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    L’ICESCO célèbre la semaine mondiale du roman par un colloque sur la poétique du roman et annonce les lauréats de son concours « Villes des poèmes »

    À l’occasion de la Semaine mondiale du roman, l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu, lundi 19 octobre 2026, à son siège à Rabat, un colloque international intitulé « La poétique du roman : la dialectique du récit et de la langue », avec la participation d’un éminent panel d’écrivains, de penseurs et de critiques venus de plusieurs pays du monde islamique. Le colloque a également été marqué par l’annonce des lauréats de la deuxième édition du concours de l’ICESCO « Villes des poèmes ».

    Le colloque s’est ouvert par la récitation de versets du Saint Coran, suivie d’une allocution de Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, dans laquelle il a présenté le roman comme l’art qui a su raconter l’histoire de l’être humain depuis son tout premier jour et préserver de sa vie ce que l’Histoire n’a pu saisir ou a négligé de consigner. Il a ajouté que le roman s’attarde sur ces personnes ordinaires que le regard pressé ignore, pour faire d’elles, à travers leurs histoires humaines, de véritables héros.

    Dr AlMalik a précisé que la célébration par l’ICESCO de la Semaine mondiale du roman réaffirme la place qu’occupent les arts, les lettres et la culture dans sa vision et ses programmes, et traduit également un parti pris assumé en faveur de la force de la création, en tant que l’une des voies qui ramènent l’être humain à son humanité. Il a souligné que le roman, en dépit des mutations de notre époque, ne s’est pas détourné des questions sociales et n’a pas renoncé à sa capacité à mettre au jour les dysfonctionnements et à faire parler les non-dits. Il a appelé, enfin, à renforcer la synergie entre les arts, l’humanité ayant plus que jamais besoin de la profondeur spirituelle, de la beauté et du sens que ceux-ci lui apportent.

    Le colloque, animé par Dr Ahmed Lahrichi, poète et journaliste marocain, a été marqué par la projection d’une vidéo intitulée « L’histoire du roman », rendant hommage aux plus éminents romanciers du monde islamique.
    L’Ambassadeur Khalid Fathalrahman, Directeur du Centre de Dialogue civilisationnel de l’ICESCO et Président du jury du concours « Villes des poèmes », a ensuite annoncé les noms des lauréats de la deuxième édition de ce concours, supervisé par le Centre de la Poésie et de la Littérature de l’Organisation et consacré à la ville de Samarcande, en République d’Ouzbékistan, à l’occasion de sa proclamation capitale de la culture dans le monde islamique pour l’année 2025.

    Le Président du jury a souligné que ce concours vise à célébrer les villes de civilisation, indiquant que le jury avait reçu 600 poèmes, dont 174 ont été retenus et soumis à un processus d’évaluation approfondi.

    À l’issue de celui-ci, trois lauréats ont été primés aux premières places dans la catégorie « Poèmes de Samarcande » : le premier prix a été décerné à M. Mohammed Darwich Hassan Maqsai (République du Yémen), le deuxième à M. Ahmed Yousri Hassan Al-Hattab (État de Palestine) et le troisième à M. Mohammed Ismail Abdallah Sweilam (République Arabe d’Égypte). Par ailleurs, sept poètes se sont vu décerner des prix d’encouragement, à savoir : M. Mbark Alabany (Royaume du Maroc), M.Mohammad Ziad Shodab (République Arabe Syrienne), M. Abdulla Sarmad Aljamil (République d’Irak), M. Abderrahmane Bouzerba (République Algérienne Démocratique et Populaire), M. Lassed Al-Houcine Guesmi (République Tunisienne), Mme Naheda Shbeb (République Arabe Syrienne) et Sidi Mohammed Mohammed El Mahdi (République Islamique de Mauritanie).

