Lors d’une conférence internationale à Riyad … L’ICESCO appelle à adopter des plans éducatifs intégrant les technologies de l’intelligence artificielle
28 janvier 2026
Dr AlMalik : l’IA est une plateforme pour améliorer la qualité de vie et faire passer les sociétés de la suffisance à la créativité
Dr Salim M. AlMalik, Directeur général de l’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO), a affirmé que l’intelligence artificielle constitue désormais une nouvelle plateforme pour améliorer la qualité de vie, élargir les opportunités d’emploi et renforcer les fondements d’une gouvernance efficace. Il a souligné qu’elle permet aux sociétés de passer de la simple suffisance à la créativité sociétale et contribue à la durabilité du développement.

C’est ce que le Directeur général a souligné dans son allocution, prononcée mercredi 28 janvier 2026, lors des travaux de la Conférence internationale sur le renforcement des capacités en données et en intelligence artificielle (ICAN 2026), organisée par l’Autorité saoudienne des données et de l’intelligence artificielle (SDAIA) à Riyad sur deux jours, et ce en partenariat avec l’Université Roi Saoud et le Programme de développement des capacités humaines, avec la participation d’experts et de spécialistes issus de plus de 50 institutions locales et internationales, pour débattre de l’avenir de l’humain dans l’éducation et le travail à l’ère de l’intelligence artificielle.

Dr AlMalik a également mis en lumière la Charte de Riyad sur l’intelligence artificielle pour le monde islamique, lancée par l’ICESCO en partenariat avec SDAIA, en tant que cadre éthique et stratégique de référence orientant le développement et l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle, et renforçant son emploi au service de l’humain et du développement durable, affirmant que le renforcement des capacités constitue la voie décisive pour réduire les écarts de développement.
À cet égard, le Directeur général de l’ICESCO a appelé les ministères de l’Éducation des États membres à adopter des plans éducatifs intégrant les technologies de l’intelligence artificielle dans les programmes scolaires, avec l’inclusion des principes de la Charte de Riyad et des fondements éthiques qu’elle comporte.

Dr AlMalik a, par ailleurs, mis en garde contre les transformations rapides du marché du travail, indiquant que l’intelligence artificielle entraînera le déclin de certaines professions traditionnelles au profit de nouvelles fonctions exigeant des compétences et des dénominations inédites, ce qui impose d’accélérer les efforts de préparation et de formation continue.

Dans ce contexte, il a salué les mesures adoptées par le Royaume d’Arabie saoudite, sous la conduite du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saud, et de Son Altesse Royale le prince Mohammed bin Salmane, prince héritier et président du Conseil des ministres, pour accompagner cette transformation historique à travers les programmes de développement des capacités humaines, le développement du système d’éducation et de formation, et l’anticipation des compétences d’avenir.
Par ailleurs, Dr Kaïs Hammami, Directeur du Centre de Prospective et d’Intelligence artificielle de l’ICESCO, a participé à une séance de la Conférence, placée sous le thème : « Des stratégies nationales pour les données et l’intelligence artificielle à un impact mesurable ». Il y a présenté l’Indice ICESCO de l’intelligence artificielle dans le monde islamique, affirmant qu’il s’agit d’un outil pratique pour évaluer le niveau de préparation, identifier les écarts et appuyer les politiques des États membres.
