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    Lors de sa première conférence à l’Université de Beijing…Dr AlMalik souligne l’importance de la mobilité universitaire et de l’échange des connaissances entre le monde islamique et la Chine

    30 septembre 2026

    Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) et professeur de la Chaire « Wutong » à l’Université des Langues et de la Culture de Beijing, en Chine, a donné sa première conférence devant le corps enseignant et les étudiants de l’Université.

    Il s’agit de sa première intervention universitaire depuis que l’Université lui a décerné sa plus haute distinction académique, en reconnaissance de sa stature scientifique, de son parcours de leadership remarquable et de ses contributions au renforcement de la coopération internationale et à l’établissement de passerelles de dialogue civilisationnel entre le monde islamique et la Chine.

    Lors de cette conférence, tenue lundi 28 septembre 2026 au siège de l’Université à Beijing sous le thème « Enseignement supérieur et diplomatie scientifique », Dr AlMalik a souligné la nécessité, pour les pays du Sud global, d’adopter un modèle de développement fondé sur le savoir et de devenir des partenaires dans la production des connaissances scientifiques.

    Il a mis en avant le recours de l’ICESCO à la diplomatie scientifique pour promouvoir une coopération efficace entre ses États membres et les institutions scientifiques et de recherche, afin de relever les défis communs et d’édifier des sociétés fondées sur le savoir et l’innovation, notamment en renforçant les capacités des jeunes et en leur proposant des programmes de mobilité étudiante et des bourses d’études.

    Dr AlMalik a par ailleurs rappelé le rôle du monde islamique qui a créé l’université afin d’en faire un phare du savoir, rappelant la fondation, en 859 à Fès, au Maroc, de l’Université Al Quaraouiyine par Fatima Al-Fihriya, qui attira des savants du monde entier. Cet exemple illustre l’importance de la contribution des individus et des scientifiques au service du savoir.

    Il a expliqué que la mobilité universitaire fait partie de l’héritage du monde islamique, citant le voyage d’Ibn Battuta, qui parcourut plus de cent mille kilomètres en quête de savoir. Il a appelé à faire revivre cette tradition séculaire, afin que les compétences puissent franchir les frontières aussi aisément que leurs titulaires.

    Le Directeur général de l’ICESCO a également parlé de la Route de la soie entre le monde islamique et la Chine, qui ne servait pas uniquement au commerce de la soie, mais permettait aussi la circulation des idées et des innovations dans les deux sens. Il a souligné l’importance de perpétuer cette approche dans le cadre de la nouvelle Route de la soie. Abordant la nouvelle carte de l’enseignement supérieur, Dr AlMalik a souligné la nécessité de développer les universités du Sud global afin qu’elles contribuent à la production du savoir et deviennent des destinations pour les études supérieures.

    Il a ensuite présenté les initiatives de l’ICESCO dans les domaines de l’intelligence artificielle, des technologies modernes et du renforcement des capacités des jeunes. Il a proposé plusieurs pistes de coopération avec l’Université de Beijing, notamment le lancement du Programme Ibn Battuta pour la mobilité universitaire, du Passeport numérique de l’ICESCO pour les qualifications, d’un dispositif simplifié de délivrance des visas étudiants, d’un Réseau des universités de la Route de la soie, d’une Alliance pour la numérisation et l’intelligence artificielle au service de l’éducation, ainsi que d’une Académie de diplomatie scientifique.

    A la fin de la conférence, Dr AlMalik a affirmé que pour renforcer la civilisation humaine, il fallait exploiter pleinement le potentiel de la connaissance, grâce à l’action conjointe des scientifiques des pays du Sud global pour diffuser les connaissances, promouvoir la paix, gérer les ressources et renforcer le dialogue civilisationnel.

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