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    Le Conseil exécutif de l’ISESCO adopte à l’unanimité le changement de l’appellation de l’Organisation

    Le Conseil exécutif de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a adopté, lors des travaux de sa 40ème session lancés aujourd’hui à Abu-Dhabi (Etat des Emirats Arabes Unis), le changement de l’appellation de l’Organisation en « Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) ».

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation, a précisé que le changement de cette appellation vise à clarifier les ambiguïtés concernant la nature de ses fonctions de non prédication et ouvrir des horizons plus larges de sa présence sur la scène internationale.

    Et de souligner que la nouvelle appellation reflètera de façon plus précise la mission civilisationnelle de l’Organisation ainsi que les objectifs qu’elle s’emploie à atteindre.

    La Direction générale de l’Organisation a expliqué, dans le document du changement de l’appellation de l’ISESCO, que l’expression « monde islamique » figurant dans la nouvelle appellation proposée, signifie l’espace civilisationnel qui prend en compte la dimension mondiale dans toutes les régions où se trouvent des Musulmans et des minorités musulmanes, ou des régions qui ont contribué d’une manière ou d’une autre, dans le passé ou le présent, à l’édification ou à l’enrichissement du patrimoine civilisationnel commun de ces régions. Ce n’est donc pas un concept fixe et statique, mais plutôt un concept flexible et intégré reposant sur l’ouverture et l’expansion, d’autant plus qu’il existe des Etats qui ne sont pas membres de l’ISESCO dont le nombre de Musulmans y est plus important que dans certains Etats membres. Cette nouvelle appellation donnera lieu à davantage de coopération entre l’Organisation et ces Etats, et permettra d’élaborer des programmes et activités au profit des Musulmans qui y sont résidents, dans un cadre institutionnel et officiel.

    Dans la même veine, la Direction générale a souligné que le changement de l’appellation de l’ISESCO ouvrira de larges perspectives qui permettront d’étendre les bases du partenariat et de la coopération dans les Etats membres et aussi avec les Etats non membres, ainsi qu’avec un nombre important d’institutions régionales, internationales et gouvernementales qui n’étaient pas pleinement conscientes de la nature des tâches de l’Organisation, de ses domaines de compétence, de l’étendue des bénéficiaires de ses services, des partenariats stratégiques et des priorités de développement entre ces institutions et l’ISESCO.

    Pour rappel, le Conseil exécutif jouit, dans cette session, des attributions de la Conférence générale de l’Organisation, qui est la plus haute autorité représentant les 54 Etats membres dans la supervision des travaux et des politiques générales de l’Organisation ; le Conseil ayant été mandaté par la Conférence lors de sa 3ème session extraordinaire tenue le 9 mai 2019 dans la région de Makkah Al-Mukarramah,  d’examiner et d’adopter les amendements que le Directeur général propose d’apporter aux règlements, aux plans et aux mécanismes d’action de l’ISESCO.

    Lancement à Abu Dhabi des travaux de la 40ème session du Conseil exécutif de l’ISESCO

    Ont été lancés, aujourd’hui à Abu Dhabi, les travaux de la 40ème session du Conseil exécutif de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO). Cette session de deux jours est consacrée à l’examen de la nouvelle vision de l’ISESCO, de son Plan d’action pour les années 2020-2021, de son nouveau Plan stratégique à moyen terme pour les années 2020-2030, ainsi que de nombreuses questions organisationnelles soumises par la Direction générale au Conseil.

    La séance d’ouverture a débuté par une allocution de S.E. Dr Noura bint Mohammed Al Kaabi, Ministre de la Culture et du Développement du Savoir de l’Etat des Emirats Arabes Unis, dans laquelle elle s’est dite satisfaite de la tenue du Conseil à Abu Dhabi, en souhaitant que les réunions aboutissent aux résultats escomptés afin de servir les intérêts des peuples des Etats du monde islamique. Aussi, elle a adressé ses remerciements à Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO, pour ses efforts et sa vision à même de développer l’Organisation et promouvoir la coordination efficace avec les Etats membres.

    Et d’ajouter que les transformations historiques que le monde islamique traverse dans tous les domaines de la vie, exigent d’accompagner les mutations et d’adopter des solutions innovantes qui anticipent l’avenir, répondent aux besoins de la société et créent un futur meilleur pour les générations montantes.

