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    La délégation de l’ICESCO en visite au Centre Imam Al-Bukhâri et la fabrique de papier pour manuscrits à Samarkand

    La délégation de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a poursuivi sa visite en Ouzbékistan, dans le cadre des préparatifs aux festivités célébrant Boukhara capitale de la culture islamique au titre de 2020 pour la région asiatique. Les membres de ladite délégation ont visité aujourd’hui le Centre Imam Al-Bukhâri pour les études et recherches, ainsi que la Madrasa (école de la Charia) à Samarkand.

    Les membres de ladite délégation à savoir M. Najib Rhiati, Directeur de la Culture, Dr Abdelilah Benarafa, Conseiller culturel du Directeur général, et M. Bilel Chebbi, Spécialiste de programmes à la Culture, ont examiné avec le Directeur du Centre la création du « Centre régional de l’ICESCO pour les manuscrits ». Le Centre Imam Al-Bukhâri, dont relèvera le future Centre, permettra de renforcer les capacités en matière de préservation des manuscrits dans la région, vu qu’il contient un grand nombre de manuscrits rares, et ce, en organisant des sessions de formation en la matière.

    De même, la délégation a effectué une visité à la fabrique de papier utilisé dans les manuscrits, confectionné manuellement et selon la méthode traditionnelle. Les responsables de la fabrique ont indiqué que l’âge probable dudit papier ainsi fabriqué avoisine les 1000 ans, contre 100 ans au maximum pour le papier conçu machinalement, et que la lecture des manuscrits fabriqués manuellement est confortable pour la vision.

    Les responsables du Ministère ouzbékistanais de la Culture et les membres de délégation de l’ICESCO ont convenu d’inscrire les savoirs liés au papier de Samarkand sur la Liste du patrimoine immatériel dans le monde islamique.

    Le « Forum du futur » de l’ICESCO clôture ses travaux au siège de l’ICESCO avec des recommandations et propositions de projets

    Le « Forum du Futur », a clôturé ses travaux aujourd’hui au siège de l’ICESCO à Rabat, après deux jours de séances et d’échange d’idées sur l’avenir du monde à l’horizon 2040. Lors de cette séance de clôture, les participants ont passé en revue les résultats et recommandations des six ateliers stratégiques tenus la deuxième journée.

    En présentation de cette séance, M. Somia Djacta, Directrice du Bureau de l’ICESCO à l’UNESCO, s’est félicitée de l’important nombre des participants tout au long de la durée du Forum, représentant différents pays, notamment des étudiants des universités et instituts supérieurs de Rabat. Elle a souligné que l’ICESCO a gagné le pari du Forum, celui relatif aux jeunes, et indiqué que les débats riches et fructueux ont touché l’avenir du monde après 2030, voire en 2060.

    De même, les modérateurs respectifs des six ateliers ont présenté des synthèses sur les débats de chaque atelier, ainsi que les idées et propositions soumises et les résultats et recommandations y afférentes. Le 1er atelier, intitulé : « Education : Les grandes tendances », a abordé la compréhension du futur de l’éducation et de l’éducation pour le futur. Le modérateur a remercié l’ICESCO pour ses efforts en matière d’éducation, saluant les projets y afférents qu’elle a adoptés, en particulier l’ « Ecole numérique 2030 », « Apprendre pour la paix et le développement durable » et « Apprends-moi à être libre … apprends-moi à vivre dans la dignité ».

    Dr Ismaila Diallo, modérateur de l’atelier « Science : Les défis de l’avenir », a déclaré que cet atelier s’articule autour de quatre points principaux, qui représentent des défis pour le monde islamique. Il s’agit de la garantie des sources d’énergie, de l’insécurité alimentaire, des problèmes environnementaux et de changement climatique, et de la biotechnologie. L’atelier a débattu le problème de la circulation des technologies entre les pays développés et les autres pays, le faible lien entre l’éducation et le marché du travail et l’inégalité des sexes, qui est un impératif pour une société plus productive et stable.