    S’est ensuite ouverte la séance de discussion, modérée par Mme Rawda El Haj, Directrice du Centre de la Poésie et de la Littérature de l’ICESCO, qui a souhaité la bienvenue à d’éminentes figures littéraires, notamment Dr Abdallah AlGhadhami (Royaume d’Arabie Saoudite), Dr Saïd Yaktine (Royaume du Maroc), Dr Hatem Fatnassi (République Tunisienne) et Dr Zohor Gourram (Royaume du Maroc).

    Les échanges ont porté sur l’importance du roman et sur l’esthétique qui le distingue des autres formes narratives. Ils ont également abordé la question du renouvellement authentique, qui ne se limite pas à la transformation de la forme romanesque mais exige de faire naître des valeurs narratives novatrices, affranchies des stéréotypes, et de reconstruire le rapport du texte au patrimoine et à la réalité. Le colloque a en outre mis en lumière la souplesse du roman et son ouverture constante à la remise en question, celui-ci tirant parti des technologies modernes et des réseaux sociaux pour faire évoluer le discours narratif, enrichir la langue du récit et élargir les horizons de l’interprétation.

    Le Directeur général de l’ICESCO reçoit l’Ambassadeur de Malaisie à Rabat

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), a reçu M. Edi Irwan bin Mahmud, Ambassadeur de Malaisie auprès du Maroc, lundi 19 octobre 2026, au siège de l’ICESCO à Rabat. Les deux parties ont examiné les moyens de renforcer la coopération dans les domaines de l’éducation, de la culture et des sciences.

    Au début de la rencontre, Dr AlMalik a félicité M. Edi Irwan à l’occasion de son accréditation en qualité d’Ambassadeur de son pays à Rabat et lui a souhaité plein succès dans sa mission. Il lui a ensuite présenté un aperçu historique de l’ICESCO, sa Vision stratégique 2025-2029, ainsi que ses principaux programmes et initiatives en matière de renforcement des capacités des jeunes et des femmes, de soutien à la recherche scientifique, aux sciences spatiales et à leurs applications, de promotion des valeurs de paix et du dialogue civilisationnel, et de consolidation du statut de la langue arabe à l’échelle internationale.

    Dr AlMalik a salué le soutien constant de la Malaisie aux programmes et activités de l’Organisation, ainsi que son engagement à s’acquitter régulièrement de l’intégralité de ses contributions annuelles au budget général de l’ICESCO. Il a également exprimé son souhait d’établir un partenariat stratégique entre les deux parties au cours de la prochaine période.

    Le Directeur général de l’ICESCO a évoqué l’invitation qui lui a été adressée pour participer aux réunions de la 27e session de l’Académie internationale du Fiqh islamique, prévues en Malaisie en novembre prochain. Les deux parties ont souligné l’importance de cette occasion pour tenir plusieurs rencontres de haut niveau consacrées au renforcement de la coopération bilatérale.

    Dr AlMalik a affirmé que l’ICESCO était prête à accueillir un groupe de jeunes Malaisiens d’exception pour une formation au sein de ses secteurs, centres et départements, afin qu’ils puissent découvrir de près l’environnement de travail des organisations internationales.

    Pour sa part, M. Edi Irwan a réaffirmé sa volonté de renforcer les relations bilatérales entre l’ICESCO et la Malaisie. Il a souligné l’approche de son pays, favorable à toutes les formes de coopération entre les pays du monde islamique, notamment par l’intermédiaire de l’ICESCO, qui joue un rôle remarquable dans ses domaines de compétence.

    La rencontre a également porté sur les moyens de renforcer la coopération dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que sur l’accueil et l’organisation en Malaisie de plusieurs conférences ministérielles de l’ICESCO. Les participants ont en outre examiné les dernières avancées du projet de création du Centre ICESCO-Hamdan bin Rashid pour l’enseignement de la langue arabe, avec le soutien de la Fondation Hamdan bin Rashid Al Maktoum pour les sciences médicales et éducatives.

    Ont pris part à la rencontre, du côté de l’ICESCO, M. Anar Karimov, Chef du Secteur des Partenariats et de la Coopération internationale, Dr Kuanysh Yergaliyev, Chef du Secteur des Sciences et de l’Environnement, et Dr Majdi Hajj Ibrahim, Directeur du Centre de la langue arabe pour les non-arabophones.

