L’ICESCO organise un colloque panafricain de psychologie pour examiner la santé mentale dans le contexte de la transformation numérique
4 avril 2026
Ce vendredi 3 avril 2026 a marqué le coup d’envoi du colloque international panafricain de psychologie, organisé par l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) en partenariat avec la Faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université Ibn Tofail au Royaume du Maroc, dans le but de renforcer la recherche universitaire et de développer des approches scientifiques visant à améliorer la prévention et la prise en charge psychologique, avec la participation de ministres, de responsables gouvernementaux et d’experts de plusieurs pays africains.
Au cours de la séance d’ouverture, qui s’est tenue au siège de la faculté à Kénitra, Mme Ramata Almamy MBaye, Cheffe du Secteur des Science sociales et humaines de l’ICESCO, a souligné que la santé mentale constituait l’une des priorités stratégiques de l’Organisation, et précisé que les jeunes comptaient parmi les groupes les plus exposés aux risques de troubles psychologiques dans le contexte des mutations sociales et numériques. Elle a ajouté que l’utilisation abusive des réseaux sociaux avait aggravé les signes d’isolement chez les enfants et les adolescents.
Pour sa part, Dr Mohamed Ebn Touhami, Président de l’Université Ibn Tofail, a salué l’importance du partenariat avec l’ICESCO dans l’organisation de cet événement scientifique, et estimé que la question de la santé mentale est devenue une priorité dans le contexte actuel et qu’elle n’est pas moins importante que la santé physique.

De son côté, Dr Omar Halli, conseiller du Directeur général de l’ICESCO pour la Fédération des Universités du Monde islamique (FUMI), a déclaré que les questions de santé mentale sont directement liées à la vie sociale des individus et des groupes, et a souligné l’importance de promouvoir les sciences humaines et sociales pour comprendre les transformations rapides que connaissent les sociétés. Dr Jamal Al Karkouri, Doyen de la Faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université Ibn Tofail, a quant à lui expliqué que ces mutations sociales et économiques rapides nécessitent de renforcer la recherche scientifique en psychologie et de produire des études ayant un impact concret sur le terrain.
Lors d’une intervention par vidéoconférence, M. Ahamadi Sidi, ministre de la Santé et de la Protection sociale des Comores, a appelé à intégrer la santé mentale à tous les niveaux des politiques publiques et à augmenter les budgets qui y sont consacrés, afin de soutenir la recherche scientifique et de renforcer les initiatives et les programmes dans ce domaine.
Le colloque se poursuivra demain samedi avec l’organisation de sessions scientifiques spécialisées consacrées à divers thèmes liés à la santé mentale en Afrique, à l’échange d’expériences entre chercheurs et institutions, ainsi qu’à l’examen d’approches et de recommandations susceptibles de contribuer à l’élaboration de politiques et de pratiques dans ce domaine.