    M. Mohand Ammar Naseem, modérateur de l’atelier « Culture : La nécessité du dialogue interculturel », a souligné que l’atelier était basé sur les prémisses de la coexistence et de l’interculturalisme afin de réaliser la paix, car la culture est un levier pour la paix. Il a ajouté que l’accent était mis sur l’attribution de projets et programmes pour les jeunes afin de les préparer à contribuer au développement durable. L’atelier a proposé trois projets, le premier sur la production culturelle, le deuxième concerne l’identité culturelle des jeunes et le troisième vise à renforcer le lien entre les jeunes et l’environnement vert.

    En ce qui concerne l’atelier, « Laboratoire de la Littératie du Futur », le modérateur de l’atelier, Dr Real Miller, a soulevé plusieurs questions sur notre façon de penser, en se demandant à quoi ressemblerait le monde à l’avenir et si c’est une méthode qui convient aux nouveaux types de pensée appropriés aux développements, en soulignant la nécessité de formuler un modèle de pensée précis, sophistiqué et non conventionnel, et également si le problème principal est notre façon de penser. Il a affirmé la nécessité aussi d’introduire une réflexion future dans tous les domaines et de profiter des ressources disponibles maintenant pour faire face à l’avenir de manière efficace.

    A propos de l’atelier « Sciences humaines et sociales: Développement et Prospective », Dr Jamal Eddine El Hani, son modérateur, a souligné que les sciences sociales ne bénéficient pas actuellement de l’attention qu’elles méritent et du rôle qu’elles peuvent jouer dans nos sociétés, et que l’idée de l’atelier principal était de restaurer la considération pour la science humaines et sociales. L’atelier a débouché sur plusieurs idées et propositions, notamment la nécessité pour les pays du monde islamique de développer une civilisation islamique contemporaine, pour que les sciences humaines aient un rôle à jouer afin de relever les défis que nous vivons.

    Les participants à l’atelier « Intelligence Artificielle : Pour une technologie éthique au service de la société » ont été divisés en 3 groupes, dans le but de contribuer tous à l’intelligence artificielle et ses utilisations à l’avenir. L’atelier a abouti aux trois premières recommandations : la première concerne l’humanisation de la science des données, ces données devant être partagées avec l’Autre pour assurer la sécurité ; la deuxième est relative aux données personnelles liées à l’homme, ainsi que la nécessité de comprendre que nous vivons à l’ère de l’intelligence artificielle et que nous devons nous y adapter ; la troisième concerne l’intelligence artificielle ne doit pas être jugée comme une masse unique, car elle contient de nombreux détails.

    Après avoir examiné les rapports des ateliers, M. Steffen Krüger, Représentant de la fondation Konrad-Adenauer au Maroc, a pris la parole afin de remercier l’ICESCO et son Directeur général pour la tenue du Forum, confirmant la coopération continue entre les deux parties. Il a exprimé son espoir que les nouvelles idées avancées lors des sessions et ateliers du Forum seront mises en œuvre.

    L’allocution de clôture a été prononcée par Dr Salim M. Almalik, Directeur général de l’ICESCO, dans laquelle il a annoncé le début d’une étude approfondie pour l’avenir du monde islamique à l’horizon 2050, et le lancement du programme  » L’ICESCO de la prospective », qui mènera des études prospectives, organisera des sessions de formation et attribuera des bourses aux jeunes dans ce domaine en coopération avec les centres mondiaux de prospective.

    Etude approfondie sur l’avenir du monde islamique à l’horizon 2050 menée par l’ICESCO

    ** Bourses d’étude et sessions de formation au profit des jeunes dans le cadre du programme « ICESCO pour la prospective »

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a annoncé que l’Organisation entamera une étude approfondie sur l’avenir du monde islamique à l’horizon 2050, qui sera finalisée vers la fin de cette année, et invité les chercheurs du monde entier à contribuer à la réalisation de la nouvelle vision de l’ICESCO.

