L’ICESCO clôture la cinquième édition du Forum arabe sur la gestion du patrimoine manuscrit au Caire
4 septembre 2026
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) a clôturé les travaux de la cinquième édition du Forum arabe sur la gestion du patrimoine manuscrit, qu’elle a tenu du 1er au 3 septembre 2026 au Caire, en coopération avec l’Organisation Arabe pour le Développement Administratif (OADA), sous le thème « De la mémoire du passé aux technologies de l’intelligence artificielle », avec la participation d’un groupe d’experts, de chercheurs et de spécialistes internationaux dans le domaine de la gestion du patrimoine.

Dans son allocution lors de la séance d’ouverture, Dr Idham Mohammed Hanash, Directeur du Centre de la Calligraphie et des Manuscrits de l’ICESCO, a souligné que la tenue de ce Forum témoigne de l’importance qu’accorde l’Organisation à la préservation du patrimoine manuscrit, en tant que composante intrinsèque de la mémoire civilisationnelle et source renouvelée de connaissances.

Il a expliqué que le thème de cette édition constitue un appel à repenser la philosophie de la gestion du patrimoine manuscrit et à dépasser les méthodes traditionnelles de conservation pour s’orienter vers sa conception numérique, en favorisant l’intégration entre les sciences de l’archéologie et des manuscrits, les sciences des données, l’informatique, l’intelligence artificielle, les systèmes d’information et l’ingénierie. Cette approche contribue à renforcer la pérennité de ce patrimoine, à assurer sa transmission aux générations futures et à valoriser ses contenus cognitifs.

Le Forum a été marqué par la tenue de six séances scientifiques, au cours desquelles 15 interventions ont été présentées par des chercheurs issus de sept pays arabes et étrangers. La séance de clôture a été présidée par Dr Ahmed Abdel Basset, expert en manuscrits à l’ICESCO, et a été consacrée à la présentation des recommandations des participants.

Les recommandations ont appelé à unifier les normes de catalogage des manuscrits et de transformation numérique entre les institutions et bibliothèques arabes et islamiques, à élaborer un modèle normalisé unifié et à mettre en place un cadre de gouvernance numérique régissant la gestion des collections de manuscrits. Elles ont également souligné la nécessité de recourir à l’intelligence artificielle pour le traitement structurel des données, dans le respect de garde-fous permettant d’éviter la génération d’informations non fiables, ainsi que de créer un registre international des manuscrits menacés et de mobiliser le soutien international en vue de leur protection.