    Avec 250 participants…Lancement de l’atelier de formation de l’ICESCO sur la conception d’un CanSat en Ouzbékistan

    Le vendredi 16 octobre 2026, à Tachkent, en Ouzbékistan, a débuté le 5e Forum mondial des sciences spatiales ainsi que l’atelier de formation sur la conception d’un satellite éducatif (CanSat), organisés par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), en partenariat avec l’Agence ouzbèke de recherche et de technologie spatiales (Uzcosmos) et l’Université polytechnique de Turin à Tachkent, sous le thème « Former des cadres internationaux pour l’avenir ».

    Le Forum et l’atelier réunissent 250 participants venus de Malaisie, d’Oman, du Pakistan, d’Azerbaïdjan, du Gabon, du Kazakhstan et d’Ouzbékistan, ainsi que des experts et des spécialistes du domaine des sciences spatiales, dans le but de concevoir, développer et lancer des prototypes de satellites éducatifs.

    La cérémonie d’ouverture de cet événement, qui se déroule sur sept jours dans la capitale Tachkent, a débuté par un message enregistré de Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, qui a appelé les participants à renforcer leurs compétences scientifiques et à mettre leurs connaissances au service de l’élaboration de solutions ayant un impact concret sur leurs communautés.

    Il a souligné que le renforcement des compétences pratiques dans le domaine des sciences spatiales permet aux jeunes de transformer leurs connaissances en réalisations concrètes, ce qui favorise la créativité, le travail d’équipe et les qualités de résolution de problèmes indispensables au marché du travail de demain.

    Le Directeur général de l’ICESCO a aussi passé en revue les efforts déployés par l’Organisation pour promouvoir l’égalité des chances dans le domaine des sciences et des technologies spatiales, ainsi que pour renforcer les capacités des jeunes des pays du monde islamique à contribuer au progrès scientifique et à la réalisation du développement durable.

    Pour sa part, Dr Muhammad Sharif, conseiller au Secteur des Sciences et de l’Environnement à l’ICESCO, a déclaré que le Forum et l’atelier de formation constituaient une plateforme permettant de renforcer la participation des étudiants aux technologies satellitaires et à leurs applications.

    La cérémonie d’ouverture a été marquée par les allocutions de M. Mukhiddin Ibragimov, directeur adjoint de Uzcosmos, de M. Olimjon Tuychiev, président de l’Université polytechnique de Turin à Tachkent, de Mme Shelli Brunswick, directrice générale de la fondation « SB Global », ainsi que de Dr Alim Rüstem Aslan, professeur d’ingénierie spatiale à l’université d’Istanbul.

    Ces intervenants ont souligné l’importance des partenariats internationaux et de la formation pratique entre les universités, le secteur privé et les acteurs de l’industrie spatiale pour préparer les futures générations de scientifiques et d’ingénieurs.

    Le programme de l’atelier de formation prévoit une formation pratique intensive permettant aux participants d’apprendre à concevoir, assembler, programmer et lancer des mini-satellites éducatifs, en utilisant des microcontrôleurs, des capteurs, des caméras et des stations terrestres.

    L’ICESCO tient à son siège à Rabat un colloque international sur la terminologie de la calligraphie et du manuscrit entre théorie et pratique

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a tenu jeudi 15 octobre 2026, à son siège à Rabat, le colloque international « Terminologie de la calligraphie et du manuscrit : entre théorie et pratique ». Le colloque a été organisé en collaboration avec la Bibliothèque royale de Rabat (Al-Khizana al-Ḥassaniyya) et le Diwan du Waqf sunnite de la République d’Irak. Y ont pris part d’éminents experts et chercheurs spécialisés dans les domaines de la calligraphie et du manuscrit, venus de plusieurs pays du monde islamique.

