L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a participé en visioconférence à un atelier régional tenu par le Centre régional de l’UNESCO pour la qualité et l’excellence de l’enseignement au Royaume d’Arabie Saoudite, sur « L’éducation dans les pays arabes en crise selon l’agenda de l’éducation 2030 ». Cet évènement a connu la présence de penseurs, experts et spécialistes appartenant à différents organismes locaux, régionaux et internationaux
L’ICESCO a été représentée lors de cet atelier, tenu mardi 15 juin 2021, par Dr Youssef Abou Dakka, M. Aziz El Hajir et Dr Ahmed El Zonfoli, directeurs de programmes au Secteur de l’Éducation.
Ledit atelier a passé en revue les résultats de l’étude scientifique élaborée sous la supervision du Centre régional de l’UNESCO pour la qualité et l’excellence de l’enseignement sous le thème « L’éducation dans les pays arabes en crise selon l’agenda de l’éducation 2030 », pour analyser la situation de l’éducation à la lumière du quatrième Objectif de développement durable (ODD4) dans nombre de pays arabes qui ont connu des crises et des conflits tout au long des dernières années : République arabe Syrienne, République du Yémen, l’État de Libye et la République du Soudan.
Le but est de s’inspirer des expériences et leçons réussies ayant contribué au développement d’autres pays qui ont pu surmonter certaines crises et remédier à leurs répercussions négatives sur l’éducation.
Les trois pays de référence choisis (le Vietnam, la République de Bosnie-Herzégovine et la République Tunisienne) appartiennent à différentes zones géographiques, afin d’étudier leur abondante expérience et bénéficier des leçons diversifiées qu’on pourrait tirer de leurs réussites.
L’atelier a également examiné les recommandations et propositions permettant aux pays arabes de préserver la continuité de l’éducation et de l’améliorer en tirant bénéfice de l’analyse de la situation de l’éducation en période de crises ainsi que des mécanismes pour les surmonter en se fondant sur les expériences de référence et des conseils explicités pour réaliser l’ODD 4-2030.
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, lundi 14 juin 2021, une séance de travail à distance avec l’Organisation internationale du Chameau (ICO), pour examiner les axes de coopération entre les deux parties, mettre en place un plan stratégique de coopération concernant nombre de programmes et activités en matière de patrimoine civilisationnel et culturel lié aux chameaux, mener des études scientifiques en la matière, soutenir les métiers traditionnels et artisanaux y afférents et faire connaitre le patrimoine culturel du désert.
Cette séance a été présidée par S.A. le Prince Sultan Bin Saud bin Mohammed, Vice-président de l’ICO, et Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO. Y ont également pris part S.A.R. le Prince Abdulrahman bin Khalid bin Musaad, Représentant du Royaume d’Arabie Saoudite auprès de l’ICO, Dr Mubarak Al-Suwailem, Secrétaire général de cette organisation, et Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’ICESCO, en plus de conseillers et de chefs de secteur et de département à l’Organisation.
A début de la réunion, S.A. le Prince Sultan Bin Saud a transmis aux participants les salutations et la gratitude de S.E. Cheikh Fahd bin Hithleen, Fondateur et Président du Conseil d’Administration de l’ICO.
Lors de cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des clauses de l’Accord de partenariat signé entre les deux organisations en avril 2021, les deux parties ont examiné les axes de programmes et activités de coopération proposée ainsi que les plans de mise en œuvre à même de parvenir aux résultats escomptés desdits programmes. Il s’agit en particulier des programmes sur le patrimoine civilisationnel et culturel relatif aux chameaux et à la culture du désert, l’inscription de cet héritage sur la Liste du patrimoine immatériel dans le monde islamique, et la participation au Festival Roi Abdulaziz des chameaux et des courses de dromadaires, en plus de l’organisation de conférences, de colloques, de festivals et de salons dédiés aux chameaux.
