L’ICESCO met en avant les piliers de réussite de la gouvernance intelligente lors d’un colloque international à Rabat
24 avril 2026
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a pris part aux travaux du colloque scientifique intitulé « Le Maroc à l’ère des plateformes numériques et les perspectives de la gouvernance intelligente », organisé par la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Souissi, à Rabat, vendredi 24 avril 2026, en présence d’un groupe d’experts et de spécialistes internationaux.
Ce colloque vise à explorer la trajectoire de la transformation numérique au Maroc et à examiner les perspectives de construction d’une gouvernance intelligente capable de suivre le rythme des mutations accélérées.
L’ICESCO est représentée par Dr Sally Mabrouk, Directrice du Cabinet du Directeur général et Superviseure du Secteur de la Stratégie et de l’Excellence institutionnelle, qui présente une intervention dans laquelle elle souligne que l’accélération de la transformation numérique rend courant le fait de mesurer le progrès à travers le nombre de plateformes numériques et la rapidité des services. Toutefois, les expériences internationales montrent que ces indicateurs ne suffisent pas, à eux seuls, pour juger du succès de la transformation numérique.

Elle explique que les gouvernements disposent aujourd’hui de volumes de données sans précédent, ainsi que de capacités analytiques avancées et de systèmes numériques à grande échelle, mais que plusieurs projets de transformation numérique n’atteignent pas l’impact escompté. Elle attribue cela à des dysfonctionnements plus profonds liés aux systèmes de prise de décision.
Dans ce contexte, elle propose l’adoption d’un modèle de gouvernance intelligente fondé sur un cycle de décision intégré, qui commence par la collecte des données et l’analyse intelligente, passe par l’évaluation des risques et la révision humaine, puis la prise de décision et l’exécution numérique, et s’achève par la mesure de l’impact et le retour d’expérience.
Elle estime que ce modèle permet de faire en sorte que la technologie serve la décision publique, plutôt que de devenir une fin en soi ou de se substituer à une vision institutionnelle éclairée.