    Au terme de son allocution, la Ministre émiratie a affirmé l’engagement de son pays à soutenir la nouvelle vision et la stratégie de l’ISESCO ; le but étant de renforcer le statut de l’Organisation en tant que phare de rayonnement civilisationnel et plateforme efficace de l’action islamique commune dans les domaines culturel, scientifique et éducatif.

    Dans son allocution, Dr AlMalik a remercié les membres du Conseil exécutif pour leur présence aux travaux de cette 40ème session, de même qu’il a exprimé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude à Son Altesse Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, Président de l’Etat des Emirats Arabes Unis, Dirigeant de l’Emirat d’Abu Dhabi, et à Son Altesse Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, Prince héritier d’Abu Dhabi, Président du Conseil exécutif de l’Emirat d’Abu Dhabi, Commandant suprême adjoint des forces armées, pour l’hospitalité et l’accueil chaleureux accordés au Conseil, à ses membres et à ses invités. Ensuite, il a adressé ses profonds remerciements et sa sincère gratitude à S.E. Dr Noura bint Mohammed Al Kaabi ainsi qu’à son équipe, et souhaité la bienvenue à S.E. Mme Lalla Malika Issoufou, Première dame de la République du Niger, invitée d’honneur de l’actuelle session du Conseil.

    Le Directeur général a présenté, dans son allocution, la nouvelle vision de l’ISESCO, en soulignant que l’Organisation a adopté une vision prospective qui la hissera de la perfection des espoirs au réalisme des accomplissements, lui assurera une place de choix et en fera un phare de rayonnement international dans ses domaines de compétence, de même qu’elle développera des mécanismes d’action accompagnant les aspirations des Etats membres et de leurs peuples vers un meilleur avenir.

    Il a également présenté aux membres du Conseil exécutif, nombre d’initiatives, en souhaitant que le Conseil contribue au soutien, à l’enrichissement et au renforcement de ces orientations ; le but étant d’édifier l’ISESCO du futur et le monde de demain.

    Dr Boubakar Doukouré, Président du Conseil exécutif de l’ISESCO, a salué l’approche novatrice et dynamique de l’ISESCO, qui a obtenu des résultats impressionnants depuis la nomination de Dr AlMalik au poste de Directeur général, et a promis au nom du Conseil exécutif qu’il le soutiendra pour mettre en œuvre la nouvelle vision, faisant de l’Organisation un phare de rayonnement au profit des Etats membres.

    Pour sa part, Dr Ali Zeidan Abu Zuhri, Président de la Conférence générale de l’ISESCO, a exprimé son honneur de participer à la 40ème session du Conseil exécutif de l’Organisation, tenue dans l’Etat des Emirats Arabes Unis, qui constitue un événement annuel éducatif, culturel et scientifique visant à développer l’action de l’ISESCO.

    Par ailleurs, Dr Abu Zuhri a appelé le Conseil à saisir cette occasion pour enrichir le débat et traiter de nombreuses questions intéressant l’Organisation ; le but étant de renforcer l’ouverture de l’ISESCO au monde, en souhaitant plein succès au Conseil.

    Dans son allocution, Mme Lalla Malika Issoufou a salué le rôle de l’ISESCO dans le soutien à l’éducation, en soulignant que l’éducation est la clé de la vie. « Dans de nombreux pays, tels que le Niger, les filles sont marginalisées, et seulement 5 filles sur 100 inscrites dans les écoles primaires atteignent le niveau secondaire », a-t-elle ajouté.

    De même, elle a transmis au Conseil les salutations particulières de S.E. le Président du Niger, M. Mahamadou Issoufou, qui a réaffirmé son soutien à l’ISESCO et au développement des relations de coopération dans ses domaines de compétence.

    A l’issue de cette session, le Directeur général de l’ISESCO et la Ministre émiratie de la Culture et du Développement du Savoir ont remis les prix ISESCO aux lauréats.

    A cet égard, le Prix ISESCO d’alphabétisation a été décerné au Centre Arafa de la République du Tchad et remis à Dr Ali Mohamad Qamar, représentant de la République au Conseil exécutif. Aussi, le Prix ISESCO pour les ressources éducatives numériques libres pour l’année 2018 a été décerné au Ministère bahreïni de l’Education ainsi qu’au Ministère sénégalais de l’Education nationale pour son initiative « Ressources numériques pour tous ».