La séance de travail a également porté sur les études et recherches scientifiques que les deux parties mèneront conjointement, afin de protéger les races de chameaux, améliorer leur ADN à travers des recherches génétiques et augmenter la production de lait et de viande camélines, en vue de soutenir l’investissement dans ce domaine. Aussi a-t-il été convenu d’émettre nombre de publications, comme l’encyclopédie du chameau, et de faire connaitre le patrimoine y afférent, à travers l’élaboration, entre autres, de documentaires, de contenu numérique et d’histoires d’enfants, pour rapprocher les nouvelles générations du monde islamique de ce patrimoine, étant un symbole de fierté.
Au terme de cette rencontre, ayant été marquée par de riches discussions et des idées et propositions pratiques, les deux parties ont souligné que cette coopération sera fructueuse, compte tenu de la complémentarité des visions et objectifs des deux organisations, notamment en matière de protection du patrimoine et de promotion de l’identité. De même, il a été convenu de tenir des réunions techniques bilatérales, pour entamer la mise en œuvre des programmes et activités convenus.
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) ont signé, lundi 14 juin 2021 au siège de l’ICESCO à Rabat, un mémorandum d’entente. Le but est de promouvoir le rôle des filles, des femmes et des jeunes dans le monde islamique pour contribuer à la réalisation du développement durable.
Le mémorandum a été signé lors d’une cérémonie organisée au siège de l’ICESCO, respectivement par Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’Organisation et M. Luis Mora, Représentant Résident du FNUAP au Maroc. Cet événement a également vu la présence de M. Karim Hmidouch, Chef de la Division des affaires juridiques et du partenariat du Secrétariat général de la Commission nationale pour l’éducation, les sciences et la culture au Royaume du Maroc, en plus d’un nombre de responsables du fonds, de conseillers et de chefs de secteur et département de l’ICESCO.
Dans son allocution, prononcée à l’issue de la signature, Dr Benarafa a souligné l’importance de la coopération entre les deux parties, afin de renforcer les capacités des femmes et des jeunes et valoriser leur potentiel créatif dans les États membres de l’Organisation en vue de surmonter les défis et assurer les droits éducatifs, scientifiques et technologiques.
Pour sa part, M. Mora s’est félicité de la signature de cet accord qui consolidera les relations bilatérales entre l’ICESCO et le FNUAP et appuiera la coopération entre les deux parties en matière de droits des femmes et de renforcement de leurs rôles, notamment dans le domaine de l’entreprenariat.
À noter que ledit mémorandum d’entente vise à coopérer dans l’appel à l’instauration de politiques générales et intégrées axées sur les femmes, les jeunes et les filles ; qualifier les femmes, les jeunes et les filles et renforcer leur rôle en tant qu’acteurs pionniers du développement durable ; promouvoir le leadership des femmes, des jeunes et des filles à travers des programmes d’appui aux sociétés civiles ; favoriser l’accès aux informations, services et opportunités au profit des groupes marginalisés de femmes, de jeunes et de filles par la mise en place de solutions novatrices fondées sur la numérisation ; développer un contenu numérique adapté aux groupes vulnérables à travers le renforcement des capacités des créateurs de contenu (influenceurs, enseignants, société civile, secteur privé, universitaires, etc.) ; bénéficier des expertises et favoriser la coopération entre les pays du sud afin d’échanger les expériences et les meilleures pratiques en termes d’autonomisation des femmes, des jeunes et des filles ; élaborer les rapports et les études analytiques en matière d’autonomisation et de protection des femmes, des jeunes et des filles ainsi que de promotion et de préservation de leurs droits.
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a pris part à la 84ème session du Conseil des affaires éducatives des enfants palestiniens, tenue lundi 14 juin 2021 par le secteur de la Palestine et des territoires arabes occupés au Secrétariat général de la Ligue des États arabes au Caire, sur « Les affaires éducatives des enfants palestiniens ». Cette session a examiné le processus éducatif dans les territoires palestiniens occupés et les pratiques israéliennes à son encontre, les besoins du secteur de l’éducation en Palestine à la lumière de la poursuite des violations, ainsi que les attaques continues de l’occupation et ses institutions contre les programmes scolaires palestiniens.