    Dr AlMalik a également lancé le programme «ICESCO pour la prospective», qui vise à mener des études prospectives, organiser des sessions de formation et accorder des bourses d’étude aux jeunes dans le domaine de la prospective, en coopération avec les centres internationaux œuvrant dans ce domaine.

    Le Directeur général a déclaré cela dans son allocution prononcée lors de la séance de clôture du Forum du Futur, organisé par l’Organisation en coopération avec la Fondation allemande Konrad Adenauer, et dont les travaux se sont étalés sur deux jours, en présence de plus de 30 prospectivistes et experts en intelligence artificielle les plus éminents à l’échelle mondiale.

    A cet égard, il a précisé que l’histoire de l’Organisation évolue, que ce nouveau départ ouvrira de multiples horizons, et que le succès du Forum tracera un chemin réaliste pour l’ICESCO de demain. De même, il a remercié les participants aux travaux du Forum pour avoir partagé les connaissances et les résultats en matière de pensée prospective, qui correspondent à la nouvelle vision de l’Organisation, qui en fait un phare de rayonnement international dans ses domaines de compétence. Il les a également invité à suggérer des idées et des propositions, qui seront prises en considération, tout en soulignant que l’ICESCO jouera un rôle majeur dans la génération d’idées et l’élaboration de stratégies prospectives et anticipatives dans ses domaines de compétence, et sera un foyer d’expertise pour les pays du monde islamique.

    Au terme de son allocution, le Directeur général a exprimé ses remerciements à la Fondation Konrad Adenauer, ainsi qu’à son représentant au Maroc, M. Steffen Krueger, pour avoir soutenu, depuis le début, l’idée du Forum et coopéré à sa mise en œuvre. Il a également remercié toute l’équipe de l’ICESCO ayant contribué au succès de l’événement, soulignant que l’Organisation tiendra ce Forum annuellement, en plus d’autres forums axés sur les transformations, notamment le Forum des « Métiers de l’avenir», que l’ICESCO organisera en juin 2020.

    Lancement des ateliers stratégiques lors de la deuxième journée du Forum du Futur à l’ICESCO

    Ont été lancés, ce matin au siège de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) à Rabat, six (6) ateliers stratégiques au début du programme de la deuxième journée du « Forum du Futur », organisé par l’Organisation en coopération avec la Fondation allemande Konrad Adenauer. Ledit Forum a connu une présence notable lors de la séance d’ouverture et des quatre séances de travail.

    Les ateliers sont axés sur les différents thèmes suivants : « Education : les grandes tendances » ; « Culture : la nécessité du dialogue culturel » ; « Sciences : les défis de l’avenir » ; « Intelligence Artificielle : pour une technologie éthique au service de la société » ; « Sciences humaines et sociales : Développement et prospective » ; et « Laboratoire de la Littératie du futur ».

    De même, les ateliers témoignent d’une présence distinguée d’une élite d’experts spécialisés dans le domaine de chaque atelier, ainsi que d’une large participation de personnes intéressées, et d’étudiants marocains et étrangers qui étudient au Royaume du Maroc. La séance de clôture du Forum se tiendra après la fin des travaux des ateliers.

    Lors de la séance d’ouverture, ont pris la parole S.E. Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, M. Saaïd Amzazi, Ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique au Royaume du Maroc, Dr Hatem Ben Salem, Ministre de l’Education, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique par intérim en République Tunisienne, et M. Steffen Krueger, Représentant de la Fondation Konrad-Adenauer.

    La séance d’ouverture a été suivie de quatre séances de travail, la première a été intitulée : « La prospective à l’horizon 2040 », la deuxième portait sur « La littératie du futur », la troisième était axée sur « L’intelligence artificielle au service du développement durable » et la quatrième sur « L’avenir des sciences au féminin ». Toutes les séances de travail ont connu une présence et interaction remarquables.