    Le colloque a examiné 12 communications scientifiques présentées par des enseignants-chercheurs de Tunisie, de Syrie, d’Irak, d’Égypte et du Maroc, afin d’identifier les problématiques terminologiques propres aux domaines de la calligraphie et du manuscrit, ainsi que de promouvoir les études scientifiques et intellectuelles spécialisées en terminologie.

    La séance d’ouverture a débuté par la récitation de versets du Saint Coran, suivie d’une allocution de Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO.

    Il y a souligné l’importance de préserver les manuscrits en tant que mémoire vivante, qui porte l’empreinte de la main qui les a écrits et de l’esprit qui les a conçus. Il a affirmé que la protection de ce patrimoine commence par sa compréhension et par la fixation de sa terminologie, et que la perte d’un seul manuscrit porte atteinte au droit des générations à connaître leur histoire.

    Dr AlMalik a également rappelé que les savants avaient très tôt pris conscience de la nécessité de fixer les sens et les termes et d’en faciliter la transmission d’une génération à l’autre. Il a insisté sur la responsabilité qui incombe à quiconque croit en la valeur du savoir : celle de reconnecter ce patrimoine à la vie scientifique.

    Il a par ailleurs présenté les efforts de l’ICESCO pour protéger cet héritage contre les risques de détérioration et le rendre accessible aux chercheurs, tout en appelant à faire de ce colloque un véritable point de départ pour établir une référence terminologique commune et lancer des projets intégrés de catalogage et de numérisation des manuscrits.

    Pour sa part, Dr Ahmed Chaouki Binebine, Directeur de la Bibliothèque royale de Rabat, a souligné l’importance centrale de ce colloque, qui aborde une question épineuse. Il a précisé que l’étude de la terminologie constitue la première étape et le socle solide sur lequel reposent les recherches scientifiques. S’agissant de la codicologie, il a affirmé que les dictionnaires anciens et modernes ne permettent pas au chercheur d’expliquer ni de déchiffrer un grand nombre de ses termes. Il a illustré cette problématique par des exemples et relevé l’existence de dizaines de termes que les dictionnaires ne parviennent pas à expliquer.

    Les travaux du colloque, présentés par Dr Ahmed Abdelbaset, expert au Centre de la Calligraphie et des Manuscrits de l’ICESCO, se sont articulés autour de trois séances scientifiques. Elles ont été modérées respectivement par Dr Ahmed Chaouki Binebine, Dr Idham Hanash, Directeur du Centre de la Calligraphie et des Manuscrits, et Dr Mourad Rifi, Directeur du Bureau de coordination de l’arabisation à Rabat.

    Des chercheurs et universitaires de renom y ont présenté des interventions variées sur les questions et les termes de la calligraphie et du manuscrit arabes ainsi que sur l’édition critique des textes. Ces interventions ont retracé l’évolution historique de ces termes, examiné leurs connotations linguistiques, terminologiques et esthétiques, et mis l’accent sur les efforts contemporains d’unification et de fixation de cette terminologie, ainsi que sur le traitement de ses problématiques artistiques et techniques.

    L’ICESCO et la Bibliothèque nationale du Brésil examinent les perspectives de coopération dans la diffusion du savoir et l’échange civilisationnel

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), s’est entretenu avec Dr Marco Lucchesi, Président de la Bibliothèque nationale du Brésil, pour discuter des moyens et mécanismes de coopération visant à renforcer le dialogue civilisationnel entre le monde islamique et les pays d’Amérique latine, à traduire et publier des ouvrages et des livres, à protéger et faire connaître le patrimoine et les manuscrits, à renforcer les capacités des jeunes dans le domaine culturel et à promouvoir les valeurs de paix.

    Lors de cette rencontre, tenue mercredi 14 octobre 2026 au siège de l’ICESCO à Rabat, en présence de M. Alexandre Guido Lopes Parola, Ambassadeur de la République fédérative du Brésil auprès du Royaume du Maroc, Dr AlMalik a mis en lumière les efforts déployés par l’Organisation pour favoriser le transfert d’expertise entre ses États membres.