    S’agissant du Prix ISESCO pour les ressources éducatives numériques libres pour l’année 2019, il a été remis à la plateforme numérique « Yanbu » du Centre des ressources d’apprentissage

    AlMalik au Conseil exécutif de l’ISESCO : le monde islamique est confronté à de nombreux défis exigeant de prendre des initiatives constructives et de nouvelles réformes

    ** La vision prospective hissera l’Organisation, de la perfection des espoirs au réalisme des accomplissements

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a souligné que l’Organisation a adopté une vision prospective qui la hissera de la perfection des espoirs au réalisme des accomplissements, lui assurera une place de choix et en fera un phare de rayonnement international dans ses domaines de compétence, de même qu’elle développera des mécanismes d’action accompagnant les aspirations des Etats membres et de leurs peuples vers un meilleur avenir.

    Dr AlMalik a également précisé, lors de la séance d’ouverture de la 40ème session du Conseil exécutif de l’Organisation, dont les travaux ont été lancés aujourd’hui à Abu-Dhabi, que l’ISESCO, depuis sa création et avec le soutien des Etats membres, a réalisé de marquants progrès qui ont souligné l’importance des rôles qui lui sont confiés en vue de coordonner l’action islamique commune dans ses domaines pertinents, en soulignant qu’il reste beaucoup à faire en raison de la recrudescence des défis auxquels les pays du monde islamique sont confrontés, d’où la nécessité de prendre des initiatives constructives et de nouvelles réformes adaptés aux attentes, qui réaliseront les objectifs escomptés et répondront aux aspirations.

    « Dans le cadre de cette nouvelle vision, nous voulons faire de l’ISESCO une organisation moderne liée à ses origines et ouverte à l’époque, rayonnante au niveau régional et influente sur le plan international. Une Organisation capable de diagnostiquer les lacunes, de répondre aux besoins et d’accompagner la réalité des Etats membres et de leurs peuples et celle des communautés musulmanes dans les Etats non membres » a-t-il ajouté.

    Le Directeur général a précisé que l’Organisation a adopté une nouvelle approche drainant les talents et créant des leaders, de même qu’elle s’est engagée à renforcer les constantes et les piliers du monde islamique en matière de pensée, de culture et de civilisation ; en évitant de traiter les questions politiques et de prédication qui ne relèvent pas des compétences de l’ISESCO.

    A cet égard, Dr AlMalik a présenté nombre d’initiatives issues de la nouvelle vision anticipative de l’Organisation à savoir :

    1. Renforcement des rôles des commissions nationales pour l’éducation, les sciences et la culture, apport de davantage de soutien à leurs secrétaires et personnel et recours auxdites commissions afin d’identifier avec précision les besoins des Etats membres et planifier les programmes qui répondent le plus à leurs priorités ;
    2. Projet de changement de l’appellation de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture en « Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture », pour clarifier les ambiguïtés concernant la nature de ses fonctions de non prédication et ouvrir des horizons plus larges de sa présence sur la scène internationale ;
    3. Projet d’amendement de la Charte, des Règlements intérieurs et de la structure organisationnelle de l’ISESCO, en harmonie avec sa nouvelle vision ; en plus de la création d’un service juridique chargé de régir les procédures d’action de l’ISESCO dans le cadre d’une approche institutionnelle et de droit ;
    4. Projet de création d’un waqf de l’ISESCO qui contribuera à la diversification des sources de financement et garantira la continuité du travail de l’Organisation ;
    5. Projet de création du Conseil consultatif international qui permettra à l’Organisation de s’ouvrir de manière plus large sur la scène internationale et d’établir des contacts avec les décideurs ;
    6. Création du Centre de la Prospective stratégique pour anticiper les changements susceptibles, générer des idées innovantes et élaborer des études qui suivent la réalité et le futur du monde islamique ;
    7. Création du Centre de langue arabe pour les non arabophones afin de localiser le savoir-faire pédagogique dans le domaine de l’enseignement de la langue arabe aux non arabophones, et encourager la transcription des langues des peuples islamiques en caractère arabe standardisé ;
    8. Création du Centre de l’ISESCO pour le patrimoine islamique qui aura pour mission de documenter les sites patrimoniaux dans le monde islamique, renforcer les capacités y afférentes, et poursuivre ce qui a été réalisé en termes d’inscription de 132 sites sur la Liste du patrimoine dans le monde islamique ;
    9. Organisation du Forum culturel mensuel de l’ISESCO, qui constitue désormais une plateforme de savoir pour développer l’action culturelle à l’intérieur et à l’extérieur du monde islamique ;
    10. Numérisation des documents et procédures lors de toutes les conférences de l’ISESCO, afin de développer la méthode de travail et d’en faire une Organisation verte ;
    11. Ouverture plus large sur les partenaires internationaux de haut niveau œuvrant dans les domaines de compétence de l’Organisation, à travers la réouverture du Bureau de l’ISESCO auprès de l’UNESCO, chargé de renforcer les relations de partenariat avec l’ONU, l’Union européenne et d’autres organisations internationales.