    Représentation ministérielle et présence importantes à l’ouverture du « Forum du Futur » de l’ICESCO

    La séance d’ouverture du « Forum du Futur », lancé aujourd’hui au siège de l’ICESCO à Rabat, a connu une affluence notable, dont nombre de responsables et ambassadeurs accrédités auprès du Maroc, ainsi que d’éminents experts en prospective stratégique et intelligence artificielle et divers étudiants.

    Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de Prospective stratégique à l’ICESCO, a assuré la modération de cette séance. Il a souhaité la bienvenue aux invités qui représentent des universités importantes et des organisations de renommée internationales, et souligné l’importance des thèmes qui seront débattu pendant ces deux jours.

    Dans son allocution, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a réaffirmé que l’Organisation s’est engagée à faire de la conception du futur l’un des axes principaux de sa nouvelle vision, en ajoutant qu’elle s’emploie à ancrer la pensée prospective chez les jeunes, à travers l’organisation de sessions de formation et l’octroi de bourses d’étude et de formation en partenariat avec les centres mondiaux de prospective.

    Et d’ajouter que l’Organisation a entamé les préparatifs pour la tenue en juin 2020 d’une conférence de grande importance, qui sera consacrée aux « métiers de l’avenir », et de prévenir également : « Si nous n’anticipons pas le futur, nous resterons bloqués dans le passé, et nous ne pourrons pas non plus rattraper les pays développés. »

    M. Saaid Amzazi, Ministre marocain de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a prononcé aussi une allocution dans laquelle il a félicité le Directeur général pour la réforme globale au sein de l’Organisation, ainsi que pour sa nouvelle vision adoptée par le 40ème Conseil exécutif. Et de souligner l’appui continu du Maroc à l’Organisation pour qu’elle puisse jouer son rôle et réaliser les aspirations des peuples islamiques en matière d’éducation, de sciences et de culture, et aller de l’avant dans son nouveau départ afin qu’elle soit un phare de rayonnement international dans ses domaines de compétence.

    Et d’ajouter que dans un monde marqué par la globalisation et les mutations socioéconomiques, il convient que tout le monde promeuve la prospective. Il a aussi précisé que le Maroc a connu des transformations structurelles importantes qui ont exigé l’encouragement de la prospective et l’anticipation des développements futurs. A cet égard, a-t-il ajouté, le Maroc a conçu une vision à même de développer le système d’éducation et de formation, à travers des initiatives inclusives telles que la construction d’écoles et la promotion de la justice et l’égalité des chances.

    Dans son allocution, Dr Hatem Ben Salem, Ministre tunisien de l’Education et Chargé d’Affaires du Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a déclaré que le monde a connu récemment des mutations cruciales tant positives que négatives, telles que la révolution numérique, l’élargissement de la revendication des droits de l’homme, la disparition de dizaines de métiers de l’artisanat et l’émergence de nouveaux métiers. Face à ces défis grandioses, a-t-il précisé, nos communautés n’ont d’autre choix que de mettre à profit ces mutations en matière de technologie et de sciences.

    Et d’ajouter que ceci est tributaire de la connaissance minutieuse des besoins et objectifs de ces communautés et de l’adoption d’une approche prospective à même d’y répondre. Il a aussi précisé que l’intelligence artificielle est désormais une perspective d’importance vitale permettant de créer des opportunités d’approche prospective, de réaliser les ODD et de contribuer à la lutte contre les maladies et l’analphabétisme.

    De même, M. Steffen Krüger, représentant de la Fondation Konrad Adenauer au Maroc, a pris la parole pour saluer la coopération continue entre l’ICESCO et la Fondation, en soulignant l’importance du thème du Forum, notamment celle de l’anticipation de l’avenir qui permet d’accéder aux scénarios futurs et de préparer leur traitement adéquat.

