système fondé sur le renforcement des capacités à même préserver notre patrimoine culturel et civilisationnel, et de le réhabiliter pour qu’il contribue mieux au développement socioéconomique de nos Etats. »
Et de souligner que la nouvelle vision de l’ISESCO accorde une plus grande importance à la promotion des efforts déployés dans la protection, la réhabilitation et l’optimisation du patrimoine culturel, en mettant l’accent sur les programmes et activités visant à accorder à ce patrimoine la place qu’il mérite, à promouvoir son rôle dans la consolidation de l’identité culturelle et à réaliser ainsi le développement économique et social.
Ces objectifs, a-t-il ajouté, concordent avec les recommandations de la 8ème réunion du Comité du patrimoine dans le monde islamique, et exhortent à s’intéresser davantage à la protection de ce patrimoine, à établir un contrat entre les secteurs gouvernementaux de tutelle, les organisations internationales spécialisées et les organisations de la société civile opérant dans ce domaine. Le but est d’aboutir à une feuille de route participative aux rôles complémentaires, d’inscrire plus de sites sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique, de créer le portail de l’ISESCO des monuments historiques et sites archéologiques dans le monde islamique et de proclamer la Semaine des musées dans le monde islamique.
Dans son allocution, prononcée également à la séance d’ouverture, Dr Walid Al-Seif, Président du Comité, a souhaité la bienvenue aux participants, de même qu’il a remercié l’ISESCO et le Secrétariat général d’avoir veillé à ce que cette réunion extraordinaire se tienne dans les meilleures circonstances, notamment son intention d’inscrire 100 nouveaux sites du patrimoine sur la « Liste du patrimoine dans le monde islamique ».
Ensuite, Dr Ezzedin Al-Asbahi, Ambassadeur de la République du Yémen auprès du Royaume du Maroc, a présenté un exposé sur « Le patrimoine et les réserves en République du Yémen : Réalité et défis ».
Par la suite, une photo de groupe des participants a été prise, suivie des séances de travail.
L’Organisation
islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) accueillera, le
4 décembre 2019 à 11h30, une rencontre ouverte avec Dr Alioune Sall, Fondateur
et Directeur exécutif de l’Institut des futurs africains en Afrique du Sud, sur
les transformations sociales et la prospective stratégique.
Cette
rencontre portera sur la culture proactive ainsi que sur l’explication du
concept de prospective stratégique, et de son interaction avec les
transformations sociales. Y seront présents Dr Kais Hammami, Expert et
Directeur du Centre de la Prospective stratégique de l’ISESCO, et Mme Ramata Almamy
Mbaye, Directrice des Sciences humaines et sociales.
La
rencontre s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’ISESCO, qui en
fera un phare de rayonnement international, à travers une plus grande ouverture
sur le monde et la coopération avec les organisations internationales similaires.
La vision met également l’accent sur
les questions de développement durable, de protection de l’enfance, et d’éducation
pour les réfugiés et immigrés, les nouveaux rôles de l’intelligence
artificielle et les modèles futurs d’enseignement.
Il est à rappeler que cette rencontre est ouverte
au public désirant assister et participer au débat.