    Il a également souligné l’importance qu’elle accorde à la coopération avec le Brésil, État observateur auprès de l’ICESCO, dans les domaines de la culture, de la littérature et des échanges universitaires, conformément à l’approche d’ouverture à tous adoptée par l’Organisation.

    Dr AlMalik a déclaré que l’Organisation est prête à coopérer pour l’élaboration de programmes et de projets destinés à promouvoir la lecture chez les enfants dans les pays qui en ont le plus besoin, à sensibiliser les jeunes à leur identité culturelle et à renforcer leur fierté à son égard.

    Il a également proposé l’organisation conjointe de colloques et d’ateliers visant l’échange intercivilisationnel et à promouvoir les valeurs de paix entre le monde islamique et l’Amérique latine, avec la participation de penseurs et de philosophes des deux parties.

    Pour sa part, Dr Marco Lucchesi a parlé de l’histoire de la Bibliothèque nationale du Brésil, l’une des plus importantes au monde, qui abrite dix millions de livres. Il a affirmé sa disposition à échanger avec la Bibliothèque Sultan Qaboos de l’ICESCO des expertises et des ouvrages sur l’histoire et la civilisation du monde islamique, ainsi qu’à coopérer à la traduction de plusieurs livres et publications et à soutenir la Bibliothèque numérique de l’ICESCO.

    À l’issue de la rencontre, la délégation brésilienne a visité la Bibliothèque Sultan Qaboos, et pris connaissance des équipements modernes, des ouvrages et des références scientifiques et culturelles qui y sont exposés. La délégation a également visité l’Exposition et le Musée international de la Sîrah du Prophète et de la civilisation islamique.

    Ont pris part à la rencontre, de l’ICESCO, Dr Ahmed Albanyan, chef du Secteur de l’Éducation et superviseur du Centre de Traduction et de Publication, M Anar Karimov, chef du Secteur des Partenariats et de la Coopération internationale, Dr Mohamed Zinelabidine, chef du Secteur de la Culture, Dr Webber Ndoro, directeur du Centre du Patrimoine dans le Monde islamique, et Dr Hani Albalawi, expert au Centre de Dialogue civilisationnel.

    Lors d’une conférence internationale à RamallahDr AlMalik réaffirme le plein soutien de l’ICESCO au droit des étudiants palestiniens de poursuivre leur apprentissage, d’innover et de contribuer à façonner l’avenir

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), a réaffirmé le plein soutien de l’Organisation au droit des étudiants palestiniens d’apprendre, d’innover et de contribuer à façonner l’avenir.

    Il a souligné l’importance de mettre l’IA au service des jeunes Palestiniens afin de leur permettre de poursuivre leur éducation, en tenant compte des capacités des écoles et des universités, ainsi que la disposition de l’ICESCO à apporter toutes les formes de soutien aux institutions palestiniennes.

    Ces propos ont été tenus dans une allocution enregistrée à l’occasion de la troisième Conférence internationale sur la transformation numérique et l’intelligence artificielle, placée sous le thème « De la vision à la mise en œuvre : promouvoir l’adoption de l’intelligence artificielle dans l’éducation en Palestine ». Organisée le 14 octobre 2026 à Ramallah par le Centre national palestinien pour la transformation numérique et l’intelligence artificielle, en partenariat avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, cette conférence s’est déroulée sous le haut patronage de Son Excellence le Président Mahmoud Abbas.

    Dr AlMalik a expliqué que l’IA est La langue de l’avenir et que les pays du monde islamique doivent participer à sa conception et orienter son développement au service de la société. Il a ajouté que la valeur de la transformation numérique se mesure à son impact sur l’être humain et aux perspectives qu’elle lui ouvre.

    À cet égard, il a souligné la nécessité pour les universités de mettre à disposition des outils de communication, de développer les compétences et de préparer les diplômés à l’apprentissage continu, tout en saluant le rôle des universités en tant que foyers de l’innovation et de la pensée critique.