    Il s’est aussi félicité de l’importance cruciale que les communautés émergentes, en particulier en Afrique, adoptent la prospective stratégique comme outil primordial dans l’élaboration de leurs politiques prospectives.

    Le Directeur général de l’ICESCO : si nous n’anticipons pas le futur, nous resterons bloqués dans le passé, et nous ne pourrons pas non plus rattraper les pays développés

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), a souligné que l’Organisation s’est engagée à faire de la conception du futur l’un des axes principaux de sa nouvelle vision, et a créé à cet effet le Centre de Prospective stratégique en vue de développer ses mécanismes d’action et plans de mise en œuvre, de fournir l’expertise et le soutien nécessaires aux parties compétentes dans le monde islamique, et de hisser sa performance pour relever les défis futurs.

    Dans son allocution prononcée lors de la séance d’ouverture du « Forum du Futur », dont les travaux ont été lancés aujourd’hui au siège de l’ICESCO à Rabat, Dr AlMalik a ajouté que l’Organisation s’emploie à ancrer la pensée prospective chez les jeunes, à travers l’organisation de sessions de formation et l’octroi de bourses d’étude et de formation en partenariat avec les centres mondiaux de prospective.

    Et d’ajouter que l’Organisation a entamé les préparatifs pour la tenue en juin 2020 d’une conférence de grande importance, qui sera consacrée aux « métiers de l’avenir ». « La prospective est un nouveau domaine que nous souhaitons explorer dans le cadre de notre nouvelle vision, et une conception de pensée stratégique dont les résultats nous serons bénéfiques, le but étant de contribuer à l’édification d’un avenir radieux pour le monde islamique » a-t-il souligné.

    De même, Dr AlMalik a prévenu : « Si nous n’anticipons pas le futur, nous resterons bloqués dans le passé, et nous ne pourrons pas non plus rattraper les pays développés qui doivent leur progrès aux résultats d’études anticipant les changements mondiaux actuels et futurs, et ce, dans la plupart des domaines de développement », en ajoutant que ces pays ont élaboré leurs stratégies suivant le concept de prospective, loin des spéculations aléatoires qui se soustraient des principes scientifiques solides.

    Aussi, le Directeur général a précisé que l’anticipation du futur constitue le meilleur moyen à même de préserver et développer les acquis humains, et que les études spécialisées ont prouvé que le progrès des peuples et la prospérité des civilisations ne peuvent être réalisés qu’à travers la planification scientifique de l’avenir et l’analyse des données passées et futures, afin de prévoir leurs résultats sur les moyen et long termes.

    Et de préciser que l’anticipation ne signifie guère le fait d’attendre le changement et de réagir ensuite, mais implique plutôt la nécessité de contrôler ledit changement escompté et d’interagir de manière anticipative et constructive afin de susciter l’impact attendu. « Compte tenu des expériences actuelles des pays les plus avancés dans le monde, nous constatons que leur renaissance civilisationnelle est basée sur l’adoption de règles solides de la pensée anticipative, qui s’est démarquée comme étant le moyen le plus efficace pour faire face aux défis futurs, mesurer leur compatibilité avec les moyens disponibles, en tirer profit pour les adapter à la réalité actuelle, ou encore les contrôler afin que ces moyens n’impactent pas négativement l’avenir des individus et des sociétés » a-t-il ajouté.

    Dr AlMalik a également cité quelques exemples des résultats de l’approche prospective sur l’échelle internationale, à savoir les propositions pratiques pour lutter contre les dangers du changement climatique et limiter le réchauffement planétaire, à travers la réduction d’environ 45% de l’émission du dioxyde de carbone à l’horizon 2030 pour atteindre le « Net zéro » en 2050, et le contrôle de l’élévation du niveau de la mer. Dans la même veine, il a ajouté que l’approche prospective concernant la transition numérique et les technologies intelligentes en matière d’économie et des affaires, en préparation à la quatrième révolution industrielle, souligne que 64% des sociétés mondiales sont conscientes que leurs employés ne disposent pas des compétences nécessaires pour assurer cette transition, contre seulement 16% d’entre elles qui ont élaboré des plans d’action à cet égard.