    Le Directeur général a conclu son allocution en précisant que l’Organisation espère que le Conseil contribuera au soutien, à l’enrichissement et au renforcement des dispositions de ces orientations ; le but étant d’édifier l’ISESCO du futur et le monde de demain.

    Anticipation du futur…initiatives constructives…nouvelle structure : vers une nouvelle étape de l’histoire de l’ISESCO

    **La 40ème session du Conseil exécutif de l’ISESCO se lancera mercredi à Abu Dhabi

    **AlMalik : cette session est importante pour mettre en place la nouvelle vision et la stratégie future de l’Organisation

    Les travaux de la 40ème session du Conseil exécutif de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) seront lancés le 29 janvier 2020 à Abu Dhabi. Cette session revêt une importance majeure, en ce sens que le Conseil exécutif jouira des attributions de la Conférence générale, le plus haut organe représentant les 54 Etats membres dans la supervision du travail de l’ISESCO et de ses politiques générales.

    A cet égard, Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’ISESCO a souligné le caractère pivot de cette session dans l’histoire de l’Organisation. Il sera procédé à la présentation aux Etats membres de la nouvelle vision de l’ISESCO, sous forme de décisions et d’orientations à mettre en œuvre lors de la prochaine phase. Celles-ci adoptent une approche plus ouverte et axée sur la coopération avec les Etats membres, étant donné que l’ISESCO constitue un foyer d’expertise pour les pays du monde islamique et un phare pour le rayonnement civilisationnel qui renforce l’action islamique commune, d’où la création du par l’Organisation du Centre de la Prospective stratégique.

    De même, Dr AlMalik a exprimé ses remerciements à l’Etat des Emirats Arabes Unis, représenté par le Ministère de la Culture et du Développement du Savoir, pour avoir abrité la 40ème session du Conseil, qui s’étale sur deux jours, en saluant les facilités accordées pour assurer la tenue de ce grand événement.

    L’ordre du jour dudit Conseil portera sur la présentation des projets de Stratégies et de Plans d’action futurs de l’ISESCO, notamment la nouvelle vision stratégique, les plans de structuration, le Plan d’action pour les années 2020-2021, le nouveau Plan stratégique à moyen terme pour les années 2020-2030.

    Il s’agira également de présenter les plans d’action de l’ISESCO lors des années précédentes, le Rapport financier, le Rapport sur les contributions des Etats membres au budget de l’Organisation et les propositions sur le règlement des arriérés des Etats membres dans le budget de l’ISESCO.

    De même, la session examinera nombre de questions organisationnelles importantes pour l’Organisation, notamment le projet de nouvelle structure organisationnelle, le projet de création d’un waqf de l’ISESCO pour le développement et le projet de création du Conseil consultatif international de l’ISESCO.

    Lors de cette session, il sera aussi procédé à l’élection des membres de la Commission de contrôle financier, l’approbation de la nouvelle Société d’audit et la détermination du lieu et de la date de tenue de la 41ème session du Conseil.

    AlMalik souligne l’engagement de l’ISESCO à soutenir les Etats membres à surmonter les défis éducatifs

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a souligné l’engagement de l’Organisation à apporter le soutien et les propositions aux Etats membres en matière de mécanismes et de méthodes, en vue de réaliser l’ODD 4 visant à assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, notamment grâce à son partenariat avec l’Education Relief Foundation (ERF). En effet l’ISESCO considère l’approche de l’ERF comme étant une opportunité pour libérer les énergies de millions de filles et de garçons afin d’assurer un avenir sûr, prospère, juste et flexible pour tous, grâce à une éducation équilibrée et inclusive.