    Le Directeur général de l’ICESCO a ensuite présenté les efforts déployés par l’Organisation pour aider ses États membres à diffuser le savoir à travers plusieurs initiatives. Parmi celles-ci figurent le lancement de la Charte de Riyad de l’intelligence artificielle pour le monde islamique, en partenariat avec l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) ; la création de l’Indice ICESCO sur l’IA dans le monde islamique, en coopération avec la Fondation Heydar Aliyev et le ministère de la Science et de l’Éducation de la République d’Azerbaïdjan, ainsi que l’annonce du programme visant à former 10 000 leaders en IA, en partenariat avec le Centre international de recherche et d’éthique de l’intelligence artificielle (ICAIRE), et le lancement de la troisième édition enrichie du Dictionnaire multilingue des données et de l’intelligence artificielle.

    Dr AlMalik a conclu son allocution en appelant à évaluer le niveau de préparation des institutions palestiniennes à l’intégration des technologies de l’IA dans les processus éducatifs, à déterminer les besoins en matière d’infrastructures numériques, de formation et de gouvernance, et à encourager les étudiants à valoriser pleinement leur potentiel créatif.

    À l’ouverture du Forum sur la prospective stratégique des compétences à Doha : « AlMalik » souligne l’importance de l’apprentissage continu, de la flexibilité et de la pensée critique chez les jeunes

    Le Forum sur la prospective stratégique des compétences mondiales des jeunes et l’apprentissage tout au long de la vie s’est ouvert lundi 12 octobre 2026 à Doha, capitale du Qatar. Tenu par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), le ministère des Sports et de la Jeunesse de l’État du Qatar et l’Université Prince Mohammad Bin Fahd au Royaume d’Arabie Saoudite, ce forum de trois jours réunit des experts et des spécialistes afin de renforcer les capacités des jeunes à faire face aux transformations contemporaines et à contribuer à façonner l’avenir.

    Dans une allocution enregistrée diffusée à l’ouverture du Forum, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ICESCO, a affirmé que les jeunes, en tant qu’artisans de l’avenir, ont besoin d’une éducation de qualité, de compétences adaptées et de véritables opportunités leur permettant de développer leurs capacités et de renforcer leur participation à l’innovation et au leadership. Il a souligné l’importance de l’apprentissage continu, de la pensée critique et de la flexibilité, ainsi que d’un usage responsable des technologies.

    Dr AlMalik a ajouté que l’ICESCO avait créé son Centre spécialisé en prospective stratégique dans le cadre de ses objectifs de diffusion de la culture de la prospective dans ses États membres, compte tenu de son rôle dans la compréhension des transformations, l’exploration des possibilités et des risques, l’anticipation des scénarios possibles et l’articulation des compétences des jeunes avec les décisions qui façonnent l’avenir de leurs sociétés.

    Il a également présenté les efforts déployés par l’ICESCO en faveur de la jeunesse, notamment le Programme des jeunes professionnels, le Programme de formation au leadership pour la paix et la sécurité, le programme « Formation des futurs leaders : Développement des compétences internationales pour un leadership jeunesse durable au Moyen-Orient et en Afrique du Nord », mis en œuvre en partenariat avec l’Université Prince Mohammad Bin Fahd d’Arabie Saoudite, ainsi que le programme de formation de 10k leaders dans le domaine de l’intelligence artificielle.

    Pour sa part, M. Ahmed Mohammed Al-Harami, sous-secrétaire adjoint aux affaires de la jeunesse au ministère des Sports et de la Jeunesse du Qatar, a affirmé que la préparation de l’avenir commence par l’inclusion des jeunes, le perfectionnement de leurs compétences et la consolidation des valeurs qui leur permettent d’interagir avec le monde et de contribuer à son développement. Il a précisé qu’investir dans la jeunesse suppose également de lui offrir la possibilité de participer à la prise de décision, à la définition des priorités et à la conception de solutions innovantes.