L’ICESCO a été représentée à cette session par Dr Youssef Abou Daka, directeur de programmes au Secteur de l’Éducation à l’Organisation, qui a présenté un rapport sur les efforts de cette dernière pour soutenir le secteur de l’éducation en Palestine de 2019 à 2021.
Ce rapport a porté sur les principaux programmes et activités éducatifs mis en œuvre, et les orientations majeures de l’ICESCO et son action pour renforcer les efforts des parties compétentes palestiniennes dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture et de la communication. Le but est de contribuer à la promotion de l’identité arabe, à travers la coopération avec la Commission nationale palestinienne pour l’éducation, la culture et les sciences pour développer les établissements éducatifs en Palestine, en leur apportant un soutien matériel et leur fournissant les outils et supports éducatifs nécessaires pour assurer le succès et la continuité du processus éducatif, notamment lors de la propagation de la pandémie de COVID-19.
Le rapport a également indiqué que l’Organisation s’est employée à développer les programmes éducatifs palestiniens et à les adapter aux exigences du développement et aux besoins de la société. Elle a également œuvré au renforcement des capacités des institutions éducatives concernées en vue de leur permettre de progresser et de renforcer leur rôle éducatif face aux obstacles et défis pratiqués à leur encontre par l’occupation israélienne, dans le cadre du soutien à la résistance du peuple palestinien, dit le rapport.
Par ailleurs, le Conseil a évoqué les graves effets du mur d’apartheid sur le processus éducatif dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que le processus éducatif à Jérusalem-Est occupée, les politiques de sa judaïsation et les pratiques israéliennes à son encontre. Il a aussi examiné les mécanismes nécessaires pour renforcer les relations éducatives entre l’État de Palestine et les organisations éducatives et scientifiques arabes, en vue de soutenir la mise en œuvre et le développement de ses programmes, ainsi que le mécanisme de suivi de la mise en œuvre des décisions émises par le Conseil des affaires éducatives.
Dr. Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), a reçu M. Sultan bin Abdulrahman Al-Murshid, PDG du Fonds saoudien pour le développement, qui a effectué une visite au siège de l’Organisation à Rabat, le vendredi 11 juin 2021.
Au cours de la réunion, à laquelle ont participé un certain nombre de responsables sectoriels de l’ICESCO, Dr AlMalik a passé en revue les programmes et projets les plus importants que l’Organisation met en œuvre en coopération avec les autorités compétentes dans nombre d’États membres, ainsi que les axes de sa nouvelle vision et stratégie d’action qui repose sur une plus grande communication avec les États membres et la connaissance de leurs priorités et besoins, en plus de la conception de programmes et activités qui répondent à ces besoins. Il s’agit aussi de l’ouverture aux pays tiers, organisations internationales, bailleurs de fonds, organismes et institutions, et ce, en établissant des partenariats avec eux au profit des pays du monde islamique et des communautés musulmanes du monde entier.
Le Directeur général de l’ICESCO a évoqué les principaux initiatives, programmes et projets lancés et mis en œuvre par l’Organisation pour soutenir les efforts de lutte contre la pandémie de COVID-19 et aider nombre de pays dans le besoin à faire face à ses effets sur l’éducation, la science et la culture.
Pour sa part, le Directeur du Fonds saoudien pour le développement a apprécié les rôles joués par l’ICESCO dans ses domaines de compétence, ainsi que le soutien qu’elle a apporté à ses pays membres pendant cette pandémie.
Il est à noter que le Fonds saoudien pour le développement a été créé depuis 1974, dans le but de contribuer au financement de projets de développement dans les pays émergents, en leur accordant des prêts et bourses techniques pour financer des études et apporter l’appui institutionnel.