    Au terme de son allocution, le Directeur général a réitéré ses remerciements aux participants et experts ainsi qu’à la Fondation allemande Konrad Adenauer pour son soutien à la préparation de la première édition du « Forum du Futur ».

    La Délégation de l’ICESCO examine en Ouzbékistan les préparatifs de la célébration de Boukhara capitale de la culture islamique

    Une délégation de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), composée de M. Najib Rhiati, Directeur de la Culture, de Dr Abdelilah Benarafa, Conseiller culturel du Directeur général, et de M. Bilel Chebbi, Spécialiste de programmes à la Direction de la Culture, a organisé à Tachkent une réunion de coordination avec des fonctionnaires du Ministère ouzbékistanais de la Culture sur la célébration de Boukhara capitale de la culture islamique au titre de 2020 pour la région asiatique.

    La réunion a porté sur les dispositions à prendre pour mettre en œuvre les programmes de célébration. A cet égard, les responsables de l’Ouzbékistan ont invité Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, à visiter le pays et à assister au lancement officiel de cette cérémonie. Ils ont également salué le nouveau départ inauguré par l’ICESCO juste après l’adoption par la 40ème session du Conseil exécutif (Abu Dhabi, Etat des Emirats Arabes Unis, 29-30 janvier 2020) de la nouvelle vision stratégique de l’Organisation, de même qu’ils ont exprimé la volonté de leur pays de contribuer au Waqf de l’ICESCO pour le développement afin d’assurer un financement durable des programmes et projets.

    En outre, les deux parties ont convenu de tenir un forum mondial sur la civilisation islamique à Boukhara, Tachkent et Samarkand, et d’inviter plusieurs ministres de la Culture et personnalités intellectuelles et culturelles de l’intérieur et de l’extérieur du monde islamique à assister au lancement de cette célébration. Ils ont également proposé la création d’une chaire de l’ICESCO sur l’Imam Al Bukhari à l’Université d’Al-Qarawiyyin, qui serait financée par l’Ouzbékistan.

    Dans une autre veine, la réunion a porté sur l’inscription de nombreux sites du patrimoine et éléments du patrimoine matériel et immatériel en Ouzbékistan sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique. Elle a examiné la tenue d’une conférence internationale sur le rôle de la traduction dans le rapprochement des cultures, ainsi qu’un atelier de formation en Ouzbékistan pour le personnel travaillant dans le domaine du patrimoine.

    Ensuite, la délégation de l’ICESCO a visité le chantier de construction du Centre de civilisation islamique et, à la demande du Directeur du Centre, a fourni quelques suggestions pertinentes pour la conception de l’espace d’exposition du manuscrit coranique d’Uthman, les galeries d’exposition des produits artisanaux acquis et l’histoire de la civilisation islamique. Le Centre sera inauguré à la clôture de la célébration.

    Affluence remarquable et diversité intellectuelle lors des séances de la première journée du Forum du Futur de l’ICESCO

     Les séances de la première journée du Forum du Futur, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui au siège de l’Organisation du Monde islamique de l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), et se poursuivront jusqu’à demain, ont été marqués par une affluence notable. Aussi, les quatre séances qui ont suivi la cérémonie d’ouverture du Forum, ont porté respectivement sur : «la prospective à l’horizon 2040» ; «littératie du futur» ; «l’intelligence artificielle au service du développement durable» ; et «l’avenir des sciences». A cet égard, les participants ont activement interagi avec les interventions des experts et chercheurs.