    Ceci figure dans l’allocution de Dr AlMalik prononcée en son nom par Mme Yasmina Saghroni, experte à la Direction des Relations extérieures et de la Coopération à l’ISESCO, lors des travaux de la 3ème session du Forum mondial sur l’Education équilibrée et inclusive, lancés aujourd’hui à la capitale djiboutienne et organisé par l’ERF en coopération avec la République de Djibouti.

    Le Directeur général a indiqué que le Forum est une occasion pour célébrer les résultats d’un processus consultatif et participatif réunissant de grands intellectuels, praticiens, décideurs et cadres techniques œuvrants dans le domaine de l’éducation, afin de développer une approche éducative efficace et influente qui servira de guide pour les générations actuelles et futures dans un continent en évolution et un monde en mutation.

    Et de préciser que l’ISESCO est consciente, tel qu’il figure dans sa nouvelle vision stratégique, que l’avenir de l’éducation est multidisciplinaire et tient compte des complexités et du multiculturalisme, de même qu’il est indispensable pour le renforcement de la capacité des Etats membres à s’adapter et à contribuer à la réalisation d’un avenir durable pour tous.

    Par ailleurs, il a souligné que l’ISESCO reconnait le degré de la complexité des défis éducatifs auxquels sont confrontés ses Etats membres, dans un monde où, d’une part, les frontières se sont effondrées devant le flux de connaissances, la communication virtuelle et le multilinguisme, ainsi que la propagation des conflits et l’instabilité, l’accroissement inquiétant des flux humains et des migrants, qui en résultent, d’une autre part.

    Le Directeur général a aussi prévenu que la région arabe abrite à elle seule 32% des réfugiés et 38% des déplacés dans le monde en raison des conflits. Parmi les 59 millions d’enfants qui abandonnent l’école, a-t-il ajouté, 32 millions vivent en Afrique subsaharienne, en Afrique du Nord et en Asie occidentale, et les filles en âge de scolarisation sont privées de leur droit à l’éducation.

    Et d’ajouter que l’ISESCO comprend des Etats membres dont les citoyens, en particulier les enfants, sont exposés à la pauvreté multidimensionnelle, aux catastrophes, aux déplacements en raison du changement climatique, et à la migration pour fuir les conflits, bien que ces Etats abritent les plus grands écoles, universités et les centres de savoir au monde. Il est donc temps pour ces Etats de s’adapter aux transformations sociétales, a-t-il ajouté, étant donné les pressions exercées par les TIC, et la domination croissante des réseaux sociaux, devenus un décideur virtuel qui réalise la cohésion et crée des espaces de dialogue d’une part, mais sème la division et alimente la haine, d’une autre.

    A l’issue de son allocution, Dr AlMalik a déclaré que de cette réalité dure génère l’innovation, la créativité et les solutions susceptibles de faire face à ces défis et permettant aux étudiants, enseignants et décideurs de bénéficier d’une éducation équilibrée et inclusive.

    Le Directeur général de l’ISESCO s’entretient à Djibouti avec les Ministres respectifs de l’Enseignement supérieur et de l’Education nationale

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a examiné avec M. Nabil Ahmed, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à Djibouti, et M. Moustapha Mohamed Mahmoud, Ministre djiboutien de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, les moyens de promouvoir la coopération entre l’Organisation et la République de Djibouti.

    L’entretien s’est déroulé aujourd’hui à Djibouti, où le Directeur général s’est rendu pour participer aux travaux du 3ème Forum mondial sur l’Education équilibrée et inclusive, organisé par Education Relief Foundation et dont les travaux se lanceront demain. Aussi, cette visite s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’ISESCO reposant sur davantage d’ouverture et de partenariat avec les Etats membres de l’Organisation.

    Lors de cette entrevue, le Directeur général a examiné avec les deux Ministres les domaines de la coopération entre l’Organisation et lesdits ministères. A cet égard, les deux responsables djiboutiens ont exprimé leur volonté de promouvoir la communication entre les deux parties au cours de la prochaine phase. Ils ont également présenté les principaux programmes et activités dont Djibouti a actuellement besoin afin de coopérer avec l’ISESCO dans leur mise en œuvre.

    De même, les discussions ont porté sur l’importance de la création d’un centre de langue arabe à Djibouti, ainsi que la tenue de forums et de conférences, qui serviront les intérêts de l’éducation et la formation à Djibouti.