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les
Sciences et la Culture (ICESCO) salue la décision de Sa Majesté le Roi Mohammed
VI visant à faciliter le retour de tous les mineurs marocains non accompagnés
en situation irrégulière dans certains pays de l’Union européenne.
Cette décision royale confirme non seulement l’approche
humaniste responsable du Royaume du Maroc dans le traitement du dossier
migratoire, mais également l’attachement du Royaume aux lois, aux conventions
et aux directives aspirant à protéger les enfants, en particulier la Convention
relative aux droits de l’enfant de 1989.
L’Organisation appelle à la nécessité d’établir un
dialogue rationnel entre les pays de l’Union européenne et les pays du sud de
la Méditerranée dans ce dossier sensible, et à l’écarter de toutes
considérations qui entraveraient les efforts internationaux ayant pour but de
renforcer la protection des droits des immigrants.
L’ICESCO affirme que le Royaume est considéré comme un
modèle distingué de coopération régionale réussie dans un certain nombre de
questions vitales, étant à la fois pays de transit et d’accueil des immigrés.
Dans ce sillage, sa Majesté le Roi Mohammed VI a pris l’initiative de proposer la
création d’un organe de suivi du phénomène migratoire en Afrique, lors du 30ème
Sommet de l’Union africaine (UA) en janvier 2018. La proposition a été traduite par la création de l’Observatoire
Africain des Migrations à Rabat en décembre 2020. C’est d’ailleurs l’organisme
qui répond aux besoins réels et urgents du
dossier migratoire à travers la collecte de données, l’analyse et l’échange
d’informations entre les pays africains.
La décision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de
faciliter le retour des mineurs marocains témoigne de l’implication forte et
sincère du Royaume du Maroc dans toutes
les questions humanitaires et internationales.
L’Organisation exprime son plein soutien à cette
décision et à l’approche rationnelle découlant d’un véritable esprit de partenariat entre le Royaume du
Maroc et les pays de l’Union européenne dans la réalisation de la paix, de la stabilité
et d’une vie décente.
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), a souligné que la nouvelle vision et les documents stratégiques rénovés de l’Organisation placent les commissions nationales pour l’éducation, les sciences et la culture au rang de partenaire stratégique particulier, qui assume d’importante responsabilités en matière d’élaboration des orientations futures de l’ICESCO et de détermination des programmes et activités adéquates aux priorités des États membres.
Ces propos relèvent de son allocution prononcée jeudi 10 juin 2021, à la cérémonie d’inauguration du nouveau siège du Secrétariat général de la Commission nationale marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture (Rabat). Cette cérémonie a vu la présence de Dr Saaïd Amzazi, Ministre de l’Éducation nationale, la Formation professionnelle, l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique, Président de la Commission, de M. Jamal Eddine El Aloua, Secrétaire général de ladite Commission, de M. Abdeljlil Lahjomri, Secrétaire perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc, de M. Alexander Schischlik, Directeur par intérim du Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb à Rabat, et de M. Abdelfattah Lahjomri, Représentant de l’ALECSO, en plus de nombreux membres et cadres de la Commission marocaine.
Au début de son allocution, Dr AlMalik s’est félicité de la participation de l’ICESCO à cette cérémonie, en soulignant qu’elle a l’honneur d’avoir son siège permanent à Rabat. Aussi a-t-il salué l’honorable soutien de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à l’ICESCO, grâce à son haut patronage royal accordé durant le premier semestre de cette année à l’initiative « 2021 Année de l’ICESCO de la Femme », ainsi qu’à la Conférence internationale sur « Les valeurs civilisationnelles dans la Sîrah du Prophète », tenu par l’ICESCO en partenariat avec la Rabita Mohammedia des Oulémas et la Ligue islamique mondiale.