    La première séance, intitulée : «la prospective à l’horizon 2040» et modérée par Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de Prospective stratégique à l’ICESCO, a débuté par une présentation de  M. Sobhi Tawil, Directeur de la prospective en éducation à l’UNESCO, suivie d’une intervention de Mme Sandra Coulibaly Leroy,  en charge de la veille, de l’analyse et de la prospective au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie. Ensuite, Prof. Ted Fuller, Chaire UNESCO pour la prospective dans le domaine du développement durable, a présenté un exposé dans lequel il a souligné l’importance de reconsidérer la prospective au vu de la nécessité d’un cadre de valeurs morales.

    Mme Manon Raclot, Directrice chargée de la pratique prospective à YouMeo, a par la suite fait un exposé, suivi de l’intervention de M. Koffi Kouakou, prospectiviste et philosophe en Afrique du Sud, dans laquelle il a abordé l’aspect géographique pour le traitement de la prospective, et celle de Dr Pierre Marcel Rossel, Anthropologiste. La première séance a été clôturée par l’exposé de Dr Sally Mohamed Mabrouk, Experte en excellence organisationnelle et en conception de l’avenir.

    La deuxième séance, intitulée : « Littératie du Futur », a été modérée par M. Riel Miller, Chef du Département de la Littératie du Futur à l’UNESCO. Six intervenants y ont pris la parole, à savoir : Mme Damhof Loes, Maître de conférences sur la Littératie du Futur au sein de l’Université Hanze des Sciences appliquées au Pays-bas ; Dr Claudia Baisini, de l’Université de Cambridge ; Mme Kwamou Eva Feukeu, de l’UNESCO ; Dr Fred Carden, Directeur de Using Evidence Inc ; et M. Samir Benmakhlouf, Fondateur et Directeur général de London Academy Casablanca, ancien PDG de Microsoft Maroc.

    La troisième séance, intitulée : « L’intelligence artificielle au service du développement durable », dont la modération a été assurée par Mme Sasha Rubel, Spécialiste de programmes au Département des sociétés du savoir, section des TIC au sein de l’UNESCO, a débuté par l’intervention de M. Sidi Ali Maelainin, Responsable RSE à IBM Afrique du Nord, suivie des présentations des intervenants suivants : Mme Niki Iliadis, Chercheur senior en politiques d’IA et Cheffe de projet à The Future Society ; Mme Pauline Noiseau, Coordinatrice à Algora Lab ; Dr Rim Faiz, Professeure à l’IHEC de Carthage ; et M. Hichem Iraqi Houssaini, Directeur général de Microsoft Maroc. Cette séance a été clôturée par l’intervention de M. Mohamed Hedi Shili, Directeur des Affaires juridiques à l’ICESCO.

    Les travaux de la première journée ont été clôturés par la quatrième séance de travail, intitulée : « L’avenir des sciences », modérée par Prof. Najla Bouden Romdhane, Coordinatrice nationale du Tertiary Education for employability Project au Ministère tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Cette séance a vu la participation des intervenants suivants : Mme Zineb Iraqi, superviseur du Centre de Planification, de Statistiques et d’Evaluation ; Dr Hanan Issa Malkawi, Professeure au Département des sciences biologiques de l’Université Yarmouk en Jordanie ; Dr Ghada Mohamed Amer, Vice-doyen des études supérieures et de la recherche, Vice-président de la Fondation arabe des Sciences et de la Technologie ; et Prof. Farida Khammar, Chaire ICESCO en Algérie.

    Les travaux de la deuxième et dernière journée du Forum porteront sur 6 ateliers stratégiques à l’horizon 2040, sur les thèmes suivants : « Education : Les grandes tendances » ; « Culture : La nécessité du dialogue interculturel » ; « Sciences : Les défis de l’avenir ; Intelligence Artificielle » : « Pour une technologie éthique au service de la société » ; « Sciences Humaines et Sociales : Développement et Prospective » ; « Laboratoire de la Littératie du Futur ». Il convient de noter que les travaux de la deuxième journée se dérouleront en parallèle de 9h00 à 12h30, avant la clôture du Forum.