    Il s’agissait également d’examiner les arriérés de Djibouti au budget de l’ISESCO, qui seront investis sous forme de programmes et d’activités au profit des citoyens djiboutiens.

    Ont pris part à cette réunion, pour le Djibouti, M. Mohamed Moussa Yaba, Conseiller technique du Ministre de l’Education, Secrétaire général de la commission nationale pour l’éducation, les sciences et la culture, et pour l’ISESCO, Mme Yasmina Saghroni, experte à la Direction des Relations extérieures et de la Coopération.

    Le Directeur général de l’ISESCO participe à Djibouti au 3ème Forum mondial sur l’Education équilibrée et inclusive

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), participe au 3ème Forum mondial sur l’Education équilibrée et inclusive, organisé par Education Relief Foundation (ERF) du 27 au 29 janvier 2020 à Djibouti.

    Le Forum, dont la nouvelle édition se tient à Djibouti, vise à renforcer l’éducation inclusive et équilibrée à la lumière de la mondialisation, et y prennent part les ministres de l’Education de certain pays d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie, des représentants des organisations internationales œuvrant dans le domaine de l’éducation, ainsi que des institutions de la société civile. Il convient de rappeler que la session précédente a été tenue à Mexico (Mexique) du 20 au 22 novembre 2018.

    La participation de Dr AlMalik audit Forum s’inscrit dans le cadre de la coopération dans le domaine de l’éducation et l’enseignement entre l’ISESCO et l’ERF, en vue de renforcer le rôle des institutions de la société civile spécialisées dans la diffusion et la promotion des valeurs de l’éducation équilibrée et inclusive.

    Pour rappel, l’ERF est une organisation à but non lucratif, qui œuvre à la mise en place et le développement d’une nouvelle approche globale de l’éducation qui met l’accent sur l’importance de l’équilibre et de l’inclusion dans les programmes d’enseignement proposés aux étudiants, sur la base de recherches et d’études sur le terrain dans différentes régions du monde ; le but étant de réaliser l’intégration et la coopération au niveau mondial et la non-discrimination, afin de refléter la contribution des diverses cultures et civilisations dans notre monde moderne.

    AlMalik : Le progrès technologique a impacté le fonds du journalisme, d’où la nécessité de restructurer ses systèmes de fonctionnement

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a souligné que la crise que connaît aujourd’hui le journalisme ne se limite pas à l’éthique et aux questions sociales. Bien au contraire, ce métier connaît, à la suite de nouvelles mutations technologiques, une vulnérabilité professionnelle qui affecte négativement le travail des journalistes, d’où la nécessité d’une restructuration des systèmes de fonctionnement de cette profession.

    Il s’agit de l’intervention de Dr AlMalik lors de la troisième édition du Forum culturel de l’ISESCO, tenue dans la soirée du mardi au siège de l’Organisation à Rabat, sous le thème : « L’avenir de l’information : de la presse imprimée à la presse numérique ».

    La presse responsable, a-t-il ajouté, est porteuse de la liberté d’expression et a toujours gagné le respect de l’opinion publique. Cependant, de nombreuses mutations ont impacté cette confiance. Dans la société du savoir, de la communication et des transformations numériques étonnantes, l’information est désormais au cœur de toutes les stratégies, et les journalistes, la presse et les bailleurs de fonds ont été largement critiqués. Aussi, a-t-il précisé, il y a eu beaucoup de débats sur certaines manœuvres médiatiques et manipulations de l’opinion publique, ce qui a affecté l’autorité morale dont jouissait la presse.

    Le Directeur général a renchéri que le progrès technologique a touché le fonds du journalisme, étant donné que les nouvelles technologies ont radicalement affecté les sources de l’information et la relation entre le journaliste et le lecteur. En effet, toute personne peut désormais devenir rédacteur en chef d’un blog personnel, ou même envoyé spécial d’un journal télévisé, d’où la nécessité de redéfinir les limites de la profession et le type d’engagements qu’elle requiert avec les lecteurs.

    Le modèle traditionnel du journalisme ne correspond plus aux évolutions numériques de la profession, car les réseaux sociaux, la priorité du moment et la rapidité des flux d’informations successifs ont grandement affecté ce modèle », a-t-il souligné. Et d’ajouter que le journalisme est une profession intellectuelle noble qui requiert des efforts, de la rigueur, de l’intégrité, de la culture, du temps et des moyens d’assistance, et contribue à l’édification d’une société de citoyenneté et de démocratie, ainsi qu’à la constitution de la mémoire collective.