    Dr Issa Bin Hassan AlAnsari, Président de l’Université Prince Mohammad Bin Fahd, a quant à lui rappelé la responsabilité des établissements d’enseignement dans la préparation des jeunes à un monde où les connaissances se renouvellent et où les exigences de la vie et du travail évoluent. Il a évoqué l’écart entre les connaissances et les capacités acquises au cours des études et les besoins des diplômés, appelant à mieux comprendre cet écart et à développer l’enseignement afin de permettre aux jeunes de poursuivre leur apprentissage et de s’adapter aux changements.

    De son côté, M. Salem Saeed Al-Mansouri, conseiller auprès de la Commission nationale qatarienne pour l’éducation, la culture et les sciences, a souligné l’importance d’investir dans le capital humain, principal moteur du développement et capable de transformer les difficultés en opportunités. Il a indiqué que les thèmes et les axes du Forum s’inscrivent la droite ligne des objectifs orientations de la Vision nationale du Qatar 2030.

    À l’issue de la cérémonie, une séance principale intitulée « Les jeunes et le leadership de demain » a été organisée. Les travaux du Forum comprennent également des séances et des ateliers consacrés à l’avenir de l’éducation, des compétences, du travail et de l’intelligence artificielle, afin de favoriser l’échange d’expertises et l’élaboration d’initiatives visant à renforcer le rôle des jeunes dans l’édification des sociétés de demain.

    Lors d’une conférence à l’UNESCO sur le patrimoine spirituel et scientifique de l’Ouzbékistan : Dr AlMalik souligne le rôle du patrimoine et du savoir dans le rapprochement des civilisations

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), a participé, le mercredi 7 octobre 2026, à la conférence internationale intitulée « La civilisation islamique : le grand patrimoine spirituel et scientifique de l’Ouzbékistan, nouvelles perspectives pour le rayonnement du savoir et le dialogue des civilisations », qui s’est tenue au siège de l’UNESCO à Paris.

    Dans son allocution, Dr AlMalik a affirmé que la civilisation islamique est une civilisation de paix, de fraternité, de culture et de sciences, profondément enracinée et inscrite dans la continuité historique, qui s’est toujours distinguée par son ouverture à tous. Il a également mis en lumière la contribution durable du monde islamique au progrès du savoir, des sciences, de l’éducation, de la culture et de la pensée humaine.

    Le Directeur général de l’ICESCO a souligné l’importance du patrimoine en tant que pont entre les cultures, les générations et les civilisations, tout en insistant sur le rôle central de l’éducation, des sciences, de la culture et du dialogue interculturel dans le renforcement de la compréhension mutuelle et de la coopération internationale.

    Il a également réaffirmé l’engagement de l’ICESCO à soutenir les initiatives visant à préserver le patrimoine culturel, à promouvoir le partage des connaissances et à contribuer à l’instauration d’une culture de paix et de dialogue entre les civilisations.

    L’ICESCO et l’Université des Langues et de la Culture de Beijing inaugurent un Centre pour les études culturelles arabes en Chine

    L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et l’Université des Langues et de la Culture de Beijing, en République Populaire de Chine, ont inauguré le « Centre pour les études culturelles arabes » au sein de l’Université, fruit du partenariat étroit entre l’ICESCO et l’Université, en vue de renforcer les liens universitaires et culturels entre le monde islamique et la Chine.

    L’ouverture du Centre a été annoncée lundi 28 septembre 2026, lors de la visite d’une délégation de l’ICESCO, conduite par Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation, au siège de l’Université. Cette visite a été marquée par la signature d’un mémorandum de coopération entre les deux parties pour mettre en œuvre plusieurs initiatives conjointes dans les domaines de la recherche scientifique, de la traduction entre l’arabe et le chinois, ainsi que des bourses d’études. Il est également prévu de mettre en place des plateformes académiques et scientifiques consacrées au dialogue civilisationnel entre la Chine et le monde islamique.

    Le nouveau Centre vise à faire progresser la recherche académique spécialisée dans la langue arabe, son histoire, sa civilisation et ses communautés. Il constituera également un pôle de recherche destiné à soutenir les travaux scientifiques conjoints, à publier des ouvrages et des travaux de recherche spécialisés et à organiser des forums universitaires de haut niveau.

