L’ICESCO tient un colloque sur les droits culturels et les mutations contemporaines
30 avril 2026
Dans le cadre du forum international « La culture pour repenser le monde », l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a organisé un colloque intitulé « Droits culturels à l’épreuve des mutations contemporaines, devoir d’inventaire », en partenariat avec le Pôle européen de l’accessibilité culturelle et le Centre national de ressources pour l’accessibilité des loisirs et de la culture (CEMAFORRE), dans le cadre de la préparation du lancement du projet « Charte des droits culturels dans le monde islamique », élaboré par l’ICESCO en collaboration avec le Pôle européen de l’accessibilité culturelle.
En ouverture du colloque, tenu par visioconférence le mardi 28 avril 2026, Dr Mohamed Zinelabidine, Chef du Secteur de la Culture à l’ICESCO, a expliqué que le projet de charte s’inscrit dans une vision destinée à renforcer la reconnaissance des droits culturels, qui font encore défaut ou dont la mise en œuvre reste limitée dans un certain nombre d’États membres. Il a ajouté que la concrétisation de ces droits sur le terrain dépend d’une série d’engagements portant sur différents niveaux, officiels et autres.
Pour sa part, M. André Fertier, président de CEMAFORRE, a souligné que l’efficacité des droits ne repose pas uniquement sur les textes et les normes juridiques, mais aussi sur leur capacité à préserver la dignité commune. Et de préciser que, malgré la reconnaissance croissante de ces droits, des formes de discrimination culturelle persistent dans un certain nombre de sociétés.
De son côté, Dr Édith Lecourt, professeure de psychologie clinique à l’université Paris V – René Descartes, a déclaré que la musicothérapie pouvait constituer un outil efficace pour soulager la souffrance psychique et traiter certaines formes de fragilité humaine, ajoutant que l’accès culturel est un élément déterminant pour développer ce domaine et l’intégrer dans des initiatives organisées de thérapie et de formation.
Par ailleurs, Dr Bouazza Benachir, membre de l’Institut d’études africaines de Rabat, a souligné que la mise en œuvre des droits culturels passe par leur généralisation dans le cadre d’une approche fondée sur la dignité, la diversité et le respect de l’autre, ainsi que par le développement de la coopération à travers des projets transfrontaliers.
À l’issue du colloque, les intervenants ont unanimement estimé que les mutations rapides que connaît le monde aujourd’hui appellent à repenser un cadre mondial qui garantisse la consolidation des droits culturels en tant que pilier du développement humain durable.