Et d’ajouter que la Commission nationale marocaine est l’une des institutions qui reflètent le mieux les réalisations et le progrès du Royaume du Maroc dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement, des sciences, de la technologie, de la culture et de la communication. Il a également précisé que la coopération entre les deux parties s’est renforcée durant les années 2020 et 2021, malgré les répercussions de la pandémie de COVID-19.
Au terme de son intervention, Dr AlMalik a réitéré l’engagement permanent de l’ICESCO envers le pays du siège, à fournir davantage d’opportunités aux cadres spécialisés au Royaume, à travers la coopération et la coordination avec ladite Commission ; le but étant de partager les expériences et initiatives pionnières en matière d’éducation, de sciences et de culture avec les différents pays du globe.
Idées innovantes et discussions riches lors du 1er séminaire international sur les sciences de l’espace
Des idées innovantes, des réponses à des questions vitales et de riches discussions sur les défis et les opportunités pour tirer profit des sciences spatiales et développer des applications et industries connexes, ont été échangées par une élite de haut niveau de responsables et experts de programmes spatiaux, ainsi que de scientifiques et astronautes du monde entier lors du premier séminaire international sur les « Sciences de l’espace : Importance, défis et nouvelles opportunités dans l’industrie spatiale et au niveau du monde islamique », tenu le 10 juin 2021 par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) en partenariat avec l’American Space Foundation, sous le thème : « Former les innovateurs de demain ».
Organisé en présentiel au siège de l’ICESCO à Rabat et à distance, cet événement reflète les efforts de celle-ci pour sensibiliser à l’importance des sciences et technologies spatiales et à l’énorme potentiel offert par ses applications pour parvenir à un développement durable et renforcer l’orientation des pays du monde islamique vers la promotion de programmes spatiaux et l’utilisation des technologies y afférentes.
Au début des travaux du séminaire, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a prononcé une allocution d’ouverture dans laquelle il a souligné que les sciences et technologies spatiales offrent de larges perspectives qui nous aident à surmonter les défis auxquels notre planète est confrontée, et qu’il est important que la science de l’espace devienne une partie intégrante des plans et stratégies à long terme de tous les pays.
Il a expliqué que les informations dérivées des sciences spatiales peuvent contribuer à améliorer l’agriculture, découvrir de nouvelles sources d’énergie, contribuer au recyclage sûr des déchets, ainsi qu’à protéger et contrôler l’environnement et d’autres domaines vitaux de l’humanité.
Le Directeur général a estimé qu’au XXIe siècle, l’évolution vers les sciences de l’espace annonce le lancement d’une nouvelle révolution industrielle dans le monde, que l’on peut qualifier de « révolution industrielle spatiale », ce qui revient à provoquer des changements révolutionnaires qui conduisent à de nouveaux marchés et systèmes et de nouvelles technologies de l’espace.
Dans son allocution, M. Thomas E. Zelibor, Directeur général de l’American Space Foundation, a appelé tous les pays à s’intéresser aux sciences spatiales et à ne pas les limiter à certains pays, afin d’y parvenir à un certain équilibre en la matière. Et de souligner que le monde actuel dépend de l’information, elle-même étant fournie par les sciences de l’espace.
Dr Driss Ouaouicha, ministre marocain délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a confirmé que 50 ans d’activité humaine dans l’espace augmenteraient la qualité de vie sur terre, notant que les scientifiques musulmans étaient des pionniers des sciences spatiales et de l’exploration planétaire, dont notamment Al-Khwarizmi. Dr Ouaouicha a également passé en revue les projets du Maroc dans le développement des sciences spatiales.
De sa part, Dr Chaudhry Fawad Hussain, ministre fédéral de l’Information et de la Radiodiffusion du Pakistan, a félicité l’ICESCO pour la tenue de ce séminaire important, en soulignant que l’homme s’est toujours inspiré des étoiles et de l’espace, en observant leurs mouvements et mutations à travers des télescopes sophistiqués.