    Il contribuera en outre à encourager les échanges académiques et à faciliter les visites de chercheurs et de scientifiques entre les universités et les établissements de recherche en Chine et dans le monde islamique.

    Lors de sa première conférence à l’Université de Beijing…Dr AlMalik souligne l’importance de la mobilité universitaire et de l’échange des connaissances entre le monde islamique et la Chine

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et professeur de la Chaire « Wutong » à l’Université des Langues et de la Culture de Beijing, en Chine, a donné sa première conférence devant le corps enseignant et les étudiants de l’Université.

    Il s’agit de sa première intervention universitaire depuis que l’Université lui a décerné sa plus haute distinction académique, en reconnaissance de sa stature scientifique, de son parcours de leadership remarquable et de ses contributions au renforcement de la coopération internationale et à l’établissement de passerelles de dialogue civilisationnel entre le monde islamique et la Chine.

    Lors de cette conférence, tenue lundi 28 septembre 2026 au siège de l’Université à Beijing sous le thème « Enseignement supérieur et diplomatie scientifique », Dr AlMalik a souligné la nécessité, pour les pays du Sud global, d’adopter un modèle de développement fondé sur le savoir et de devenir des partenaires dans la production des connaissances scientifiques.

    Il a mis en avant le recours de l’ICESCO à la diplomatie scientifique pour promouvoir une coopération efficace entre ses États membres et les institutions scientifiques et de recherche, afin de relever les défis communs et d’édifier des sociétés fondées sur le savoir et l’innovation, notamment en renforçant les capacités des jeunes et en leur proposant des programmes de mobilité étudiante et des bourses d’études.

    Dr AlMalik a par ailleurs rappelé le rôle du monde islamique qui a créé l’université afin d’en faire un phare du savoir, rappelant la fondation, en 859 à Fès, au Maroc, de l’Université Al Quaraouiyine par Fatima Al-Fihriya, qui attira des savants du monde entier. Cet exemple illustre l’importance de la contribution des individus et des scientifiques au service du savoir.

    Il a expliqué que la mobilité universitaire fait partie de l’héritage du monde islamique, citant le voyage d’Ibn Battuta, qui parcourut plus de cent mille kilomètres en quête de savoir. Il a appelé à faire revivre cette tradition séculaire, afin que les compétences puissent franchir les frontières aussi aisément que leurs titulaires.

    Le Directeur général de l’ICESCO a également parlé de la Route de la soie entre le monde islamique et la Chine, qui ne servait pas uniquement au commerce de la soie, mais permettait aussi la circulation des idées et des innovations dans les deux sens. Il a souligné l’importance de perpétuer cette approche dans le cadre de la nouvelle Route de la soie. Abordant la nouvelle carte de l’enseignement supérieur, Dr AlMalik a souligné la nécessité de développer les universités du Sud global afin qu’elles contribuent à la production du savoir et deviennent des destinations pour les études supérieures.

    Il a ensuite présenté les initiatives de l’ICESCO dans les domaines de l’intelligence artificielle, des technologies modernes et du renforcement des capacités des jeunes. Il a proposé plusieurs pistes de coopération avec l’Université de Beijing, notamment le lancement du Programme Ibn Battuta pour la mobilité universitaire, du Passeport numérique de l’ICESCO pour les qualifications, d’un dispositif simplifié de délivrance des visas étudiants, d’un Réseau des universités de la Route de la soie, d’une Alliance pour la numérisation et l’intelligence artificielle au service de l’éducation, ainsi que d’une Académie de diplomatie scientifique.

    A la fin de la conférence, Dr AlMalik a affirmé que pour renforcer la civilisation humaine, il fallait exploiter pleinement le potentiel de la connaissance, grâce à l’action conjointe des scientifiques des pays du Sud global pour diffuser les connaissances, promouvoir la paix, gérer les ressources et renforcer le dialogue civilisationnel.