    Le Directeur général de l’ICESCO s’entretient avec le Ministre marocain des Affaires étrangères

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), s’est entretenu avec M. Nasser Bourita, Ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, aujourd’hui au siège du Ministère, où ils ont examiné le développement de la coopération entre les deux parties en matière d’éducation, de culture et de sciences.

    Lors de cette rencontre, Dr AlMalik a exprimé ses remerciements au Royaume du Maroc, représenté par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ainsi qu’au gouvernement marocain pour leur soutien incessant à l’ICESCO. Il a exposé avec M. Bourita les principaux axes de la nouvelle vision de l’Organisation, adoptés avec toutes les décisions y afférentes lors du 40ème Conseil exécutif (Abu Dhabi, EAU, 29-30 janvier 2020)

    A cet égard, le Directeur général de l’ICESCO a souligné que l’Organisation connait un nouveau départ qui en fait un phare de rayonnement pour les pays du monde islamique, à travers la communication avec les Etats membres, aux fins de mise en œuvre de leurs besoins et activités respectifs, ce qui contribue positivement à la promotion de leurs plans de développement. Il s’agit également de l’ouverture aux pays non membres et de la coopération avec eux au profit de leurs citoyens musulmans respectifs.

    De sa part, M Ministre marocain des Affaires étrangères a réaffirmé l’appui du gouvernement à l’ICESCO, sur hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour que l’Organisation puisse réaliser les aspirations des peuples islamiques.

    Initiative de l’ICESCO : formation annuelle de 10 neurologues africains

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO), M. Abdellah Ben Saad Al Ghariri, Ambassadeur du Serviteur des Deux Saintes Mosquées auprès du Royaume du Maroc, et M. Mustapha Mansouri, Ambassadeur du Royaume du Maroc auprès du Royaume d’Arabie Saoudite, ont effectué une visite au Centre National de Réhabilitation et des Neurosciences (CNRNS) à Rabat, relevant de la Fondation Hassan II pour la neurochirurgie (FH2NCH), en vue de prendre connaissance des services de ce Centre.

    Lors de cette visite, Pr Abdeslam El Khamlichi, Président de la FH2NCH, a fourni une explication détaillée sur les activités du Centre et des traitements qu’il offre, notamment les actes chirurgicaux et radiographiques. Et d’indiquer que le rôle du Centre ne se limite pas au traitement des maladies mais élabore aussi des recherches et études sur les maladies neurologiques, de même qu’il assure la formation de nombre de médecins africains pour l’obtention de diplômes supérieurs en neurochirurgie.

    Pour soutenir ces efforts, Dr AlMalik a annoncé l’initiative de l’ICESCO d’octroyer chaque année 10 bourses d’études au profit de neurologues issus des Etats membres africains de l’Organisation, afin qu’ils bénéficient d’une formation au sein du CNRNS et servent leurs pays dans cette importante spécialité.

    Pr El Khamlichi s’est félicité de cette initiative et a salué le rôle pivot de l’ICESCO dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture. Il a été également convenu de signer un accord spécial entre l’Organisation et le Centre pour gérer ces bourses et annoncer les conditions de sélection des médecins africains qui en bénéficieront, dans le cadre d’une coordination entre l’ICESCO et ledit Centre.

    A noter que le CNRNS est un centre de référence créé en 2010 par la Fondation Hassan II pour la Prévention et la Lutte contre les Maladies du Système Nerveux, le Ministère marocain de la Santé et le Centre Hospitalier Ibn Sina de Rabat. Ce Centre répond à un besoin pressant en réhabilitation et physiothérapie des patients atteints de maladies du système nerveux en période aiguë. C’est également l’expression de la volonté de certaines institutions internationales telles que la Fédération mondiale des chirurgiens neurologiques (WFNS) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de faire du Maroc un « centre modèle pour la formation des chirurgiens neurologues africains ».