Dans son allocution, Dr Modibo Diarra, Président du Conseil d’administration du Réseau juridique africain, a considéré que la découverte de l’espace est une opportunité d’assurer le rapprochement entre les civilisations, cultures et individus. Il a précisé que les sciences spatiales ne sont point réservées à l’élite et que dans cette perspective, les pays du nord doivent combler les lacunes existantes entre eux et les pays du sud, entravant leur accès à ces sciences qui, selon lui, sont à même de contribuer au développement du continent africain.
La séance d’ouverture a été suivie de la première séance portant sur la « Sensibilisation à l’écosystème spatial : Importance de la technologie spatiale pour l’humanité », lors de laquelle ont intervenu Mme Shelli Brunswick, Directrice des opérations à la Space Foundation, Maj. Gén. Jose Vagner Vital, Vice-président exécutif aux forces aériennes brésiliennes, et Maj. Gén. Amer Nadeem, Président de la Commission de recherche sur l’espace et la haute atmosphère au Pakistan (SUPARCO) et du Réseau interislamique sur les sciences et technologies spatiales (ISNET), aux côtés de Dr Farouk El-Baz, Directeur du Centre pour la télédétection à l’Université de Boston et formateur d’astronautes de la NASA.
Quant à la deuxième séance du séminaire, elle a été consacrée au commerce spatial et aux opportunités de carrière dans l’industrie spatiale pour les jeunes diplômés. Ensuite, une table ronde a été lancée autour du « développement de la réflexion sur le leadership en matière des sciences et d’espace parmi les chercheurs universitaires », à laquelle ont participé un nombre d’experts, entre autres, l’inventeur marocain Rachid Yazami. Elle a été suivie d’une deuxième table ronde portant sur « L’importance des relations stratégiques entre l’industrie spatiale et les universités des pays en développement », puis d’une troisième qui s’est arrêtée sur « Le développement de la main-d’œuvre future pour l’invention spatiale. »
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, mardi 8 juin 2021, la session inaugurale du programme de l’ICESCO de formation en leadership pour la paix et la sécurité. L’Organisation réalise ce programme en partenariat avec le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb, la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) et la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES). Il vise à former et qualifier les jeunes au leadership, étant donné qu’ils sont la base du changement pour la paix et l’édification des sociétés que nous voulons, et à faire d’eux de véritables ambassadeurs de la paix dans leurs sociétés, en leur fournissant des outils de connaissance à travers des échanges avec des leaders inspirants et des formateurs experts.
Au début de la séance d’ouverture, tenue en présentiel au siège de l’Organisation à Rabat et par visioconférence, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a adressé un message vidéo aux participants, dans lequel il a souligné l’importance de former les jeunes pour devenir capables d’instaurer et contribuer au développement de leurs sociétés. Et d’indiquer qu’il est également nécessaire de promouvoir les jeunes et leur inculquer les notions d’amitié et de cohabitation.
De même, Dr Abdelilah Benarafa, Directeur général adjoint de l’ICESCO, a souhaité la bienvenue aux participants et précisé que les jeunes sont plus capables de jouer le rôle de médiation civilisationnelle afin de parvenir à la cohésion sociale, et que la formation de leaders nécessite la réalisation d’une paix véritable.
Dr Mohamed Zine El Abidine, Directeur du Secteur de la Culture et de la Communication à l’ICESCO, quant à lui, s’est dit heureux de prendre part à cette session aux côtés des jeunes qui sont le symbole de l’espoir pour un avenir meilleur. Il a aussi indiqué que l’Islam constitue une référence en matière d’éthique, de conditions et de durabilité de la paix.
De son côté, Dr Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, envoyé spécial pour la Francophonie au Mali, a mis l’accent sur la nécessité de réaliser la paix et la sécurité pour parvenir au développement et à la prospérité. Il a également ajouté que le rôle des femmes et jeunes africains qui sont désormais prêts, grâce à leur formation académique et compétences professionnelles, est très important pour diriger le continent vers un avenir sûr et prospère.