    A l’issue de son allocution, Dr AlMalik a posé les questions suivantes : La presse continue-t-elle de façonner l’opinion publique à la lumière des nouvelles transformations ? La presse contribue-t-elle vraiment à communiquer la véritable information et à éclairer les esprits ? La presse responsable et les médias professionnels résisteront-ils aux évolutions numériques rapides, qui ont mis entre de mauvaises mains des outils de falsification de textes et d’images et de diffusion de fausses informations ? Ensuite, il a souligné que M. Khalid AlMalik, Rédacteur en chef du quotidien saoudien Al-Jazirah, Président du Conseil d’administration de l’Instance des journalistes saoudiens, et M. Mohammed Seddik Maaninou, écrivain et professionnel de l’information éminent au Maroc ayant occupé plusieurs postes dont celui du Directeur de la Télévision nationale, répondront à ces questions lors de leurs interventions, tout en les remerciant pour leur participation audit Forum. 

    Le Directeur général de l’ISESCO reçoit le représentant de la Fondation Konrad Adenauer au Maroc

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a reçu M. Steffen Krüger, représentant de la Fondation allemande Konrad Adenauer au Royaume du Maroc, et examiné avec lui les derniers préparatifs concernant le lancement du « Forum de l’avenir », que l’ISESCO organisera les 17 et 18 février 2020 dans son siège à Rabat, en coopération avec la Fondation.

    Cet entretien a porté sur l’importance de la tenue dudit Forum ainsi que les principaux axes qui y seront abordés. L’évènement verra la participation d’un nombre d’experts internationaux, d’éminentes personnalités œuvrant dans le domaine de la prospective stratégique et de représentants des organisations internationales et du secteur privé. Aussi, les thèmes du Forum porteront essentiellement sur les applications de l’intelligence artificielle les plus récentes et leur utilisation, ainsi que l’anticipation de la situation mondiale en 2040. Il s’agira également de tenir nombre d’ateliers dans les domaines de compétence de l’ISESCO, à savoir l’éducation, la culture et les sciences.

    De même, les deux responsables ont examiné les perspectives de la coopération futures entre l’Organisation et la Fondation, à la lumière de la nouvelle vision de l’ISESCO reposant sur l’ouverture aux institutions de la société civile pour servir les intérêts des citoyens des Etats membres.

    Il convient de rappeler que la Fondation Konrad Adenauer est une institution à but non lucratif créée en 1964. Elle porte le nom de Konrad Hermann Adenauer, premier Chancelier de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale (1949-1963), et elle a pour mission de soutenir la démocratie, l’état de droit et la promotion de la paix.

    Ont pris part à cet entretien, de l’ISESCO, Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de la Prospective stratégique et M. Mohamed Hedi Shili, Conseiller juridique du Directeur général.

    Le Directeur général reçoit le Président de l’Instance nationale tunisienne de Lutte Contre la Corruption

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), a reçu aujourd’hui au siège de l’Organisation à Rabat, le Président de l’Instance nationale tunisienne de Lutte Contre la Corruption, Bâtonnier Chawki Tabib, et examiné avec lui la collaboration en matière de sensibilisation et d’éducation des étudiants aux questions de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.

    Lors de cet entretien, il a été procédé à l’examen de nombre de propositions concernant les méthodes de sensibilisation des écoliers auxdites questions, notamment à travers l’inclusion de certaines matières et informations simplifiées dans les programmes scolaires.

    Cet entretien s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’ISESCO, se fondant sur davantage d’ouverture en vue de soutenir le développement durable dans les Etats membres, et permettre aux jeunes d’accéder à une éducation et une formation de qualité, le but étant de garantir à cette catégorie une vie décente.

    A l’issue de cette rencontre, Bâtonnier Chawki Tabib a décerné à Dr AlMalik l’Ecusson de l’Instance.

    Ont pris part à cette entrevue, de l’ISESCO, les responsables suivants : M. Mohamed Ghemari, Directeur du Secrétariat de la Conférence générale, du Conseil exécutif et des Conférences ministérielles spécialisées ; M. Najib Rhiati, Directeur de la Culture ; Dr Kais Hammami, Directeur du Centre de la Prospective stratégique ; et M. Mohamed Hedi Shili, Conseiller juridique du Directeur général.