Dans son allocution prononcée à cette session, Dr Ahmed Senouni, Secrétaire général adjoint de la Rabita Mohammadia des Oulémas au Royaume du Maroc, a affirmé que croire en la fraternité humaine permet d’élargir le cercle de la coexistence. Il a indiqué la nécessité de chercher les éléments intellectuels, culturels et de valeur qui renforcent les individus et les sociétés contre tout ce qui menace la paix.
Par ailleurs, Mme Ramata Almamy Mbaye, Directrice du Secteur des Sciences humaines et sociales à l’ICESCO, a annoncé que le programme de formation en leadership pour la paix et la sécurité constitue une opportunité pour partager l’expertise et les expériences entre experts, leaders inspirants et jeunes leaders. Et de souligner que l’ICESCO accorde une grande importance à l’autonomisation des femmes et des jeunes et leur intégration dans le processus de prise de décision.
Après la séance d’ouverture, ont été lancés les travaux de la session de formation qui a vu la participation de 30 jeunes hommes et femmes, ambassadeurs de la paix issus de 22 pays. Nombre d’experts en éducation, paix, sécurité et prospective stratégique ont encadré les participants. Ces derniers ont animé la session de discussions enrichissantes et d’idées innovatrices pour la réalisation de la paix et la promotion des valeurs de coexistence et de dialogue.
La série de sessions de formation virtuelles se tiendront de juin à septembre 2021, dans le cadre du programme de l’ICESCO de la formation en leadership pour la paix et la sécurité. Les sessions porteront sur 10 unités sur les questions de paix, et les jeunes constitueront le premier groupe du réseau de l’ICESCO des jeunes et des femmes pour la paix.
Dans le cadre de sa vision et nouvelle stratégie d’action, et en vue de sensibiliser aux sciences et technologie spatiales et aux possibilités considérables offertes par leurs applications technologiques pour réaliser le développement durable, l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) tiendra, jeudi 10 juin 2021, en partenariat avec l’American Space Foundation, le premier séminaire international sur les « Sciences de l’espace : Importance, défis et nouvelles opportunités dans l’industrie spatiale et au niveau du monde islamique », sous le thème : « Former les innovateurs de demain ». L’objectif est de discuter et d’échanger les avis et connaissances sur les nouvelles technologies et sciences spatiales et les industries connexes, et d’inciter les pays du monde islamique à s’orienter vers le développement des programmes spatiaux et l’utilisation de cette technologie dans les domaines de l’éducation, des sciences et de l’innovation.
Les travaux du séminaire seront lancés à 10h00 (GMT) en virtuel et en présentiel au siège de l’ICESCO à Rabat, et connaitront une participation de haut niveau d’experts en sciences et industries spatiales, d’astronautes, de représentants des ministères des sciences et de la technologie dans certains États membres de l’ICESCO, de chercheurs et d’entrepreneurs de l’intérieur et de l’extérieur du monde islamique.
L’ordre du jour du séminaire comprend les allocutions d’ouverture de M. Thomas E. Zelibor, Directeur général de la Space Foundation, Dr Driss Ouaouicha, Ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur au Royaume du Maroc, et Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO.
Les trois séances de travail du séminaire porteront respectivement sur : « La sensibilisation à l’écosystème spatial : Importance de la technologie spatiale pour l’humanité » ; « Le commerce spatial et les opportunités de carrière dans l’industrie spatiale pour les jeunes diplômés » ; et « Formation de la main-d’œuvre future de l’innovation spatiale ».
Auront également lieu deux tables rondes. La première abordera le développement de l’esprit d’entreprenariat en sciences spatiales chez les chercheurs dans les universités, tandis que la deuxième évoquera l’importance des relations stratégiques entre l’industrie spatiale et les universités dans les pays en développement.
Les travaux du séminaire peuvent être suivis en direct sur la page Facebook officielle de l’ICESCO, via le lien suivant : https://www.facebook.com/ICESCO.Fr/live